lundi 30 avril 2007

COLERE !!!




Ca va vraiment etre la guerre. Sarkozy vient de nous démontrer qu'il venait d'exploser une fois de plus les limites de l'acceptable. "Liquider Mai 1968", c'est le nouvel aspect du programme du cintré de Neuilly.

Depuis 5 ans, ce type fait la une de l'actualité par ses dérives multiples. Dernièrement, en tant que candidat, il a déjà déclaré le caractère génétique de l'homosexualité, la pédophilie et le suicide. Il a axé sa campagne sur des thèmes nébuleux, nationalistes, mais surtout communautaristes. Il a promis tout et n'importe quoi, tout et son contraire.

Maintenant, à l'occasion de son meeting de sacralisation mystique, il charge ce qu'il appelle la cause de tous les problèmes de la France d'aujourd'hui: Mai 1968! En ce qui me concerne, ça n'est pas une surprise. Je déteste l'homme mais aussi ses idées. Et si je puis affirmer que je connais ses idées, c'est que j'ai lu ses deux ouvrages (avec interet, rien que pour voir ce que représente cette droite dite "décomplexée"). Simple! Sarko c'est le chainon manquant entre la droite traditionnelle et l'extreme droite de Vichy, représentée par Le Pen ou De Villiers. Il fallait tout simplement inventer le concept, ce qui explique le résultat du vote très elevé en sa faveur au premier tour et l'asphyxie du FN ou du parti du l'autre leader xénophobe vendéen. Ne nous rassurons pas pour autant. Certains conseillers proches de Nicolas le colérique ont fait 68: Devedjian issue d'une frange de l'extreme droite active, et qui se frottait aux "gauchistes", ou Madelin, ex membre d"Occident", mouvement extremiste lui aussi très "zélé"!

Je connaissais la haine que voue Sarko aux événements de mai. Et c'est somme toute normal qu'il exècre cette mouvance: au tout début, mai 1968 était un mouvement de jeunes étudiants, or Sarko, lui, il ne l'a jamais été, jeune. D'ou son incapacité et impuissance devant les émeutiers quels qu'ils soient. Comme il se sent impuissant, il fait cogner les flics sur les "asociaux". Principe caricatural du refoulement sexuel transposé dans la vie sociale et politique. Il y a vraiment de quoi etre inquiet pour l'avenir!

Le mouvement de mai s'appelait originellement "mouvement du 22 mars". Et vous savez pourquoi? Ce jour là, un petit groupe d'étudiants de Nanterre se mirent en grève, car ils revendiquaient tout simplement la possibilité pour les étudiants de revendiquer une sexualité normale dans les dortoirs de la fac. En clair, à plus de 20 ans en 1968, il n'y avait pas de dortoirs mixtes!

Qui était à la tete du mouvement: Daniel Cohn Bendit, l'antithèse absolue de Sarko! Lui il aimait le rock, le sexe, la liberté (pas économique) et détestait l'autorité stupide, appelée communément "autoritarisme". La suite on la connait, les "Evénements de Mai", et toute une France étouffée se met en gève. A son apogée, 11 millions de grévistes! Le résultat de tout ça: libéralisation relative des moeurs,
la généralisation de la contraception, les prémices à une loi sur l'IVG, la possibilité de remise en cause de l'autorité publique ou privée (en rien envisageable auparavant), mixité à l'école, suppression des chatiments corporels (très en vogue au bahut), création des délégués de classe, disparition des blouses ou autres uniformes (toujours en classe), une augmentation immédiate du smic de 30%, développement de la concertation salariale et syndicale (les accords de Grenelle)... bref on pouvait enfin l'ouvrir un peu.

Donc si l'on résume tout celà: comment voulez vous qu'il le supporte 68 ce gringalet. Jeune! Il ne l'a jamais été, on l'a vu. Quand on voulait etre Mick Jagger, ou John Lennon, ou tout simplement trousser les gueuses, lui il voulait déjà etre président. Libertaire? Il bande sur le bleu et l'autorité! D'ailleurs, théoriquement, il va bientot la représenter cette "autorité supreme", tant convoitée et il n'aime pas qu'on le contrarie à ce sujet là (et bien d'autres d'ailleurs). Les héritiers de 68 mettaient en évidence l'environnement et le conditionnement social de l'individu, Sarko, lui, les "gènes" du meme individu.

Ce qu'il y a de plus lamentable, c'est la promiscuité de certains intellecuels issus de 68, devenus idéologues de l'ex ministre de l'intérieur. Je ne parle pas de Bigard, Farruggia, Yves Régnier ou cette grosse crapule d'Enrico Macias, faux humaniste par excellence, certainement ce qu'il y a de pire dans le registre. Sans oublier ce vieux connard de Salvador, faux derche artistique et hypocrite majeur . Vivement une nouvelle canicule! De fait, l'entourage médiatique du sinistre de l'intérieur est lui aussi une caricature de la bétise et de la médiocrité franco-française.

Non, je parle par exemple de Finkielkraut, ou Glucksmann! Deux anciens soixante huitards! Finkie fait presque passer Le Pen pour un gauchiste quand il parle de l'Islam ou des maghrébins. Des propos haineux et littéralement inqualifiables. Glucksmann (ex maoiste en 68), lui mélange tout et n'importe quoi. Rappelez vous son papier dans Libé: sur 2 manchettes, il nous expliquait avec force arguments, que si l'on est contre Bush, on est forcément anti américain primaire, donc fatallement antisémite! (j'ai synthétisé cette énorme connerie dialectique). Ce qui a 2 effets directs: confimer que Dédé a soit pété les plombs,ou plus certainement qu'il appuie un lobby pro yankee, ce qui ne se dit pas trop chez nous (danger procès!). D'ou sa position en faveur de la guerre contre Saddam et les Iraquiens, et ses propos va-t-en guerre carrément imbéciles en 2003. On constate aujourd'hui le résultat de la croisade contre "l'axe du mal". Bonjour la clairvoyance! Et puis, qu'en disant ce genre de conneries, il accrédite les thèses de tous les gens qu'on taxe d'antisémitisme lorqu'ils évoquent la collusion politique et les interets communs entre USA et Israel pourtant évidents!

Ces deux mecs sont passés de l'extreme gauche libertaire au néo conservatisme sarkozien. Les Américains ont testé les thèses des néo cons, et l'on voit ce qui l'en a résulté. Alors que les Italiens (le laboratoire politique europééen) se sont encaissés Belusconi, que leur pays s'est retrouvé à genoux sur le plan économique, a perdu sa position clé en Europe, et s'est retrouvé en guerre contre Saddam en Irak (et si Sarko avait été président en 2003, épaulé par des conseillers style Glucksmann?), on est pret à tenter la meme expérience qu'eux mais avec cet échec flagrant comme référence. Rappelez vous Berlusconi: collusion avec les milieux d'affaires, promiscuité média politique, populisme, réponses simples à des problèmes complexes, caricatures massives de tous ses opposants, black out pour certains artistes à la télévision (merci Celentano d'avoir foutu le bordel là bas avec Rockpolitic!)... nous, on est bientot en plein dedans!


Alors enfants de 68, car nous sommes tous issus de cette mouvance, réveillez vous et vite. Je laisse aux gens définitivement trop cons le soin de retourner à l'autoritarisme stupide, et d'en jouir. Et je leur souhaite SURTOUT de le subir. Mais qu'ils ne viennent pas nous emmerder nous, avec leur nostalgie néo pétainiste!

Je crois que "notre" futur "président" est bien un type de cette extreme droite sournoise qui met de beaux habits de respectabilité. Un type sans compassion, dans la mesure ou il ne supporte pas la non réussite, les loosers devant sa "vision" de la société du "travail" et du "mérite". La plupart des gens qui véhiculent ce genre d'idéologie sont toujours ceux qui appliquent moins que les autres ces "valeurs" préconisées justement pour autrui.

Depuis 5 ans, il affiche un discours qui met systématiquement en oppisition les Français: privé contre public, travailleurs et inactifs "volontaires", Français de souche et sans papiers, immigrés choisis et immigrés indésirables, banlieues et centre villes, inné et acquis, musulmans et européens...

Et ces cons de Français ont balancé un type en guerre civile permanente comme leader pour le deuxième tour. C'est le principe de la névrose ça, faire payer à autrui ses propres tourments, ses conflits intérieurs.

La question est très simple: vous avez envie vous, de payer l'addition psychiatrique des névroses sarkoziennes et des idées qui en découlent?

MOI PAS!


PS. Au fait, vous savez qui est allé consoler Le Pen après son score miteux du premier tour? Je vous le donne en mille: Dieudonné!

Vous allez me dire, entre "victimes de l'Establishment", on s'acoquine avec qui on peut.



La France, je la trouve bizarre en ce moment, pas vous?

vendredi 27 avril 2007

La Phrase du Jour 77



"Nous sommes, par nature, si futiles, que seules les distractions peuvent nous empêcher vraiment de mourir".



Louis Ferdinand CELINE.

ROLLING STONES ROCK 'N ROLL CIRCUS



La meilleure version du "Flash de Jacques le Sautillant".

Enregistré en live, ce merveilleux monument télévisuel ne passa jamais sur les ondes de la BBC, pourtant programmé pour fin 1968. Cette version de "Jumping Jack Flash", interprété devant un parterre de fans singulièrement accoutrés, dévaste tout sur son passage.


On sait que Stones, Who, John Lennon, Jethro Tull ou consorts avaient eu pour ambition de déambuler à travers le monde dans un cirque itinérant se plantant au gré de l'humeur dans quelques bourgades des plus accueillantes.

L'idée était géniale sur le papier, mais inapplicable dans les faits. Imaginez un peu le garde-champetre de votre commune qui vous annoncerait le soir sur la place du village, l'arrivée inopinée des Stones et de 200 000 fans! Comment loger tout ce monde? Evidemment,il s'agit là d'une boutade, mais ce sont bien des considérations de cet ordre qui ont rendu le projet utopiste (ah, 1968!) inconcevable sur un plan purement matériel.

L'émission fut enregistrée en 3 jours. On pouvait y voir évoluer des pointures telles Jethro Tull, The Who, Taj Mahal, John Lennon, Eric Clapton, Ivry Glittis (!!!), Marianne Faithfull et bien sur les Stones. Quel plateau d'enfer! C'est aussi la dernière apparition publique de Brian Jones avec les Stones. Ce dernier, à bout nerveusement, tentait de dissimuler le mieux qu'il pouvait, des larmes de désespoir... et de circonstance. Et oui, Brian était viré du groupe. Keith, laconique: "Brian nous les brisait vraiment". Cruels Jagger et Richards, pas des faciles!

Cette émission s'intitulait "The Rolling Stones Rock'n roll Circus" et est devenue un mythe!


"JUMPIN'JACK FLASH" des ROLLING STONES en 1968.

CRAZY IN LOVE




D'abord je suis fatigué. Et puis je suis dégouté de tout ce que je peux entendre autour de moi concernant la vie politique en France.

Il parait que la France est entrée dans le vingt et unième siècle avec une nouvelle classe de dirigeants politiques.

Merde! Je regrette déjà ceux du vingtième alors que l'un d'eux n'est pas encore parti. A mon avis, les "petits nouveaux" vont vite reprendre les memes habitudes que les anciens.

Et puis honnetement, les "nouveaux venus" comme George W. m'ont déjà fait regretter un type comme Richard Nixon par exemple. Fallait vraiment le faire! C'est vrai ça! Nixon était balourd, mais l'autre est bien pire, car potentiellement surpuissant et pourtant imbécile. D'ailleurs un sénateur démocrate de renom a annoncé la semaine dernière, "qu'aujourd'hui oui, on peut le dire, les USA ont perdu la guerre en Irak". Vous vous rendez compte, c'est pas un truc qu'on balance comme ça en l'air, ce genre d'affirmation.

Et bien nous, bientot on aura un petit Bush, ce qui confirme ce que j'ai toujours pensé, à savoir qu'on ne change pas une équipe qui perd. Les Américains ont perdu la guerre en Irak. Ca aurait pu nous servir de leçon, mais non. Alors, rendez vous dans 5 ans, et là on verra à ce moment ce que nous les Français, on aura perdu.

J'en ai déjà une vague idée, mais vous verrez tout seuls.

Alors, comme j'en ai vraiment marre de tout ce que je peux voir ou entendre dans les médias ou tout autour de moi, je préfère admirer les guibolles de Beyonce et de ses gazelles hyper bien foutues et survoltées. D'abord, ça mange pas de pain, et puis comme on va vers des années difficiles, je vais me consacrer à ce qui me tient le plus à coeur: sex, drugs and rock'n roll! And fuck politics!

Et puis le groove est sympa! Alors faites comme moi! Mattez l'ex Destinity's Child et ses diablesses aux lignes fluides et épurées, ça vous changera un peu les idées!


"CRAZY IN LOVE" de BEYONCE.

La Phrase du Jour 76


"Chaque fois que je fume un de ces trucs là, c'est un clou de plus pour mon cercueil...".


Humphrey BOGART (Parlant de ses cigarettes).


Bogart est mort en 1957, d'un cancer du poumon...

ED WOOD




"Ed Wood" de Tim Burton nous narre l'histoire de Edward Wood Junior, né en 1924, et mort en 1978, qui fut consacré "pire cinéaste de tous les temps" par ses pairs quelques temps après son décès.

Le plus drole, est qu'il est à peu près certain qu'Ed aurait été enchanté de l'hommage posthume qui lui a été rendu.

Notre homme se fait connaitre comme tacheron fauchman dans les années 50, dingue de SF ou de films d'horreur à 2 balles. Il se fait remarquer dans les studios en proposant des films aux tarifs défiant toute concurrence, devant des producteurs a priori ravis d'avoir affaire à un réalisateur au prix si modique. A la vision des rushes, ces derniers finissent toujours par déchanter et expulsent l'enthousiaste mais calamiteux metteur en scène.

Par une sorte d'inconscience et de débrouillardise surréalistes, Wood réussira tout de meme à mettre en scène des films qui personnellement, m'ont fait hurler de rire, évidemment sans préméditation délibérée de l'auteur. Les titres pour mémoire, car il faut le voir pour le croire: "Glen ou Glenda", "La Fiancée de l'Atome" ou "Plan 9 from Outter Space", le pire, je veux dire le plus génial, ou le plus collector dans le genre navet ultime. Simple, Ed Wood est tout simplement indépassable dans son registre.

Et curieusement, Tim Burton a réalisé SON chef d'oeuvre en 1994, en nous racontant l'histoire d'un looser absolu.

Tout le film est axé sur ces passionnés du cinéma qui ont gardé une ame d'enfant. C'était évidemment le cas d'Ed Wood. Il réussit à déterrer Bela Lugosi, célèbre Dracula des années 30, mais has been dans les années 50. Ce dernier était ruiné, mais surtout devenu junkie. Avec le peu de cachets que lui rapportais les tournages de Wood, il pouvait s'approvisioner en morphine, ce qui accéléra sa fin pathétique. Lugosi fut enterré dans ses vetements de scène. Un contrat publicitaire l'avait longtemps lié à un mode de vie singulier: il devait dormir dans un cercueil revetu de sa cape vampirique, ce qui au bout d'un moment tapa sur la courge de l'acteur, et amplifia sa dépendance à la came. Tout ceci est admirablement montré dans le film de Burton. L'hospitalisation de l'acteur mythique est par ailleurs déchirante. Certaines scènes sont d'une force inouie: le générique style RKO, les happenings Lugosiens, les passages télévisés du mythe vampirique, les lynchages médiatiques hystériques...

Ce film entièrement en noir et blanc est d'abord un hommage appuyé à un cinéma disparu, à des méthodes de tournage abandonnées, mais surtout à tous ces géants de la loose, ceux qui ne réussissent pas ou pire, dégagent les pieds devant (Lugosi). C'est aussi une charge atomique sur les affairistes, la télévision, voire le système américain en général (l'expulsion de l'hopital de Lugosi mourrant car il n'a pas payé son assurance santé!).

Burton rend hommage aux vrais désintéressés, pas ceux qui se proclament artistes quand ça les chantent, mais ceux qui vivent en harmonie avec leurs passions, leurs idées, les vrais libertaires que rien n'achète. Un méchant pied de nez à l'hypocrisie des grands de ce monde... et des tous petits aussi!

Le film est magistrallement interprété par un Johnny Depp impérial (Ed Wood) et Martin Landau qui obtint un Oscar en 1995, pour son interprétation de Bela Lugosi.

Pour la petite histoire, Ed Wood mourrut ruiné et d'alcoolisme. Sa deuxième femme, toujours vivante n'a pas souhaité refaire sa vie avec qui que ce soit à la mort d'Eddie. Elle le trouvait trop culte!

Attention, Chef d'oeuvre!


TEASING, NOW!

Ce qui me fait penser à une phrase stupide inventée par un publiciste quelconque: "Quand on aime la vie, on aime le cinéma". Stupide par excellence, le cinéma c'est le contraire de la vie, puisqu'on s'y réfugie (dans le noir) pour penser à autre chose!

RAGE HARD




"Frankie Goes to Hollywood"... un sobriquet qui m'a longtemps poursuivi!

Au milieu des années 80, la tendance c'est la "gay attitude". En réponse au phénomène "sida" fraichement apparu, une floppée de groupes ou d'artistes militants gays se propulsent dans les charts anglo saxons.

A l'époque, cette proclamation inédite de ce qu'on appellerait aujourd'hui "coming out" était encore provocatrice dans cette Angleterre beaucoup plus prude qu'on se l'imaginait alors. Et le sida ne faisait qu'amplifier les phénomènes homophobes sous l'ère Thatcher. D'ou l'apparition de ce nouveau militantime particulièrement virulent voire violent. A la meme époque en France, apparaissait Act Up.

Les porte-parole du mouvement: Bronski Beat, cet horripilant clone d'un Tintin trisomique en la personne de Jimmy Sommerville et sa voix de perceuse électrique. Ou encore, Mark Halmond de Soft Cell (Tainted Love). Boy George de Culture Club, et surtout Frankie Goes to Hollywood, les types les plus impliqués, et apparemment les plus talentueux d'un groupe qui allait s'illustrer grace à un premier clip fellinien.


Frankie Goes... va supplanter momentanément tous les autres, par l'audace du concept, les ambitions affirmées et affichées du groupe, un talent certain pour s'auto promouvoir. En 1984, le groupe nous balance le simple qui tue avec "Relax" dont le clip sera interdit à la BBC pour obscénité. Une interdiction, c'est toujours un bon coup de pub, et ça fait vendre. C'est ce qui arrivera! Sur les dance floors, le tube cartonne. Fin 1984, c'est un autre single beaucoup plus soft, "The Power of Love" qui lui aussi pulvérise les charts mondiaux.

Puis c'est l'album, double en l'occurence, "Welcome to the Pleasure Dome". Un son fabuleux, du cinémascope acoustique. Un rien emphatique, mais FGTH tranche de la production ambiante avec un lyrisme, une ambition presque pharaonique, mais il n' y a rien à redire, les orchestrations sont majestueuses et certains titres époustouflants. Un exemple: la reprise du "Born to Run" de Springsteen (rien que ça!) est souvent considérée comme supérieure à l'originale. "Welcome to the Pleasure Dome" ressemble presque à un album du Floyd par moments: longue plage envoutante qui tient sur une face entière et changements perpétuels d'ambiances sonores. Le reste est à l'avenant, superbement interpété et produit.

Le chanteur, Holly Johnson possède une voix superbe, chaleureuse et convaincante. Bref, FGTH a tout pour réussir et devenir un grand groupe... Sauf que...

Le groupe va entamer une gigantesque tournée. Le show comme l'album est une grosse production, une machinerie logistique redoutable. Evidemment, certaines parties sonores ont été enregistrées et samplées pour le concert. Mais un problème très génant va survenir. Il se dit alors que les membres du groupe ne sont pas les musiciens SUR l'album, et encore moins sur scène. L'on s'aperçoit qu'au fil des shows, le groupe joue continuellement en play back. La rumeur enfle. Holly Johnson, incontestablement, lui chante en live. Paul "I came to dance" Rutherford non plus, ne peut pas se faire doubler quand il tortille des fesses sur scène. Mais pour le reste, il y avait bien eu esbroufe musicale. En catastrophe, le groupe envoie un deuxième album, simple cette fois, "Liverpool" en 1986. L'ambiance est délétère. Le groupe est accusé de prétention, de mégalomanie, d'avoir mystifié son public. FGTH éclate envol, victime de confrontations d'égos dantesques, mais surtout de subterfuges qui l'ont dépassé ou de requins du show biz qui voulaient mettre en orbite le plus rapidement possible un méga groupe gay.

Holly Johnson entama une carrière solo furtive. Paul Rutherford aussi. Les autres avaient bel et bien disparu définitivement. La vérité éclata alors au grand jour: les musiciens qui avaient officié pour la réalisation des deux albums étaient bien des snipers de studio, mais en rien les membres de FGTH, hormis Holly Johnson pour les vocaux. Tout ceci laissa un gout amer, parfaitement à l'image du titre extrait du deuxième album, "Rage Hard".



"RAGE HARD" de FRANKIE GOES TO HOLLYWOOD en 1986.

jeudi 26 avril 2007

La Phrase du Jour 75




"Un jour un type m'a dit : "mince les gars, vous sonnez comme Stravinski". Alors je suis allé acheter trois albums de Stravinski à un dollar pièce et je n'ai toujours aucune idée de ce que ce gars voulait dire".


Tom VERLAINE du groupe TELEVISION.

mercredi 25 avril 2007

La Phrase du Jour 74


"Si le pouvoir ne signifie pas, avoir l’opportunité de travailler avec les gens qu’on aime, cela signifie qu’on en possède aucun".



Frank SINATRA.

HEROES



Extrait le l'album au titre éponyme "Heroes" paru en 1977.

Drole de période pour l'expert en apparences soigneusement travaillées et looks multiples. Bowie est passé allégrement à travers tous les styles musicaux ou accoutrements modaux.

Début des années 70, Glam Rock ou Rock décadent: paillettes, androgynie, strass, talons compensés, maquillages outranciers: c'est la période "Ziggy Stardust", "Alladin Sane" et "Diamond Dogs"; sans compter son trip néo nostalgique sixties avec l'album particulièrment réussi, "Pin Ups".

Puis c'est la période "américaine", avec "Station to Station" ou "Young Americans", d'ailleurs purement ennuyeux voire soporiphiques et indigestes.

Puis Bowie prend le train néo progressif avec l'époque dite "berlinoise". Bowie s'enferme en studio avec Brian Eno qui va apporter sa touche avant-gardiste à l'ensemble. C'est aussi le moment ou Bowie se laisse emporter dans une étrange idéologie néo fascisante. Il proclame haut et fort que l'Europe (et notamment l'Angleterre) doit installer rapidement une dictature pour s'extirper de sa décadence inéxorable. Peut etre un contact trop proche avec la prison de Spandau, occupée par le dauphin proclamé d'Adolf Hitler, Rudolf Hess? Ou une trop grande proximité imbécile aux fantasmes véhiculés par l'histoire de la ville martyrisée par l'état nazi et les bombardements alliés?

Mettons plutot ces bétises sur le compte de la paranoia dont Bowie a toujours été fort coutumier de par sa nature propre, et l'absorption massive de substances peu propices à l'intelligence et au raisonnement.

Pourtant l'artiste chaméléon réalise sur place des albums assez intéressants "Low" en 1977, immédiatement suivi par "Heroes", dont sera issu le titre considéré.

Les morceaux principallement instrumentaux évoquent toujours l'univers ambiant et les tréfonds des névroses de la société allemande, son passé historique très lourd, ou la culpabilité profonde de l'inconscient collectif berlinois. L'un d'eux est particulièrement évocateur, "V2 Schneider". Tout simplement le nom du premier missile qui infligea la terreur à la population londonienne en 1944, le sinistre V2. Bizarre, et surtout inspiration limite malsaine. Bowie était quand meme dans un sale trip. Reconnaissons que Lou Reed (pourtant juif new yorkais) avait fait preuve d'une plus grande finesse en composant son chef d'oeuvre intitulé "Berlin" en 1973.

Bref, on se perdait en conjectures. Curieusement, deux autres titres venaient déplomber cett ambiance pour le moins curieuse et énigmatique: "Secret Life of Arabia" à la rythmique arabisante, et "Heroes" bien dans la lignée Brian Eno, avec son mur sonore électronique et ses guitares distordues et dissonnantes.

"Heroes" évoquait l'idylle d'un couple d'amoureux face au "Mur de Berlin", les comparant à des héros mythiques dépassant les absurdités de la politique et de l'histoire proche de l'endroit déprimant. Le titre, lui, est magnifique, dans le fond et la forme.

Evidemment, ce fut un hit.

Un dernier album clotura l'étrange trilogie allemande de Bowie, "The Lodger" en 1979, avec en titre final, une autre étrangeté une nouvelle fois arabisante "Yassassin", dont la traduction littérale est "longue vie" en turc!

Allez, oublions les bétises furtives de David Bowie et apprécions avec sérenité son magnifique "Heroes" bien propre sur lui.


"HEROES" de David BOWIE en 1977.

LUCKY MAN




Beaucoup de mélomanes de la nouvelle génération anglaise considèrent que "Lucky Man" est l 'une des meilleures chansons de tous les temps.

A l'écoute, il s'avère proprement difficile de les contredire sur ce point précis.

Cette chanson est une splendeur harmonique. Disséquons la bien : une intro parfaite, un climax qui s'installe avec une classe évidente, une mélodie qui s'aligne définitivement sur une ligne mélodique impresssionnnante et la voix de l'artiste parfaitement adaptée au concept global du titre.Du très grand art que n'aurait pas renié un John Lennon pourtant méticuleux sur la chose.

Bref, difficile de faire mieux. La chanson pop parfaite, ce à quoi tendent les plus grandes pointures. A l'écoute de ce fameux opus de The Verve on se prend à regretter une carrière aussi fugace, car "Lucky Man" et tous les titres de l'unique album du groupe constituaient une véritable usine à tubes meurtiers.

Dommage que ces mecs aient splitté si vite, vraiment dommage!


"LUCKY MAN" de The VERVE en 1999.

MELODY NELSON



C'était en 1968. Mes parents avaient eu la sombre idée de m'expédier en vacances en Lozère deux mois après les événements de mai. Quelle sale idée ils avaient eu. S'emmerder comme un rat mort est un doux euphémisme par rapport à ce que j'ai pu vivre là bas. A 10 ans dans les années 60, la Lozère c'était LA zone!!!

Heureusement, ma mère avait amené son transistor et j'écoutais alors en boucle les programmes des "grandes radios", histoire d'oublier mon isolement géographique et mental. A cette époque, s'il y avait un mec que j'aimais bien pour sa singularité, c'était Gainsbourg! C'était bizarre un minot de 10 ans qui aime déja Gainsbourg quand tous ses copains de classe aimaient les conneries d'Henri Salvador!

Deux titres de Gainsbourg passaient en raffale: "Elisa" et surtout "Initials B.B" dont j'étais purement fan. J'adorais ça!

Puis le temps aidant, je devins un fan intégriste de l'étrange Monsieur Gainsbourg. J'étais assez isolé dans cette posture. Je n'étais pas vraiment fan des provocations style "Je t'aime, moi non plus". J'aimais bien l'univers étrange de cet autiste un peu complexé, surement parce que je m'y retrouvais pas mal. Et puis j'aimais aussi cette façon forcenée de déplaire sans vraiment y arriver. Ca me plaisait bien aussi, le coté dandy qui se fout de tout, sans y parvenir vraiment non plus!

En 1971, rivé devant ma télé , un événement culte se produisit. A 13 ans tout juste sonnés, l'ORTF me proposait une émission de Jean Claude Averty illustrant le dernier album de Serge Gainsbourg "L'Histoire de Melody Nelson". Je fus sidéré par l'émission, la mise en scène et la musique.

Le grand Serge rendait hommage à Jane sa nouvelle égérie, belle britonne à la poitrine menue mais aux jambes et au cul d'enfer. Le genre d'hommage ultime, dont on ne se remet jamais (d'ailleurs, s'en est elle remise?). Premier concept album français, rien de moins! Un disque et une émission qui ne dépassent pas les 28 minutes et les 2 secondes! Mais quelle claque j'ai reçu ce soir là! Il fallait dès lors que je possède la galette au plus vite.

Le lendemain ma mère m'avait acheté le 33 tours. J'adorais la pochette avec une Birkin aux cheveux rouges qui cachait ses seins et surtout son petit ventre, car elle était enceinte de 4 mois de la future Charlotte. L'idée originale de Serge, c'était une adaptation de Nabokov, une sorte de Lolita pop. A l'époque pour Gainsbourg, tout ce qui venait d'Angleterre (meme en dehors de Jane) c'était du pain béni. Comme il avait raison! Tout ce qui comptait sur le plan musical, ce sont bien les Anglais qui le produisait. Led Zeppelin, Who, Rolling Stones, Pink Floyd, Deep Purple... La variété française, voire le rock français ne tenaient pas la distance devant un tir de barrage pareil. On était atomisé! Point.

Serge l'avait compris, d'ailleurs il enregistra "Melody" in London City. Et il réalisa un chef d'oeuvre français, avec des méthodes anglaises. Il créait ainsi la French Touch, avec cet album sublime, inoubliable avec ces arrangements monstrueux de Jean Claude Vannier... qui ne dépassa pas les 27 000 unités vendues. C'était ça la France des années 70, pendant que Sardou lui, explosait les ventes, on ignorait magistralement le grand Serge. D'ailleurs à l'école, tout le monde se foutait de moi parce que j'écoutais du Gainsbourg. On me traitait soit de ringard (Gainsbourg était considéré comme un vieux con, et Sardou comme un provocateur car plus jeune!), soit de snob, parce que je voulais me faire remarquer. Dur, dur!

Le temps passait et je continuais à aimer Gainsbourg. Il commit encore deux ou trois petits miracles: "Vu de l'Extérieur" en 1973 ou "L'Homme à Tete de Chou" nouveau concept album tout aussi déprimant que "Melody Nelson" en 1976. Mais décidément, ça ne marchait pas quand Serge Gainsbourg faisait du Gainsbourg.

Puis en 1979, Serge eut une idée de génie: il décida de faire du Marley avec "Aux Armes etc". Et il fit un triomphe avec "La Marseillaise" version reggae.

Ceux qui n'aimaient pas Gainsbourg quand je l'aimais, se mirent à en devenir fans. Moi je n'aimais pas ça. Gainsbourg en reggae, non merci. Alors ceux qui me trouvaient snobs avant, me trouvèrent encore plus snob. Ils me disaient "tu n'aimes plus ton mec parce que maintenant il a du succès, il est devenu populaire".

Je n 'aimais plus Serge Gainsbourg car tout simplement il n'écrivait plus du Gainsboug. D'ailleurs, il changea de nom et devint Gainsbarre et meme Birkin l'abandonna. Pour le reste, la suite de sa carrière ne fut pour moi qu'une longue agonie qui dura de 1979 à 1991, date officielle de sa mort sur l'état civil...


"LA BALLADE DE MELODY NELSON" de Serge GAINSBOURG en 1971.

mardi 24 avril 2007

ONCE IN A LIFE TIME



Le tube "Once in a Life Time" de Talking Heads. Le concept établi dans "Remain in Light", album paru en 1980, avait fait son effet. Le but ultime, la fusion des musiques électroniques les plus sophistiquées avec les rythmiques les plus binaires, notamment africaines.


Talking Heads était devenu à l'époque, le groupe incontournable pour tout branché qui se respectait. Souvenez vous! Tout ce qui était "nouveau était forcément intéressant", comme le clamait haut et fort le journal de Jean François Bizot, "Actuel".

"Actuel" avait inventé le terme "Sono Mondiale" et Talking Heads était devenu le groupe le plus emblématique de la tendance, relayé en celà par Peter Gabriel notamment. Derrière les manettes de la production, on retrouvait toujours le meme gugusse, Brian Eno et son son unique, qui avait collaboré et collabore d'ailleurs toujours avec le Gab. Talking Heads n'a pas survécu aux années 80, pendant que Gabriel a diffusé le premier les musiques d'horizons les plus divers grace à son label Real World Records, pérénisant le génial concept et élargissant ainsi le champ musical mondial.

Reconnaissons toutefois que le titre de Talking Heads fonctionne toujours aussi bien et que l'opus mondialiste n'a pas pris une ride. Considérons donc que Talking Heads est toujours "moderne" donc toujours "intéressant".

A l'écoute et la vision du clip, celà parait purement évident.


"ONCE IN A LIFE TIME" par The TALKING HEADS en 1980.

La Phrase du Jour 73


"j'aime faire des films parce que j'aime voyager dans un autre monde. J'aime me perdre dans un autre monde. Et un film pour moi est un support magique, qui fait rêver... qui nous permet de rêver dans le noir. C'est juste fantastique, se perdre dans le monde des films."


David LYNCH.

LIFE OF BRIAN




Les Evangiles vues par le Monthy Python's Flying Circus, ça ne pouvait qu'etre délirant, et ce le fut.

Inoubliable film, inoubliable teasing: "le film à coté duquel Ben Hur ressemblera à un documentaire touristique".

Lacher les barrés du Monthy Python au moyen age, avait donné "Sacré Graal"; les lacher dans le Nouveau Testament", ça a donné "La Vie De Brian".

L'entrée en matière est déjà inoubliable: les rois mages arrivent dans une hutte pour célébrer et honorer l'enfant élu. La mère, une abominable matrone, leur indique qu'il se prénomme Brian (on est en Palestine!) et veut les foutre dehors, car elle ne reçoit pas après 20 heures. Devant les présents offerts, elle veut les garder à diner. Les trois rois dubitatifs offrent tout de meme les cadeaux à la mégère et quittent la tente. Ils reviennent furibards, assènent un violent coup de poing à la maratre et reprennent les présents préalablement offerts... Ils s'étaient tout simplement trompés d'endroit, et on les voit dans la nuit courir vers la crèche du vrai Christ allumée par l'Etoile du Berger... puis c'est un formidable générique animé par Terry Gilliam.

Tout le film est de cette trempe là. Le héros, Brian, victime d'une mère juive possessive, a eu le malheur de naitre de le meme jour que Jésus Christ, ce qui donne à l'équipe du Monthy Python l'occasion de nous administrer une leçon de déconne pure et de non sens jouissif pendant plus de 90 minutes.

Le film a été tourné en Tunisie et produit par Tarek Ben Amar. Terry Jones, Michael Palin, John Cleese, Terry Gilliam, Eric Idle, et Graham Chapman (mort en 1989) nous donnent une véritable leçon de délire cinématographique, blindé de saynètes à hurler de rire: la scène de lapidation, les divers complots juifs, la scène d'amour, les prophètes de l'apocalypse, les discours de l'empereur gay et enfin la scène finale de crucifixion se terminant en scène de patronnage! Bref, c'est curieusement "La Passion du Christ" version gore de Mel Gibson qui passe pour une sinistre plaisanterie à coté de la version pythonesque (terme qui est entré officiellement dans l'équivalent de notre Larousse en Angleterre pour définir un situation comico absurde!).

Le Monthy Python, c'était déjà culte à la TV. Au cinéma, ils ont réussi l'exploit d'etre tout aussi bons, ce que la plupart des comiques sont apparamment incapabes de reproduire.

Ils réalisèrent un dernier film en 1983, "Le Sens de la Vie" tout aussi délirant et réussi, puis se séparèrent artistiquement.

L'un deux, Terry Gilliam réalisa au moins un chef d'oeuvre, "Brazil", puis "L'Armée des 12 Singes". Un autre fit une prestation inoubliable dans "Un Poisson Nommé Wanda", John Cleese. Michael Palin officie toujours en tant qu'acteur. Terry Jones commente des reportages à la BBC.

A j'oubliais de préciser: a part Tery Gilliam qui était d'origine américaine, tous les autres sont issus de prestigieuses high school britanniques, et surdiplomés. Ce qui ne les a jamais empéché d'etre des déconneurs absolus, ne se prenant jamais au sérieux, à la différence d'un certain nombre de faux bouffons actuels que je ne citerai pas totalement dénués de talent.


"LIFE OF BRIAN" des MONTHY PYTON en 1980.

HEART OF GLASS




Pour etre franc, ce ne sont pas les seules qualités vocales de Debbie Harry, et encore moins ses talents de "performeuse scénique" qui m'ont poussé à mettre en ligne la belle plante, grave bien foutue et qui ne porte jamais de soutif! N'empeche, c'est vrai! Je n'ai jamais vu aussi piètre danseuse que miss Blondie!


Comment pourrais je m'exprimer sans passer pour un cuistre, un goujat ou un butor? Euh... en fait Debbie me rappelle une ex que j'aimais bien, avec le meme regard de braise, les seins... mmhmmhmm... donc, ce sont des critères purement esthétiques qui m'ont amené à vous présenter Debbie Harry et accessoirement son groupe Blondie, dans une interprétation survoltée à 2 de tension, propre aux prestations de la blondasse new yorkaise.

Il parait que miss Debbie était accro à la coke! Faut le savoir pour s'en rendre compte sur cette vidéo! Mais c'était surement vrai. J'ai vu dernièrement miss Harry dans une émission de TV qui lui était consacrée. On ne peut plus seulement parler d'outrage des ans, c'est incontestable. Debbie ressemble à une vieille mère maquerelle de la rue Saint Denis, les ravages de la cocaine étant explicites sur son visage auparavant si mimi. Meme la mère Jagger ressemble à une pubère en comparaison.

Toujours est-il que Blondie connut son heure de gloire à la fin des seventies avec des tubes pop limite ridicules: "Denis, Denis", "Atomic" ou ce "Heart of Glass" célébrissime confectionné par Chris Stein, leader et étalon, pardon, compagnon de la chaudasse de New York City. Evidemment, Blondie ne pouvait pas surnager longtemps, le concept ayant atteint les limites qu'il s'était lui meme imposé. Un superbe titre fut écrit néanmoins par Robert Fripp pour Blondie, "Fade Away and Radiate", presque introuvable de nos jours. On put revoir Debbie Harry dans le plus simple appareil dans "Vidéodrome" de David Chronenberg en 1984. J'en connais qui vont télédécharger grave ce soir!


Mais, je vous le répète, ce ne sont pas des critères artistiques qui m'ont fait mettre en ligne ce truc, mais un romantisme effréné et l'image éphémère et volatile d'une dulcinée à la blondeur candide que je connus lorsque j'étais encore jeune et belle, et qui m'a échappé... la salope!


"HEART OF GLASS" de BLONDIE en 1978.

HERE COMES THE FLOOD




Titre issu du tout premier album solo de Peter Gabriel en 1977, "Here Comes the Flood" s'est bonifié avec le temps.

Ce qui constitue déjà une rareté et presque un exploit: habituellement, c'est plutot l'inverse qui se produit. Qu'est ce qui peut expliciter cet état de fait?

Simple, l'emballage sonore! Lorsque la version originelle du titre parait dans le "Peter Gabriel 1", la production a été confiée à ce petit génie de Bob Ezrin (écoutez le son du "Berlin" de Lou Reed et vous comprendrez pourquoi Ezzrin est qualifié ainsi!). Mais ce qui convient à l'univers de certains artistes, n'est pas forcément transposable à d'autres. Et c'est bien ce qui se produisit avec le premier album du maitre de Bath.

Si le son Ezrin convient parfaitement à un titre comme "Solsburry Hill", le résultat est beaucoup moins heureux pour d'autres ("Down the Dolce Vita"). Sur "Here Comes the Flood", l'emballage sirupeux du petit génie canadien est proprement insupportable et dégouline de glucose. Overdosant d'emphase violonneuse ou de claviers divers, bref écoeurant car trop riche en matières grasses. Gabriel comprit celà rapidement et rejetta rapidement son premier disque, qu'il considérait comme une sorte de brevet de passage.

En 1979, Gabriel apparait dans le nouvel album de son ami et mentor Robert Fripp, qui lui confectionne une version allégée du titre. Pas mal, mais les synthés omniprésents de Fripp, eux aussi paraissent bien encombrants. Gabriel décide enfin de soulager le titre au maximum, voix accompagnée d'un seul piano.


Le miracle se produit enfin. "Here Comes the Flood" devient définitivement une superbe chanson permettant à Peter Gabriel de mettre en évidence le timbre exceptionnel de sa voix, et la singularité de son vibrato.

Cette vidéo nous montre l'intro du concert de 2003 ("Growing Up Tour), et la version définitive du titre dans une version extraordinaire, et un Gabriel particulièrement en voix ce soir là. Impressionnant et grandiose!


"HERE COMES THE FLOOD" de Peter GBRIEL en 2003.

CSNY




On peut penser ce que l'on veut de leur look d'aujourd'hui (les overdoses d'alcool et de drogues diverses ayant fait leur office), Crosby, Stills, Nash and Young, bouffis, vieillis et malades sont pourtant toujours aussi impressionnants sur le plan vocal musical et au niveau mélodique.

Surtout quand ils interprètent un de leur plus grand classique, parmi tous les chefs d'oeuvre qu'ils ont réalisé, "Chicago".

Et puis, CSNY ont au moins enregistré un des 100 meilleurs disques du 20 ème siècle, "Déjà Vu" en 1970. Inoubliable cet album! On se la joue collector? Dans la meme galette : "Carry On", "Helpless", "Almost Cut my Hair", "Our
House", "Woodstock", "Déjà Vu", "Teach our Children", et surtout le fabuleux "Country Girl". Ca parait ahurissant d'engranger autant de pépites dans un meme disque, surnaturel meme. On ne réalise une oeuvre d'une telle qualité qu'une fois dans sa vie, et c'est bien ce qui est arrivé.

Ca faisait une sacrée coalition CSNY: David Crosby qui a toujours fait 20 ans de plus que son age, mais possédait (et possède toujours une voix d'enfer). Steven Stills, macho sudiste et violent (demandez à Véronique Samson) mais guitariste sublime. Graham Nash, seul britannique dans ce groupe américain, mais capable aussi d'empoignades légendaires (musicales et physiques), notamment avec Stills le susceptible sourcilleux. Et bien sur, Neil Young le Canadien mythique, qui fera un carton mondial avec "Harvest" en 1972, et réalisera lui aussi un chef d'oeuvre en solo avec "Tonight's the Night" en 1975.

Bref une équipe de très haute volée, inégalable sur le plan de l'harmonie vocale. Et puis les textes! Impressionnants. On a souvent demandé pourquoi les anglo-saxons ne s'intéressaient pas à des chanteurs français style Georges Brassens? Et ces derniers de répondre: nous avons Bob Dylan, qui lui aussi fait des textes sublimes, et en plus du rock! On pourrait dire exactement la meme chose de CSNY. Et quel argument peut on mettre en exergue contre cet évident et incontestable pragmatisme. Et les faits sont là. Si Brassens ou consorts marchaient bien en France, Dylan était le porte parole mondial de la contestation, avec des textes tout aussi subtils que ceux de Georges. Et si CSNY cartonnait aux States ou ailleurs, en France aussi!

Les membres du groupe militaient contre la guerre du Vietnam au début des années 1970. Début des années 2000, ils remettent ça contre Bush et son "aventure" irakienne, d'ou un "Chicago" d'anthologie interprété en live.


"CHICAGO" de CROSBY, STILLS, NASH and YOUNG.

lundi 23 avril 2007

La Phrase du Jour 72


"Pourquoi je vis à New York? Parce que si j'avais vécu dans l'Antiquité j'aurais vécu à Rome."


John LENNON.

MIDNIGHT COWBOY




Un conseil: avant de visionner ce film, rassurez vous que votre état mental est excellent. Foin de mélancolie, de légères contrariétés, du moindre vague à l'ame ou d'état dépressif, sinon c'est le suicide assuré.

"Midnight Cowboy" est l'un des films les plus tristes de l'histoire du cinéma. Réalisé par John Schlesinger, cinéaste anglais, en 1968, il fut le premier film interdit aux mineurs qui obtint un Oscar.

L'histoire : un local hero texan, surnommé le "cowboy", décide de se rendre à New York afin d'amplifier sa célébrité paysanne. Las, il va se heurter aux murs des réalités. Associé à un petit rital tuberculeux au pied bot, il tentera de survivre dans l'asphalte jungle en squattant un taudis. Il deviendra gigolo, puis prostitué homo pour survivre, et offrir à son ami d'infortune, la vision du soleil couchant de Floride...

Inutile de vous raconter la fin, je sens déjà les larmes couler sur votre visage. "Midnight Cowboy " est symptomatique des années 60. Toute une génération d'acteurs (Marlon Brando, Warren Beatty) et de metteurs en scène (Athur Penn, Sidney Pollack, Francis Ford Coppola) bouttait les fantasmes savamment entretenus de l'american way of life, par des brulots féroces dénonçant les lacunes d'un système totalement basé sur l'inégalité sociale. La guerre du Vietnam entretenait ce discours contestataire en background. C'était aussi l'explosion de la contre culture américaine dans tous les domaines: musique (Jefferson Airplane, Doors, CSNY, Bob Dylan, Joan Baez...), littérature, bandes dessinées (Crumb). En bref, ça remuait pas mal.


"Midnight Cowboy" en est l'exemple le plus féroce, car le ver est dans le fruit en plein milieu de Big Apple. L'on s'aperçoit que les New Yorkais ne vivent pas tous dans des lofts immaculés ou des gratte ciel rayonnants de lumière. Non, à New York les pauvres sont dans les sous sols comme les rats. Ca parait évident aujourd'hui, mais en 1968, personne ne l'avait encore montré.

Film culte pour toute une génération, "Midnight Cowboy" nous faisait découvrir Jon Voight (le plouc texan naif) et confirmait le génie de Dustin Hoffman (Rico Rizzo, le tubard claudiquant). Ce dernier avait explosé l'année auparavant dans "The Graduate" , "Le Lauréat" de Mike Nichols.

Schlesinger Devait refaire appel à Hoffman en 1976, pour un autre très grand film "Marathon Man", au suspense particulièrement angoissant avec en guest, Laurence Olivier dans le role du cruel nazi (pléonasme!).

N'oublions pas la musique de John Barry qui fit entrer définitivement "Midnight Cowboy" dans le registre des classiques du cinéma américain. Ni le tube, "Every Body's Talking" qui fut un hit mondial.


"MIDNIGHT COWBOY" titre français "MACADAM COWBOY" de John SCHLESINGER en 1968.

TEASING!

MOST HIGH




Suite au "No Quarter", Led Zep revival orientalisé et qui eut le succès que l'on sait en 1995, Plant et Page décidèrent de remettre le couvert en 1998, avec un nouvel album composé de chansons inédites, "Walking into Clarksdale" qui eut peu d'écho, il faut bien le reconnaitre.

Deux titres surnagent nettement dans la réalisation de ce disque de virtuoses. "When i was a Child" superbe blues magnifié par la voix de Plant, et la guitare électrique plombée de Page, qui s'apparente à un titre de l'époque héroique du grand Zep.

Et "Most High", ou l'on se dit qu'il n'y a plus rien à faire, Plant s'est décidément affranchi de l'Occident décadent pour revisiter cet Orient si mystérieux. Il est un fait que depuis "Kashmir" en 1975 à nouveau revisité en 1995, toute la production discographique de Robert Plant qui a suivi, s'inspire de rythmes ou mélopées arabisantes.


Dans son album de reprises de 2002, "Dreamland" plusieurs titres ont droit à cette métamorphose culturelle et harmonique. Et le résultat est bienheureux. Il suffit d'assister à un de ses concerts de l'artiste pour s'en convaincre: guitares arabisantes, rythmes syncopés, et décorum associé de rigueur. L'artiste et son groupe sont entourés de moults tapis d'orient, d'encens et de décorations exotiques diverses du meilleur gout.



"Most High", titre déjà superbe, est sublimé par une vidéo exemplaire, une des plus belles jamais réalisées à ce jour. Et qui confirme bien les nouvelles orientations de Plant en 1998.



"MOST HIGH" de Robert PLANT et Jimmy PAGE en 1998.

LIFT ME UP




Allez, pour nous changer de ses élections prévisibles, let's the music play!


En 2005, Moby nous présentait son nouvel album. Après ses triomphes numériques multipes, "Play" en 2000, ou "18" en 2002, ce dernier disque déçut quelque peu. Il faut dire que l'arrière petit fils d'Hermann Melville (auteur de "Moby Dick", d'ou le pseudo), avait poussé tellement loin les limites de son concept, qu'il était terriblement difficile pour lui d'à nouveau étonner son auditoire élargi.

Rappelons toutefois les bonnes vieilles recettes qui ont assuré un succès quasiment inespéré à l'oncle Moby: vous prenez beaucoup d'électronique, vous y faites mariner quelques raretés absolumment inaudibles de nos jours, enregistrées en 78 tours de préférence avec un maximum de souffle samplées en boucle, vous y ajouter une pincée de rythmique rock, soul ou rythm' and blues, et vous avez le meilleur des sucreries à la Moby. Souvenez vous de "Natural Blues", "Play", "In this World"... Curieusement sur le papier, la recette semblait a priori indigeste.

Et bien non, les talents mélodiques et son expérience de dj branchouille des années 90 ont fait le reste. Les chansons de de l'artiste mélancolique, dont le succès n'a rien à voir avec un quelconque sex appeal irrésistible émanant de sa trop modeste personalité, véhiculent néanmoins une émotion indiscutable.


Peut etre est ce du à son enfance de mome ballotté à travers les states par une mère hippie, pauvre et divorcée, qui occupait le bambin en lui faisant écouter beaucoup de musique des années 70. En tous les cas, le résultat est là, et il est superbe!


Le titre "Lift me Up" est quand à lui un titre plus rock et plus speed que d'habitude.


"LIFT ME UP" par MOBY en 2005.

samedi 21 avril 2007

LA QUESTION DU SOIR


Pourquoi a-t-on l'habitude de dire, que Scorsese filme comme Dieu le ferait?


Allez les fidèles du Blog. Révisez, cherchez, donnez moi la bonne réponse. Celui ou celle qui répondra le premier ou la première se verra pardonner tous ses péchés.



A VOS RECHERCHES LES BLOGGERS!

CAPE FEAR




"Cape Fear" titre anglais, retraduit "Les Nerfs à Vif" en français est le plus gros succès commercial de Martin Scorsese à ce jour.

Pour une fois le titre français à l'immense avantage de nous annoncer clairement la couleur. A la vision de ce film, vos nerfs seront mis à très rude épreuve!

Un taré congétinal du bayou cajun, vient de purger une longue peine de prison suite au viol particulièrement barbare d'une jeune femme. Estimant que c'est le manque de conscience professionnelle de son avocat qui l'a envoyé si longuement derrière les
barreaux, il est bien décider à se venger de ce dernier. Progressivement, il va d'abord incidieusement lui pourrir la vie, ainsi qu'à toute sa famille...


C'est la première fois que Scorsese aborde le film de "genre", très usité dans les années 70. De fait, "Cape Fear" remake d'un autre film lui aussi très réussi de Jack L. Thompson de 1961, avec Gregory Peck et Robert Mitchum, a largement contribué à donner cet aura mérité que Martin a noué avec le grand public. La mise en scène du réalisateur est proprement hallucinante.


En effet, rarement film à suspense a réussi à pervertir à ce point les sens du spectateur. Ce film est tout simplement macchiavélique dans la forme et le fond, car chez Scorsese le monde n'est jamais noir et blanc, il se fond toujours dans un gris plus ou moins profond. Avec Scorsese, les roles s'inversent toujours. Et si l'avocat était plus véreux qu'il ny parait? Et si le pervers avait des circonstances atténuantes? Et si ce meme tordu ne devenait pas le révélateur d'un couple qui ne fonctionne plus? Et si la jeune fille avait besoin de l'intrusion du monstre pour se débarrasser de parents vaniteux et hypocrites?

C'est ce qui fera toujours la différence avec Scorsese, surtout dans ce film dit "de genre" (a priori considéré comme mineur) qu'il réussit à transcender par son habileté psychologique, sa connaissance parfaite des méandres tortueux de l'ame humaine, sa maitrise cinématographique, cette bande son ahurissante de Bernard Hermann qui vrille véritablement les neurones...


Du très grand cinéma! A l'époque, la critique fit la fine bouche. Le film succcédait au triomphe des "Affranchis" qui pourtant se sitait dans un tout autre registre. Comme d'habitude, elle se ravisa te temps passant.

Le casting est parfait: Nick Nolte (l'avocat), Jessica Lange (son épouse), Juliette Lewis dans son premier role (la fille), et de Niro! Un de Niro qui a encore réussi à nous bluffer dans son interprétation dantesque du psychopathe dégénéré, mais devenu lettré grace à la prison (décidément ce Scorsese!). Il a expliqué qu'il s'était astreint à un régime gymnique particulier, car il souhaitait que son corps ressemble "à une machine à tuer". Le taulard cajun incarné par de Niro est un malade compulsif, mais un dingue intelligent et plus nuancé qu'il n' y parait. Pour vous convaincre une fois de plus du génie de l'acteur, la vision de ce film s'impose donc. Le final limite gore, vous traumatisera à vie.

Récapitulons: mise en scène, Martin Scorsese. Starring Robert de Niro, Nick Nolte, Jessica Lange, Juliette Lewis. Musique, Bernard Hermann (musicien d'Alfred Hitchcock. Photographie: Michael Ballhaus. Générique (sublime) de Saul Bass.

Verdict: chef d'oeuvre, à voir et revoir. En VO impérativement, pour apprécier l'accent deep south que de Niro s'est approprié pour le role.

"CAPE FEAR" de Martin SCORSESE en 1991.


Cette bande annonce est très bien réalisée, car elle épouse la progression narrative de la mise en scène.


TEASING NOW!

SO BAD




Au contraire, so good!

Nina Hagen la déesse hindoue dans ce clip absolumment splendide sur un plan purement visuel.

Le morceau aussi, c'est quelque chose. Ecrit par Dave Stewart d'Eurythmics, "So Bad" est un hit beaucoup plus rock dans le répertoire habituel de Nina la dingue. L'emballage sonore très electronique fignole bien le concept général du titre.

Et l'on s'aperçoit que Stewart était presque meilleur quand il composait des chansons pour d'autres artistes que son égérie des années 80, Annie Lennox.

Sur le plan de la production, Dave a par contre toujours excellé en travaillant pour une myriade d' artistes issus de tous horizons. Et franchement, pour "So Bad", répétons le, il s'avère un compositeur de premier ordre.

Quand à Nina, c'est bien simple, elle est imbattable sur le plan vocal. Cette fois encore, c'est spectaculaire. Qui plus est dans "So Bad", elle est capable de chanter du rock, de faire sa diva, sa punk ou d'éructer en anglais, allemand et hindou... Et ça fonctionne parfaitement, sans aucune vulgarité!

Mais quel potentiel vocal, carrément sublimé sur ce titre particulièrement impressionnant et remuant.


"SO BAD" de Nina HAGEN.

La Phrase du Jour 71


"Si je n'avais pas le sentiment d'apprendre encore, je crois que j'arreterais".


Steven SPIELBERG.


Martin Scorsese argumente de la meme manière, se comparant "à un éternel étudiant".

Celà se nomme tout simplement l'humilité des grands.

DE VRAIS OBSERVATEURS INDEPENDANTS


Un correspondant à Paris d'une radio suédoise: "Sarkozy ne représente-t-il pas un risque de dictature?".

Extrait du "Suddetsche Zeitung", journal de Berlin: "Un macho brutal et sans scrupule qui joue avec la peur des gens".

Le "Frankfurter Allgemeine Zeitung", autre journal allemand, lui décerne le prix suivant: "L'homme politique le plus ambitieux et le plus impitoyable d'Europe qui n 'a pas de vraie conviction mais s'aligne sur l'humeur du peuple".

Le quotidien espagnol "El Pais": "Un héritier populiste des régénarationnistes de la droite espagnole de la fin du XIX eme siècle".

Le "Tageszeitung" de Berlin, encore: "Un George Bush tricolore qui veut imposer en France l'idéologie de la droite néo conservatrice américaine...".

La presse italienne: "Il a une vraie proximité avec la droite post fasciste de la péninsule".

La presse scandinave : "Aventurier néobonapartiste qui représente un grave danger pour la démocratie française"

Un journaliste de la télévision croate l'a suivi durant toute sa campagne éléctorale et en a dressé un portrait terrifiant.

Les Britanniques pourtant libéraux le surnomment "le pompier pyromane".


Ne vous rassurez pas, il ne s'agit pas de Le Pen... mais de Nicolas Sarkozy.


Moralité: seuls les Français ne voient rien venir et seule la presse étrangère fait correctement son boulot sur notre campagne électorale!

GROWING UP!




"Now it's time to growing up!" ou "Maintenant, il est temps de grandir!", c'est par cette phrase sybilline que Peter Gabriel annonce son titre "Growing Up". Une énorme boule translucide s'est évadée de la matrice surélevée précédemment, et Gabriel pénètre à l'intérieur de l'engin, appelé The Zorb Ball.

Le Zorb Ball est une énorme structure platique translucide, qui permet à l'artiste anglais de débouler sur scène tel un rouleau compresseur, fonçant sur ses musiciens d'une manière menaçante. La nature des matériaux utilisés permet de plus, une utilisation habile des éclairages sur cette meme structure.

Au départ, Peter Gabriel voulait faire encore plus fort, évoluer tout d'abord dans la super structure sur scène et ensuite, rouler sur son public! Les compagnies d'assurance opposèrent leur véto. La boule géante associée au poids conséquent de l'artiste anglais auraient écrasé purement et simplement les spectateurs les plus freles.

Cependant, cette séquence est une des parties les plus délirantes du "Growing Up Tour" de 2002/2003, et affola sensiblement l'auditoire survolté du concert mythique.


Un moment d'anthologie gabriellienne.


"GROWING UP" enregistré à Modène en 2003.

La Phrase du Jour 70


"Généralement, lorsque je tourne un film, c'est pour continuer les travaux de ma maison. Le seul dont je sois fier, c'est «La Nuit Du Chasseur»...



Robert MITCHUM.


Et il peut. "The Night of the Hunter" de Charles Laughton en 1955, est classé parmi les 10 meilleurs films de tous les temps.

A DAY IN THE LIFE




La chanson définitive des Beatles.

Extraite du disque "Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band" en 1967, et figurant à la dernière place de l'album mythique, "A Day in the Life" constitue la synthèse absolue du génie beatlesien, et plus particulièrement celui de John Lennon.

Cette chanson nous narre la chronique quotidienne des faits divers par le prisme navrant d'une actualité comme elle nous est transmise, notamment au travers de journaux télévisés insipides. Mais c'est Lennon qui transforme ces faits divers ingurgités à la louche quotidiennement, en trip psychédélique, par des lyrics époustouflants de justesse dans la première partie du titre, devenant complètement surréalistes au moment du break légendaire.

C'est encore une fois Lennon qui a eu l'idée sublime d'enregistrer l'orchestre symphonique, puis de faire défiler les bandes du résultat sonore à l'envers: l'effet est purement cauchemardesque, et amplifie le coté barré du morceau.

Dans ce film enregistré pendant les sessions symphoniques du titre culte, l'on peut entrevoir outre les Fab Four, une partie du swinging London de 1967, avec dans le désordre Mick Jagger, Marianne Faithfull, George Martin, Keith Richards ou Donovan...



"A DAY N THE LIFE" des BEATLES en 1967.

SEA SONG




En 1974 paraissait une oeuvre emblématique de l'histoire du rock, le "Rock Bottom" de Robert Wyatt.

Considéré comme l'un des plus grands disques de tous les temps, et pas spécialement par les rock critics, "Rock Bottom" est le genre d'album rare, hors norme, qui explose tous les clivages musicaux.

Conçu, écrit et interprété par Robert Wyatt, appuyé à la production par Nick Mason du Pink Floyd, ce disque apparait bien comme une oeuvre universelle.

L'histoire de Wyatt a failli très mal se terminer. Batteur du "Soft Machine" et virtuose de sa spécialité, Wyatt était connu pour ses frasques et ses exubérances scéniques. On l'appelait le survolté, tant son style de batteur agité défrayait la chronique. Jusqu'à un soir de 1973.


Après une soirée copieusement arrosée, Robert a la triste idée d'aller prendre l'air sur le balcon. Il passe par dessus la balustrade et on le retrouve inerte 4 étages plus bas. Il échappe de peu à la mort, mais le sort en est jeté, membres inférieurs définitivement paralysés, et ce à vie.

Après une longue et pénible rééducation, on se dit que le pauvre Robert Wyatt, trublion forcené ne pourra jamais se remettre mentalement de son handicap. Que nenni. L'accident lui fera acquérir une sagesse et un fatalisme imprévus pour ceux qui l'avaient connu naguère. Il se lance dans l'enregistrement d'un album, ou il officiera dorénavant aux claviers. On n'en connait rien de la teneur. Mais Nick Mason, rival musical du Floyd mais néanmoins ami, lui donnera un sacré coup de main.

A la sortie du disque, la critique sera dythirambique: immédiatement "Rock Bottom" entre dans la catégorie peu fournie des classiques discographiques. Avec l'intro de "Sea Song", considérée comme une des plus belles complaintes de tous les temps, et indissociable de l'histoire personnelle de Wyatt. L'émotion est présente dans le phrasé, et la texture sonore ou mélodique de la mélopée légèrement jazzy, stylisée Soft Machine.


"Rock Bottom" deviendra immédiatement un must, que tout connaisseur doit impérativement posséder. Le succès commercial sera moyen mais permettra à Wyatt d'envisager et d'entamer sereinement une nouvelle carrière plus assagie, et surtout plus proche de sa nouvelle préoccupation, la sérénité... meme si cette sérénité a été pour le moins précipitée par les événements.

Il officie désormais dans des happenings musicaux très élaborés, destinés à un public plus élitiste, proche des milieux jazzy. Son nouveau look lui donne un coté barde celtique, vieux sage, qui ma foi, combien tout à fait à l'ambiance irréelle créée par "Sea Song"...


"SEA SONG" de Robert WYATT avec Annie WHITEHEAD, paru en 1974.

La Phrase du Jour 69


« La clé de la réussite, c’est le désir ».


Al PACINO.

SHOULD I STAY OR SHOULD I GO




Rien que les titres des singles donnaient envie d'écouter The Clash.

Rappel historique: "London Calling", "The Magnificent Seven", "White Riot", "Guns of Brixton", "Train in Vain", "London's Burning", "Know your Rights", "Should i Stay or Should i Go", "Rock the Casbah"... Les titres des albums aussi: "London Calling", "Sandinista", "Combat Rock".

Avec The Cash, on savait ou on foutait les pieds. Ca déchirait, on hurlait sa rage, pas d'aseptisation, le rock pur et dur, les roots du concept ultime.

Interdit d'etre tièdes avec eux. Ils nous poussaient à la roue, dans nos ultimes retranchements, à l'image de ce "Should I Stay or Should I Go" interprété frénétiquement sur scène. C'est à la dynamite qu'ils carburaient ces mecs!


Le titre est issu e leur dernier album "Combat Rock" paru en 1982, et qui sonna le glas de Radio Clash. Deux hits en furent issus, "Rock the Casbah" et "Should i Stay or Should i Go".

Mais bon Dieu, quelle peche!


"SHOULD I STAY OR SHOULD I GO" de THE CLAH, live en 1982.

vendredi 20 avril 2007

La Phrase du Jour 68


«Pécher n'est pas faire le mal. Le vrai péché, c'est de ne pas faire le bien.»


Pier Paolo PASOLINI.

(Cinéaste, écrivain et poète italien, assassiné à Ostie en 1975 avant la sortie de son dernier film qui fit un scandale retentissant "Salo, ou les 120 journées de Sodome", toujours aussi inregardable aujourd'hui en ce qui me concerne).

DIANE AND CAMILLA 'S THEME



Au delà de la fascination que peuvent exercer Naomi Watts et Laura Elena Harling sur la meute de chiens en rut que constitue le public male en général (j'ai en ce qui me concerne une certaine faiblesse pour Naomi, la blondasse), il est difficile de resister à l'ambiance terrifiante et néanmoins torride de "Mulholland Drive" de David Lynch.

Le théme musical et les images étant à l'avenant alors pourquoi se géner chiens d'infidèles que nous sommes tous!

La masturbation de Naomi Watts est aussi belle que pathétique...

"THEME DE DIANE AND CAMILLA" de Angelo BADALAMENTI, extrait de "MULHOLLAND DRIVE" de David LYNCH, en 2001.

BEETLEJUICE



Une des scènes les plus irrésistibles de l'histoire du cinéma, extraite de "Beetlejuice" réalisé par Tim Burton en 1988.

L'histoire: un jeune couple se tue dans un accident de voiture stupide aux USA. Ils s'aperçoivent qu'ils sont devenus des fantomes, et occupent leur ancienne batisse. Mais ils sont invisibles pour les mortels. Une famille de branchés new yorkais investit alors la place. Le couple d'ectoplasmes décide de faire fuir les nouveaux occupants en tentant de les terrifier, et ce par tous les moyens. Mais dur, dur, ils n'y arrivent pas.


On peut raisonnablement se poser la question: ou Burton a t il péché cette idée incroyable et imparable, à savoir la "possession" par la chanson de Harry Belafonte "Day O", qui connut un nouveau succès grace au film à sa sortie.

La scène est inénarrable et à se tordre de rire. Du génie comique et de la déjante burtonienne à son plus haut niveau.

Casting: Marie O Hara, Winona Ryder, Jeffrey Jones... Un pur délire, un pur délice!

"BEETLEJUICE" de Tim BURTON en 1988.

La Phrase du Jour 67


«Je voudrais tant être ce que j’étais quand je voulais être celui que je suis devenu !»


Marlon BRANDO

DARKNESS, DARKNESS




En 2002, Robert Plant fait paraitre sa nouvelle mouture, un album superbe composé exclusivement de reprises intitulé "Dreamland". Vous allez me dire que c'est très courant.

A une différence près, c'est que les reprises à la Plant ça vaut son petit détour, et ça n'est pas donné à tout le monde. Un exemple: dans le disque figure une reprise du "Hey Joe" créée initiallement par William Roberts, déjà repris par Hendrix, ou plagiée par Hallyday qui en a fait ce que vous en savez, en termes clairs une horreur yaourtée! Je vous défie de reconnaitre le "Hey Joe" de Plant meme après 50 écoutes.

Il a repris aussi une splendeur rock "Song of the Siren" de Tim Buckley, une des plus belles chansons de l'histoire de la musique, et sans la trahir le moins du monde. Puis y figurent aussi, "One More Cup of Coffee" de Dylan, et "Darkness, Darkness" de Jesse Colin Young.

Ce qui pète immédiatement aux oreilles, c'est le timbre de voix unique de Robert à la figure triste. Sans oublier sa formation en rangs serrés, qui d'une manière experte, assure magistralement l'accompagnement musical de l'ex Led Zeppelin.

Un album somptueux qui nous fait voyager dans une ambiance sonore qu'on n'a plus l'habitude d'entendre. Et chez Plant, toujours la meme chose, frime zéro, flambe zéro, mais grace et classe maximales. Un très grand cover par un très grand artiste!


"DARKNESS, DARKNESS" de Robert PLANT en 2002.

La Phrase du Jour 66


«Le monde qui nous entoure est dégueulasse et sordide. Je ne cherche pas à le maquiller comme 99 % des films hollywoodiens.»


Quentin TARANTINO.

THE WALL



Fin 1979, Pink Floyd commercialise son dernier double album, "The Wall". Tout le monde était persuadé que le thème évoqué par le leader Roger Waters, c'était ce fameur "Mur de la Honte", le Mur de Berlin.

Que nenni mes chers amis, il n'en était rien. Le concept floydien était axé ni plus ni moins sur les névroses personnelles de Roger Waters, et de son Oeudipe mal assimilé. C'est tout. Je vois le dépit voire la déception poindre sur vos visages. L'ambivalence conceptuelle fut largement entretenue quand Waters en disgrace de son groupe fit un show à Berlin en 1990, pour célébrer le premier anniversaire de la chute du "vrai" mur.

En 1979, l'album fait un carton planétaire. Le disque est magistralement produit et interprété, mais, reconnaissons le toutefois, il est bien boursouflé. Produit par Bob Ezrin (Alice Cooper, Lou Reed, Peter Gabriel), on sait que l'accouchement fut terriblement douloureux. Waters et Gilmour ne se parlant lus, le bassiste enregistrait d'un coté, et Gilmour, ses parties de guitare dans un studio à des centaines de kilomètres de là, près de Nice. Bonjour le feeling!
L'album est blindé de bruitages, de cris, d'ambiances sonores stylisées "Dark Side" jusqu'à l'excès. On a l'impression par moments que ces séquences sont là pour pallier à l'insuffisance harmonique de certains titres.

Il n'empeche, "Another Brick in the Wall", le hit inattendu se classa d'emblée numéro un. Quelques temps plus tard, Alan Parker, passe, voit de la lumière et s'arrete. Le roi de l'esbroufe cinématographique ("Midnight Express") a contacté Waters pour adapter le disque au cinéma. Problème: l'un et l'autre ont des caractères de chien. Le tournage orageux commence. Bob Geldof, leader des Boomtown Rats incarne "Pinky", star neurasthénique et perturbée, clone du leader du Floyd. Le tournage s'eternise, les disputes entre Parker et Waters ampoulent le footage, et le choc prévisible se produit: le leader du groupe culte casse ses ruines. Parker peut terminer le tournage dans une paix relative.


Résultat des courses: un film biscornu, qui passe du sublime au ridicule d'une séquence à l'autre. Curieusement, les scènes cultes sont là ou on ne les attend pas, et les séquences ratées, ou on attendait des scènes cultes. "Another Brick" est aussi grotesque (voire plus) que dans son clip promotionnel; c'est dire! Les animations de Gerald Scarfe, sont elles, par contre superbes. Le plus interessant, ce sont les scènes du film calquées sur les réalités de l'Angleterre de l'époque et sa montée extreme droitière, très bien illustrée par la séquence associée à cet article.

Moaralité: rock et cinéma n'ont toujours pas réussi à consommer leur nuit de noces. "The Wall" est un film bancal, donc raté, qui s'apparente plus à une compilation de clips empilés qu'à un film scénarisé. De toute manière, le concept était beaucoup trop tortueux pour Parker.

Le film fut présenté à Cannes en 1982, avec la sono quadriphonique du Floyd. Le public resta de marbre, le succès ne fut pas au rendez-vous non plus. De toute façon Roger Waters s'en foutait royalement, il ne reconnaissait pas la mouture cinématographique de son petit...

Bob Geldof ne renouvela pas l'expérience non plus et décida de se consacrer aux affamés d'Ethiopie. Il organisera le fameux Live Aid en juillet 1985, plus grand concert caritatif de tous les temps. Ce qui fut momentanément plus utile que son incursion cinématographique ratée.

Quand à Waters, il quitta le Floyd en 1983. Le groupe devint alors une machine à tubes ringarde dédiée à la cause rock FM. Le pire qui puisse arriver à un grand groupe!

Regardez bien la séquence qui va suivre, elle a une histoire. Parker dans un souci de réalisme avait convié de vrai skinheads pour donner du corps à la scène qui devait etre tournée. Las, avec ces gens là,les choses tournent toujours mal. Ils prirent leurs roles au premier degré et certaines bagarres sont de véritables bastons. Comme quoi, il ne faut jamais s'amuser avec n'importe qui! Ca peut quelques fois mal tourner.



Extrait: "In the Flesh" et "Run Like Hell", happenings néo nazis extrait de "THE WALL", d'Alan Parker, en 1982.

La Phrase du Jour 65


"J'ai beaucoup d'enfants, sept, mais Keith (Richards) est le pire de tous!".


Michael Philip JAGGER

LA DERNIERE BOULE PUANTE DE LE PEN


Aux dires de Jean Marie, Nicolas Sarozy n'est pas qualifié pour se présenter à l'investiture supreme, car selon lui, et je le cite, "aucun de ses grands parents n'est français".

Raclure va! Ca veut encore dire quoi ça, vieux con? Et chez toi, ils sont quoi tes parents pour t'avoir fait? Je signale à ce spécialiste de la France bon teint qu'il devrait savoir qu'un quart des Français ont une ascendance directe étrangère (j'en fais d'ailleurs partie). Si la France n'avait pas connu l'immigration depuis les années 30 (Espagnols, Portugais, Polonais, Italiens), celle des années 60 (Maghrébins), 70 (Africains), elle aurait perdu 30% de sa population. Ce qui se traduirait par une impossibilité à renouveler l'économie, un vieillissement de la population qui ferait exploser les systèmes de santé et de retraite, sans compter une inaptitude totale dans la reconversion des idées, d'ou un effondrement de tous les modes de production (travail), et une accélération de notre déclin (par l'absence d'initiative au niveau intellectuel et culturel). Donc, en clair, les problèmes auxquels nous avons à faire face aujourd'hui, sont presque une bonne surprise par rapport au scénario catastrophe évité jusqu'à présent.

L'Allemagne va perdre 17% de sa population d'ici 2020: Angela Merkel en fait la priorité nationale dans son programme. Si celà se concrétise, le pays va passer de premier exportateur mondial, à un niveau calamiteux et terriblement inquiétant. Les Italiens ont le meme souci: ils ont déjà régularisé 520 000 sans papiers en 2002 (et c'est Berlusconi qu l'a fait!). Le système des retraites était menacé à très court terme. Et ça ne suffit pas: les Italiens vont ouvrir les portes aux immigrés par nécessité économique.

Alors le gros borgne, quand quelque chose est bon pour un pays (le meilleur taux de natalité d'Europe), ne jette pas le bébé avec l'eau du bain.

Et puis une autre chose, ça ne t'a pas trop gené quand un immigré autrichien s'est fait élire au Reichstag allemand en 1933. Il n'était pas fils d'immigré, mais immigré tout court, ton pote Adolf! Je persiste et signe: que vas tu faire tous les ans à l'internationale d'extreme droite européenne avec ton pote de la Waffen SS ?

Quand à vous Arabes, Noir ou autres Italiens ou Espagnols du Front National: vous n'avez pas honte, bande de clébards opportunistes ou névrosés? Vos parents ou grands parents se sont faits latter par les sbires d'extreme droite et vous couchez avec les bourreaux de vos ainés. Vous ne connaissez plus la France de Vichy, l'idéologie dominante de Le Pen qui vous traitait de métèques. Mais je connais le problème, vous voulez etre encore plus français que les Français! Ca a un nom ça en psychiatrie. Mais j'ai meme pas envie de vous expliquer, je perdrais mon temps, et vous encore plus, vous etes décidément trop cons!

Alors si tu veux tirer sur Sarkozy, sac à foutre populiste, trouve autre chose, parce que nous les fils d'immigrés, on t'emmerde!

L' ALBUM DE LA SEMAINE




Presqu' aussi puant que l'original!

jeudi 19 avril 2007

GIMME SHELTER




Presqu'un titre sarkozien: "donne moi plus de sécurité".

Une rareté absolue. Les Stones interprètent "Gimme Shelter", l'un des plus grands titres de leur carrière, extrait de l'un des meilleurs albums du groupe "Let it Bleed" ("Que ça Saigne"), capturé live dans une émission tv de 1969. Jagger avec l'absence totale de mysoginie qui le caractérise, dédia cet album à "toutes les femmes qui ne portent pas de Tampax". La classe, quoi!

Faisons foin de ces considérations alonsesques! "Gimme Shelter" fait partie des cinq meilleurs titres des Stones. Vous voulez connaitre mon quinté classé?

1 "Midnight Rambler"
2 "Gimme Shelter"
3 "Sympathy for the Devil"
4 "You Can't Always Get What you Want"
5 "Jumping Jack Flash"


Constatons toutefois que trois chansons du classement précédemment cité sont extraites de "Let it Bleed", ce qui me fait penser allègrement que l'album mythique de 1969 est le meilleur des Rolling Stones.

"Gimme Shelter" est le tiitre préféré de Martin Scorsese et d'un paquet de fans des "Pierres Roulantes". La légendaire intro à la guitare, aussi vicieuse qu'un cobra du Tombeau Hindou de Fritz Lang, déclenche systématiquement la lancinance jaggerienne ultime.


Un vrai bijou vicelard, aussi tranchant qu'une lame de rasoir. Un véritable régal pour tous les sens, et cette rythmique lancinante qui déhanche sa race! L'enfer au paradis!

Un très grand Stones qui tache!

"GIMME SHELTER" des ROLLING STONES en 1969.

La Phrase du Jour 64


« Les gens peuvent tout savoir de moi à travers mes chansons - s'ils savent où regarder ».


Bob DYLAN.

LORD OF WAR




Un petit chef d'oeuvre de satire et de subversion. O humanistes de tous poils, à la vision de ce film, otez de vous toute espérance et naiveté.

Andrew Niccol nous narre l'histoire d'un petit émigré ukrainien (Nicolas Cage) qui dans sa jeunesse réalise son premier deal à New York en vendant un flingue. La chose lui parait tellement simple, qu' une vocation s'impose, il sera marchand d'armes.


Tout le talent et l'habileté de Niccol, c'est de dédramatiser un sujet qui mis entre les mains d'un tacheron beaucoup plus pragmatique, aurait transformé l'essai avec la lourdeur d'un Michael Moore. Non pas ici! Le vrp bien propre sur lui, interprété par Cage, avec ce jeu inimitable qui lui est propre et un sens de la dérision absolue, est CONSTAMMENT sympathique. Et c'est là que le film est surpuissant.

Business is business, et quelle différence y a t-il entre un commercial et un autre? Strictement aucune: le nerf de la guerre dans toute affaire qui se respecte, c'est l'argent! Meme si l'on vend un objet qui à terme tuera des innocents. Si ça n'est pas lui qui le fera, un autre prendra sa place. Le seul critère qui importe, c'est le cash! Le reste, notre business man s'en fout.

"Lord of War" dissèque les mécanismes de l'hypocrisie des marchés, des grands de ce monde avec une lucidité d'une efficacité rare. Personne ne passe à la trappe. Hommes d'affaires, militaires, industriels, rebelles, mercenaires, rippoux de tous ordres (les trafics vivent de la corruption généralisée), Niccol lui aussi dégomme et tire sur tout ce qui bouge, et bizarrement tout celà devient grace à lui purement et simplement jubilatoire.

Film réalisé aux States, dans le but de démonter les mécanismes scandaleux des lobbies de l'industrie de l'armement (notamment américain!), "Lord of War" fait mouche à tous les coups. Réalisation impeccable, interprétation au top (Cage, Hawke, Leto), intelligent, bien foutu, désopilant et qui ne rend pas le spectateur passif, voire idiot, bien au contraire, ce film doit etre impérativement vu par tout amateur de second degré qui se respecte, ou tout contestataire et libertaire affranchi.

Observez la scène qui ouvre le film: réalisée d'une manière remarquable, elle fait froid dans le dos résumant à elle seule le ton et l'esprit du long métrage iconoclaste.



"LORD OF WAR" en 2006, par Andrew NICCOL.

La Phrase du Jour 63


« Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre coeur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde. C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire ».



Ernesto "Che" GUEVARA.

LULLABY





Les chantres de la déconne des années 80!


Qu'est ce qu'on a pu se moquer des pré-pubères, fans de Cure pendant la Cold Wave! On n'arretait pas de se moquer des pisseuses et de leur groupe à la coupe explosée, leur rouge aux lèvres et leur fard blanc dissimilant si malhabilement les symptomes éthyliques flagrants de tous les membre du groupe.

En effet, chez The Cure, les drogues classiques n'étaient qu'accessoirement ingurgitées, leur truc à eux c'était le jaja. Surtout, Robert Smith qui carburait au Jack Daniels comme Keith Richards. Ca déchire le bourbon, surtout le Daniels! D'ailleurs, regardez la vidéo, et à 29 ans, Robert Smith malgré tout, dissimule assez mal la lourdeur de ses traits chargés aux gammas GT.

Pendant un temps, The Cure fut le groupe culte des néo branchés, néo gothiques, et néo dépressifs aussi de l'ère Thatcher. Il faut dire que les Anglais avaient de bonnes raisons d'etre dépités: la vieille n' y allait pas avec le dos de la cuillère! Destruction des services publics, grèves cassées, chomage de masse, rigueur monétaire, Irlandais emprisonnés par wagons, guerre des Malouines... C'est la Pool Tax qui a bienheureusement mis Miss Monde Ko en 1990. N'empeche, ils se la sont payés 10 ans la vioque!

The Cure reflétait somme toute assez bien l'humeur du moment, avec des titres désopilants comme "A Forest", "Boys don't Cry", "Close to Me", "Just like Heaven" et ce très étrange "Lullaby" plutot réussi. Mais comme tous les groupes des années 80 qui se respectent, The Cure ne survit pas à la décennie suivante...

Mais au fait, d'un coup je pense à un truc! Si Sarkozy est élu, peut etre que le Printemps de Bourges sera désormais présidé par Pascal Sevran, et qu'il invitera Barbelivien ou Sardou en tete d'affiche, et Doc Gyneco en première partie de concert. Quand je vous dis qu'il peut y avoir pire que The Cure quand l'époque est très dure!



"LULLABY" de The CURE en 1989.

La Phrase du Jour 62


"En 1995,je ne pensais pas etre en tete au premier tour. En 2002, je ne pensais pas etre absent du second tour. Je m'estime donc disqualifié pour ce qui est des pronostics".


Lionel JOSPIN, lors d'un meeting à Avignon en avril 2007.

mercredi 18 avril 2007

CHIRAC D' ARABIE


Au moment ou George W. Bush risque bien d'etre frappé d'empeachment (destitution à l'américaine), notre président sortant continue lui, à faire un tabac dan le monde arabe.

Aujourd'hui à Ramallah, capitale économique de la Palestine, vient d'etre inaugurée une nouvelle rue dans l'artère principale de la vieille ville: l'Avenue Jacques Chirac.

Pendant que chez nous on le vire presque à coup de lattes, chez les Palestiniens c'est la chiracomania. Ils ont de la mémoire les descendants du prophète. Et ils ont bien raison. Pour eux, Chirac est plus pro palestinien que la majeure partie des leaders du monde arabe. Ce qui est vrai aussi. Tout simplement parce que Jacquot, lui ne craint rien d'Israel et de ses frappes ciblées à la libanaise.

Et puis, il a montré souvent l'exemple face à l'aggressivité de l'état hébreu. Souvenez vous en 1996, à Jérusalem! Chirac veut serrer la louche à ses fans Palestiniens. Le service d'ordre du Mossad repousse brutallement les chiraco groupies. Là, notre président intervient d'une manière virile, astique le service d'ordre un peu trop zélé et les tance en anglais: "you want me to back home? It's a provocation!". Les Israeliens n'ont pas du tout apprécié, les Palestiniens ont adoré.
On a frolé un très grave incident diplomatique, l'état hébreu était, parait-il en furie. Puis, il y eu 2003.Les Palestiniens n'ont pas oublié non plus la position française (héroique!), pleine de bon sens face à l'aggression américaine en Irak. Qui avait raison? Encore Chirac!

Et puis après l'empoisonnement, pardon, le décès pour cause de maladie de Yasser Arafat, les Palestiniens encore, se souviennent de Chirac dépéchant un avion français, pour faire soigner le vieux leader à l'hopital du Val de Grace. D'ailleurs depuis, le surnom de Jacquot en Palestine, c'est "Chirafat". Il détient le meme record de popularité là bas que le défunt Yasser. A Jerusalem, dans le quartier musulman, le tee shirt qui fait un carton, est un maillot à l'effigie de Chirac surmonté du keffier d'Arafat. Culte! Je donnerais une fortune pour en avoir un. Et un couple de Palestiniens inconditionnels, ont baptisé leur mome "Jacques Chirac", suivi du patronyme du père!

Alors pour toutes ces raisons, je vais le regretter notre vieux briscard. Voyou comme pas deux, tanche absolue au niveau de sa politique (d'abord quelle politique?) intérieure, il avait une classe indiscutable au niveau international. En somme, le prolongement de la politique gaulliste et mitterandienne. Ces trois là, étaient respetés, voire craints à l'étranger.

Je ne suis sur que les trois favoris à la présidence aient le meme charisme au plan de la politique internationale, et surtout le meme pragmatisme humaniste. Et puis pour etre franc, aucun homme politique ne m'a fait marrer comme Chirac. Rien que pour ça, je le regrette déjà!

J'ai appris que les Chirac cherchaient un appartement à Paris, pour cause de résiliation de bail à l'Elysée. Jacques! Fais toi naturaliser Palestinien, tu te fera élire en trois coudées, avec le meme score qu'en 2002, et tu finiras définitivement ta vie au pouvoir... à l'abri de toutes poursuites judiciaires!