lundi 31 décembre 2007

LITTLE RURAL RIDING HOOD



Le héros de dessin animé favori de The Intruder n'est pas un héros issu de l'univers de ce faux gentil qu'était Walt Disney. Que nenni !

Son héros préféré, c'est bien le loup lubrique de Tex Avery dans cette version absolument géniale du "Petit Chaperon Rouge", l'un des plus grands délires surréalistes de tous les temps, et si proche de notre propre réalité pour autant. C'est vrai, lequel des deux est le plus beauf en définitive ? Celui qui prétend avoir la classe ou le naïf qui ne demande rien à personne ? Sauf de matter une danseuse suggestive ... La fin de la story nous donne toutefois une réponse bien sentie.

Tex Avery fut le plus grand créateur de dessins animés de tous les temps. Il fut aussi le premier à réaliser des cartoons pour adultes. Tex Avery était un type hors du commun, d'une irrésistible drôlerie blindée d' humour noir. Pourtant, la vie ne l'avait pas épargné : la mort d'un de ses fils très jeune, et puis la perte d'un oeil qui le handicapait gravement. Ça n'empêchait pas Tex de pouvoir rire de tout, ce qui est typique chez les gens qui en ont bien bavé. Ce sont toujours les autres, les épargnés, qui estiment pourtant le plus souvent, juger de ce qu'il est de bon ton de rire ou pas ! On appelle ça des bien-pensants. Tex et moi-meme, on a donc les mêmes ennemis.

Tex était bien au dessus de ceux là, des "moralisateurs". Il leur tirait dessus à boulets rouges, comme dans ce cartoon d'anthologie. Un "non politiquement correct" comme on dirait aujourd'hui. Moi je résumerais, un mec absolument génial d'humour noir et caustique, de fantaisie surréaliste et de méchanceté drolatique. Un type culte ! Un immense créateur toujours pas égalé.

Allez, cadeau de fin d'année !



"LITTLE RURAL RIDING HOOD" de Tex AVERY en 1949.

dimanche 30 décembre 2007

SADO MASO



«Il y a un adage qui dit qu'on fait du mal à ceux qu'on aime, mais il oublie de dire qu'on aime aussi ceux qui nous font du mal.»

Edward NORTON dans "FIGHT CLUB" de David FINCHER, en 1999.

PS. Selon l'Intruder, Edward NORTON n'est ni plus ni moins, que le plus grand acteur de sa génération. Et très loin devant les autres ...

TRANSFORMER OPUS



Historique des événements.

En 1972, Lou Reed est complètement à la ramasse. Du fait de la collaboration houleuse d'egos purement terrifiants (John Cale, Nico et bien sur Lou Reed et son humeur véritablement acariâtre), le Velvet Underground s'est littéralement disloqué, au grand dam d'Andy Wharol, mentor et protecteur du groupe de la Factory.

Le grand méchand Lou est victime d'une immense dépression, et de surcroît alcoolique et junkie, symptômes toutefois très classiques dans le royaume du rock. Mais tous n'ont pas oublié le mythique Velvet et encore moins Lou. David Bowie, lui, vit son apogée Ziggy Sardustienne, et décide de voler au secours du pauvre Lou au bord d'un suicide programmé, à qui (il le revendique), il doit à peu près tout.

Bowie prend les choses en main et met en demeure Lou Reed de stopper net l'utilisation excessive de toutes substances maléfiques, et de réaliser prestement un album digne de ce nom qu'il se chargera de produire. Et c'est le banco inattendu, "Transformer" se classe à peu près partout (sauf en France!), numéro un dans les charts. Il faut dire qu'il y a beaucoup d'avoine à savourer dans le somptueux râtelier vinylique : "Vicious", "Walk on the Wild Side", Satellite of Love" et bien sur "Perfect Day". Un an plus tard, Bowie vivra à son tour sa propre dérive existentielle, peu après avoir "tué" son double narcissique, Ziggy Stardust, et Lou reed quand à lui retrouvera toute sa flamboyance avec son chef d'oeuvre ultime, "Berlin", qui sera néanmoins un flop commercial absolu ! Sauf en France. Décidément !

Le titre apparait un rien étrange et anachronique vu l'état d'esprit dans lequel se trouvait alors le légendaire new yorkais au caractère bougon lors de l'enregistrement de l'album. La chanson servit de bruit de fond dans le cultissime "Trainspotting" de Danny Boyle en 1995, et fit l'objet d'une resucée tout à fait indigeste de U2 à l'orée des années 90.

La mélodie reste sublime, tout comme la voix du grand méchant Lou.

COLLECTOR !



"PERFECT DAY" de Lou REED en 1972.

samedi 29 décembre 2007

ONE X ONE



1976. Parmi la pépinière de nouveaux groupes qui surgirent dans la fin des seventies, l'un était particulièrement cité, The Jam.

Paul Weller, leader alors fort charismatique était imprégné de l'héritage mod, mouvance rock des early sixties, principallement véhiculée par les Who, en opposition aux rockers. Les rockers revendiquaient les origines de la rue, blousons de cuir, jeans, santiags, hérités de "L'Equipée Sauvage" avec Brando ... Les mods, eux, revendiquaient une appartenance prolétaire, mais toutefois désireux de sortir de leur condition sociale précaire. A la différence des rockers, les mods claquaient tout leur argent en fringues les plus classieuses posssibles. Les bagarres entre mods et rockers étaient devenues instititutionnelles sur les plages de Brighton le week end (cf. "Quadrophenia" des Who).

Puis, comme tout groupe qui se respecte, The Jam splitta au début des années 80. Paul Weller entama une carrière fort honorable, mais plus éloigné du mouvement mod. Paul n'est pas non plus un joyeux drille, ni un gai-luron. Il songea meme un jour à se faire stériliser afin d'avoir la certitude de ne point procréer, tant le genre humain lui paraissait désespérant. Un type aussi lucide ne peut en aucun cas etre antipathique ... Sa chanson "One by One" évoque le chaos selon lui inéluctable, vers lequel s'est engagé l'humanité entière.

Merci Paulot pour ta joie et ton enthousiasme légendaires ...

Paul Weller One x One

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"ONE BY ONE" de Paul WELLER.

vendredi 28 décembre 2007

MISS YOU IN NEW YORK CITY



APRES OUSSAMA BEN LADEN, LA JAG ET LE KEITH FOUTENT LE FEU A NEW YORK CITY !!!

Les Stones version allégée. Il y manque Charlie et Ronnie. Une session de snipers est néanmoins présente pour combler leur absence, pallier à cette insuffisance. Mais il ne s'agissait pas là d'un concert des Stones.

Et la Miquette se déchaine comme une diablesse et nous interprète cette version du "Miss You" de 1978, avec une énergie que seuls ceux qui ont pu voir le set sur scène, peuvent encore s'imaginer.

Souvenirs, souvenirs ...

Dis, ils reviennent quand les Stones, Père Noel ?

"Yoh, baby why you were so long ?
Hou hou hou hou hou hou hou, hou hou hou hou hou hou hou,
Yes i miss you ...".




"MISS YOU" des ROLLING STONES, avec Mick JAGGER et Keith RICHARDS.

mercredi 26 décembre 2007

"M" LE MYTHIQUE



Quand Fritz Lang s'inspire d'un fait divers aussi célèbre que sordide, l'histoire du boucher de Hanovre ...
Quand un refoulé ordinaire, entend des "voix" et assassine des gamines ...
Quand Lang invente le "serial killer" au cinéma ...
Quand Peter Lorre interprète le dément ...
Quand la police n'a aucune piste pour trouver un assassin trop ordinaire ...
Quand un aveugle va l'identifier grâce à l'air que l'assassin siffle avant de commettre ses méfaits, "Peer Gynt" de Grieg ...
Quand les truands prennent en chasse le meurtrier lui inscrivant la lettre "M" sur l'épaule ("M" comme "Maudit" ou "Meurtrier")...
Quand la pègre "juge" le pervers et le condamne à mort, appuyée par une populace ivre de haine ...
Quand la police intervient in extremis afin de sauver le malade avant qu'il ne soit lynché par la plèbe et la racaille ...
Quand Lang symbolise la montée du nazisme et le populisme qui le portera au pouvoir en 1933, au travers de cette justice de gueux un rien expéditive ...
Quand Lang transforme un fait divers sordide en virulent pamphlet antifasciste et fable philosophique ...
Quand Fritz Lang réalisait l'un des plus grands films de l'histoire du cinéma en 1931,et inspirait les plus illustres dont Alfred Hitchcock accessoirement ...

Illustration. Le tribunal de la pègre, photo extraite du film "M, LE MAUDIT" de Fritz LANG en 1931.



"DANS LA GROTTE DU ROI DE LA MONTAGNE", extrait de "PEER GYNT" d'Edvard GRIEG, thème principal du film.

lundi 24 décembre 2007

INTRUDER ' S XMAS GIFTS



A l'occasion des fêtes de Noel, The Intruder distribue ses cadeaux à ses meilleurs ennemis, histoire encore de se faire remarquer en ne faisant jamais comme les autres. Les sélectionnés sont donc :

George W. Bush: avec une assignation à comparaître devant le Tribunal Pénal
International pour guerre illégale contre l'Irak,
basée sur des mensonges éhontés, et crime contre l'humanité.

Vladimir Poutine, la même chose pour génocide en Tchétchénie.

Nicolas Sarkozy : "La Grande Guerre pour la Civilisation" de Robert FISK, ce qui lui permettra peut être d'apprendre les fondements mêmes de la géopolitique du monde arabe avant de se prendre pour un spécialiste d'affaires qui lui sont visiblement étrangères. Et "L'Illusion Populiste" de Pierre-André TAGUIEFF, par simple souci de pédagogie élémentaire.

Ségolène Royal : "La Politique pour les Nuls", dans la série de la même collection.

L'électorat de Nicolas Sarkozy : "Les Illusions Perdues" d'Honoré de BALZAC.

Bernard Kouchner et Eric Besson: "Mon Ami le Traitre" de José GIOVANNI.

François Fillon : "L'Homme qui n'était pas Là" de Joel et Ethan COEN.

Jack Lang : "Splendeur et Misère des Courtisanes" de Honoré de BALZAC.

Bernard Henri Lévy: "La Philosophie pour les Nuls" dans la série susnommée, ainsi que l'intégrale de Karl MARX, car tant qu'à être de "gauche", qu'il réapprenne vite
les fondamentaux.

Christine Boutin: "Baise Moi" de Virginie DESPENTES.

François Devedjian : "Le Mépris" d'Alberto MORAVIA.

Jean Marie Le Pen: "Grandeur et Décadence du Troisième Reich" de William SHIRER.

Roselyne Bachelot : "Madame Sans-Gene" de Victorien SARDOU et Emile MOREAU.

Jean Louis Borloo : "Porcherie" de Pier Paolo PASOLINI.

Brice Hortefeux: "Le Métèque" de Georges MOUSTAKI.

Yahn Arthus Bertrand : "Pour Quelques Dollars de Plus" de Sergio LEONE.

Et, "Le Roi des Cons" de Georges BRASSENS. Une multitude le mérite amplement, mais faute de place, il s'avère impossible de tous les citer.

Et à tous mes authentiques ennemis : "J'irai Cracher sur vos Tombes" de Boris Vian, les oeuvres intégrales de Michel Sardou, de Jean Michel Jarre, de Grand Corps Malade, d'Henri Salvador, de MC Solar, de Frédéric Beigbeder, de Catherine Breillat, de Luc Besson, de Dan Brown, de Christine Angot, de Florent Pagny, de Marc Lévy, de Carla Bruni, de Diam's, de IAM, de Queen, de Dire Straits, de "Plus Belle la Vie", de Michel Berger, de la Compagnie Créole, le dvd des "Choristes", le Best of des Chanteurs canadiens, la BO d'"Amélie Poulain", le dernier album d'Etienne Daho, la compilation des différents spectacles de Jean Marie Bigard assortie de son autobiographie, le dvd du dernier spectacle de Frank Dubosc, le dernier bouquin de Max Gallo consacré à Louis XIV, un billet pour le remake du "Deuxième Souffle" de Corneau, le best of de Monica Bellucci au cinéma, un best of des fous rire de Christine Bravo et les dernières photos topless de Mimi Mathy, une place pour les derniers spectacles d'Eli Chouraqui ou Robert Hossein, la filmographie intégrale de Christian Clavier, les oeuvres de Benoit XVI avec en bonus un petit traité des rapports subtils entre la Sainte Eglise et le Troisième Reich, le dernier album de I Muvrini (chants polyphoniques corses pour les ignares) et sa reprise d'Amsterdam de Brel avec 500 choristes, le catalogue Vuitton pour les parvenus, l'intégrale des investigations de Karl Zéro, les derniers albums de Sandrine Kiberlain, Agnès Jaoui et le numéro de Match avec Arielle Domsballe topless ...


Mais l'Intruder n'est pas que le mauvais garçon que d'aucuns subodorent de n'apparaitre qu'uniquement sous ce funeste aspect. A mes plus fidèles, qui ont marqué cette année 2007 :

Jean Philippe : "Tu seras un Homme, mon Fils", de Rudyard KIPLING.

Candice: "Lucy in the Sky with Diamonds", des BEATLES.

Aurélie, ma nièce : "You are the Sunshine of my Life", de Stevie WONDER.

Laurence : "Ma plus belle Histoire, c'est vous", de BARBARA.

Mireille : "Je t'aime, moi non Plus", de Serge GAINSBOURG.

Sonia : "Ma Préférence", de Julien CLERC.

Philomène : "Les Sucettes", de Serge GAINSBOURG.



Et encore plein de belles choses à (dans le désordre) : Marine, Catherine 1, 2 et 3, Patricia 1 et 2, Nathalie 1 et 2, Florence, Philippe 1 et 2, Jean Paul 1 et 2, Véronique 1 et 2, Stéphane 1 et 2, Caroline, Agnès, Isabelle, Bernard, Djil, Mathilde, Christian, Murielle, Audrey, Marie, Evelyne 1 et 2, Sylvie, Guylaine, Cécile 1 et 2, Pierric, Béa, Léa, Hugo, Bruno, Frédérique, Lucy, Diane, Olivier, Sandra, Odile ... ainsi qu'à tous les fans de l'Intruder pour la plupart anonymes, qui lui font l'honneur de visiter son support de manière quasi quotidienne.


JE VOUS AIME !!!

dimanche 23 décembre 2007

ANIMAL NATION



"Si les rats pesaient trente kilos, ils seraient les maitres du monde".

Albert EINSTEIN.

I AM LEGEND !



Les autorités médicales ont éradiqué le cancer par la manipulation d'un virus. Quelques temps plus tard, le virus génétiquement modifié ayant muté, 90 pour cent de l'humanité a disparu de la surface du globe en 2009, victime d'une nouvelle pandémie dont les symptômes sont très proches de ceux de la rage. 2012,la population restante est constituée d'effroyables mutants qui pourchassent impitoyablement une minorité épargnée, dont le docteur Robert Neville qui tente de découvrir un vaccin qui devrait sauver le peu d'humanité non encore infectée.

Le roman de Richard Matheson a été plusieurs fois adapté au cinéma, dans une version kitsch avec Charlton Heston en 1972, et une autre carrément débile avec Arnold Schwartzeneger dans les années 80 ou 90, peu importe. Mais alors là, c'est du lourd !

D'une fidélité absolue dans l'esprit si ça ne l'est à la lettre au roman de Matheson, Francis Lawrence réalise un bijou d'anticipation qui reste crédible de bout en bout. Pas de trous d'air dans un scénario en béton pourtant très sobrement mis en scène. Le final reste très ambigu, donc forcément intéressant. Le réalisateur soulève des questions existentielles fondamentales, et traduit à merveille l'isolement d'un homme seul la journée, mais entouré de terribles menaces la nuit venue. Et si un tel scénario pas si irréaliste se produisait, à quoi ressemblerait les sociétés rescapées ? A celles du film ? Probablement. Et certaines images du film resteront inoubliables : le quartier de Five Points à New York City envahi par la luzerne et les animaux sauvages, l'embouteillage géant de carcasses abandonnées, les rues vidées et désertes, les navires de guerre rouillés dans la baie ... Surréaliste pour ceux qui ont foutu les pieds au moins une seule fois à NYC.

Alors dépéchez-vous ! The Intruder vous recommande sincèrement la vision rapide de ce film, ou Will Smith est littéralement époustouflant, voire bouleversant par instants.

Un chef d'oeuvre d'anticipation, un film de SF véritablement adulte, ce qui est assez rare pour être signalé. Qui plus est, on sort de la séance en sifflotant du Bob Marley. Donc, positif de bout en bout !

I Am Legend - Official Trailer

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"I AM LEGEND !" de Francis LAWRENCE en 2007, avec Will SMITH.

jeudi 20 décembre 2007

MESSAGE DE L'INTRUDER : HAPPY XMAS


Chers amis,

Les fêtes de Noël arrivant à grands pas, l'Intruder prend la poudre d'escampette.

Que mes proches ne s'inquiètent pas s'ils n'arrivent pas à me joindre pendant un moment, rien n'est grave, mais il s'agit là de bien me reposer et je prends la tangente pour quelques temps.

Ne vous inquiétez pas, je le répète, il s'agit là toutefois d'une impérieuse nécessité. Le site sera régulièrement alimenté par des posts qui sont d'ores et déjà programmés dans la machine infernale, et qui continueront à crépiter sur ce blog de façon aléatoire (à part celui de Noel, gratiné).

Same events happened in may, september and november are coming back again. I'm tired !

See you later kids ! I will be back soon.

FGTE.




"HAPPY CHRISTMAS" ("WAR IS OVER IF YOU WANT IT") de John LENNON en 1970.

mercredi 19 décembre 2007

ROLLING STONES ENDING



Franchement, à part Mister Big Lips, qui d'autre est capable d'une telle prouesse ?

Après 2H30 de show, Mick the Dick se permet un départ arrêté en sprint de 200 mètres au milieu d'un public atomisé, se défonçant les hanches tel un malade, hurlant un "Brown Sugar" survolté, tout en saluant toujours avec grâce et solennité, une foule littéralement anéantie par les performances du groupe et de la Jag. Le spectacle ne s'arrête jamais, Jagger ne semble en rien épuisé. Et tout en continuant à chanter et à se trémousser sans la moindre trace d'essoufflement apparent, c'est lui qui met fin aux hostilités devant un auditoire épuisé par cette overdose émotionnelle.

La pyrotechnie finit d'achever les éventuels récalcitrants. Car chez les Stones, la technologie ne prend jamais le pouvoir sur les musiciens. Le vrai show, c'est toujours eux. La logistique (ahurissante) est toujours au service des Satanic Majesties. Ce sont eux, les maîtres du jeu. Le reste ne fait qu'accroître la dimension festive de ce qui est plus qu'un concert, une décharge inoubliable d'adrénaline qui vous vaccine à vie ! Dieu aie pitié de ceux qui n'ont jamais éprouvé l'émotion incomparable d'un set stonien. Ça n'est en rien explicable tant le choc est violent.

Et observez la diversité du public ! DE 7 à 77 ans comme chez un autre héros universel, mais dans un tout autre registre, moins sulfureux. Simple ! Quand la Mick quittera la scène, l'unique survivant de l'AUTHENTIQUE et MYHTIQUE légende originelle du rock mettra un terme définitif à une certaine époque, celle des pionniers incorruptibles.

Car la genèse est implacable. Au tout début, il y eut Elvis, ensuite John Lennon ... et le dernier des Mohicans, reste bien Mick Jagger. Et là, personne ne l'égalera jamais, tant au niveau de l' inspiration, de la longévité et du sens du spectacle.

Le Rock est grand, et Mick Jagger est son prophète !




"BROWN SUGAR" et le final apocalyptique du concert à Austin en 2006. C'est exactement ce qu'il nous a été donné de voir à Lyon, en juin 2007.

mardi 18 décembre 2007

SOLSBURY HILL DE 1978 A 2003



UNE SUPERBE VIDEO DE PIERRE LE GRAND A TRAVERS LES AGES, AVEC POUR PRETEXTE LE TUBE QUI LUI OUVRIT LES PORTES DE LA GLOIRE ET DE LA NOTORIETE, "SOLSBURY HILL".

UN CONSTAT S'IMPOSE, "TIMES WAITS FOR NO ONE" (TITRE DES STONES DE 1976, QUI FAIT UN CARTON CHEZ LES PERSONNES "TRES" AGEES !).




"SOLSBURY HILL" de 1978 à 2003 par Peter GABRIEL.

CA FILE LA PECHE, INCONTESTABLEMENT !

PS. Ce qui me rend fou de joie, c'est d'avoir pu assister à TOUTES ces tournées mythiques en live ! Souvenirs, souvenirs ...

Ah, au fait, vous en pensez quoi du projet de la pochette de la bio du Peter ? L'illustration au dessus du texte ?

ACROSS THE UNIVERSE ORIGINAL



Quand en 1969 les Beatles décidèrent d'enregistrer "Let it Be" (l'album), ils firent appel à Phil Spector, producteur légendaire et inventeur génial du "wall of sound" qui en fit un mythe vivant (cf "River Deep, Mountain High" de Ike and Tina Turner).

Malheureusement, les meilleures intentions ne débouchant pas forcément sur de bons résultats au final, le sound spectorien s'accomoda très mal à l'univers féérique des Fab Four. C'est bien pour cette raison que l'album constitua une déception relative pour les fans, en grande partie due à l'encombrante participation de Phil le maniaco-parano-tyrano producteur américain, et à la guerre larvée que se livraient les membres du groupe entre eux.

C'était le cas notamment pour "The Long and Winding Road" et "Across the Universe". "Let it Be Naked" fut présenté en 2004, débarrassé des arrangements un rien sirupeux de l'extravagant Philou. Et voilà le résultat.

Une chanson à l'émotion intacte, ou la voix du grand John retrouve l'intégralité de sa puissance émotionnelle, libérée des subterfuges sonores inopportuns du Phil. Lennon retravailla bien avec Spector ("Imagine"), mais lui demandant de restreindre ostensiblement ses effets mélodramatiques de mauvais aloi et au goût douteux.





"ACROSS THE UNIVERSE" des BEATLES en 1969, version originale.

LE DECONNEUR DU JOUR



"L'existence, quelle importance ça a ? Je côtoie la vie du mieux que je peux".

Ian CURTIS.

Cet optimiste né, sémillant leader de "JOY DIVISION" (ça ne s'invente pas), s'est pendu en 1980 à l'âge de 22 ans, lorsque son groupe eu atteint une célébrité certaine, n'ayant pas le temps de goûter aux joies mêmes éphémères d'une gloire périlleuse et d'une fortune toute aussi fulgurante, liée à ce type d'événement parfaitement inappropriée à la personnalité beaucoup trop fragile du jeune chanteur. L'avatar qui y survit se métamorphosa alors, et devint "NEW ORDER", emblème du mouvement new wave.


AU SECOURS !!!

lundi 17 décembre 2007

IMMIGRATION CHOISIE



IMMIGRATION CHOISIE : DEMONSTRATION !

Bon d'accord Carla Bruni n'est qu'Italienne, top model, blonde aux yeux bleus, fille de milliardaire, à la "sensibilité plutôt de gauche" et issue de la jet set ! Mais ne rechignons pas la dessus ...

GLING, GLING !!!

Au moins grâce à lui, elle va enfin s'arrêter de chanter ses merdouilles glucosées !

PS. Deux questions me taraudent néanmoins. Christine Boutin démissionnera-t-elle si le "résident" se pacse avec Carla la transfuge ? Et Hortefeux a-t-il vérifié les papiers de la belle immigrée ?

FAHRENHEIT 451



"La culture est toujours l'ennemie du pouvoir".

Phrase issue du livre "Fahrenheit 451" de Ray BRADBURY. François TRUFFAUT en réalisa une très curieuse adaptation en 1966 tournée en Angleterre, avec Julie CHRISTIE, Oskar WERNER, Cyril CUSAK, Anton DRIFING.

L'histoire. Dans un futur plus ou moins proche et totalitaire, la culture littéraire est interdite par la loi. Seule la "culture télévisuelle" est autorisée. Toute personne suspectée de posséder un livre est immédiatement dénoncée et arrêtée. Les livres sont alors confisqués par "les pompiers du feu", et aussitôt brûles. Lorsque le papier se consume, sa température atteint 451 degrés fahrenheit, d'où le titre du sujet évoqué. L'un des pompiers, Montag, saisit un jour un livre à l'occasion d'un autodafé, ce qui s'avère strictement proscrit, et devient à son tour lecteur illégal. Il décidera d'entrer alors dans la clandestinité.

Belle métaphore visionnaire sur nos sociétés de plus en plus décérébrées. La question : jusqu'où irons nous dans l'inculture et l'absence de réflexion ?

Dans "Fahrenheit 451", une "secte" originale se constitue et chacun de ses membres porte le nom d'un livre ... qu'il a appris par coeur, dans le but de perpétuer l'esprit de la connaissance, de la réflexion donc ... de la culture.

Intéressant, non ?

Mais quand la culture est trop proche du pouvoir, n'en devient-elle pas à son tour terriblement dangereuse ?

dimanche 16 décembre 2007

AMERICAN GANGSTER



L'autre soir, dans le cadre des mes activités laborieuses, l'une de mes sociétés m'a chargé de mirer le dernier film de Ridley Scott, "American Gangster" avec Denzel Washington et Russel Crowe. La saga nous narre la très authentique histoire de Frank Lukas en 1968, gangster émérite qui organisa un juteux trafic d'héroïne avec la collaboration active d'officiers de l'armée américaine au Vietnam, et la complicité objective de policiers ripoux de New York City. Dans le genre, un cas d'école de corruption généralisée des institutions présumées représenter l'ordre !

Je me suis rendu dans la salle obscure en compagnie d'une de mes relations quelconques. A la fin de la projection, j'indique à mon accompagnatrice un rien admiratif :

"-C'est quand meme un sacré putain d'acteur ce Denzel Washington ! Il bouffe tout cru Russel Crowe dans le film".

Et l'autre de me répondre :

"-C'est vrai ! Il est tellement bon qu'on en oublierait presque qu'il est noir".

Ca fait à peu près une semaine que je me sers des restes de cette mijaurée au QI de laitue pour nourrir les petits oiseaux de la Place Bellecour.

Petits ! Petits ! Petits !


American Gangster Trailer

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"AMERICAN GANGSTER" de Ridley SCOTT en 2007, avec Denzel WASHINGTON et Russel CROWE.

POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS !



Fin novembre 2007.


Décidément la France est un pays de plus en plus magnifique, de plus en plus civilisé, et de plus en plus exemplaire!

Donc en cette fin novembre 2007, un curieux accident de la circulation entre policiers et "jeunes de cité" a fait deux morts à Villiers le Bel. Évidemment les deux "jeunes". Puis, des émeutes extraordinairement violentes s'en sont suivies. 60 flics se prennent des balles de grenaille ou de chevrotine en pleine tronche. Dans une allocution télévisée, le "résident" de la république nous explique qu'il s'agit là d'actes isolés de "voyoucratie", mais pas d'émeutes "sociales". Dont acte. Jusque là, rien que de l'habituel, du très normal, du très caricatural.

Mais là ou une autre dérive s'installe, et peu de journalistes ont l'air de souhaiter véritablement véhiculer l'information en masse, c'est bien cette volonté délibérée de promouvoir le sport national dans lequel la France a toujours excellé, c'est à dire la dénonciation anonyme.


La police locale vient de distribuer 2000 tracts aux habitants du quartier,les invitant à dénoncer (sous couvert d'anonymat), les tireurs fous ayant participé aux émeutes, en échange de plusieurs milliers d'euros en cash ! Le but, réadapter l'esprit civique tout en retrouvant les coupables. Joindre l'utile à l'agréable. Rappelons un fait pourtant très clair dans une république: le civisme a une notion de "valeur" sociale pour la collectivité et théoriquement est "gratuit", ne se monnaye pas. Sinon, on appelle cela, de la délation. Et la délation, c'est le contraire du civisme, car le "service social et collectif" devient "payant", donc contraire justement à tout esprit de civisme, désintéressé par essence. Ou alors, peut être s'agit-il encore d'une volonté sournoise de "privatiser" AUSSI le civisme ?


Et quoi de plus tentant alors, que de dénoncer son voisin qui fait trop de bruit le soir quand on rentre d'un boulot de merde après trois heures de transports en commun, cette pimbêche qui refuse vos avances d'amoureux transi, ce dealer local qui vend son shit beaucoup trop cher, ce pauvre mec qui a tout simplement une gueule qui ne nous revient pas, cet autre gueux qui matte votre moitié avec des yeux de prédateur, ou autre supposé coupable de je ne sais quel délit parce qu'il a tout simplement le physique de l'emploi... surtout en échange d'un bon paquet d'euros dans un quartier socialement à la ramasse et en pleine dérive structurelle ... juste avant les fêtes de Noël ...

On se croirait revenu en ces temps nauséabonds de l'ulcérant "chasseur de primes", ce vautour somptueusement magnifié dans les westerns de Sergio Leone. D'ailleurs ça me rappelle une phrase extraite d'un de ses films, "Et pour Quelques Dollars de Plus" : "Dans un monde ou la vie n'avait pas de valeur, la mort en avait une. Ainsi apparurent les Chasseurs de Primes" ... A méditer.

Par contre, il y a toutefois une bonne nouvelle dans cette sinistre affaire: les dénonciations se sont avérées quasi inexistantes, et n'ont rien donné ... Mais vous le savez tout comme moi, ce sont toujours les "intentions" qui comptent.




"POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS" de Sergio LEONE en 1964.

samedi 15 décembre 2007

HUMANISM NOW !



"Reste enfin la question de la vie, du temps de vie et du bonheur. Nous vivons à la mauvaise heure, nous avons besoin de compensations, dans un mal-être où la vie devient trop lourde à vivre. Or c'est l'inverse qu'il faut réussir. Le saut qualitatif de l'humanité dans sa propre histoire, c'est au contraire d'affronter la réalité des risques, c'est de dire : "En construisant du désir d'humanité, nous avons la possibilité d'avancer, mais avec un meilleur usage de la vie, de la sexualité dans sa composante globale, donc amoureuse - la grande question d'une espèce humaine qui est une espèce qui ne s'aime pas - et dans le meilleur usage de la conscience." Nous avons la possibilité de vivre positivement ces rendez-vous risqués de l'humanité avec elle-même, de construire contre la misanthropie ambiante et la dépression généralisée du désir d'humanité".

Texte issu du livre "LES DROITS DE L'HOMME EN FRANCE", publié par la Ligue des Droits de l'Homme, observatoire 2007. Editions "La Découverte"

A ce texte qui peut paraitre anachronique dans la France d'aujourd'hui, j'ai envie d'y adjoindre cette citation:

"Il faut savoir s'endurcir sans se départir de sa tendresse envers les plus faibles".

Ernesto "Che" GUEVARA.

jeudi 13 décembre 2007

HOME BY THE SEA // MAMA



QUE CE SOIT BIEN CLAIR : JE DÉTESTE GENESIS ET EN PARTICULIER PHIL COLLINS.

Pour quelles raisons ? C'est simple, je hais le rock aseptisé pour cadres moyens survoltés en quête d'adrénaline de synthèse, communément surnommé rock FM. Or, Genesis en est la plus parfaite illustration avec cette sophistication de bon aloi qui sied à la grande masse des mous du genou, convaincus pourtant qu'ils taquinent là, l'excellence dans le bon goût.

Alors pourquoi mettre en ligne "Home by the Sea" ? Car comme le dit le vieil adage passé dans le langage commun de la vulgate, l'exception, parait-il, confirme la règle. Surtout quand on connaît mon exécration pour Phil Collins, batteur surdoué et interprète de qualité certes, mais au charisme d'huître de culture et à la voix à mon sens inapte à véhiculer chez ma modeste personne la moindre émotion palpable. J'ai de ce fait un mal infini à expliciter le pourquoi de la chose.

Il y a dans ce titre particulièrement élaboré, un je ne sais quoi qui interpelle mon inconscient. Le plus grave, c'est que ne saurais en aucun cas l'expliquer. Et le final de la chanson finit de me bouleverser littéralement. Alors, puisque je n'ai aucune explication plausible à fournir à l'auditoire de plus en plus conséquent de The Intruder, je reste coi et vous laisse apprécier la très longue suite extraite de l'album "Mama", paru en 1984.

La formation reste toutefois toujours aussi impressionnante de virtuosité.




"HOME BY THE SEA" de GENESIS en 1984.

Tiens, un rajout !

Quand Phil Collins s'essaie aux névroses gabrielliennes. Tout y est (presque). Le groove, la rythmique samplée, la terreur larvée, le chant désespéré ... Manque le charisme forcément, ou la félure et le registre vocal beaucoup plus étendu propre à l'organe du grand Peter qui fait toute la différence au final. La copie reste toujours plus pale que l'original.

"Mama" n'était pas une vraiment une "chanson douce que lui chantait sa maman". Elle évoque le triste sort d'une vieille prostituée sur le retour. Comme quoi ! Méfions nous donc toujours des apparences. Mais le résultat reste toutefois plus qu'honorable et relativement angoissant ...

Mama- Genesis (Phil Collins)

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"MAMA" de GENESIS en 1984.

MOUAMMAR AL-KADHAFI ROCK'N ROLL CIRCUS



La célèbre diva libyenne et star incontestée du continent africain vient d'entamer une nouvelle tournée après plus de 25 ans d'absence. Le Mouammar Al-Kadhafi European Tour a débuté la semaine dernière à Lisbonne, et s'est arrêté pour une série de 5 dates (peut être avec quelques réjouissances supplémentaires) cette semaine en France, pour se poursuivre ensuite en Espagne et en Italie. La star a souhaité rencontrer lors de son séjour sur notre territoire une autre célébrité, mais celle ci beaucoup plus locale, adepte elle aussi de strass et de paillettes mais totalement dénuée du moindre talent. La diva libyenne a étonné une nouvelle fois le public français par ses turpitudes, ses provocations de potache, son sens inné de l'improvisation, et a surtout épaté son collègue par la dimension pharaonique de sa troupe ou autre cortège. En effet, le showman est venu accompagné de toute l'équipe qui lui a assuré un indéniable succès, et notamment de sa cohorte de gardes du corps très rapprochée de sexe féminin, surnommées judicieusement les "Amazones". Notre artiste local en était, parait-il, vert de jalousie. Et tétanisé aussi devant la longueur de la limousine de marque allemande de l'hôte africain que le chauffeur n'arrivait pas à faire pénétrer dans la cour du palais de son nouvel ami. Comme quoi, on trouve toujours plus parvenu que soi.


Allons, foin de billevesées et d'hypocrisie de circonstance ! Et c'est bien tout cela qui me met hors de moi. Ça n'est pas le fait que Sarkozy fasse des affaires qui est gênant. On fait bien des affaires avec Poutine et de nouveau avec Bush ou autres dirigeants chinois.

L'on a assisté à de drôles de phénomènes de bien pensance tout d'un coup. Kadhafi est un infâme dictateur. Oui, c'est une évidence. Il a fait son coming out en 1969 en renversant le monarque libyen de l'époque. Oui Kadhafi a servi de base arrière au terrorisme international. Oui, Kadhafi a financé l'IRA, le FNLC ou l'ETA. Certes, il ne s'en cache pas, ou plutôt n'a jamais rien fait pour le cacher. Oui, il a affirmé que le terrorisme est la guerre des faibles. Propos corroborés par Marc Ferro, ancien résistant et historien qui déclare exactement la même chose. Oui, on torture de la Bulgare ou autres nationalités, notamment libyenne chez Kadhafi. C'est incontestable aussi. Alors tollé général sur sa venue en France ! Certains députés refusent de le recevoir dans l'hémicycle ! D'accord aussi.

Alors maintenant, que tout le monde aille au bout de sa propre logique. Si Poutine vient en France, est ce que les députés boycotteront l'assemblée Nationale ? Et pourtant, Poutine assassine ses opposants, des journalistes, et surtout du Tchétchène, et en masse. 200 000 morts à ce jour. Et Poutine est pourtant plus présentable. Bush fera-t-il l'objet de quolibets de la part des députés français s'il pose ses jalons sur notre territoire ? Pourtant Bush a bafoué le droit international, violé les accords de l'ONU, déclenché une guerre immorale qui a fait à ce jour 755 000 victimes, et dont les effets vont se faire sentir sur des dizaines d'années. Avec combien de morts au final ? Ce qui veut dire que si l'on se met à faire du discernement sur qui il est moral de recevoir ou pas, on n'est pas sorti de l'auberge. Et entre nous, à coté de Bush ou Poutine, Mouammar fait plutot voyou de quartier non ?

Et puis Kadhafi n'est pas pire que n'importe quel autre dirigeant local. Il n'existe qu'une seule démocratie dans le monde arabe, et c'est la Tunisie. Franchement, on connaît vraiment plus progressiste. Alors problème structurel ? Les valeurs démocratiques sont-elles variables en fonction du mode culturel de chacun, ce qui renverrait la notion de droits de l'homme universels au rayon des immenses impostures historiques et philosophiques ?

Essayons d'ôter toute vison occidentale des événements auxquels nous assistons aujourd'hui. Kadhafi avec son génie de la manipulation nous renvoie à notre propre hypocrisie. Blacklisté pendant 25 ans, il revient en lâchant des milliards d'euros car le marché mondial est en crise, et il redevient respectable et fréquentable par le troc ahurissant d'un lot d'infirmières Bulgares et d'un médecin palestinien. Or, la Libye, c'est un état qui repose sur 200 milliards de cash immédiat, du pétrole et du gaz à foison. Tout le pays (quatre fois plus grand que la France et seulement 5 millions d'habitants) est entièrement à viabiliser. Tout le monde est sur les dents. Et Kadhafi se vendra au plus offrant. Le président français a cru gruger le dirigeant libyen. Il a de plus menti. Il a annoncé que des contrats s'étalant sur 10 milliards avaient été signés. Non. Ce sont des promesses de contrats que Kadhafi donnera certainement aux Italiens, aux Espagnols et aux Américains. Pourquoi ?

Je l'ai écrit dès le début de cet article. Kadhafi est considéré comme un leader mystique auprès de tout le continent africain, car il a provoqué à maintes reprises les intérêts occidentaux, principalement américains et rudoyé l'ancien colonisateur français, notamment au Tchad dans les années 80. Le président français vient de se prendre simplement un retour de boomerang dans la figure datant de 2004, lorsqu'un groupe de députés français clientélistes voire négationnistes, ont cru bon de légiférer sur un rôle supposément positif de la colonisation. Ce texte qui fit l'effet d'une bombe en Afrique, fut opportunément retiré par Jacques Chirac. Et puis ce fameux discours de Dakar, préparé par Henri Guaino et lu par le président français fit le reste. Et c'est là que Kadhafi prit le train en marche. Sa venue en France était prévue depuis début juillet. Ses multiples tentatives panarabiques ayant échoué, le chef d'état libyen a décidé de se présenter en leader inféodé d'un continent qui en a fait son incontestable héraut. Mouammar le retors, dans le but d'affirmer sa nouvelle légitimité panafricaine a saisi la balle au bond, s' affirmant aux yeux du continent africain en redresseur de tort zélé et pourfendeur de la colonisation, notamment française, humiliant un chef d'état opportuniste et trop pressé, lui aussi fourbe et retors, mais surtout complètement ignare en matière de politique étrangère.

Ce qui explique toutes les scènes surréalistes auxquelles nous assistons depuis une semaine. Une enfilade d'humiliations : l'avion du Libyen qui arrive en retard, les démentis sur les droits de l'homme, Kadhafi de nouveau en retard à l'Elysée, ses exigences festives, ses interviews devant des journalistes inféodés, sa "rock star" attitude et son mépris affiché à l'égard d'un président "cireur de pompes qui veut chercher la croissance avec les dents", et des grands patrons du CAC 40 soumis à ses bonnes grâces de prince du désert... Les Africains, Arabes ou autres minorités opprimées à travers le monde, pendant ce temps boivent du petit lait, et en Mondovision. Imaginez l'impact dévastateur de ces images dans le monde. Et ne parlons pas de l'effet dans nos banlieues.

Cette bouffonnerie possède au moins un intérêt majeur, mettre en relief devant une opinion publique complètement à coté de la plaque cette évidence absolue: le président français porte un costume beaucoup trop "large" pour lui. Sa politique étrangère est grotesque, risible, illisible voire dangereuse. Elle ruine notre crédibilité internationale. La presse étrangère est abasourdie par tant d'amateurisme doublé d'arrogance. L'Europe, l'Afrique et le monde arabe (les huées à Alger) nous sont devenus hostiles. Les États Unis nous méprisent. Chirac, était sûrement un voyou, mais il avait le sens de la politique internationale, un don réel pour la diplomatie. Il a tenu tête à la première puissance mondiale, et notre honneur a été sauf. L'actuel président français vient de prouver dans cette pathétique affaire, son incompétence politique et son amateurisme en matière internationale. Alors merci Kadhafi.


Voila mises enfin en évidence les limites d'un populisme décomplexé et de ses idées simplistes affichées. L'absence de culture politique et l'appât du gain quoi qu'il coûte en retour, ont des effets redoutables à terme. Et doit-on avoir confiance dans un type pareil dans la gestion d'une "crise majeure" venue de la terre d'Iran ?

mercredi 12 décembre 2007

TOMORROW NEVER KNOWS



Ce titre du grand John constitue une date dans l'histoire de la musique.

En 1966, les Beatles présente encore un chef d'oeuvre, "Revolver". Beaucoup affirment avec raison d'ailleurs, que l'opus vinylique constitue le premier album de "fusion" musicale.

De rock'n roll mixé à la sauce variété, les Beatles passaient à un échelon supérieur, créant ainsi par une audace inouïe de mélange des genres, la chanson pop universelle. Il faut dire qu'ils en avaient dans le cerveau les gamins de Liverpool, en recherche permanente. On ne peut pas dire que Lennon était à court d'imagination, et Mc Cartney, c'était bien le petit Mozart du rock. Quel duo !

John adorait trifouiller la technologie (sommaire) de l'époque. Les Beatles avaient inventé le re recording (doublage des voix), et la compétition avec les autres groupes rock du moment s'avérait quotidienne. Lors d'un de ses innombrables séjours en studio, John eu une petite idée qui s'avéra géniale. Il saisit une bande magnétique qu'il faisait tourner en boucle, en ayant pris le soin d'y enregistrer une session rythmique. Le sampler était né !

Lennon perpétua ses expériences dans le domaine, et réussit à sublimer ses petites inventions, qui mine de rien, révolutionnaient les techniques d'enregistrement sonore. Pour "A Day in the Life", il utilisa le même procédé mais en faisant tourner la bande magnétique à l'envers. C'est ainsi que l'ont peut entendre la magistrale mélodie du London Symphony Orchestra s'achever dans un chaos monumental et terrifiant.

Pour "Tomorrow Never Knows" en 1966, c'est exactement le procédé que John utilisa mais de façon pondérée, une sortie rythmique en boucle sur un misérable magnéto 4 pistes. Dans la version du "Love Album" paru en 2006, George Martin, ingénieur du son des Fab Four, a adoubé "Within me, Within you" sur le cycle historique samplé par l'immense John.

Du beau travail patron !


The Beatles - Tomorrow Never Knows

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"TOMORROW NEVER KNOWS" et "WITHIN ME, WITHIN YOU" des BEATLES, samplés par George MARTIN en 2006.

PAROLE DE SAGE



"Au dessus de trois, on est une bande de cons.".

Georges BRASSENS.

TERRIFIC DARKNESS



Mai 2003.

Dernier passage de Peter Gabriel à Lyon. Peu ou prou de promo. Quelques affiches(énormes) dans la périphérie et dans le centre ville. Beaucoup de buzz sur le net. Le Gabriel remplira-t-il la Halle Tony Garnier ?

J'étais pour le moins inquiet. Point de passage en notre bonne vieille cité depuis 1993. J'arrivais aux abords de la Halle fort peu convaincu. Déjà pour une bonne raison, l'acoustique de la salle est immonde. Du verre et de la pierre pour restituer le son, c'est pas terrible. Et puis, que pouvait-il faire de mieux qu'en 1993. J'avais peur de l'effet nostalgie, ce qu'il y a de pire, c'est un moyen tellement facile de se raccrocher aux sentiments puérils et désuets mais pas aux valeurs intrinsèques d'un spectacle.

Lorsque je pénétrai dans la Halle, un sentiment étrange m'étreint. Je me sentais immédiatement en terrain favorable. Les HP diffusaient en boucle des vocalises ou thèmes gabrielliens enregistrés à Real World. Et puis, je découvrais la scène centrale, la batterie du décorum céleste, et les 2 écrans vidéo. On m'avait annoncé un show époustouflant et par moment "terrific". Bref, l'a priori semblait excellent et chez moi, c'est important le feeling ...

La suite donna tout son sens à ce que j'avais ressenti au préalable. La salle fut remplie comme d'habitude par des fans venus de la France entière voire de l'étranger. Le concert fut sublime, au dessus de tout ce que Gabriel nous avait toujours proposé. Un véritable show cauchemardesque aux accents "Métropolis". Vous en doutez ?


DÉMONSTRATION.




"DARKNESS" de Peter GABRIEL capturé live à Modène en 2003.

mardi 11 décembre 2007

NUMBER 6



"Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre !".

Patrick MC GOOHAN, héros culte de la série non moins culte "Le Prisonnier" en 1967.

Pourquoi reparler du "Prisonnier", série déjantée et au message nébuleux, voire obscur en 1967 ?

Tout simplement parce qu'après une vision rétrospective, la série mythique constitue une métaphore absolument visionnaire du monde occidental d'aujourd'hui.

"Le Village" symboliserait la planète mondialisée et les dérives sécuritaires ou la paranoïa ambiante de nos sociétés sous très haute surveillance : dans le feuilleton, les faits et gestes des habitants sont épiés, soumis à une véritable prise de contrôle par de multiples caméras disséminées à foison. Dès que le Numéro 6 tente une évasion du "Village" (dès qu'il ne se soumet plus à son autorité "bienveillante", il est "récupéré"), la norme sociale habilement symbolisée par la "bulle" géante, le remet dans le droit chemin aseptisé de sa prison dorée très anonyme. Lorsqu'il réussit une autre escapade, on le retrouve systématiquement dans un décor similaire, représentant l'uniformité imposée d'un monde à l'aspect unique. Une belle métaphore à propos d'une planète globalisée.

"Le Prisonnier" s'avérait une projection implacablement lucide sur une société effroyablement consumériste et standardisée car ... mondialisée. Les concepteurs avaient-ils imaginé cet état de fait futuriste en 1967 ? L'avait-il anticipé ?

En tous les cas, "The Prisoner" constitue un habile et génial croisement entre Kafka et Orwell, une fable psychédélique d'une intelligence redoutable.




Teasing de "THE PRISONER" en 1967, série diabolique de 17 épisodes, devenue légendaire, et étudiée depuis par un nombre conséquent de sociologues avisés ...

FREE ME




ÇA S'APPELLE UNE RARETÉ ET AUSSI DE LA BOMBE !

Roger Daltrey interprète la chanson phare d'un film parti pourtant dans la case "oubliettes" depuis, "Mc Vicar" en 1980.

Historique de la chose.

En 1979, les Who sont richissimes mais toujours plein d'ambition pour Great Britannia. Le cinéma anglais de cet époque est à peu près dans le même état que le cinéma italien aujourd'hui, c'est à dire à la ramasse. Les Who sont de grands patriotes et s'offusquent de cet état de fait. Ils créent alors une société de production "Who Films".

Leur première prod sera "Quadrophenia", réalisée par Frank Roddam en 1979, inspirée de leur opus discographique de 1973, qui sera une réussite artistique totale.

Roger Daltrey se passionne alors pour l'histoire de John Mc Vicar, qui détient à lui seul un record insolite, celui d'évasions réussies en un laps de temps véritablement ahurissant de rapidité temporelle. Mc Vicar, braqueur de banque est devenu le "spécialiste" de l'envolée belle et de fait une légende vivante. Un vrai héros de cinéma en somme.

Les Who produisent un film rapidement mis en chantier (l'urgence rock !). En 1980, le film est présenté en Grande Bretagne. Roger Daltrey y tient le rôle homonyme, et s'avère particulièrement convaincant dans le registre du taulard intrépide et bougon.

La chanson titre, toujours interprétée par le lead vocal des Who, sort en single, et là ça déchire. Le genre de tube qui détruit tout sur son passage.


SUGGESTION DE THE INTRUDER : METTEZ LE VOLUME A FOND, DÉPLACER VOTRE MOBILIER ET VOS USTENSILES DOMESTIQUES, EN AYANT PRIS GRAND SOIN D'AVERTIR VOS VOISINS AU PRÉALABLE. APPUYEZ ENFIN SUR PLAY !

Un véritable bijou de puissance vocale, mélodique et musicale. Je vous laisse apprécier ces arrangements de virtuose, notamment l'utilisation virulente de la basse et des cuivres.

DE LA PURE DYNAMITE !!!






"FREE ME " de Roger DALTREY en 1980.

lundi 10 décembre 2007

DINOSAURES !!!





C'est ce soir que la reformation furtive du grand Zep se produira au Millenium Dome à London City. Certains affirment qu'une tournée mondiale devrait suivre.

Bien sur, le Dome sera blindé, les places ayant été vendues depuis déjà des mois. Qu'en attendre ? Un mythe toujours vivant, c'est sur. Et puis les chiffres parlent d'eux mêmes.

Leurs premiers albums à peine sortis, ils se classaient allègrement numéros un après seulement quelques semaines d'existence du groupe ! Le premier disque est intitulé lapidairement "1" et moins de 6 mois plus tard, le "2" parait. Puis le "3", un an après le "1". Une inspiration musicale et qualitative d'enfer. L'invention du Hard Rock, qu'ils portent comme un fardeau, car l'inspiration du Zeppelin est bluesy, jazzy, voire mondialiste (au moins orientale) et bien plus sophistiquée que Metallica ou autres Iron Maiden. Et puis, la musique parle suffisamment d'elle même.

Puis c'est le mystérieux album au logo ésotérique en 1972 et son terrific "Stairway to Heaven", qui amplifie la légende obscure de Jimmy Page que certains accusent déjà de pratiquer la magie noire. Avec des malédictions pourtant réelles in fine (en 1975, Robert Plant se pulvérise dans un accident en Crète, et un an plus tard son fils Karac meurt d'une occlusion intestinale).

En 1973, c'est "House of the Holly", toujours au titre mystique. En 1975, le double "Physical Graffitti" et le sublime "Kashmir". En 1976, c'est "Presence" et en 1977, "The Song Remains the Same" enregistrement live du "Dirigeable" en concert.

Toujours est-il que mine de rien, Led Zeppelin était devenu le plus gros vendeur de disques mondial en 1975. A ce titre, le groupe a déjà vendu plus de 300 millions d'albums à ce jour ! Peu ont l'air de s'en souvenir.

Le groupe a été créé en 1969 par Page, ex Yardbirds". Adoubé de John Bonham ancien maçon et de Robert Plant ex cantonnier, le groupe voit arriver John Paul Jones beaucoup plus effacé. Plant et sa crinière dorée, la lumière. Page et sa noirceur, la face sombre. Bonham, c'est le beat métronomique du bûcheron heavy. John Paul Jones, la finesse dans ce monde de brutes. Jamais un groupe pourtant ne vendit autant d'albums en si peu de temps, c'est ce qui fait la singularité de cette formation majeure du rock.

En 1979, c'est le dernier album officiel du grand Zep. Une tournée d'envergure est programmée. John Bonham à la suite d'une beuverie dont il était coutumier, fait un pari stupide: avaler 3 douzaines de vodkas. Et il le gagne son foutu pari et meurt étouffé dans son vomi. A cause d'un puéril "challenge" d'ivrogne, le groupe se sépare en 1980, Jones, Page et Plant estimant qu'il s'avère impossible de "tourner" sans un batteur de la trempe de Bonzo, mort à seulement 35 ans.

Et bien, ce soir c'est son fils Jason qui fera office de drummer, et il parait que le gamin n'a rien à envier à son père. Rappelons qu'en 1987, le groupe avait tenté un revival furtif qui avait avorté. Normal. C'était l'épouvantable Phil Collins qui officiait aux drums du mythique Zep. Quelle hérésie !

Phil Collins chez Led Zep ! Pffff, quelle idée saugrenue ! Encore une idée issue du cerveau fécond d'un ingénieur en marketing, à tous les coups !


Led Zeppelin - Kashmir

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"KASHMIR" de LED ZEPPELIN en 1979, en version originale avec la frappe hallucinante de Bonzo ! Et en plus, j'y étais à ce putain de concert de Knebworth!

REDUX !!!

dimanche 9 décembre 2007

ONE HIT TO THE BODY

Rolling Stones One Hit to the Body

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ATTENTION ! CETTE VIDÉO N'EST PAS SEULEMENT UNE MISE EN SCÈNE CLIPESQUE.

Explication.


1986. Les Stones sont à la ramasse au niveau de leur inspiration. Pourquoi ? Le keith et la Mick ne peuvent plus se voir en peinture. Les Glimmer Twins brouillés ?

Et bien oui ! Il y avait beaucoup de rancoeur accumulée. C'est Keith qui avait ouvert les hostilités. Désaccord majeur sur la ligne musicale à suivre. La Jag souhaitait coller à la mouvance du moment, celle des années 80. Keith, que nenni, pour lui une hérésie. Il revendiquait la poursuite de la saga sans abandonner les fondamentaux. D'ailleurs, Mister Big Lips n'arrêtait pas de jammer avec les célébrités vaines du moment, ce qui horripilait bigrement le meilleur représentant de la Jack Daniel's Company. Les 5 compères torchèrent rapido un ersatz d'album judicieusement intitulé "Dirty Work", qui fut un bide colossal.

Mais the show must go on. Et les deux rivaux se devaient à leurs obligations. Ainsi, ils réalisèrent cette vidéo impressionnante afin d'assurer la promotion du seul titre écoutable de l'infâme album, "One Hit to the Body", qui lui aussi porte magistralement son nom. Et l'on y voit Mick et Keith se rudoyer virilement durant toute la durée de la complainte sournoise. Pour être précis, les coups de lattes et de guitares du Keith s'avéraient pour le moins sincères! Et la partie ne fut point remise. Pendant trois ans, les deux acolytes ne s'adressèrent plus la parole, sauf par insultes interposées au travers de médias qui n'en demandaient pas tant. L'on crut véritablement à la fin cette fois bien réelle des Stones.

Pour la première fois de son histoire, le groupe ne tourna pas pendant 4 ans. Puis les Glimmer Twins firent finalement la paix des braves, l'album solo de Big Dick se plantant grave lui aussi. En 1989, ils enterrèrent définitivement la hache de guerre, et réalisèrent leur meilleur album depuis 11 ans, "Steel Wheels". Depuis, ils n'ont plus arrêté de tourner, appuyés par des shows encore plus gigantesques qu'auparavant.

Mine de rien, et pour une fois, c'était bien Keith qui avait eu raison. Même si depuis aussi, c'est bien Mick qui est devenu le seul véritable leader du groupe ! Révolution de velours ?



"ONE HIT TO THE BODY" des ROLLING STONES en 1986.

LOLITESQUE



«Science et connaissance, art et anticipation - les deux couples qui se cachent bien des choses, mais quand ils se comprennent rien au monde ne les surpasse.»

Vladimir NABOKOV.


Illustration. Sue LYON dans "LOLITA" de Stanley KUBRICK en 1962.

C' EST NORMAL



CARREMENT COLLECTOR !!!

Une chanson littéralement hallucinante de surréalisme et d'humour très noir. Les images sont magnifiquement associées à cet incroyable et irrésistible moment d'anthologie jubilatoire.

Mais somme toute, tout ceci est beaucoup moins ordurier et nauséabond que cette pseudo compassion de façade affichée pendant les journaux télévisés, ou l'horreur est quelques fois diffusée en direct, pendant le repas quotidien d'une société totalement autiste aux malheurs de populations qui ne leurs sont qu'étrangères. Sans parler d'une guerre en Irak, ou d'une autre plus pernicieuse encore en Tchétchénie, dont tout le monde se fout allègrement. De toute manière, dans ces deux exemples cités tout est virtuel, car il n'y a plus d'images à montrer. Un moyen somme toute pratique pour vendre de nouvelles guerres, sans horreur puisque sans l'ombre du moindre document relatant les atrocités locales. C'est tellement confortable de ne pas regarder la vérité de l'indicible monstruosité qui nous environne tous les jours.

Pour ceux qui ont assez de distance naturelle pour partager les délires décalés mais impitoyables de ces images terrifiantes. Les autres, et bien qu'ils continuent à vivre en bien pensants, sans surtout voir ou envisager de quoi sont capables les bouchers des quatre coins de la planète ... mais il est vrai qu'ils ne sont pas trop clients de The Intruder, pas leur truc d'accepter un monde qui ne ressemble pas aux paradis artificiels de la pseudo télé réalité.

Alors, ce document vous est dédié, rien qu'à vous, mes très fidèles ...



"C'EST NORMAL" par ARESKI et FONTAINE en 1997.

LET IT LOOSE



N'en déplaise aux rabats joie qui m'affichent mépris et condescendance lorsque je met en ligne quelques extraits de la bande à la Miquette, le devoir s'impose quelquefois d'autorité.

Le public blasé de The Intruder se doit de connaître la vérité : les Rolling Stones réalisèrent en 1972 une sorte de "White Album" à la sauce Jagger-Richards. Enregistré dans le sud de la France, à Saint Jean Cap-Ferrat, "Exile on Main Street" (quel titre sublime !) constitue à lui seul l'exemple absolu du style stonien, une sorte de Rolling Stones version roots. Enfermés dans leur somptueuse villa, équipés de leur studio mobile, les magnétos tournant en continu, la drogue circulait par wagon, ainsi que le Jack Daniel's de Keith. Et l'inspiration était vraiment là, bouillonnante. Les musiciens enregistraient presque en live: pas d'isolation phonique des instruments, des micros placés aux quatre coins de la pièce afin de restituer une ambiance authentique dans le résultat final, pour obtenir un son vrai, presque crade, qu'on pouvait retrouver "identique" sur scène. Pour les plus intégristes des fans des Stones, "Exile on Main Street" constitue LE chef d'oeuvre absolu du groupe. Qui plus est, comme le "White Album" des Beatles, il est double. Alléchant, non ?

Le résultat: évidemment sublime ! De toute manière, quand un grand groupe retourne aux sources, il n'y puise que le meilleur. Illustration par ce "Let it Loose" à damner un saint, la quintessence blues des Stones.

Attention. Les images tirées de ce document tourné en 1972 furent interdites de diffusion par ... Mick jagger. Le titre du film intitulé "Cocksucker Blues", relatait la tournée Us de 1972 et témoignait des "activités ludiques" des Stones en dehors de la scène. Très instructif !



"LET IT LOOSE" des ROLLING STONES en 1972.

samedi 8 décembre 2007

PREMONITOIRE



"LES HISTOIRES D'AMOUR FINISSENT MAL, EN GENERAL ...".

DEMONSTRATION A L'APPUI.

Fred CHICHIN (1954-2007).

HELTER SKELTER



Qui a dit que les Beatles étaient "forcément" des "gentils" ?

Les ignares, bien sur ! Que l'on soit très clair. Méfions nous toujours des apparences. Si l'on juge l'aspect "propret" des Scarabées au début de leur carrière, le plan marketing de Brian Epstein avait fonctionné à merveille. Les Beatles faisaient bien du rock, les adolescentes les adoraient, mais leurs parents les trouvaient somme toute sympas.

Dès 1965, les Beatles prirent les choses en main. Ce que personne ne savait à l'époque, c'est que les Fab Four avaient perdu toute virginité ou naiveté quelle qu'elle soit dans les bordels de Hambourg, ou ils avaient essuyé les feux de la rampe devant un auditoire pour le moins "décadent" au début des années 60. Ils avaient (bien avant tout le monde) goûté aux joies du sex and drugs and rock'n roll. Et à Hambourg, de ce coté là, les moeurs étaient viriles.

A partir de "Rubber Soul", Lennon et ses copains vont faire ce qui leur plaira sur un plan artistique, et ce sera le tir groupé d'albums incontournables. En 1968, ils décident un come back roots aux antipodes du "Sergent Pepper". Un album foutraque, réalisé dans une ambiance périlleuse, ou la drogue et les excès les plus divers font les beaux jours d'un groupe sous très haute tension. Certains jasent. Les Beatles auraient oublié le rock.

Et c'est "Helter Skelter", une bombe musicale, et peut être le premier morceau haevy ou punk, c'est comme on voudra. "Helter Skelter" est un brûlot musical à ne pas mettre entre toutes les oreilles, à la démesure de cet album fou qu'est le "White Album". Une décharge d'électricité et de vociférations haineuses on ne peut plus salutaires.

D'une certaine façon, "Helter Skelter" symbolisait la haine larvée qui s'était installée entre les membres du groupe, de par la violence du texte et de par la conception même d'un titre dopé aux amphétamines.

De la bombe, je vous dis. Et attention aux éclats !


"HELTER SKELTER" des BEATLES en 1968.

vendredi 7 décembre 2007

GOOD NIGHT MOON



Le style de pop song dont l'Intruder raffole à profusion !

Il faut dire qu'il y a absolument tout pour titiller la bête qui sommeille secrètement en lui !

Une magnifique donzelle à l'organe (vocal) salace qui sied à merveille à son auditeur transi, à savoir : juste ce qu'il faut de perversion lascive, de rock'n roll attitude, de classe innée et décontractée, de chic en lay back sans trop se la jouer, un bas ventre qui ne peut laisser personne indifférent, de superbes attributs mammaires on ne peut plus suggestifs, et un fasciés correspondant aux normes en vigueur dans ses rêves érotiques les plus torrides ... Voyez jusqu'où va se nicher le talent total ...

Tout pour me séduire, la Shivaree ! Dommage qu'elle se soit totalement volatilisée après ce hit incontournable (syndrome "one shot woman" ?).

Revisitons la cantate en elle même ... Chef d'oeuvre pop, presque second degré avec une mélodie tout à fait irrésistible et imparable. Si l'on y ajoute une rythmique implacable, des lyrics doucereux et bien, le sortilège opère immédiatement et c'est alors un pur régal et rien que du bonheur !

Quentin Tarantino utilisa d'ailleurs cette somptueuse mélopée pour son navrant "Kill Bill" en 2003.

Shivaree ... J'te kiffe !!!


"GOOD NIGHT MOON" par SHIVAREE en 2000.

LE MISANTHROPE DU JOUR



"Faire confiance aux hommes, c’est déjà se faire tuer un peu.»

Louis Ferdinand CELINE.

Extrait de "VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT".

jeudi 6 décembre 2007

SEX SYMBOL




Marilyn photographiée par Bert STERN.

LOVE REALITY



"- Pourquoi les filles baissent les yeux quand on leur dit "je t'aime" ? - Pour voir si c'est vrai."

Régis HAUSER.

JUSTICE EXPEDITIVE



L'autre jour à Annecy.

Après une journée d'excessif labeur, je décidais épuisé, de poser ma carcasse très lasse en quelque auberge la moins rouge possible.

Je découvrais de fait une mansarde au formes rustiques et qui avait pour vocation le célèbre adage "qui dort dîne". Je me décidais alors à garer mon gris destrier automobile, en ce lieu à la vue imprenable sur le lac alpin à la renommée certaine.

Arrivant dans la taverne, je hélais l'aubergiste qui me reçut avec la joie et l'enthousiasme légendaire du haut savoyard, en termes clairs, tirant une gueule de manant toujours contrarié, suspicieux et incapable de desserrer la mâchoire. Je découvrais enfin une chambrée pour le moins honorable, même si le tenancier de l'établissement justifiait à lui tout seul l'expression largement banalisée de "tronche à beignes". Heureusement, la petite serveuse aux formes explicites, aux yeux bleus pervenches et au sourire ravageur, fit remonter le thermomètre de mon humeur pour le moins maussade.

Je posais mes valises conséquentes, et descendais alors faire ripailles dans le restaurant. Tout le monde avait le nez dans son assiette, et mon civil "bonsoir" collectif obtint le même impact politique et social qu'un discours de BHL auprès des masses laborieuses du bassin minier du Pas de Calais.

Au milieu de la salle de restauration en self-service (grrr!!!), se trouvait un téléviseur allumé qui diffusait en boucle les nouvelles du monde. Une info arriva, provenant du Pérou.

Le présentateur nous narra une histoire locale. Un péruvien de 17 ans, accusé de vol de bétail, avait été arrêté par une population ivre de colère, tabassé comme il sied dans ces contrées viriles puis pendu, mais pas n'importe comment. Le chef du commando de "justiciers" avait fait hisser le présumé délinquant la corde au cou ... des mains de son propre père, par la contrainte d'une foule en liesse ! Les bourrins locaux avaient du se souvenir d' "Il Était une fois dans l'Ouest", se mêlant toutefois les pinceaux sur l'ascendance familiale du bourreau léonien. Pour eux justice était rendue, même si la notion de présomption d'innocence semblait toute à fait relative voire étrangère aux us et coutumes assez rudes de cette région impitoyable des Andes.

Et bien, vous voulez connaître la réaction de mes convives accidentels d'Annecy ? Ils réagirent plutôt favorablement à la nouvelle et y virent une leçon de civilisation exemplaire. Certains commencèrent à discuter entre eux, explicitant qu'il s'agirait peut etre là d'un moyen efficace et radical d'éradiquer le problème des banlieues françaises. Par la magie des infos de la télévision, les blaireaux communiquaient enfin, tous à l'unisson populiste.

Comme d'habitude, je jouais la carte de la consternation, et m'aperçus avec effroi que pendant quelques instants j'avais sombré moi aussi, dans l'ivresse des joies de de la réaction primale, voire de l'exécution immédiate sans procès, m'imaginant pendant quelques secondes armé d'une solide kalachnikov AK44, chargée aux balles explosives, décimant un à un l'intégralité des convives de la taverne avec moult ralentis tarantinesques, giclées de sang spectaculaires sur les murs à l'appui, ou autres impacts dévastateurs sur ces corps de badernes bouffies de cholestérol, et autres cerveaux abrutis par les infos de TF1.

Je quittais néanmoins la table dépité, montais me coucher. Je pensais alors à la petite serveuse à la la mamelle gironde, au fessier altier, à la cuisse drue et aux yeux pervenches, qui à elle seule me réconciliait avec l'humanité entière. De toute manière, quand les gens me dégoutent, je pense cul ...


En bref, chacun a la France qu'il mérite...

mercredi 5 décembre 2007

LUCY IN THE SKY WITH DIAMONDS

LUCY IN THE SKY WITH DIAMONDS-BEATLES

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Ou est la vérité ?

Certains affirment avec force conviction que le titre a été inspiré à John par une absoprtion massive de LSD ("Lucy", "Sky", "Diamonds", et les trois initiales des trois mots associées). Lennon affirmait avec tout autant de véhémence qu'il n'en était rien. Qu'un matin, son rejeton lui fit un magnifique dessin coloré. John lui aurait alors demandé:

"-Julian, qu'est ce que tu as dessiné ?"

Et le gamin de lui rétorquer :

"-Et bien, tu vois papa, c'est Lucy dans le ciel, avec des diamants !".

Sur la maladroite esquisse enfantine, figurait une jeune fille très colorée, entourée de diamants dans le ciel.

On ne saura jamais qui avait ingurgité de l'acide sur un vulgaire buvard, John ou son petit garçon. En tout état de cause, cette anecdote inspira fortement John Lennon, qui écrivit alors cette magnifique contine entrée depuis dans la légende des Beatles. Et une autre certitude s'impose aussi de fait, que la vérité se trouve comme d'habitude, entre les deux versions proposées. Bref, que tout le monde avait raison. L'histoire retiendra bien ce qu'elle voudra !

Par contre, une autre version s'impose à l'évidence. Les concepteurs du dessin animé "Yellow Submarine", d'ou sont tirées ces images déjantées, eux, avaient certainement goûté à l'acide lysergique en réalisant leur chef d'oeuvre psychédélique.



"LUCY IN THE SKY WITH DIAMONDS" des BEATLES, extrait de "YELLOW SUBMARINE" en 1968.

LE PHILOSOPHE DU JOUR



«Le bonheur n'est pas le droit de chacun, c'est un combat de tous les jours.»

Orson WELLES.


Illustration. Orson WELLES dans "LE TROISIEME HOMME" de Carol REED, en 1949.

lundi 3 décembre 2007

L' ANACHRONIQUE DU JOUR



«Les économistes sont présentement au volant de notre société, alors qu’ils devraient être sur la banquette arrière.»

John Maynard KEYNES.

Certes, le discours de Monsieur Keynes fera hurler de rage, ou pire, exploser de rire les aficionados exaltés de l'idéologie dominante.

Pourtant, que ces derniers jettent un oeil un peu plus que furtif dans le rétroviseur de l'histoire. Après la crise boursière et financière de 1929, qui avait été précédée par une décennie d'ultra-libéralisme aux résultats dévastateurs, les autorités américaines firent appel à l'illustre économiste anglais pour redresser une situation jugée désespérée.

Il proposa alors, des solutions inédites et presque hérétiques aux instances financières des USA, la prise du contrôle de l'activité économique par l'état, une idée quasiment révolutionnaire dans le pays de l'ultra capitalisme. Et il y avait de quoi faire. 30% des Américains n'avaient plus de travail, les banques étaient en quasi faillite, l'économie à genoux. A cette époque, la malnutrition et la famine refirent une nouvelle apparition spectaculaire. Relisez Steinbeck. Ceux qui avaient le "bonheur" d'avoir encore un emploi, travaillaient pour des salaires d'esclaves. Keynes collabora avec Franklin D. Roosevelt, qui décréta la politique du New Deal (politique de grands travaux promus par l'état) sur les conseils avisés de l'économiste iconoclaste. Ils mirent en oeuvre l'augmentation de la production par un accroissement significatif du pouvoir d'achat, donc de la consommation. A méditer, non ? Par les innovations structurelles de Keynes et l'interventionnisme actif du gouvernement, l'Amérique se remit enfin sur les rails de la croissance.

Deux enseignements: le tout libéral entraîne fatalement des cataclysmes incontrôlables s'il n'est pas régulé par le politique. Ou comme dirait l'autre, le libéralisme économique, c'est un peu "la liberté du renard dans le poulailler".

Et enfin, pourquoi les "grands" de ce monde ne se basent pas sur des faits connus, tout à fait concrets et malheureusement calamiteux pour le genre humain pour en tirer les enseignements nécessaires ?

L'appât du gain à court terme au mépris de conséquences pourtant largement prévisibles ?


Illustration. Photo extraite du film "BONNIE AND CLYDE" d'Arthur PENN en 1967, avec Faye DUNAWAY et Warren BEATTY.

dimanche 2 décembre 2007

DON'T GIVE UP



Palsembleu !

Cette version clipesque de "Don't Give Up" du Peter, accompagné par Kate la Bouche, pulvérise l'ersatz vidéo qui servit pourtant la promo officielle de cette magnifique mélopée crypto-communiste. Un autre avantage, la pièce est interprétée dans toute son INTEGRALITE.

Le titre, on n'en parle plus. Ou peut être si, pour tous ceux qui auraient perdu leur boussoles en 1986, et qui depuis auraient erré durant toutes ces funestes années dans les steppes sauvages et viriles du Kazakstan. La chanson figura dans les charts pendant de longues semaines. La chanson évoquait pourtant le sort désopilant d'un chômeur anglais sous l'ère Thatcher, qui n'aurait point connu toutes les subtilités sociales déclinées en France sous l'intitulé édulcorant de "rupture tranquille".

"Lâche pas l'Affaire", susurrée par la Kate, s'apparente en substance comme la meilleure traduction "littérale" de l'opus gabriellien. Et puis, quand on se tape la Kate, ceci apparaît même comme une injonction puérile tellement tout cela coule de source, et s'apparente comme une évidence absolue voire une "mission divine", à laquelle beaucoup de mâles auraient accepté de contribuer, sans trop forcer leur nature profonde.

Bref, un titre d'anthologie issu du mythique "So". Faut-il encore souligner les vocaux magistraux et la session rythmique imparable ?

Non. Là, il s'agirait purement et simplement de mauvais goût.



"DON'T GIVE UP" de Peter GABRIEL avec Kate BUSH, en 1986.

UNIVERSALIS



« Les gens peuvent tout savoir de moi à travers mes chansons - s'ils savent où regarder. »

Bob DYLAN.

MIND ACROSS THE UNIVERSE




Allez donc !

Encore des nouveaux venus sur la scène anglosaxonne qui n'en finit plus de dénicher de nouveaux talents. Le groove est néo psycho, et la ligne de basse absolument terrifiante d'efficacité.

Tout celà pour prouver encore l'asthénie d'inspiration hallucinante de la scène française en comparaison. Le groupe s'intitule Love Psychedelico. Le clip qui en a été tiré est une pure merveille visuelle.

A suivre, certainement.


"MIND ACROSS THE UNIVERSE" de LOVE PSYCHEDELICO en 2007.

CAPE FEAR SEQUENCE



Allez juste pour le fun, le générique de "Cape Fear" de Martin Scorsese, sorti en salles en 1991, générique conçu et réalisé par Elaine et Saul Bass, les maitres absolus du genre.

Et pour finaliser l'affaire, une musique de Berneard Hermann ... Rien que du beau monde, en somme !


"CAPE FEAR" de Martin SCORSESE en 1991.

PROPOS IMPLACABLES



Extrait de propos tenus par Paul AUSTER, auteur américain de romans et réalisateur de films dont "Lulu on the Bridge", "Brooklyn Boogie", et son tout dernier "La Vie Intérieure de Martin Frost" est sorti en salles fin novembre.

"George Bush a sapé tous les fondamentaux même de la démocratie américaine, et nous a fait régresser vers un âge des ténèbres sans équivalent dans l'histoire des Etats Unis. Le mal causé est si profond et si grave qu'il faudra bien longtemps pour le réparer. D'autant que la Cour Suprême est à présent noyautée par la droite (ndr. ils sont élus à vie !). Bush n'a pris que de mauvaises décisions. L'existence même de Guantanamo, la légitimation et la pratique scientifique de la torture, voilà quelque chose de proprement inimaginable. Nous savons tous que les Etats Unis se sont livrés à de sombres agissements sur la scène internationale, notamment durant la guerre froide. La notion de "guerre préventive" est de la paranoïa à l'état pur. On abolit les droits civiques, on espionne les citoyens, on bafoue la règle de l'habeas corpus. C'est une violation flagrante de tous les principes fondateurs de la démocratie américaine. Sans parler de la politique économique désastreuse de Bush, qui a conduit à encore enrichir les riches et appauvrir le reste de la population ... La guerre d'Irak a enrichi les entreprises qui n'ont fait que de pomper l'argent des contribuables. Par cette inféodation sans limites aux entreprises, Bush est en train de pervertir même le rôle du gouvernement. La seule bonne nouvelle, c'est qu'il ne lui reste plus qu'un an à la Maison Blanche, et j'espère que d'ici là il ne commettra pas de nouvelle folie, car il me parait presque certain que les démocrates vont gagner l'élection présidentielle ... à moins d'un nouvel attentat ou d'une nouvelle guerre...".


Allez, une bonne guerre en Iran et ça repart ! Eric Laurent, spécialiste des coups tordus de Bush vient de sortir un bouquin magistral sur la "politique arabe" de ce dernier. Il explique tous les méandres tortueux de l'affaire iranienne en cours, notamment le risque d'embrasement général de la région dans l'hypothèse d'une attaque coalisée.

Selon Eric Laurent, les USA n'envisagent pas d'attaque terrestre, mais la destruction d'objectifs ciblés ... par armes nucléaires tactiques ! Un précédent depuis 1945. Et la thèse de Laurent, est que Bush est tellement englué en Irak et en Afghanistan, qu'il s'agit là, selon lui, de sa seule porte de sortie honorable de fin de mandat !


Au fait, en parlant de Bush, vous savez qu'on a presque le même à la maison ?

samedi 1 décembre 2007

SANTA MONICA 2




SANTA MONICA !!!!

REAL POLITIC



«Le monde est une huître, mais on n’ouvre pas une huître avec douceur.»

Arthur MILLER.

Illustration. Arthur MILLER et Marilyn MONROE.

DANS LES YEUX DE MA MERE



Jen Louis Murat disait dans une récente interview toute la détestation qu'il a "de la nouvelle scène française", évoquant Bénabar ou Grand Corps Malade. J'avais applaudi à deux mains.

Cette semaine Benjamin Biollay en remettait une couche, flinguant au passage Henri Verneuil Junior (!!!), fan de hip hop, et qui disait vénérer MC Solar (!!!). Aimer le hip hop en balançant MC Solar en référence ultime, ça serait un peu comme faire figurer Plastic Bertrand en leader du mouvement punk, au détriment des Sex Pistols.

Et bien, c'est ça la chanson française du moment: de la musique (musique?) molle du genou, des textes extraordinairement faiblards mais épouvantablement narcissiques, des "personalités" au charisme de néons de Mac Do ... Bref, du vain, de l'insipide, du toc, et une absence totale de profondeur dans tous les domaines explorés. Donc difficile de ressentir la moindre émotion, que ce soit dans le beat comme dans les textes.

Alors on pense d'un coup à Arno. L'antithèse totale. La gueule d'un loser, un mec qui fume en direct et qui boit en public, sans se la jouer Gainsbarre attitude car toujours naturel. Un mec bourré visiblement de névroses, d'un talent indiscutable, à la voix bluesy et déjantée, et une émotion vraie sur une harmonie au piano qui flingue son auditoire.

Les paroles de "Dans les Yeux de ma Mère" sont bouleversantes et universelles. Voilà ce qu'on appelle une grande chanson. Car en loser apparent, il bouffe tous ces petits tacherons au look insipide et bien trop propres sur eux, qui dégagent autant d'émotion qu'un discours d'intronisation de la chambre des notaires locale. Qui plus est, Arno est une star européenne, vénéré dans le Bénélux, en Scandinavie et en Angleterre. Comme quoi, la barrière linguistique n'est en rien une excuse.

Vous voulez de l'émotion de la vraie, c'est Arno qu'il faut écouter. Ce titre est imparable et dévaste tout sur son passage. Car il est tout sauf niais, voire éprouvant. Il renvoie dans les cages toutes les chansons évoquant le sujet avec une précision de sniper serbe.


Quand on pense que Pagny vient de sortir un disque ou il massacre Brel ! Au secours !



"DANS LES YEUX DE MA MERE" de Arno HUITJENS.