samedi 31 mars 2007

LE CINEMA, C'EST L'AMERIQUE!


Lors de discussions quelques fois animées, l'on se surprend à m'entendre glorifier le cinéma made in USA, et dénigrer systématquement notre cinéma national.

Las, il faut bien se rendre à l'évidence: il ne se passe plus rien dans le cercle restreint du cinéma français depuis les années 70. Ou sont passés les sujets délibérément aventureux des années héroiques, époque bénie ou le cinéma français se permettaient toutes les audaces, que ce soit au niveau des sujets abordés, qu'au niveau des prétentions(hautes) au niveau artistique. A cette époque, la transgression était la norme, et c'était vachement bon.

Et l'on me renvoit systématiquement la notion de blockbusters américains, blindés de promo qui écrasent tout sur leur passage. C'est faire abstraction du cinéma dit indépendant. En effet, les Américainss ont réussi à faire cohabiter un cinéma très élaboré au niveau des intentions, avec des produits hyper caloriques, dits commerciaux.

Et lorsque l'on me parle de cinéma "américain", j'esquisse un sourire malicieux:

-Stanley Kubrick: d'origine roumaine.
-Francis Ford Coppola: d'origine italienne.
-Martin Scorsese: d'origine italienne.
-Quentin Tarentino: d'origine italienne.
-Milos Forman: d'origine Tchèque.
-John Ford: d'origine irlandaise.
-Alfred Hitchckock d'origine anglaise.
-Elia Kazan: d'origine arménienne.
-Fritz Lang: d'origine allemande.
-Frank Capra: d'origine italienne.
-Billy Wilder: d'origine autrichienne.
-Josef von Sternberg: d'origine autrichienne.
-Rouben Mamoulian: d'origine arménienne.
-Charlie Chaplin: d'origine anglaise.
-Peter Jackson: d'origine néo zélandaise.
-John Woo: d'origine chinoise.
-Roberto Rodriguez: d'origine mexicaine.
-Michael Cimino: d'origine italienne.
-Roman Polanski (qui ne travaille plus aux states pour des raisons judiciaires, mais qui y a réalisé le meilleur de son oeuvre) d'origine polonaise...

Je pourrais continuer à l'infini...

Moralité: le cinéma américain a su prendre en compte toutes les cultures pour créer un cinéma inventif et audacieux. Aujourd'hui, Hollywood s'est engagé à fond les manettes dans une croisade anti Bush, qui produit des films exemplaires (Clooney, Scorsese, Robbins, Cage), et nous que faisons nous au niveau de l'audace, de la rebellion: pas grand chose, si ce n'est ce que l'on appelle des films "choraux", réalisés généralement par des fils "de" des années 60, ou des films à succès avec les éternels premiers de la classe ou seconds couteaux, qui commencent franchement à lasser. Ou sont les Truffaut, Godard (qui s'est perdu), Malle, Renoir, Clousot... Il ne reste que notre bon père Chabrol, qui lui, continue à exceller.

Alors, au lieu de vouloir installer un bastion "nationaliste" du cinéma par le truchement aberrant de propos absurdes, rappelez vous encore de cette notion universaliste de l'art, c'est son essence meme.

Le reste, on n'en a rien à foutre!

La Phrase Incompréhensible du Jour


" La vie c'est quelque chose de tres fort et de tres beau.... La vie appartient a tous les vivants. It's both a dream and a feeling. C'est etre ce que nous ne sommes pas sans le rester. La vie c'est mourir aussi....Et mourir c'est vraiment strong...c'est rester en vie au dela de la mort...Tous ceux qui sont morts n'ignorent pas de le savoir".

Jean Claude VAN DAMME

La Phrase du Jour 49


"Qui dit révolution dit confusion. Dans une période de confusion, un homme qui sait exactement ce qu'il veut arrive à son but".


Extrait d' "Il Etait une Fois la Révolution" de Sergio Léone, en 1971.

6 FOR 6




"Le Prisonnier" exercera sur moi une fascination inaltérable jusqu'à la fin de mes jours. Pourquoi? Impossible de répondre à cette question.

La série apparait pour la première fois en Grande Bretagne en 1967. Contexte, c'est le Swinging London et son cortège d'hallucinogènes. Antonioni vient d'obtenir la Palme d'Or à cannes, avec "Blow Up", film visuellement impressionnant, très branchouille et arty ,sur le phénomène psychédélique.

Les concepteurs du "Prisoner" se jettent sur la tendance, en réalisant une série de 17 épisodes qui prend à revers tout ce que l'on a vu auparavant. L'histoire en gros: un agent secret (certainement du MI 5 britannique), est enlevé et séquestré dans un village idyllique, ou tout le monde porte un numéro. En l'occurence, l'agent prisonnier est affublé du "numéro 6". Un seul problème, dès que l'on souhaite quitter "le village", on est immédiatement ramené dans sa piaule d'origine par une bulle maritime géante. Vous n'y comprenez rien, et c'est normal! Dans tous les épisodes de la série, le héros, interprété par Patrick Mac Goohan(héros d'une autre série des années 60, "Opération Danger"), tente une évasion qui avorte toujours, d'ou une impression kafakaienne et claustrophobe à la vision de la série.

Le feuilleton fit un carton outre Manche et pulvérisa les records d'audimat. Patrick Mac Goohan prit tellement son role à coeur, qu'il devint scénariste, producteur et réalisateur du feilleton. De fait, plus la série évolue, plus elle est barrée.

Evidemment, l'on attendait tous le dénouement de la série: qui faisait quoi, qui était qui, qui manipule quoi, et ou va-t-on. Et bien les spectateurs furent servis: on annonça à grands renforts de spots télévisés le dernier épisode intitulé "The Fall Out" ("Le Dénouement"). J'ai pu le visionner en DVD, car il n'a jamais été programmé à la télévision française (il avait été prévu pour... Mai 1968, quand l'ORTF fit grève pendant 1 mois et demi!). Et là ce fut la consternation!

Toute l'Angleterre était rivée devant son petit écran pour connaitre le fin mot de l'histoire, le dénouement tant attendu. Rien n' y transparut. Bien au contraire, c'est l'épisode le plus irrartionel de la série, avec un procès surréaliste dans lequel tous les protagonistes se moquent d'un tribunal ubuesque, ou éclate les happenings les plus impromptus, avec une cour composée d'hommes masqués, un juge délirant, un numéro 6 qui se place en observateur névrosé, des prévenus insolites et délibérément cintrés. Résultat, on n'apprend jamais qui est le numéro 1, mac guffin (prétexte) de la série. Un épisode totalement délirant, absolument incompréhensible et délibérément opaque.

Le scandale fut retentissant. Le public crut à un canular, et fut extremement déçu de ce "Fall Out" qui n'expliquait rien, mais rendait la série encore plus nébuleuse, donc mythique.
Mieux, les vrais fans étaient encore plus fans! "Le Prisonnier" est la seule abstraction télévisuelle jamais conçue.

Pour ceux que celà intéresse, le "Village" n'est pas un décor télévisé, il s'agit de Portmerion, situé au Pays de Galles, devenu culte depuis la diffusion de la série. L'architecture atypique, à l'italienne, constituait le décor idéal pour "Le Prisonnier". On peut dorénavant y louer sa chambre, porter un numéro, participer au jeux d'échec géant, s'affubler des attributs vestimentaires des protagonistes de la série, bref "jouer" au "prisonnier"

On a meme créé un club mondial du "Prisonnier", le "6 for 6"... dont le président est Patrick Mac Goohan lui meme, héros de la série.

On a beaucoup glosé sur la signification réelle de la série: certains y ont vu une vision prémonitoire d'un monde globalisé, mondialisé, en bref "Le Prisonnier" serait une métaphore cauchemardesque d'une société uniforme, sous surveillance constante, ou toute tentative de s'en libérer constituerait l'infraction absolue. Avec le recul, l'idée n'est pas franchement idiote, et est meme corroborée par une vision nouvelle de la série. En tout état de cause, un série ne devient pas culte par hasard: inconsciemment, c'est le fond qui a créé la forme pour faire accéder l'allégorie du "Prisonnier" au rang de mythe.

"Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre!", était le leitmotiv de l'agent emprisonné. Pas mal vu, non? Prenons en de la graine, ça me parait urgent aujourd'hui.

Vous voulez un aperçu: EXTRAIT!

BRIGITTE FONTAINE A L'OLYMPIA




Rien d'extraordinaire, allez vous me répondre.

Sauf que cette soirée risque bien de devenir légendaire et carrément barrée. Participeront aux festivités, d'autres Kékés, style Areski Belkacem (compagnon de Brigitte), Jacques Higelin, collaborateur et intime de l'artiste dans les années 70, Arthur H. (fils d'Higelin), Anais, Maya Barsoni, Jacno le désaxé des années 80, et... Christophe l'autiste noctambule, qui sort rarement de sa tannière.

Vous imaginez l'association de tout ce beau monde: au moins on aura l'impression que le titre d'artiste déjanté n'est pas une illusion grace à cette collégialité aussi inopinée qu'atypique.

A mon avis, ça risque d'etre grandiose.

Bonjour chez vous!

I GRIEVE





Le titre le plus surprenant de l'album "Up" capturé live dans le Larry King Week End sur CNN.

Peter Gabriel et son gang interprètent le très émouvant "I Grieve", dont les paroles laissent perplexes, voire pantois.

En effet, il y est question de mort et de désolation (images du 11 septembre à l'appui), dans une incroyable impression de sérénité. Le tempo festif de la fin de la chanson, ne fait qu'accentuer le sentiment étrange que dégage le titre, vu le sujet évoqué, en l'occurence, la mort!

Sur le plan technique et musical, c'est littérallement impressionant: le wall of sound mythique de gabriel est parfaitement en place, la voix du Maitre se ballade allègrement sur la texture sonore, et les musciens, Tony Levin en tete, écrasent tout sur leur passage.

Un des titres les plus mélodieux de l'archange de Bath, ce qui n'est pas peu dire!

"I GRIEVE" de Peter GABRIEL en 2002.

CHIRAC SOUTIENT SARKOZY




Le discours de soutien du Président de la République à son ministre de l'intérieur parricide, enfin décrypté

vendredi 30 mars 2007

La Phrase du Jour 48


"La femme a peur de l'avenir. L'homme redoute le présent".


Jacques BREL

ARNO: HABILE REMIX




Fin des années 1990, Arno Hintjens, le Belge fou nous proposait une nouvelle reprise à sa manière.

Coutumier de la chose, les remix d'Arno sont toujours fabuleux, et il nous propose ici une bizarrerie que lui seul pouvait imaginer, une compilation du titre de Dutronc, "La Fille du Père Noel, scindée avec "Jean Genie" de David Bowie.

On se rémémore ses reprises: "Les Filles du Bord de Mer" (Adamo!), "Knowing me Knowing you" (Abba!), "Little Red Rooster" (Roling Stones), "Le Sud" (Nino Ferrer), "Sarah (Reggianni), "Ostende" (Caussimon)... bref, un spécialiste du genre.

Pour dire vrai, les rythmiques des 2 morceaux sont identiques. Associé avec Beverly Jo Scott, le roi Arno nous propse un clip ahurissant parfaitement adapté à l'imaginaire décidément fécond de l'artiste belge.

"JEAN BALTHAZAR" de ARNO et BEVERLY JO SCOTT.

jeudi 29 mars 2007

THE ROCKY HORROR PICTURE SHOW



TEXTE A VENIR!

La Phrase du Jour 47


"Limiter ou empêcher la diffusion d'idées ou des suggestion qui pourraient provoquer une réaction dangereuse ou malsaine parmi ceux qui manquent de maturité, de culture ou de responsabilité, prétendre que ces idées n'existent pas et refuser de les voir honnêtement abordées à l'écran, c'est traiter les gens comme des enfants et les empêcher d'attendre l'âge adulte."


Fritz LANG

SECRET WORLD



En 2002, suite à la sortie de son album "Up", Peter Gabriel est ses amis reprenaient la route, pour voir simplement s'il aurait autant de succès qu'en 1993, date de sa dernière tournée, "The Secret World Tour".

Pratiquement sans promo, les salles furent remplies, et ça vallait vraiment le détour. Le bouche à oreilles avait été visiblement très contagieux.
D'ailleurs, Peter s'arreta un soir de mai 2003 à Lyon, pour retrouver le public de la capitale des Gaules. Bien évidemment, j'en étais et ne m'en suis pas encore remis.

C'est bien simple, le "Growing Up Tour" est de loin le show le plus élaboré de l'artiste. A ses cotés, le redoutable Tony Levin (meilleur bassiste du monde?),David Rhodes, guitariste à la précision de sniper, Richard Evans, poly instrumentiste affirmé, Ged Lynch, percussionniste surdoué, Rachel Z., et son clavier magique, et Melanie Gabriel, aux backing vocals, fille de qui vous savez.

Un spectacle extraordinairement efficace, et impressionnant de virtuosité. Sur ce titre, la session rythmique est tout simplement pharamineuse. A tomber de son siège, surtout dans la dernière partie du titre.

Le soir, en quittant la salle, nous avions tous le regard partculièrement lumineux: l'émotion ou la magie du spectacle? Surement les deux!

Huussshhhh! Listen!

"SECRET WORLD" de Peter GABRIEL en 2003.

PULP FICTION




Palme d'Or à Cannes en 1994, le président du jury était Clint Eastwood. La soirée fut agitée, car une partie du public coincé de la Croisette hua Tarentino lorsqu'il se fit remettre son trophée des mains du grand Clint. Quentin leur lança un index levé explicite et vengeur afin de leur signifier son avis sur leur tollé snobinard.

Il faut dire qu'une certaine partie de l'assistance n'avait pas du tout apprécié le montage alterné de Quentin, son dédain décalé de la violence, certaines scènes particulièrement salées aussi... On se remémore certaines: la "piqure" dans le coeur pour réanimer la cocainomane overdosée, la sodomie de Marcellus Wallace, les éxécutions tous azimuts en toute sérénité, une violence inhabituelle au propre comme au figuré... En fait, plein de morts, tout en déconnant.

Il parait que le mot "fuck" est prononcé 257 fois. Dire qu'il y a des gens assez cons pour faire ce genre de décompte en regardant un film.

2H30 jubilatoires, il faut bien le reconnaitre. Comme il faut se mettre dans la tete aussi, qu'il y a un avant et un après "Pulp Fiction". On ne peut plus réaliser un polar de la meme manière depuis. Les guignols de "Pulp" sont surement plus près de la réalité que le "Samourai" de Melville. Après tout, le boulot d'un tueur doit etre aussi routinier que celui d'un VRP. D'ailleurs observez bien, ils sont fringués de façon identique: costards noirs, chemise blanche, cravatte...

Et cette vulgarité classieuse: les meilleurs restaurants, les meilleurs vins, la meilleure dope, les plus belles femmes... tueurs et hommes d'affaires, beaucoup de points communs.

Quand Coppola avait réalisé ses "Parrains", il avait expliqué que la Mafia n'était ni plus ni moins qu'une représentation de l'Amérique, de la libre entreprise et des lois du marché. Quoi de plus vrai: quand un concurrent nous gene, on le dégomme. C'est vrai dans le business officiel, comme dans le trafic de drogue...

Treve de philo: "Pulp" est jubilatoire, délirant et renversant. On a évoqué le montage foutraque du film. Revenons à la distribution: Samuel L. Jackson en tueur mystique, Travolta en tueur autiste, Bruce Willis en boxeur qui ne veut pas se coucher, Umma Thurmann en cocainomane, Tim Roth et Amanda Plummer en loosers pathétiques, Ving Rhames en chef de gang sodomisé, Harvey Keitel en conseiller spécialisé, Maria de Medeiros en épouse inquiète, Rosanna Arquette en junkie foldingue, Christopher Walken en distributeur de "montre", etc... une galerie de déjantés absolus.

La musique, une sorte de compil de morceaux des early sixties et seventies de série Z. Et ça fonctionne vraiment bien.

Depuis cette palme d'or, Tarentino n'a plus rien fait de bien. C'est dommage, ça n'était que son deuxième film.

TEASING!

GAMES WITHOUT FRONTIERS




Certainement le succès le plus atypique qu'on puisse imaginer.

En 1980, parait "Games Without Frontiers", premier single de l'album numéro III à paraitre de Peter Gabriel en solo.

On savait par les mots de l'artiste que l'intégralité de l'album serait joué "sans cuivres ni cymballes". A priori, dit comme cela, on avait du mal à imaginer le résultat final. Et bien, le titre illustrait parfaitement cette philosophie nouvelle de l'artiste.

Toute le morceau a été élaboré à partir de l'ossature rythmique un tantinet originale, il faut bien le reconnaitre.

De là, Gabriel a scindé tous ses bruitages, confectionnés à partir de bris d'objets usuels divers: bouteilles de lait, écrans de téléviseurs, ou autres bizarreries pulvérisées par l'artiste, et ensuite enregistrés et sauvegardés dans des ordinateurs, afin de décliner des gammes sur les sons ainsi capturés. Bref, l'invention du sampler, ni plus ni moins. Cette trouvaille sonore avait germé dans l'esprit de John Lennon, qui enregistrait déjà en boucle avec des bandes magnétiques ("A Day in the Life").

"Games..", morceau avant-gardiste fut pourtant un sucès mondial, de par l'interprétation de Peter Gabriel, son originalité propre, et aussi par les chuchotements de Kate Bush.

Comme quoi, l'on peut concilier avant-garde et succès populaire, sans sacrifier l'audace et en évitant de niveler par le bas par des chansons prévisibles. A bon entendeur, artistes putassiers, raccoleurs et sans courage artistique!


"GAMES WITHOUT FRONTIERS" de Peter GABRIEL en 1980.

SPACE ODDITY




C'était l'époque bénie, ou David Jones dit "Bowie" débutait une carrière pionnière. Fortement imprégné du trip psychédélique de "2001, l'Odyssée de l'Espace" de Stanley Kubrick, Bowie nous assénait ce titre hommage (on était alors en plein culte spatial à la fin des années 60). Les multiples drogues hallucinogènes du moment permettaient alors au pékin moyen de s'épargner un vol spatial onéreux pour se retrouver illico dans les étoiles.

Ecoutez cette merveilleuse mélodie, par moment purement héroique.

"This is Grand Control to Major Tom, la la la la la....".

C'est à cette époque que Bowie était vraiment grand.

"SPACE ODDITY" de David BOWIE en 1970.

SWEET JANE





Reprendre un titre culte est fort courant. Réussir à le sublimer, est une science quasiment homéopathique.

La plupart des reprises s'avèrent etre des erszatz nébuleux dépourvus de la substance d'origine qui rendait justement le titre "culte".

Or, The Cowboy Junkies, en 1988 se sont fendus de reprendre le mythique "Sweet Jane" au thème si minimaliste, composé par Lou Reed pour le Velvet Underground, rien de moins. Que ne fut ma surprise de constater que la version des garçons vachers overdosés est PRESQUE meilleure que l'originale, déjà par la rythmique plus sensuelle, et la voix magique de la chanteuse du groupe. Vous ne me croyez pas, lecteurs sceptiques?

Alors constatez derechef, incrédules que vous etes! Ecoutez vite, c'est GRANDIOSE!


"SWEET JANE" des COWBOY JUNKIES en 1988.

POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS


C'était en 1963, le cinéma d'une manière générale se portait très mal, surtout aux USA ou la télévision avait envahi la majorité des foyers américains. Le western, embleme hégémonique de la culture US était en berne. John Ford achevait sa carrière avec des oeuvres crépusculaires, pessimistes, et désabusées, qui n'avaient plus la cote auprès du public.

En Italie aussi, le cinéma était morose. La spécialité transalpine, c'était le péplum, cinoche de série B consacré à des mythologies ringardissimes, style Maciste ou autres bodybuildés classés Z. Un dénommé Sergio léone avait d'ailleurs officié dans le registre: "Sodome et Gommorre", "Le Colosse de Rhodes", avec un succès relatif. Mais Sergio était un admirateur de John Ford, et souhaitait à son retour, réaliser un western. Il va s'inspirer d'un film japonnais "Yojimbo", pour élaborer un scénario transposé dans le sud ouest américain. Il souhaiterait Steve Mac Queen, pour le role principal. Trop cher! Il se rabat sur James Coburn, dont il a admiré la prestation dans "Les Sept Mercenaires". Trop cher aussi! Il pense alors à un acteur de seconde zone qu'il a entrevu dans "Tarentula", et surtout "Rawhide", série tv à rallonge qui a donné une relative notoriété à l'acteur nommé Clint Eastwood. Sergio léone explicitera son choix en ces termes: "J'aimais bien sa démarche de long héron fatigué".

Eastwood ne connait rien de l'Europe. Il accepte la proposition de Léone pour découvrir le vieux continent, notamment l'Espagne et l'Italie ou sera tourné le film.
Avant de partir pour Rome, il dégotte un poncho et un vieux cigarillo. Etrange, car Eastwood ne fume pas et est malade à crever dès qu'il machouille un cigare. Sans le savoir, il se confectionnait inconsciemment la panoplie d'un mythe à venir.

Le tournage se fait avec très peu de moyens, en très peu de temps, et Eastwood range ses pénates et retourne illico aux states quand son travail est terminé. C'est alors que quelques mois plus tard, l'acteur américain apprend par la presse qu'un ovni cinématographique, qui a fait un malheur en Europe, va etre distribué aux USA. Son titre, "Pour une Poignée de Dollars". Il apprend incidemment qu'il fait partie de la distribution et que le film fait maintenant un carnage aux USA, Eastwood se souvenant à peine du tournage.

Eastwood avait accepté l'offre de Léone en dillettante et voilà que le film est un blockbuster, et révolutionne le genre. De fait, Eastwood est bluffé par la mise en scène léonienne. Plans larges hyper stylisés, travail parcimonieux des cadrages, surabondance du grand angulaire, utilisation baroque de la couleur, musique surabondante, cruauté explicite, le film détonne dans la production ambiante. Il s'aperçoit aussi que Léone a pris un pseudo afin que le film soit crédible donc exportable, Bob Robertson. Gian Maria Volonte est devenu John Wells, seul Eastwood a conservé son véritable patronyme. Quand à Ennio Morricone, il débutait une carrière qui allait lui faire composer plus de 500 partitions cinématographiques.

Effectivement, cest le choc! La vérité apparaitra bien vite: le film est 100% italien, et la critique va se déchainer sur Léone: on lui reproche son immoralité, sa violence, sa cruauté, de démolir le mythe de l'ouest... mais qu'importe, le public lui en redemande. Et Eastwood est devenue une star mondiale, sans l'anticiper et sans vraiment le faire exprès.

En 1965, ce sera "Et pour Quelques Dollars de Plus" fausse suite du film précédent, toujours avec Eastwood, Volonte et cette fois, Lee Van Cleef, qui en rapportera encore plus... des dollars. Puis en 1967, "Le Bon, la Brute et le Truand", toujours avec Eastwood, Van Cleef et Eli Walach qui cloturera la fausse "trilogie". La carrière de Léone était lancée (il mourra en 1989), celle d'Eastwood n'est toujours pas terminée.

Un jour, Léone avait déclaré à un journaliste: "Je crois que John Ford a commencé à construire une rue, et moi je l'ai terminée". Il est un fait que depuis Sergio Léone, le western n'en finit plus de mourir.

Extrait de "POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS", réalisé par sergio LEONE en 1963.

mercredi 28 mars 2007

VOILA VOILA



Un autre titre culte de Rachid Taha, "Voilà Voilà", hymne anti frontiste paru en 1993.

Le succès en France fut tout à fait relatif. Taha nous assénait ce titre qui tue pour protester contre un accès de fièvre FN qui avait gagné notre beau pays au début des années 90. Il semble malheureusement que la fièvre ne soit pas encore tombée aujourd'hui.

Des dj britanniques eurent en main la matrice de Rachid, et le titre fut un hit sur les terres d'Albion la perfide et cartonna sur les dance floors.

Grace à son single survolté, Rachid Taha est devenu une véritable star chez nos "amis" d'Outre Manche. Ce qui lui a permis d'y rencontrer les plus grands: Steve Hillage, Mick Jones, Peter Gabriel ou Robert Plant.

Nul n'est prophète...

"VOILA VOILA" de Rachid TAHA, paru en 1993.

La Phrase du Jour 46


"On dit que le ridicule tue. Est-ce vrai ? Pas du tout! Regardez autour de vous, il n'y a que des gens bien portants".


Raymond DEVOS

BABOOSHKA



Ah oui Kate, fais de moi ta chose. Je serai ta serpillère, ton essuie plats, ton gant de toilette, ta serviette hygiénique... Je te lècherai tes talons aiguilles, tu m'humilieras, et tu me piétineras car je veux etre ta chose, ton immonde chose si détestable, si méprisable... je veux lécher tes chaussettes, et tes cotons tiges...

Ah oui Kate, continue à me mépriser. Je travaillerai pour toi gratuitement toute la vie, je garderai tes enfants, je te servirai de paillasson, je te lirai la biographie de Nicolas Sarkozy, je donnerai à manger à tes canaris, je toiletterai ton caniche, j'accepterai de dormir dans le local à poubelles...

Ah oui Kate, fais de moi ta chose...


"BABOOSHKA" de Kate BUSH en 1980.

La Phrase Stupide du Jour


"La victoire est proche".

Phrase prononcée par Adolf Hitler à une aide-soignante de la chancellerie du Reich prénommée Doris, le 20 avril 1945, soit 10 jours avant le suicide du fuhrer, et 12 avant la capitulation devant l'Armée Rouge soviétique.

OLDIE BUT GOLDIE



"La Fiancée de Frankenstein" est une pure merveille cinématographique. Réalisé en 1935 par James Whale, ce film est une splendeur absolue tant au niveau stylistique que scénaristique.

C'était les années 1930 et ça ne rigolait plus. Après l'effondrement de l'économie cent pour cent libérale (tiens), les USA sont à genoux. Quarante pour cent de chomeurs dans certains endroits, et ceux qui ont la chance d'avoir un job sont exploités d'une manière similaire aux usages de l'esclavagisme (relisez Steinbeck). Pour les autres, les affaires courantes: famine, violence, humiliations quotidiennes... Le gangstérisme atteint des sommets: c'est l'époque de Baby Face Nelson, John Dillinger, Bonnie and Clyde. Franklin D. Roosevelt crée une révoluton avec Keynes en instaurant l'interventionnisme étatique dans l'économie de marché, qui avait montré ses ultimes limites (ah bon?). C'est plus vraiment la fete, exit les "années folles". Meme Al Capone installe une "soupe populaire" à Chicago. Et pour ceux qui ont encore un peu d'argent et qui vont au cinéma, il est urgent de leur changer les idées. Dès lors va se développer le style RKO et ses nombreuses déclinaisons filmiques. Nous sommes dans des années de crise majeure, donc il faut dépayser les spectateurs par le fantastique et l'épouvante.

En 1931, sortent simultanément le "Dracula" de Tod Browning, et la première des versions du "Frankenstein" de James Whale. Carton plein pour les deux réalisations, un rien emphatiques. Le point commun: les deux films retracent des histoires se déroulant en Europe centrale, d'ou dépaysement. Et on met en avant la crainte suscitée par le régime stalinien, en affublant les cruels protagonnistes d'accents éminemment "slaves". D'ou utilité politique en sus ! A cette époque, du fait de la crise de 1929, les partis communistes américains avaient le vent en poupe pour les raisons évoquées ultérieurement, et Hollywood machine à propagande redoutable se devait d'intervenir idéologiquement (un autre film, "Les Chasses du Comte Zaroff" en 1932, en est un parfait exemple. Observez le patronyme du méchant comte...).

La série horrifique eut un succès foudroyant, et le public en redemendait encore: 1932, c'est "Freaks", interdit par la censure US (le film met en scène de véritables monstres de foire). Le point culminant est atteint en 1933 avec "King Kong", de Cooper et Shoedszak. Le succès du gorille géant est colossal, des files s'organisent dans la rue pour voir le film, les femmes s'évanouissent devant le grand singe. Il faut riposter, donc on réalise des suites à "Dracula" et "Frankenstein". Ce sera donc "La Fiancée de Frankenstein" en 1935.

L'histoire: le monstre conçu par le Docteur Frankenstein a échappé à la mort dans le premier volet de la série (réalisé en 1931). Il retourne voir son créateur après avoir de nouveau échappé au lynchage de la part d'une foule qui n'aime pas trop les gens "différents", et lui demande de lui confectionner une "fiancée" sur mesure.

Merveilleuse métaphore sur la cruauté du monde de l'époque (de l'époque?), "Bride of Frankenstein" a marqué tous les cinéphiles. Cette version du roman de Mary Shelley est largement supérieure au premier opus horrifique. Le monstre y a encore gagné en humanité, et c'est de loin les gens dits "normaux" qui inspirent le plus la terreur.

Evidemment, c'est Boris Karloff qui incarne la créature maudite, et le maquillage confectionné par Jack Pierce est entré dans l'inconscient collectif du cinéma, voire de l'humanité. Quelques scènes ont véritablement marqué l'histoire du cinéma: la chasse au monstre par une population villageoise ivre de colère, les scènes de la créature déhanbulant dans le cimetière, la rencontre avec le violoniste aveugle, et enfin la présentation de la "fiancée".

Une dernière chose: Tim Burton a tout piqué à Whale pour sa scène du moulin à vent dans "Sleepy Hollow". Mais c'était pour la bonne cause, rendre hommage à James Whale!

"BRIDE OF FRANKENSTEIN" réalisé par James WHALE, en 1935.

La Phrase du Jour 45


"Il n'y a pas de vérités, pas de mensonges. Tout est une histoire d'opinions".


Extrait de "L'Armée des 12 Singes", de Terry GILLIAM en 1995.

TELE REALITE!




SANS COMMENTAIRES!

mardi 27 mars 2007

SLEEPY HOLLOW



Tim Burton est né en 1958 (ma foi, un bon cru) et devient célèbre en 1985 avec "Pee Wee Big Adventures" en 1985. Issu des studios Disney ou il n'a pas souhaité faire de vieux os, Burton se spécialise dans le fantastique second degré. Il réalise un chef d'oeuvre d'humour carrément irrésistible avec "Beetle Juice" en 1988.

Devenu bankable, on lui confie la réalisation de "Batman" en 1989, ou tout le monde n'y retrouve pas forcément ses petits: le vrai héros n'est plus Batmou, mais le Joker interprété par un Jack Nicholson surréaliste. On sait que Nicholson a pratiquement improvisé toutes ses interventions désopilantes (la danse dans le musée d'art moderne), accentuant le coté décalé de la mise en scène. Mikael Keaton, le "Batman" se retrouve donc relégué au second plan, le spectateur n'attendant plus que les apparitions du Joker, ainsi le film perdant tout de son habituel coté "super héros invulnérable" propre aux mises en scènes de ce type. Les fans intégristes de l'homme chauve-souris se sentirent donc trahis. Prince et Danny Elfmann assuraient l'accompagnement musical.

En 1990, c'est "Edward aux Mains d'Argent", et que l'hypocrite qu n'a pas versé sa larme à la vision de ce petit chef d'oeuvre me jette la première pierre. Starring: Johnny Depp, Vincent Price et Winona Ryder ex fiancée de Depp.

Puis, c'est "Batman, ou le Défi" en 1992, film crépusculaire, délibérément noir et pessimiste. Nicholson est remplacé par Danny de Vito, dans le role du Pingouin maléfique. L'autre méchant, c'est Christopher Walken, coutumier de ce genre de role.

1994, Burton réalise une animation d'anthologie avec "L'Etrange Noel de Mister Jack", merveille stylistique très gothique.

En 1995, c'est "Ed Wood", tourné en noir et blanc, histoire authentique du pire réalisateur de tous les temps, titre détenu officiellement par l'interessé, (mort en 1978 d'alcoolisme). Un film qui prend aux tripes, et bouleversant par instants. Starring: Depp une nouvelle fois, Martin Landau (dans le role de Bela Lugosi), Bill Murray, Jeffrey Jones et Lisa Marie...

Là, une évidence s'impose: Burton ne réalise des sujets que sur des mal aimés, des bannis, des proscrits de l'american way of life. Burton est un terroriste du genre classique etatsunien, c'est un démolisseur de mythes, un anarchiste intégré dans Hollywood. Mais les films marchent bien!

En 1997, c'est l'irresistible "Mars Attacks" déboulonnage jouissif du cinéma balourd style "Independance Day". La charge est atomique. Nicholson interprète le président des States (inoubliable), et il fait jouer à contre courant tout un ensemble de stars hollywoodiennes: Pierce Brosnan en savant ringard, Annette Being en allumée New Age, Rod Steiger en général paranoiaque... La charge est brutale mais désopilante! Une scène d'anthologie parmi tant d'autres, l'incursion de la Martienne (Lisa Marie) à la Maison Blanche, surréaliste mais néanmoins d'une féérie incontestable.

Et l'on arrive à "Sleepy Hollow" en 1999, film très fin de siècle, qui véhicule les névroses de nos contemporains (l'histoire de "Sleepy... se déroule en 1799, une autre "fin de siècle"). L'histoire est inspirée d'un conte d'Halloween. Télérama avait intitulé l'article consacré au film "Epatante épouvante".

Le film est le plus travaillé sur le plan stylistique. La photographie est d'une beauté époustouflante. La distribution, le must: Johnny Depp, Michael Gambon, Christina Ricci, Miranda Richardson, Christopher Walken... L'histoire: un suspense néo gothique dans la Nouvelle Amsterdam, comté du nord de New York, ou un cavalier sans tete décapite les notables d'un village maudit.

Depp a pris son role de détective à rebrousse poils, incarnant son role d'une manière volontairement outrancière, à la façon des productions RKO des années 30. Le résultat est prodigieux, accentuant l'interet du film. Cependant, certaines séquences sont véritablement impressionnantes, l'intrigue passionnante de bout en bout, et le final des plus surprenants.

Le film avait été produit par Francis Ford Coppola: rien que du beau monde, en somme.

Inutile de préciser qu'il fit un carton dans le monde entier.

Allez, TEASING avec en bonus, une interview de Tim BURTON en personne (et pleins d'extaits en plus, petits veinards!).

La Phrase du Jour 44


"Il était une fois trois petits garçons nommés John, George et Paul, de leur nom de baptême. Ils décidèrent de se mettre ensemble parce qu’ils étaient du genre à se mettre ensemble. Quand ils furent ensemble, ils se demandèrent pour quoi faire, après tout. Alors il leur poussa tout-à-coup des guitares et ils formèrent du bruit. Au début, cela n’intéressait personne."

John LENNON

ZODIAC




Dans la série, c'est du lourd qui arrive, bientot "Zodiac" de David Fincher.

"Zodiac" nous narre la véritable "saga" meurtrière de "The Zodiac", tueur en série durant les années 60, qui terrorisa San Francisco. Tuant ses victimes sur un mode opératoire que je me garderai bien de vous révéler, l'assassin n'a jamais été arrété, c'est ce qui en fait son inquiétante spécificité. Il rendait pourtant compte de ses exploits de façon permanente aux journaux locaux, et particulièrement au San Francisco Chronicle, par écrits voire messages vocaux. On ne sait donc, s'il est toujours vivant ou pas!

Et c'est Fincher qui s'est mis à la réalisation! On se remémore les précédents opus de David?

"Alien 3" dont il détesta le tournage (1994). Pourtant, cette suite est certainement la plus réussie de la série. Puis, le traumatisant "Seven" en 1995, avec Brad Pitt, Morgan Freeman, Gwineth Pathrow, et évidemment Kevin Spacey. On n'oubliera pas cette descente aux enfers basée sur les 7 péchés capitaux, et le générique d'ouverture qui a révolutionné le genre.

Puis c'est le très étrange "The Game" (1998), handicapé par la présence de Michael Douglas dans le casting.

Ensuite, c'est encore le choc avec "Fight Club" (1999) et les tourments schizophrènes d'Edward Norton. Film taxé de néo nazi par ceux qui ont la vue basse, ou l'esprit très mal tourné, "Fight Club" n'a pas eu la carrière qu'il méritait. Et pourtant, l'histoire (absolumment perverse) et la mise en scène vallent mieux qu'un détour distrait. Sans oublier la scène d'intro, et sa présentation du "héros", par une voix off impressionnante, et un texte au diapason. Du vitriol! Et puis, la séquence de cloture, et le dynamitage des "Twin Towers", 2 ans avant ce que vous savez, fallait oser l'anticiper. Brad Pitt et Helena Bonham Carter étaient aussi de la fete.


En 2002, "Panic Room" déçoit. Le film est bien foutu, mais le scénario est un fil trop mince. On préfère largement Fincher quand il s'appuie sur du béton. Et ce sera le cas avec "Zodiac" qui sort sous peu en France. Préparez vous à pétocher, car David Fincher est un maitre du genre.

Avec: Jake Gyllenhaad ("Broke Back Mountain"), Robert Downey Junior, Anthony Edwards, et Mark Buffalo.


TEASING NOW!

ZAPPING!




L'actualité politique et du show biz vue par...

TENDANCES SEXUELLES


Décidément, on n'arrete pas le progrès meme en matière de sociologie sexuelle.

Ecoutant la radio tout en vaquant à mes obligattions professionnelles, j'apprenais qu'après les hétérosexuels, les homosexuels, les bisexuels, les touristes sexuels, existait une autre catégorie jusqu'alors ignorée dans le registre: les "ECOSEXUELS".

Je tendis subrepticement l'oreille afin de parfaire mes connaissances dans le domaine: j'appris incidemment que cette population pratique une sexualité "écologique". Je pensais naivement que cette pratique était pourtant largement usuelle à part dans les environs immédiats de Tchernobyl. J'ignorais que des gens pratiquait le sport le plus courant du monde sous des puits de pétrole en feu, ou dans les tunnels autoroutiers. Treve de plaisanteries douteuses.

Un "ECOSEXUEL" est un individu qui se soucie de l'environnement, et qui souhaite rencontrer une ame soeur ayant les memes préoccupations écolos. On imagine aisément le type d'annonce (ces personnes se rencontrent principallement par le biais d'Internet) qui vont dorénavant fleurir un peu de partout:

"Jeune femme (ou jeune homme), pratiquant la sexualité alternative (laquelle?), souhaite rencontrer personne désireuse de fonder un foyer dans le Larzac. Exigences requises: ne fume pas, ne bois pas, bouffe bio, est végétarien, voire végétallien. Evidemment, épilation s'abstenir! N'utilisant que des présevatifs recyclables, et pratiquant la sexualité de groupe pour ne pas gaspiller l'énergie, il devra etre capable d'alimenter les besoins énergétiques du foyer par des solutions écologiques. En cas de grossesse, l'accouchement à la préhistorique s'impose de lui meme. En cas de naissance, l'enfant ne devra consommer que du lait pur chèvre, non pasteurisé. L'animal fournissant le précieux breuvage devra avoir été élevé selon les règles stricte de l'agriculture labellisée AB, et ne pas avoir subi de piqures aux hormones ni avoir ingurgité de farines animales, ou autres végétations blindées de pesticides. Jeune femme (ou jeune homme) possédant un 4X4, passez votre chemin! Si vous n'utilisez pas les transports en commun, et que vous conduisez un diesel exit! Si vous aimez la nature, les animaux (de quelle façon?) nous sommes peut etre faits pour nous rencontrer...".

Déjà que ça n'est pas simple en temps normal, quelques choses me dit que les "ECOSEXUELS" (de nouveaux intégristes?) n'ont pas fini de se fendre la gueule avant de concrétiser leur idylle pastorale.

Il parait que Jeanne d'Arc entendait des voix. En ce qui me concerne, j'ai rarement entendu autant de conneries que depuis quelques temps!

La Phrase du Jour 43


"Si, sur une autre planète, nous rencontrions deux espèces qui partagent les mêmes gènes à 98%, nous penserions qu’elles ont probablement les mêmes capacités mentales. Sur terre, nous considérons que les uns - les hommes - ont des capacités éblouissantes et que les autres - les singes - sont des primates ignorants. Ceci est un exemple de notre arrogance, pas de notre intelligence".


Peter GABRIEL, dans un article du journal Le Monde, en 2002, à propos des bonobos.

lundi 26 mars 2007

HEY JUDE



"Hey Jude" constitue l'exemple absolu et définif du génie des 4 de Liverpool, et surtout de la complémentarité du binome Lennon/Mc Cartney.

Un petit peu d'histoire... C'est une époque bénie et maudite pour les Beatles. Epoque bénie: les Beatles sont à leur apogée artistique. Maudite: les réalités financières et les problèmes existentiels vont les submerger.

1968. Brian Epstein, manager du groupe est mort depuis 1967. Celui qui a lancé le phénomène majeur du vingtième siècle de la chanson baptisée "pop", leur a laissé un sacré héritage. Un empire financier d'une dimension telle que nos 4 lascars se trouvèrent fort marris lorsqu'il fut question de le gérer. Tout partit en vrille à ce moment là. Les Beatles créent alors leur label, Apple. Bonne idée! Apple devient aussi un lieu mythique ou tout le monde pourra venir s'exprimer... et les pique assiette aussi. Conséquence inéluctable, nos 4 surdoués se retrouvent dans une situation financière périllleuse, la gestion inexistante du label (dont le patronyme fut repiqué par la société informatique du meme nom) les menant au bord du gouffre.
Ils feront alors appel à Allen Klein, redoutable homme d'affaires et ex producteur (en disgrace) des Stones pour rétablir la situation. Las, le vers était dans la pomme!

Si klein est un financier hors pair, il n'a en rien la personnalité délicate d'un Brian Epstein qui savait jouer de toute sa psychologie pour éviter les confrontations d'égos. Rien n'y fit: un vent de révolte soufflait. John et Paul se bouffait la rate à cause de leurs compagnes respectives (Yoko et Linda), George voulait (à juste titre) etre pris en considération dans l'élaboration de certains titres. Ils sortent alors le "White Album", album complètement foutraque qui se veut une compilation des inspirations multiples des 4 gamins dans le vent (rock, variété, avant garde, blues...). Réussite totale, pourtant après un "Sergent Pepper" produit et réalisé de façon diamétralement inverse. Le double album blanc est une parfaite représentation des talents de chacun, avec des compositions sublimes de George, et les perles coutmières de John et Paul.

L'on extraira de l'album un titre, "Revolution", et sur l'autre face, "Hey Jude", qui de fait, ne figure sur aucun album officiel des Beatles. Vous imaginez un peu, sur le meme simple "Revolution" et "Hey Jude"... Vous vous rendez compte du niveau?

"Hey Jude" est le symbole absolu du génie beatlesien: une entrée mélodique doucereuse de Mc Cartney (le petit Mozart des Beatles), très variétoche, mais imparable sur le plan harmonique, puis le break impromptu qui fait mal et qui tue, l'explosion tribale et tripale d'un thème lennonien qui tourne en boucle. Avec accessoirement un fond sonore qui donne une dimension mythique au titre. C'est bien le télescopage mélodique de Paul et les recherches de John qui ont créé la légende du groupe. Ils ont réussi à inventer ce qu'on appelle la "pop song parfaite" (dixit Kurt Cobain entre autres).

Une évidence s'impose, l'écoute attentive d'une chanson des Beatles débouche toujours sur une meme certitude: la note toujours parfaite, l'accord toujours à sa place, un timing imparable, et une impression d'"évidence" à l'écoute. L'harmonie absolue en somme.

La suite vous la connaissez, un album de légende enocre une fois, "Abbey Road" en 1969, et une BO dispensable "Let it Be" sorti en 1970, année de la disparition du quatuor mythique... qui faillit se reformer en 1974. Mais ça, c'est une autre histoire!


"HEY JUDE" des BEATLES en 1968.

KASHMIR REMIX



En 1995 contre toute attente, les deux anciens dinosaures du Led Zeppelin, Robert Plant et Jimmy Page se réacoquinent pour interpréter leurs vieux standards rock'n rolleux, dans un album intitulé "No Quarter".

Ils joignent à leur troupe d'élite un ensemble de violonnistes et percussionnnistes égyptiens, et un orchestre symphonique (éliminant les synthés trop fluides de la version originale) qui vont transcender leurs créations mythiques originelles.

Cette version de "Kashmir" en est la plus parfaite illustration, car démesurément plus belle que l'originale. Plant s'est toujours passionné pour la musique arabe, et sa carrière solo est largement inspirée par les rythmes orientaux. Réécoutez ses dernières productions pour vous en rendre compte par vous meme. En tout état de cause,les deux compères nous ont envoyé au ciel avec cette monstrueuse version de leur titre culte extrait de "Physical Graffitti" en 1975.

D'ailleurs Robert au regard triste n'en restera pas là, il doit collaborer incessamment avec Rachid Taha. Pas mal l'affiche! Ils ont d'ailleurs déjà réalisé un certain nombre de joutes scéniques et musicales ensemble.

Maintenant: éteignez vos loupiottes, allumez les bougies, faites cramer l'encens, faites chauffer les narguilés, éventuellement envoyez vous un joint, déroulez votre tapis, et envolez vous pour "Kashmir".
Aphrodisiaque en diable!


"KASHMIR" de Robert PLANT et Jimmy PAGE, enregistré live en 1995.

LE BLOG DE CHLOE




Découvrez le blog de Chloé: un véritable petit bijou d'innocence et de... à crever de rire!

BANDE ANNONCE



Toute ressemblance avec des personnalités du monde du spectacle ou de la télévision ne serait que le pur produit d'une coincidence tout à fait fortuite.

dimanche 25 mars 2007

La Phrase du Jour 42


"Le seul moyen de s'en sortir est de toujours mentir à sa femme et de toujours dire la vérité à sa maîtresse.»


Jack NICHOLSON

WEAPON OF CHOICE




Ca s'appelle un concept décalé de génie!

Faire évoluer le très placide Christopher Walken, grand méchant et névrosé chronique du cinéma devant l'éternel, est une idée absolument culte.

Le bidouilleur de sons et d'images fou qu'est Fat Boy Slim a encore réussi à nous bluffer dans cette vidéo survitaminée, ou le "cavalier sans tete" de "Sleepy Hollow" de Tim Burton, et héros malheureux de "Dead Zone" de Dadid Chronenberg, ou encore junkie mythique et magnifique du "Voyage au Bout de l'Enfer" de Michael Cimino, nous la fait perdre complètement, dans un "show" aussi imprévu que surprenant! Voir évoluer Christopher Walken en danseur foutraque dopé aux amphétes ou à la coke, est purement jouissif. Imprévisibles, l'acteur et le concepteur du clip: comme à l'accoutumée!

Il fallait simplement y penser!

"WEAPON OF CHOICE" de FAT BOY SLIM, featuring Christopher WALKEN en 2003.

Chapeau les artistes!

EN DIRECT DE BAGDAD



Document pris sur le vif en direct de Bagdad!

Un exclusivité de Mikael Kael.

La Phrase Culte du Jour (suite)


"Autrefois je m'intéressait au pourquoi des choses, maintenant je ne m'intéresse plus qu'au comment...".

Marlon BRANDO, dans "QUEIMADA", réalisé par Gillo PONTECORVO en 1969.

La Phrase du Jour 41


"J'ai échappé à l'armée en me faisant passer pour un psychonévrotique. Ils m'ont pris pour un fou. Quand j'ai rempli leur formulaire, à la rubrique «race», j'ai écrit «humaine». A la rubrique «couleur», j'ai écrit «variable»...".

Marlon BRANDO

NIGHT BOAT TO CAIRO



Madness apparut sur la scène anglaise à la fin des années 70. Bizarrement, par une succession d'imbécilités infondées, le groupe fut taxé arbitrairement d'excroissance douteuse du National Front britannique (je vous épargne la traduction).

En fait, les membres du groupe étaient tous blancs (à la différence des Specials), ce qui cautionnait l'idée d'un groupe de "nationaux" en opposition avec les formations métissées, et les xénophobes anglais ne s'étaient pas rendu compte que les braves gars de Madness tapaient dans la dérision ultime, justement en ce moquant de l'"identité britannique" des blaireaux locaux. Première erreur.

La deuxième, presque plus genante encore: il était de bon ton de présenter Madness comme un groupe parodique, constitué de bouffons déconneurs, en oubliant d'écouter un tant soit peu les mélodies savoureuses de la formation. Or, La dite formation était composée d'excellents musiciens, il ne faut pas l'oublier.

On ne peut pas passer à la trappe "One Step Beyond", "Our House" (fabuleuse petite chronique sur le british way of life), "Yesterday's Men " (véritable chef d'oeuvre mélodique), ou ce délirant "Night Boat to Cairo", à la mélopée volontairement désuète, mais imparable. De fait, Madness abandonna rapidement le Ska (qui était en fait la matrice du reggae dans les années 60), pour se consacrer à des compositions bien plus stylisées pop songs à l'anglaise. Il est vrai aussi, que leurs prestations délibérément outrancières, faisaient rapidement oublier le fond au bénéfice de la forme.

Il n'empeche, c'est avec "One Step Beyond" ou "Night Boat to Cairo" que Madness connut gloire et succès. Le clip de ce dernier titre est tellement kitsch, voire ridicule, qu'il taquine involontairement le sublime.

"NIGHT BOAT TO CAIRO", de MADNESS en 1981.

UNE PAGE DE PUBLICITE


Groland
envoyé par adele55



Une page de lubricité, pardon de publicité (il faut bien que je vive de ma plumme!).

La Phrase du Jour 40


"On ne m'otera pas de l'idée que, pendant la dernière Guerre Mondiale, de nombreux Juifs ont eu une attitude carrément hostile à l'égard du régime nazi."


Pierre DESPROGES.

THE CARPET CRAWLERS


Après Lou Reed et les Stones, Genesis à Lyon au mois de juin 2007. Il s'agit d'une reformation sporadique et furtive (Banks, Rutherford, Collins, mais pas Gabriel qui a des choses plus sérieuses à faire). Décidément, on est en plein revival sixties/seventies.

Genesis est né en 1967 sur les injonctions de Peter Gabriel et Tony Banks. Vous connaissez la suite, Peter se fait la malle en 1975 (à la grande surprise de tous), après avoir rendu son groupe célèbre grace à ses spectaculaires joutes scéniques et son sens inné de la mise en scène. Il entamera alors une carrière purement héroiquesur le plan musical et conceptuel.

C'est Phil Collins qui reprend les renes du groupe. Là on est servi! Bizarrement, grace à Collins, Genesis groupe Prog va devenir une usine à tubes, idéale pour la bande FM, bref le pire qui puisse arriver à une formation qui avait autrefois des "prétentions" artistiques. Les hits du Genesis post Gabriel, sont des pièces musicales sans aucune personnalité, et aphones au niveau tripal. Et d'aucuns de comparer la voix de Peter le Grand, à celle de Phil au museau de fouine! Les shows sont à l'avenant: impersonnels, avec un Collins diaphane et sans aucune aura malgré ses multiples pitreries de potache scénique. On rattrape l'indigence de la musique et de l'interprète, par des lights shows sophistiqués, mais au final tout aussi soporifiques que le groupe lui meme.

Las, la comparaison vocale entre Gabriel et Collins est impitoyable dans les faits, corroborée par cette version de "The Carpet Crawlers", issue de l'album "The Lamb Lies Down on Broadway" en 1974, habilement remixée en 1999.

Son interet, c'est justement de confonter les voix de Gabriel et de Collins, dans un meme titre: simple, Gabriel se promène de l'extreme grave, à l'aigu,en toute sérénité, tandis que Collins est incapable de dépasser le médium. Il "assure" sans génie. En bref, la voix de Gabriel est terriblement "émotionnelle", celle de Collins neutre et "synthétique", à l'image de son groupe pour cadres moyens dépressifs en mal de sensations.

Illustration: "THE CARPET CRAWLERS" de GENESIS (1974, remix 1999).

samedi 24 mars 2007

Carnets de Campagne (suite)


Ca y est Ségo a encore disjoncté: voilà qu'elle souhaiterait que tout français possède à la maison un drapeau tricolore pour le sortir le jour du 14 juillet.

Ou va-t-on? Depuis quelques semaines, c'est la compétition nationaliste.

Sarko a proposé la création d'un nébuleux "ministère de l'identité nationale" chassant sur les terres de Le Pen ou de De Villiers. C'était largement prévisible.

D'une socialiste, là ça l'est beaucoup moins. Rappelons au passage, que les partis de Ségo et Sarko se sont prononcés pour le "OUI" à la Constitution Europééenne en 2005, et que leurs thèses "patriotiques" véhiculent un parfum pour le moins nauséabond. Ou en est-on du discours européen ou tout se décide pourtant dans les faits les plus anodins de notre vie quotidienne?

Jaurès ou Blum doivent se retourner dans leurs tombes à l'écoute les propos de notre diva PS. "Un ouvrier français ne peut pas tirer sur un ouvrier allemand", avait écrit Jaurès juste avant de se faire assassiner par un "nationaliste" en 1914. Quelle mouche a donc piqué Ségo?

On voit bien que le PS tente de se réapproprier des idées nationales habituellement utisées ou instrumentalisées par la droite, voire l'extreme droite. Attention! Quand on essaie de piquer les idées du camp adverse, on se tire une balle dans le pied!

Un petit rappel au passage: il n'y a que dans les états totalitaires que l'on véhicule ce type d'idéologie. Des exemples: petit livre rouge de Mao, portrait de Staline ou d'Adolphe accrochés dans la salle à manger, nationalisme pompier des régimes franquistes ou mussoliniens. De beaux exemples, non?

En ce qui me concerne, jamais qui que soit ne m'obligera à afficher un drapeau quel qu'il soit chez moi, et encore moins à ma fenetre. Plutot que de nous asséner des propos idéologiques de cet ordre, pensez d'abord à un concept, de loin beaucoup plus interessant voire enthousiasmant, et dont on se sent plutot fier: LIBERTE EGALITE FRATERNITE... principes absolus et théoriques de la république française.

Mettez en avant ce type d'idée pas vraiment encore mise en application, qui craint beaucoup moins que celui de nationalité, aujourd'hui anachronique, et tellement dangereux. Le patriotisme véhicule une idée de protection de la patrie donc de la république; le nationalisme est une perversion du patriotisme. Vous connaissez l'histoire aussi bien que moi, bordel! On reparle de Salazar, Mussolini, Staline, Hitler, Hiro Hito, Milosevic... chantres célèbres des nationalismes stupides. On a vu ou ça a mené le monde ces idées absurdes et stériles: à la pauvreté, à la soumission, et pour finir à la guerre, toujours la guerre!

"Le nationalisme, c'est la vertu des brutes." C'est un aphorisme d'un très grand auteur anglais dont je ne me souviens plus du nom. Je ne sais plus lequel.. et puis après tout, je m'en fous!

La Phrase du Jour 39




"Le téléchargement sauvage est aussi désastreux que les 4X4 ou l'absence du tri des déchets".


Jacques ATTALI (conseiller personnel de François Mitterrand de 1981 à 1990, ex directeur de la BRED, écrivain, essayiste... surdoué absolu quoi!).

vendredi 23 mars 2007

TENDANCE


Il est courant d'entendre de la part des incultes chroniques: "c'est pas mal ton truc, mais ça date pas d'aujourd'hui". Très bien! Partant de ce constat, un titre sorti il y a trois jours est excellent, et celui d'hier matin encore meilleur. Doit on juger un disque sur son ancienneté ou sa qualité globale? Si aujourd'hui, on assiste à de multiples revivals, c'est peut etre que l'actualité musicale est plutot faiblarde, non? Et puis honnetement, Mozart, Beethoven, les Beatles, Ferré, ça se laisse encore écouter, non? D'ailleurs, si les vins nouveaux étaient si bons, ça fait longtemps que le Beaujolais serait considéré comme un nectar. Retenez cette phrase de Martin Scorsese: "Il n'y a pas de vieux films ou de films nouveaux. Il n' y a que de bons ou mauvais films".



Beaucoup de "muzak" envahit la société consumériste dans laquelle nous vivons, c'est meme overdosant. Au restaurant, dans les magasins, les ascenseurs, les aéroports, les toilettes ... bref, partout de la "musique". Cette inflation musicale et sonore m'apparait comme une nouvelle agression dans notre environnement immédiat.

Quel mépris! A mon sens, la musique ne doit pas etre un bruit de fond, on ne doit pas "l'entendre", on doit "l'écouter", ce qui implique un effort, une volonté délibérée, une démarche émotionnelle choisie, voire intellectuelle quelques fois. On ne doit pas subir, la musique, mais s'en délecter pour l'apprécier.

Aujourd'hui la musique se télécharge: en gros, on accumule une quantité infinie de titres que l'on veut posséder. Mais quid des références? Comment sait on d'ou vient le titre que l'on a pillé sur Internet? Et quid de la rémunération des auteurs? Si l'on "téléchargeait" le boulot que vous avez réalisé dans votre boite, et que quelqu'un d'autre utilise vos compétences. Quid de votre rémunération pour continuer d'exercer votre job, et en vivre? Ca serait le dernier de vos soucis?

C'est exactement pareil pour les artistes: continuons à les piller et ils ne pourront plus créer. On télécharge des films de la meme manière avec un constat affligeant: la qualité globale des films téléchargés est tellement lamentable, que tout le travail des techniciens qui ont contribué à l'élaboration de l'oeuvre cinématographique se trouve bousillé, donc dévalorisé.

En bref, c'est l'instauration d'une "médiocratie" généralisée et permissive. Il fut un temps ou les artistes élaboraient de superbes pochettes d'albums, la démarche artistique était globale. Tout était hyper travaillé. On va jeter tout ça? La musique ne deviendrait plus qu'un fluide dématérialisé que l'on fait couler comme l'eau de son robinet pour boire un coup, se désaltérer.

Que les maisons de disques qui ont pillé les mecs comme moi se remettent en question, c'est certain: il faut baisser le prix des supports, quels qu'ils soient. Mais il n'est pas acceptable que des gens qui bossent pour nous apporter du plaisir, dans une vie de plus en plus contraignante, soient relégués sur le bas coté pour des plaisirs égoistes qui peuvent à terme, nous amener au pire... la disparition progressive de toute forme de vraie culture.

Donc posons nous la bonne question;: doit on posséder 5000 titres sur son I Pod ou faire preuve de discernement, et soigneusement oblitérer ses choix?

En ce qui me concerne, la réponse est toute trouvée! Quitte à passer pour un ringard total!

START ME UP




Encore un vieux Stones!

Désolé, mais je suis trop heureux de les revoir pour la troisième fois! Je n'espère qu'une chose, que Keith Richards n'ait pas l'idée saugrenue d'aller chercher un album à colorier dans sa bibliothèque, ni ne tombe encore une fois d'un cocotier.

"Start me Up" est extrait de l'album "Tatoo You" qui réconcilia les fans et la critique avec le Jagger/Richards band.

Après le calamiteux "Emotional Rescue", l'album s'ouvrait sur ce single qui ouvrait les hostilités rock n rollesques du nouvel opus stonien.

Evidemment, le titre fut un carton mondial, très stylisé "Jumpin'Jack Flash" ou "Brown Sugar", riff richardien en attaque et un Jagger plus enragé qu'à l'accoutumée. Des paroles sans ambiguité, toute la fraicheur et la poésie lubrique des "Pierres qui Roulent" délibérément balancées dans la figure de l'auditeur, ont fait de "Start me Up" un hit incontournable des Stones.

Ce titre servira d'intro au show du 18 juin... du moins en principe. Les Stones ont un tel répertoire, que pour cette nouvelle tournée (la 158 ème!!!), ils sont capables de changer de répertoire pratiquement à chaque concert.

Ce nouveau succès amena les Stones dans une gigantesque tournée en 1982, qui passa par Lyon le 17 juin de la meme année... 25 ans presque jour pour jour. Le concert fut mémorable. Les dirigeables stoniens volaient au dessus de la ville des Lumières, il y avait une ambiance de fete dans la cité, annonçant le grand sabbat du soir. Le J. Geils Band de Peter Wolf avait fait office de première partie. Les Stones avaient attaqué avec un "Under my Thumb" maléfique et carrément explosif! On était tous étonné de voir ce survivant de toutes ces overdoses ou excès divers qu'était Richards dans une forme olympique.

Jagger était arrivé sur scène tel un diable monté sur ressorts, enveloppé dans un drapeau anglais, et s'était moqué du public car l'équipe d'Angleterre avait mis une volée à l'équipe de France (c'était la Coupe du Monde de football) l'après-midi meme ("vous chantez mieux que vous ne jouez au foot", dixit Mick Jagger)... Bref, on avait pris une grosse claque, une deuxième fois avec les Stones quelques heures après le match. Ce jour là, les Anglais étaient vraiment les maitres du monde... D'ailleurs il venait de gagner la Guerre des Malouines!

J'y étais allé avec ma "fiancée" de l'époque, elle était blonde, de grands yeux bleus en amande, de longs cheveux dorés et légèrement frisés, elle était belle comme le soleil un soir de juin, elle avait un corps de déesse (soupirs)... et j'avais du l'honorer pendant le concert... Ca nous rappelle une nouvelle fois quand on était jeunes et belles...

"START ME UP" extrait de "TATOO YOU", en 1981.

La Phrase du Jour 38


"Je voudrais etre comme l'escargot qui glisse sur la lame de rasoir tranchante, sans jamais s'ouvrir les entrailles...".



Marlon Brando (Colonnel Kurtz)dans "Apocalypse Now" de Francis Ford Coppola, 1979.

L'APPEL DU 18 JUIN



Oyez, oyez bonnes gens de la bonne Ville de Lyon! Croquantes et croquants, femmes de bonne et mauvaise vie, manantes et manants, fauchemen et bourgeouilles!

On me fait savoir que la bande à Mick le lippu au déhanchement torride, Keith le flibustier magnifique, et Ugly Charley, le placide batteur au flegme tout britannique, sera dans notre bonne vieille cité, en la batisse de Gerland, le soir du 18 juin 2007.

Hatez vous chers concitoyens d'honorer votre titre locatif pour la soirée sulfureuse qui s'annonce, car le rock'n roll circus arrive dans notre bourgade! Soyez prets à festoyer toute la nuit, à faire rippailles, à boire plus que de raison et à honorer vos gueuses!
Car quand les Stones sont dans la ville, la température monte... et les décibels aussi: Installation sonore équivalente à 100 000 chaines hifi de puissance moyenne, une scène de 60 mètres de haut, le plus grand écran vidéo du monde, et occasionnellemnt, le plus grand mythe du rock encore vivant, Mister Big Lips lui-meme!


"BROWN SUGAR" extrait de "STICKY FINGERS", 1971.

SUSPICIOUS MINDS



Cette chanson a une histoire et pas des moindres.

Fin des années 60, le King Elvis est à la ramasse. Dépassé de tous les cotés par la vogue rock, notamment anglaise, il s'aperçoit un jour qu'il est devenu un has been artistique.

Après avoir lachement abandonné le rock au tout début des années 60 pour se consacrer au sirop (musical) et aux navets (cinématographiques), Elvis s'apeçoit que les minettes ne mouillent plus pour son pelvis ("bassin" en anglais), mais pour Paul et John (des Beatles) ou Mick (des Stones). Il faut dire que c'est le colonel Parker qui a pris en main la carrière du King, et Parker est tout sauf rock'n roll. C'est un homme d'affaires avisé et le produit Elvis ramène des milliards en devises, surtout depuis qu'il ne fait plus de rock n roll.

En 1968, Elvis prend un coup de sang et retourne aux sources: il fait un show mémorable à la tv américaine reprenant tous ses standards, réapparaissant sur scène tout de cuir vétu, réussit son come back, et réalise un carton "revival". On lui compose sur mesure "Suspicious Minds" qui se classe directement numéro un au hit parade. Là Elvis the Pelvis, décide de reprendre la route du rock, menaçant Parker d'éviction. Las, Parker que l'on savait déjà escroc(il ne foutait jamais les pieds en Europe car menacé d'incarcération immédiate pour une quantité incalculable de délits commis, notamment aux Pays Bas), s'avère aussi un redoutable maitre chanteur. S'étant occupé de toute la gestion de la carrière du roi du rock, il le menace d'un procès retentissant pour rupture de contrat abusive qui mettrait le rocker sur la paille. Elvis obtempérera, laissera de nouveau tomber le rock, pour se produire dans des shows pour vieilles rombières milliardaires à Las Vegas. La suite, on la connait... Elvis mourra en 1977 suite à une crise cardiaque, bouffé par le cholestérol et le beurre de cacahuète, affalé sur son chiotte sur lequel il n'arrivait meme plus à s'asseoir, le jogging à la cheville. Ca tue le mythe!

A la fin des années 80, un groupe à la carrière météorique, "The Fine Young Cannibals" reprendra le titre légendaire (classé 91 eme meilleure chanson de tous les temps par Rolling Stone). Ce groupe anglais était constitué d'un ancien streap teaser (le chanteur) et d'un guitariste atypique qui avait un gimmick hallucinant, mais qui n'était pas du ressort d'un maniérisme effréné: en effet, le musicien handicapé suite à un accident de la route, s'exprimait comme son corps lui permettait. N'empeche, ça lui donne un sacré style. L'adaptation légèrement mise au gout du jour, est particulièrement réussie sur le plan rythmique, tout en préservant habilement le coté "roots" du standard néanmoins stylisé très sixties.

Inutile de préciser, que le groupe commit un deuxième single qui cartonna aussi ("She Drives me Crazy"), avant de disparaitre dans les méandres musicaux des années furtives et futiles de la décennie maudite.


"SUSPICIOUS MINDS" par THE FINE YOUNG CANNIBALS EN 1987.

La Phrase du Jour 37


"Accuser un type de meurtre au Vietnam, c'est comme si on dressait un PV pour excès de vitesse à un pilote de course aux 24 heures du Mans."


Martin Sheen (Capitaine Willard), dans "Apocalypse Now" de Francis Ford Coppola en 1979.

jeudi 22 mars 2007

La Phrase Culte du Jour (suite)


"keaton avait l'habitude de dire: je ne crois pas en Dieu, mais j'ai peur de lui. Moi, je crois en Dieu, mais j'ai peur de Keyser Soze".


Verbal Kint (toujours), extrait de "The Usual Suspects" réalisé par Bryan Singer en 1995.

La Phrase Culte du Jour


"Le plus grand tour du Diable, c'est d'avoir fait croire au monde qu'il n'existait pas".


Verbal Kint, dans "The Usual Suspects", réalisé par Bryan Singer en 1995.

THE USUAL SUSPECTS





Lorsque "The Usual Suspects" fut présenté à Cannes en 1995, personne ne s'attendait à un tel charivari. Surement pas les acteurs et encore moins le réalisateur agé d'à peine 27 ans, Bryan Singer qui présentait là son deuxième film.

Tous devinrent des célébrités à l'issue des 105 minutes de la projection. Ce jour là, le public blasé de la Croisette explosa l'applaudimètre. Un seul des acteurs de la distribution bénéficiait pourtant d'une certaine notoriété, l'Iralandais Gabriel Byrne.

Les autres, tous des inconnus, et deux d'entre eux devinrent des stars: Kevin Spacey et Benecio Del Toro.

Chis Mc Quarrie, scénariste et compositeur de la musique du film, et son acolyte rélisateur, Bryan Singer, avaient décidé de relever un challenge fou: un polar obscur, ténébreux, inquiétant et délibérément singulier, à l'intrigue tarabiscotée qui enverrait toutes les chutes finales des romans d'Agatha Christie ou de Conan Doyle, au rayon du suspense prévisible. Ce qui est dit doit etre fait, et ce qui fut dit fut fait.

L'intrigue en deux mots: un type au passé douteux est mis en garde à vue, après une tuerie sur un navire hongrois. Le commissaire Kujan se charge d'interroger Verbal Quint, minable escroc hémiphlégique présent sur les lieux du carange. Il parle de ce qu'il a vu et semble terrifié par l'omniprésence de l'inquiétant Keyser Soze...

Inutile d'en rajouter, il faut voir cette merveille d'efficacité, une véritable horlogerie du suspense et du mystère. Le montage alterné des séquences racontées par Kint (Kevin Spacey), et les soupçons du policier constituent des monuments du genre.
Certains événements des faits racontés par le petit truand prennent habilement une caractère onirique du fait de la simple mise en scène. Tout est fait pour noyer le spectateur, qui est habité par une dizaine de certitudes complètement contradictoires durant toute la projection.

L'interprétation est littéralement impressionnante, mais il faut le voir impérativement en VO, car la VF dissimule l'homosexualité de certains protagonistes, et atténue sensiblement la puissance du jeu de certains intervenants (Del Toro notamment).

Cette année là, Kevin Spacey entrait dans la légende du cinéma, de par sa composition dans "Usual Suspects" , évidemment, et quelques mois plus tard dans "Seven" de Fincher. Beau doublé, coup sur coup! On se souviendra à jamais de son interprétation de Kint, et sa faculté prodgieuse à changer d'expression en un dixième de seconde. Il est aujourd'hui directeur de l'Old Vic Theatre à Londres, se consacrant bien plus au théatre qu'au cinéma. Il fut une nouvelle fois fabuleux dans "LA Confidential" en 1997, ou "American Beauty" en 2000, qui lui vallut d'ailleurs un oscar.

C'est d'ailleurs Spacey qui présenta Benicio Del Toro à Singer, en ces termes: "Je vais te présenter un mec qui semble débarquer de la planète Mars, mais tu verras, il est génial." De fait, il l'est! Dans ce film ou il tient un second role, il réussit l'exploit de griller la priorité à tous les seconds couteaux (Kevin Polak ou Stephen Baldwin), par son jeu atypique et son phrasé ahurissant (perceptible uniquement en VO encore une fois). Depuis, Benicio s'est fait remarquer dans "Las Vegas Parano", "Traffic", "21 Grammes"... et devrait interpréter Che Guevara pour Soderbergh.

Quelques anecdotes de tournage: Gabriel Byrne n'avait toujours pas compris qui était Keyser Soze à la fin de la projection à Cannes. Les deux protagonnistes qui se querellent constamment dans le film, ça n'était pas du chiqué. Stephen Baldwin apprendra par presse interposée, que Kevin Polak, le détestait réellement, d'ou la perfidie et la justesse du jeu de l'acteur dans le film. Le role du Major Kujan, aurait du etre interprété par Al Pacino qui s'est desisté en faveur de Chazz Palminteri. Les fous rires déclenchés pendant l'identification, étaient provoqués par les flatulences de Benicio Del Toro durant le tournage de la scène...


On se remémore les scènes collector: l'histoire de "Keyser Soze", l'identification (et son célèbre fou rire), le complot, l'apparition de Kobayashi, la fulgurance tardive du commissaire, et la chute... dans la dernière minute, qui a retourné tous les fans de cinéma de la terre.

"Usual Suspects", film au tout petit budget au départ fit un carton mondial (le bouche à oreille fut pharamineux) et constitue un moment d'excellence et d'anthologie du film à suspense. Ce film propulsa Singer en tant que réalisateur bankable. Il réalisera pourtant une horreur absolue, "Un Elève Doué", histoire d'un adolescent amoureux du troisème reich, d'une bétise rare... avant de s'engager dans l'aventure des "X Men". On préférait le réalisateur novice et enthousiaste du début.


Allez, TEASING de "THE USUAL SUSPECTS" pour la route!

La Phrase du Jour 36


"Aujourd'hui la plupart des gens se consument dans je ne sais quelle sagesse terre à terre et découvrent, quand il n'en est plus temps, que les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais".


Oscar WILDE.


Extrait: "Le Portrait de Dorian Gray".

La Phrase du Jour 35


« Nos fan les plus radicaux ont du mal à l'admettre, il faut pourtant qu'il s'y fassent : je suis un admirateur des Beatles. Je ne connais rien de plus beau que leurs chansons. Il y a quelques années j'étais obsédé par l'idée d'écrire la chansons pop parfaite. »


Kurt COBAIN

mercredi 21 mars 2007

AVIS DE RECHERCHE




"On le recherche en Bourgogne,
on le recherche en Vendée,
on le recherche en Gascogne (ah que oui)
Et dans tout le Lyonnais"...

Texte extrait d'une contine de Johnny "le pas encore Belge" Hallyday.

Cette personne est très dangereuse.Recherché pour les délits suivants:

-Abandon de domicile conjugal, non versement de pensions alimentaires, non reconnaissance de paternités multiples, abandon d'animaux domestiques, non paiement de la dime et de la gabelle, "cerveau" d'un attentat passé inaperçu le 11/09/2001, extorsion de fonds, usurpations d'identités multiples, fraude à la sécu et aux assedic, diffamation et dénonciations multiples, émission de fausse monnaie, vol à la roulotte, vol à l'étalage, vol par ruse, tabassage d'une mamie handicapée, parodies outrancières de Lara Fabian, distribution de tracts en faveur de Nicolas Sarkozy, abus de confiance et exhibitionnisme aggravé sur un site Internet, organisation de jeux clandestins, diffusion de propos racistes, antisémites, xénophobes et mysogines, organisation de tournantes en banlieue, organisation de partouzes SM en milieu favorisé , trafic et consommation de stupéfiants, alcoolisme chronique,apologie de l'oeuvre de Michel Sardou, viol d'une femme de race blanche, polygamie, apologie de thèses négationistes... j'en passe et des meilleures. Qui plus est cette personne est addict aux produits de La Française des Jeux et du PMU, et possède une carte fidélité à Géant Casino!

Si vous croyez reconnaitre cet individu particulièrement nuisible et dangereux, avertissez immédiatement Mr Jean Philippe Crozet, animateur de radio sur CHERIE FM, 04 74 62 89 89.

Habilement dissimulé sous l'aspect d'un paisible et innocent surfeur du net, ce sinistre personnage à l'aspect intègre, n'en constitue pas pour le moins un danger pour l'humanité toute entière.

Comportez vous en bon Français: dénoncez le!

LOVE TO LOVE YOU BABY



C'était en 1977, en pleine période disco.C'est par la grace de quelques djs munichois tout autant influencés par les expériences avant-gardistes de Karftwerk, et des Stax ou Motown noires américaines, que l'incroyable va se réaliser: concilier électronique et soul music. L'enfant batard est né vers 1975 et s'appellera "Disco".

Le mouvement prend de l'ampleur et va envahir le monde entier dès 1976. C'est à ce moment que Ladonna Andrea Gaines prend le train en marche, épaulée en celà par son habile compositeur et producteur italo-allemand, Giorgio Moroder. Ladonna, prendra pour patronyme, Donna Summer, plus facile à retenir, vous en conviendrez aisément.

En 1977, c'est le hit, avec "Love to Love you Baby", tube électronique, mélodieux et véritablement efficace sur pistes de danse. Tous ces bassins qui remuaient ensemble, on avait l'impression d'entrer dans les turbulences orgiaques et sodomites de l'empire romain décadent. Et on en a fumé des pétards, descendu des bouteilles de whisky, sniffé des rails de coke, aligné des brown sugar, avalé des pillules de crack ou d'exstazy, déniaisé des pucelles, organisé des tournantes inopinées...

Mais là je m'égare... donc, Donna Summer fait un carton mondial avec son "Love to Love you Baby", suivi la meme année par "I Feel Love", toujours de Moroder. Ce dernier composera la musique du film "Midnight Express", petit frère jumeau de "I feel Love" en 1978. Puis en 1979, Summer continue sa route du succès avec "Hot Stuff", "She Works Hard for the Money"... mais les dieux faisant bien les choses, le disco s'éteint progressivement. N'empeche, on s'est encaissé quand meme une série de ringardises impressionnantes à cette époque.

Des noms! Des noms! Boney m, au look coiffure très "dessous de bras", Sylvester, Village People, Eruption (non, pas cutannée, mais volcanique!) etc... et tous ces has been qui revennaient en force grace au disco: Sheila "Black Devotion", Juvet... Sans oublier l'inéfable Cerrone: au secours!Ce qui me ramène à cette grande question existentielle qui me taraude l'esprit depuis des lustres: pourquoi les blaireaux absolus portent presque toujours une moustache?

Lorsque le disco n'eut plus le vent en poupe, Donna Summer se trouva fort marrie... et devint carrément aigrie. Au milieu des années 1980, il y eut un semblant de revival disco avec les groupes gay style Frankie Goes to Hollywood ou Bronski Beat.

Donna Summer jeta alors l'anathème sur les mouvements homos en général, en affirmant que le SIDA était une bénédiction envoyée par Dieu lui méme pour éradiquer le fléau gay. Visiblement, elle ne supportait pas trop la concurrence.

Et là, on a envie de lui dire à la Summer: tu te rappelles comme tu tortillais du croupion et du cul sur scène, en couinant comme une vieille cochonne en rut, grosse salope?



ILLUSTRATION!