vendredi 29 juin 2007

MESSAGE DE L'INTRUDER

Vous laisse quelques jours... A bientot les kids!

jeudi 28 juin 2007

LA PHOTO DU JOUR




Selon une étude menée par l'armée américaine, on remarque chez les jeunes soldats de l'Oncle Sam, chargés de "sécuriser" les rues de Bagdad, exactement les memes symptomes ou troubles psychologiques que chez les conscrits envoyés faire la guerre au Vietnam.

Dépressions, hallucinations, symptomes paranoiaques aigus dus à la terreur constante occasionnées par les patrouilles ou tout peut arriver à chaque coin de rue. Rappelons toutefois, qu'à la différence de la guerre du sud-est asiatique, il ne s'agit plus cette fois d'appelés, mais d'engagés volontaires... donc quand on signe pour etre militaire, il y a des chances un jour, d'etre envoyé sur le front. Une précision tout de meme: la plupart des engagés sont d'origine modeste, voire très pauvre, noire évidemment, ou fraichement naturalisés américains, en échange de leur participation à la guerre (Mexicains, Porto Ricains etc...).

Il serait intéressant au demeurant, que l'armée américaine fasse une étude sur la population irakienne aussi, qui elle a pris des bombes et missiles sur la gueule à foison et subit quotidiennement le stress occasionné par une occupation dénuée de tout fondement juridique. Elle y constaterait certainement aussi d'autres troubles, d'un tout autre ordre, et pas seulement psychologiques: cancers généralisés dus à l'exposition à l'uranium appauvri, par exemple, mais ça c'est d'Arabes dont on parle, c'est encore moins passionnant...


Quand on pense que George Doublevé a été pistonné pour ne pas partir au Vietnam. Remarquons toutefois, que ce sont les gens qui n'ont jamais été en guerre, qui sont les plus militaristes: Bush, Blair, Berlusconi, Aznar... et Chirac, lui, n'en voulait pas!


Tout ceci donne bien matière à réflexion, non?

mercredi 27 juin 2007

BREATHING



Kate, je me ressaissis!

Je serai ton moule à gauffres, je serai ta tartine à confiture, te badigeonnerai de Nutella, te lècherai des pieds à la tete inondée de Dom Pérignon, te retournerai comme une crepe, te dégusterai comme une sucette à l'anis, quoique, on pourrait là inverser réciproquement les roles...

Je te dégusterai comme un crustacé issu des marées chaudes, te remuerai de façon lassive et irraisonnée jusqu'à épuisement collectif de notre congrès duelliste, te feterai comme une déesse hindou, te vénérerai telle une idole paienne, t'épouserai si tu me le demandes, meme en blanc, telle la vierge immaculée...

Mais bon Dieu quels yeux de braise, quelle bouche, quelle visage, quels seins, quelles jambes, quelle c.. . Quelle gestuelle, quels mouvance corporelle, elle me rend dingue cette meuf! C'est quand meme mieux qu'Amel Bent, non ?

Kate, je te jure fidélité... hi hi hi, rien que le nom m'amuse !


"BREATHING" de Kate BUSH" en 1980.

La Phrase du Jour 127


"Généralement dans les films, si vous avez l'air sombre, vous jouez des rôles de méchant. C'est tout. J'ai refusé un million de rôles de méchant".


John TURTURRO.

LA BOMBE INHUMAINE




Ah Monica, accidente !

HAMMER HORROR




Ah oui Kate, fais de moi ta chose!

J'accomplirai tous tes désirs, je ferai tout ce que tu me demandes! Oui je te le promets!

Pour toi, j'écouterai avec parcimonie l'intégrale de Michel Sardou, je participerai avec assiduité à une émission de Pascal Sevran, je partagerai avec sérénité un pétard avec Doc Gynéco dans le 93, je discuterai des effets de la mécanique quantique sur les rougets de l'Ile de Paques avec Steevy Boulay, je ferai une thèse sur l'infuence de Spinosa sur l'oeuvre de Nietztche avec Johnny Halliday, j'échangerai mes impressions sur la filmographie de Christian Clavier avec Michel Ciment, je m'abonnerai à Psychologie Magasine pour trois ans, je regarderai tous les épisodes du dernier feuilleton avec Bernard Tapie, je discuterai calmement du conflit israelo-arabe avec Arno Klarsfeld, je m'enquillerai tous les épisodes de Julie Lescaut, je commenterai le patinage artistique avec Nelson Monfort et Philippe Candeloro sur France 3, j'achèterai l'album posthume de Grégory Lemarchal en solde, je me pacserai avec Rachida Dati, j'essaierai de participer à un concert pour l'UNICEF avec Enrico Macias en évitant de le tuer... non, ça c'est trop dur! Kate, je m'incline, tu est trop exigeante, je me soumets telle une sous-merde...

Non! Laisse moi encore une chance, Kate! Je lirai l'intégrale de Nicolas Sarkozy notre maitre à tous, j'essaierai de suivre et comprendre les décisions de Bernard Kouchner, j'adhérerai aux thèses néo-consrvatrices d'André Glucksmann ou Pascal Bruckner, je lyncherai Azouz begag, je relirai Alain Finkielkraut dans son entier, je m'abonnerai au Monde pour cautionner les idées d'Alain Minc, je regarderai tous les soirs "Qui Veut Gagner des Millions" et le journal de Claire Chazal, je prendrai un abonnement à TPS pour recevoir TF1 en numérique, et j'écouterai en secret tous les disques d'Enrico Macias et de Mireille Mathieu à fond la caisse, chantant "Mille Colombes" sur mon I Pod, je me convertirai à l'Islam, au Judaisme ou pire, au catholicisme. Je détruirai mes idoles, les Stones, Peter Gabriel, les Beatles, et tous ces artistes décadents qui me firent emprunter naguère, la voie pernicieuse de la rock'n roll attitude et des soubresauts de mai 1968, alors que je n'étais qu'un etre fragile et facilement malléable... Ah oui, Kate, fais de moi un homme nouveau, celui de la France qui bouge!

Je me léverai encore plus tot, pour gagner encore plus, pour dépenser plus que de raison, toujours consommer, prendre un crédit sur 50 ans pour devenir propriétaire d'une future ruine, et enfin, prendre ma retraite à 80 ans, heureux d'avoir contribué au bonheur de la société telle qu'on l'envisage aujourd'hui...


Je suis content d'avance, quel avenir providentiel et enthousiasmant! Quel bonheur assuré pour les hordes de futurs pauvres à venir! Comme c'est beau une société basée sur la conso et pleine d'idéal libéral!

Elle est pas belle, la vie ?

Grace à toi, Kate, je suis enfin sur le chemin de la rédemption...


"HAMMER HORROR" de Kate BUSH en 1979.

lundi 25 juin 2007

DIE ROBOTER




Revenons à un style musical plus badin et primesautier, avec les déconneurs ultimes que sont Karl, Ralf, Florian et Wolfgang, sémillants, fringuants et hilarants musiciens allemands du groupe Kraftwerk.

Titre paru en 1978, "Die Roboter" nous présente un happening pour le moins imprévu qui fit date dans les annales de l'histoire de la scène musicale.

Nos quatre lascars, peut etre un peu las d'avoir à se défoncer constamment sur scène pour obtenir l'adhésion d'un public acquis définitivement à leur cause, décidèrent de se faire remplacer sporadiquement par d'authentiques robots, les musiciens "chantant" en background. Peut etre que nos quatre teutons pulvérisaient alors le record de la paresse en évitant d'une manière sournoise le stress de la performance scénique et le trac qui va avec.

Non, je ne pense pas! Pas des feignasses Karl, Ralf, Florian et Wolfgang! Les musiciens allemands inauguraient tout simplement, et ce, avant tout le monde, un nouveau concept, les prémices de la Star Ac ou de La Nouvelle Star, préfigurant avec un réel sens visionnaire, les clones qui surgissent épisodiquement, pour disparaitre bienheureusement aussi sec. Certains le font d'une manière plutot brutale (Grégory Lemarchal), d'autres sont programmés pour se volatiliser à terme (La Tortue). D'autres encore, tentent de surnager dans ce maelstrom du néant, mais plus personne ne les écoute.

Une anecdote, pour rire un peu ! Quand j'ai vu les robots sur scène, j'étais persuadé qu'il s'agissait en fait des quatre véritables membres du groupe teuton ! Il faut dire que les fringuants technomen, n'ont pas vraiment bati leur légende sur des prestations scéniques survitaminées démentielles, leur attitude on stage s'apparentant plus raisonnablement à celles d'experts comptables un rien stressés, tapotant laborieusement sur leurs calculettes miniatures.

Des sacrés déconneurs, Karl, Ralf, Florian et Wolfwgang !


"DIE ROBOTER" de KRAFTWERK capturé live (???) en 2005.

LA PERVERSE DU JOUR




Penelope CRUZ.

Ma foi, une fort jolie gueuse...

La Phrase du Jour 126


"Je crois qu'il est bon qu'une chanson possède plusieurs significations. Elle peut ainsi toucher beacoup plus de gens."


Syd BARRETT.

MIDNIGHT RAMBLER



Ceux pour qui le terme "rythm and blues" n'est un qu'une idée un peu vasouillarde ou nébuleuse, devrait s'autoriser derechef une pause musicale alternative immédiate, afin d'en avoir un apeçu qui les fera émerger enfin de la préhistoire musicale.

S'il fallait décerner le titre du meilleur morceau des Stones aux intéressés, sur que The Intruder apporterait sa voix au mythique "Midnight Rambler", et ce pour un milliard de raisons. La rythmique lancinante, le break central, et le final hyper speedé aux amphétamines, sans compter la prestation invraisemblable du Mick ont largement contibué à façonner la légende stonienne.

Et puis rien que le titre, "Le Rodeur de Minuit"... et les paroles: "You talk about the Boston strangler, but did you hear about the midnight rambler...".


Oui, titre incontournable, extrait du non moins incontournable "Let it Bleed", qui occasionna la relecture de quatre titres lors du concert du 18 juin à Lyon: "Let it Bleed", "Monkey Man", "You got the Silver" et "Midnight Rambler". Ne manquait que "Gimme Shelter" et je pouvais mourir heureux, quitter ce monde las et fourbu par les aléas de la vie... Manque de bol, ils l'ont pas joué "Gimme", alors je suis encore là à vous allumer la tronche avec ma passion stonienne. Mais après tout, vous n'etes pas obligé de lire.

Allez, "Midnight Rambler", un Stone en mode majeur...


"MIDNIGHT RAMBLER" (Final) capturé live à COPACABANA en 2006.

dimanche 24 juin 2007

NEWS OF THE WORLD


Ali Hassan Al Majid plus connu sous le doux sobriquet d'"Ali le chimique" vient d'etre condamné à mort par le tribunal pénal irakien. On l'accuse d'etre à l'origine du gazage de 180 000 personnes, majoritairement Kurdes.

La Pax Americana est passée... A part qu'un détail n'a pas été soulevé. Ces gazages ont lieu principallement pendant la guerre Irak/Iran largement alimentée par les USA.

Qui plus est, on sait maintenant de sources avérées, que ces atrocités ont été largement "encouragées" et planifiées grace au Pentagone, qui souhaitait tester en grandeur réelle ses propres armes, et les effets de gaz particulièrement sophistiqués et meurtiers vendus par de grandes entreprises miltaro-industrielles américaines.

On sait que le VRP de service, chargé de vendre missiles, armes sales (il y en a des propres?), canons ou autres outils de réjouissance, était Donald Rumsfeld, ex-collaborateur de George "doublevé" Bush.

On dit souvent que ce sont les vainqueurs qui écrivent toujours l'histoire. Pour le coup, ce sont ceux qui sont en train de perdre la guerre en Irak (les Américains) qui l'écrivent et qui ont déjà pendu Saddam, et maintenant vont accrocher Ali au funeste lampion. Mais Ali the chemical est un un criminel de guerre et les yankees rétablissent la justice, au nom des Kurdes qu'ils ont laissé massacrer après leur avoir demandé de se soulever contre Saddam en 1991. Mais une fois Saddam mort et bientot Chemical Ali, qui va pouvoir témoigner contre la duplicité des multiples administrations américaines ?

On s'en fout, la justice est donc sauve... Certains appellent ça la real politic!

La Phrase du Jour 125


« C'est le propre de l'amour véritable - laisser une personne être ce qu'elle est vraiment. »


Jim MORRISON.

50 MEILLEURS ALBUMS DE TOUS LES TEMPS




En 2000, le célèbre magazine américain "Rolling Stone" réalisait un classement des 50 meilleurs albums de tous les temps.

Incontestablement, le résultat est extraordinaire, et s'assimile parfaitement à la discothèque idéale. Pas question de dévoiler le résultat final avant la diffusion de ce document: simplement, dans ce classement figurent 6 albums des Beatles, 4 de Bob Dylan et 2 des Rolling Stones. Il fait d'ailleurs office de référence mondiale dans le domaine, et les puristes ou mélomanes de la planète entière y reconnaissent
unanimement, la marque de fabrique et la compétence incontestable des chroniqueurs rock, jazz ou soul, du magazine culte.

Un classement, ma foi, impeccable et très hétéroclite. La classe absolue, une vraie play-list d'experts!

LES PIN UPS DU JOUR 6




Naomi WATTS et Laura Elena HARRING.



Arf, arf...

CAN'T YOU HEAR ME KNOCKING




Encore une perle stonienne, extraite de "Sticky Fingers", album à la célébrissime pochette conçue par Andy Warhol.

A l'origine, l'illustration photographique d'un jean en dessous de la ceinture avait été conçue initiallement pour un album vinyle en 30 centimètres. La braquette qui superposait le pantalon fonctionnait réellement, et la galette noire était enveloppée dans un sachet papier de la forme d'une petite culotte. Conceptuel jusqu'au bout les Stones. Evidemment, sur un vulgaire CD, tout ceci n'a plus tellement de signification.

"Can't you hear me Knocing" est un titre pharamineux du groupe, et "Sticky Fingers" est considéré unanimement comme l'un des deux ou trois meilleurs albums des Stones.

Au fait, mon tiercé placé dans le registre:

-1: "Let it Bleed" paru en 1969.
-2: "Sticky Fingers" paru en 1971.
-3: "Beggar's Banquet " paru en 1968.

Les intégristes stoniens considèrent que le meilleur album des Stones est "Exile on Main Street" paru en 1972. De fait, "Exile" est l'album le plus roots, enregistré dans la villa du groupe à Saint Jean Cap-Ferrat, dans le sud de la France, à force d'impros, les magnétos tournant 24 heures sur 24 durant toutes les sessions, sans pression des studios et majors. IL faut dire que les Stones venaient de créer leur propre maison de disques, Rolling Stones Records, identifiable par le célèbre logo à la bouche jaggerienne, ce qui pour eux s'assimilait à une liberté artistique nouvelle, obtenue par la force d'une notoriété et d'une productivité discographique et tubesque considérables.


"CAN'T YOU HEAR ME KNOCKING" de ROLLING STONES capturé live en 2003.

ANECDOTE ROCK





"Durant les cinq mois qu'il fallut à John, Paul, George et Ringo pour enregistrer
le 'double Blanc', leur producteur, le bon George Martin, s'arracha pratiquement ce qu'il lui restait de cheveux neigeux. Etrange affaire : pour les fans, ce disque aurait dû être le meilleur Beatles de tous les temps. Et pour cause : c'était le double . Mais voilà bien ce qui gênait Georges Martin : ce disque n'était qu'une série de mauvais coups, croches dans le dos et pétages de plombs. Dès le premier morceau, sympathique hommage à Chuck Berry ('Back in the USSR') , Ringo Starr prend la mouche et, sur une mauvaise blague de McCartney, quitte la groupe. Qu'importe. Raides défoncés, les Fab Four enregistrent à trois, se laissant aller à cette barbarie : ouvrir le plus grand effort discographique du plus grand groupe de tous les temps avec le bassiste à la batterie et le guitariste à la basse. Le batteur rumine à la maison, plongé dans son whisky coke".

A propos du "Double Album Blanc" des Beatles en 1968.

Extrait de "La Discothèque Rock Idéale, les 101 disques qui ont changé le Monde" de Philippe MANOEUVRE.

samedi 23 juin 2007

FILMS CULTES


L'American Film Institute vient de réaliser une nouvelle fois son classement concernant les plus grands films américains de tous les temps, et c'est sans appel. Le jury est constitué de 1500 critiques, réalisateurs, scénaristes et sommités du genre.

Plus grand film de tous les temps, comme d'habitude et depuis maintenant des lustres, c'est "Citizen Kane" qui chope le pompon. Le film fut réalisé en 1940 par un Orson Welles agé de 25 ans qui ne s'y connaissait strictement rien en cinéma. Pour la première fois dans l'histoire d'Hollywood, un débutant obtenait un budget illimité et une liberté artistique total. Le surdoué révolutionna tout simplement le septième art, inventant toutes les techniques narratives modernes: champ/contre-champ, plongée/contre-plongée, utilisation inédite du grand angulaire, montage alterné des séquences... Le film fut un échec retentissant, car le Citizen Kane interprété par Welles lui meme, était en fait un copié/collé de W. R. Hearst magnat de la presse américaine, et qui ne supportait pas la manière dont le réalisateur l'avait ainsi "représenté". Ce coup de maitre cinématographique envoya néanmoins Welles au purgatoire jusqu'à la fin de ses jours, l'obligeant à financer ses propres films, par des prestations inopinées et vraiment dispensables, dans des navets du troisième type, voire en tournant des spots publicitaires.

Le deuxième film couronné: "Le Parrain" de Francis Ford Coppola, réalisé en 1972, avec Brando, Pacino etc... Chef d'oeuvre incontestable aussi. Là l'accouchement du film fut extraordinairement difficile, Coppola étant menacé d'éviction tous les jours par les producteurs qui avaient commis "l'erreur" de confier à un jeunot, un bouquin anecdotique au début du projet et qui s'avérait etre le best seller mondial de l'année. Qui plus est, Pacino était totalement inconnu, et Brando à l'époque, has-been total, mais surtout irréductible fouteur de bordel dans les tournages. Sa cote, auprès du public du début des années 70, était proche du zéro absolu. On connait la suite...

Viennent d'entrer dans le top ten, "Raging Bull" de Martin Scorsese, réalisé en 1980 et "Vertigo" réalisé en 1958 par Alfred Hitchcock.

Rien à redire. A part que le plus récent des films couronnés est celui de Scorsese qui date de 1980. Depuis plus rien qui ne mérite d'entrer dans le prestigieux classement de l'AFI.

Tout ceci ne mérite-t-il pas réflexion ?

La Phrase du Jour 124


«Si j'avais eu un vagin à la place d'un pénis, j'aurais été plus sélectif sur mes partenaires sexuels.»


Dustin HOFFMAN.

MEMO FROM TURNER




DELIBEREMENT CULTE !!!


En 1970, Jagger se trouve dans un méchant trip cinématographique. Il vient d'interpréter son premier role de composition dans un film de Ralph Nelson, "Ned Kelly", l'histoire du célébre hors la loi australien, sorte de Billy the Kid local. Malheureusement, le film s'est avéré un flop complet, et Jagger rappelle qu'il s'est emmerdé comme un rat mort, durant ce tournage pas trop rock'n roll.

La meme année, Nicolas Roeg lui propose un scénario qui ne peut qu'intéresser la rock star, "Performance". A la lecture du pitch, le Jag accepte illico. Voilà ce que nous narre le très étrange "Performance". Un gangster londonnien (James Fox), est obligé de se faire la belle, son gang voulant sa peau pour un "contrat" non honoré. Il se réfugie chez une rock star recluse, Turner (Mick Jagger), qui a laché le rock'n roll circus, mais qui va se faire un plaisir de dévoyer les moeurs viriles du truand. De fait, le gangster va voir ses propres valeurs mises à mal à la rencontre du rocker aux habitudes sexuelles déconcertantes (il vit avec deux femmes, dont l'une au look particulièrement androgyne). Il y perdra la raison s'étant acoquiné avec la dope, et après avoir abattu la rock star, tout en ayant découvert en lui-meme, des pulsions évidemment homosexuelles que jusqu'à présent, il ignorait.

Cette histoire symbolise à elle seule l'attrait que Jagger exerce sur son public, femelle ou male, et ce, d'une manière explicite. D'ou la séquence choisie. On peut y voir, le héros dans un sale trip au lsd, visualiser ses fantasmes les plus divers: la bande de malfrats qui le recherchent et qui deviennent vite ridicules en se foutant à poil dans la "coke convention", un Jagger au look stupéfiant de chef de gang désopilant, cheveux plaqués en arrière et gominés stylisés fifties, en costard maffieux du plus bel effet, soudain réapparaissant dans son aspect habituel.

Le film fourmille d'anecdotes salées, dont la fameuse scène de sexe... censurée. La blonde plantureuse qui fait l'amour avec Turner, n'est autre qu'Anita Pallenberg, fiancée officielle de Keith Richards. A la vision des rushes, ce dernier piqua une colère homérique, la scène n'étant en rien simulée. Fureur du guitariste qui voulait, à son tour, la peau de Mick et d'Anita.

Une autre anecdote piquante. A la différence de "Ned Kelly", le tournage de "Performance" fut lui, complètement rock'n roll, les "parties" étant fortement imprégnées de sexe, drogue et donc de rock'n roll. Une ambiance Stones, quoi! James Fox, acteur principal, ne se remit, parait-il, jamais du tournage, et entra dans les ordres. S'il avait certainement des prédispositions en la matière, l'ambiance générale du trip cinématographique ne fit qu'accélérer son processus lithurgique personnel.

Résultat des courses, des séquences quelquefois surprenantes, pour certains traumatisantes, un film en défintive, à moitié réussi, mais surement pas inintéressant.

Il fit lui aussi, un flop au box office, mais est resté culte pour les fans ultimes des Stones. Quand à la chanson "Memo from Turner", on la vit réapparaitre au gré de certaines compilations ("Métamorphosis" en 1975, et le triple CD des années Decca en 1997).

Le titre est meurtrier bien que très mal mis en valeur sur le plan sonore dans la BO. Le riff de guitare vaut le détour, et les paroles sont à tomber par terre ("Rappelle toi, tu n'étais qu'une petite merde en 1956...). Bref, un petit chef d'oeuvre des Stones, très mal connu par le grand public, mais incontournable pour tout fan du groupe qui ose se regarder dans la glace le matin, en se rasant, sans songer une minute à devenir président... mais plutot à devenir Mick Jagger.


Extrait du film "PERFORMANCE" réalisé par Nicolas ROEG en 1970. Featuring Mick JAGGER et James FOX.

UNDER MY THUMB




Titre culte des Stones qui servit d'intro mémorable en 1982, lors de la tournée "Still Life" qui inaugurait la première tournée sponsorisée du groupe (à l'époque Piaggio). Dès lors, les Stones ne jouaient plus que dans les stades, demande de billets astronomique oblige.

C'est en 1966 que le titre parut sous la forme d'un quarante cinq tours, avec des lyrics explicites ("Sous mon pouce, il y a une fille..."). On peut y voir Brian Jones évoluer au xylophone, pas encore rétamé par les multiples humiliations sentimentales occasionnées par Mick et Keith, ni par l'usage abusif de la dope, dans le "Ready Steady Go", émission en vogue dans les sixties.

Les filles tombaient déjà en pamoison, et le Jag perfectionnait alors son gig devenu vite légendaire. La classe, quoi!

La semaine "Spéciale Stones" continue...


"UNDER MY THUMB" des ROLLING STONES en 1966.

LA PIN UP DU JOUR 5





Cameron DIAZ.

WWWaaoouuuhhh !!!

ANGIE




Cette superbe chanson des Stones, anormalement calme et sereine, véhicule un bon nombre de fantasmes avérés ou pas.

Certains y sont allés d'un couplet graveleux, ou Angie Bowie, aurait surpris son mari David, avec Mick Jagger dans une position qualifiée de "sodomite" par certains puristes de la chose. D'autres subodorent une liaison factuelle de Mick the Dick avec la belle Angie Bowie (d'ailleurs il serait plus simple selon moi, de faire l'inventaire de celles que Jagger "n'a pas sauté" !). D'autres l'attestent la main sur le coeur, qu'il s'agirait en fait d'une liaison clandestine entre Mick Jagger et Mimi Mathy, cette dernière faisant office de boule de bilboquet au bout du sexe tendu du Jag.

Mais foin de billevesées, l'Intruder seul détient la vérité! "Angie" est une déclaration d'amour non voilée à la belle et sensuelle Angela Merkell, chancelière d'Allemagne...

Dans ce titre au fort potentiel émotionnel, l'on peut occasionnellement admirer le talent de mélodiste et de gratteux de Mick Taylor, seul Stones qui n'ait pas quitté le groupe les pieds devant (dixit Keith Richards) avec Bill Wyman.


"ANGIE" des ROLLING STONES en 1972.

HUMEUR NOIRE !!!


Ca y est, Ségolène a laché le morceau. Elle a annoncé avec "gravitude" qu'elle n'avait jamais cru au programme de son parti (smic à 1500 euros, extension des 35 heures etc, etc...). Alors pauvre tanche, tu n'as pas honte de t'etre foutue de ton électorat pendant près d'un an avec des idées bidonnées, auxquelles tu ne croyais meme pas! C'est donc ça, faire une "nouvelle" politique, basée sur le creux et l'inconstance. Bon, on sait à peu près tout maintenant sur ce naufrage politique qu'a été cette très longue campagne électorale de 2007, prise en otage par deux bouffons télégéniques.

Qui en sont les responsables ? Ceux qui ont voulu faire de la politique "autrement" et qui d'ailleurs perdurent dans cette obsession sinistre et largement fourvoyée. Le "clown" Royal en est le plus parfait avatar. Comment surgir du néant, se proclamer "investie" naturellement, se pointer dans tous les talk shows branchés tout en se ridiculisant (Ségo dansant du rap sur Canal Plus avec Diam's), proposer tout et n'importe quoi, au final transformer son parti politique en maelstrom agonisant ou tout le monde se bouffe la rate, et surtout, faire passer Sarkozy pour un type calme et serein dans un débat politique, il fallait le faire. Vous en réviez, Ségo l'a fait! Ce qui nous vaut de décerner à Ségolène Royal le titre de connasse absolue de l'année, elle l'a bien mérité... Faire confiance à une personalité pareille relève d'un aveuglement hors norme, ou de la plus pure mauvaise foi. Et puis, quand on se présente à la magistrature supreme pour flinguer le père de ses enfants, et qu'on pérore sur des poèmes en son honneur envoyés par Bernard Henri Lévy pendant une campagne éléctorale, et bien les amis, ça fait meme plus de la peine, mais on est presque soulagé (vous lisez bien ce que vous etes en train de lire!) que cette femme n'ait pas été élue présidente.


On continue dans la connerie pure. Ce matin l'émission de Rebecca Manzoni, avec ces chroniqueurs issus de journaux diversifiés, chargés de commenter l'actualité de la semaine. L'un d'eux, se prénomme Akram. Il est ravi de la nomination de ministres représentant les "minorités visibles" dans le gouvernement Fillon, et qui ne sont plus là, je le cite, "pour faire de la figuration, et qu'ils accèdent enfin à des ministères clé, comme la justice", donc "ce n'est plus caricatural". Evidemment, il parle de Rachida Dati. Sauf que perso, je me fous que Rachida Dati soit, beur, black, minorité visible ou invisible. Elle veut je la cite aussi: "Une justice plus ferme, mais néanmoins moderne et humaine". Son crédo, "pas de quartier" dans un précédent discours. Alors encore une fois, ça n'est pas l'origine d'un ministre qui va me déranger, mais son discours, et celui de la mère Rachida, ne me plait pas du tout. Et dans le genre caricature, ça n'est quand meme pas mal! Ca me rappelle les vigiles d'origine maghrébine, dans les grandes surfaces, utilisés justement "parce qu'ils connaissent par coeur les subtilités de faucheurs de leurs congénères", dixit les employeurs. Et bien Rachida serait-elle à la justice parce que la majorité des prévenus sont Arabes? Et on veut nous faire croire qu'on veut éviter la caricature? Il n'y aura plus de discrimination quand un (ou une Arabe) sera au ministère des finances. Et les racistes pourront alors dire: "faites gaffe, il va se tirer avec la caisse !". En tous les cas, le redécoupage judiciaire, première réforme de Rachida, ne plait strictement à personne, et elle se met tout le monde à dos, justiciables et magistrats. C'est bien parti!

Le chroniqueur de Rebecca Manzoni a toutefois apporté un bémol par rapport à ses nominations. N'oublions pas que la présidente de "Ni putes, ni soumises" est aussi secrétaire d'état. Il a estimé que" le fait qu'on ait choisi uniquement des femmes issues de l'immigration, cautionnait l'idée, trop largement répandue et caricaturale, que les femmes maghrébines réussissent mieux que leurs congénères males de meme origine". Ecoute mec, elles sont femmes et en plus arabes, alors tu vas arreter de chercher des poux dans la paille, d'enc... les mouches! On peut reprocher tout ce qu'on veut à Sarko, mais quand meme pas ça! La plupart des gouvernements de gauche et de droite mettent les femmes dans les backstages quand il s'agit de donner des postes... Et quand les socialistes choisissent une femme pour les représenter, c'est Ségolène Royal, alors tu vois le topo, man! Donc, plutot que de parler de sexes, parlons plutot de compétences et arretons la symbolique à deux balles.

Posons nous simplement la question de savoir à quoi ressembleront les discussions entre la présidente de "Ni putes, ni soumises", Fareda Amara et Brice Hortefeu. Il ne s'agira plus là de débats sur l'appartenance sexuelle, mais de débats d'idées antinomiques, et à ce moment là, on risque de rigoler.

Bon maintenant je suis fatigué, l'exposition auditive et visuelle de trop de conneries nuit gravement à ma resistance nerveuse, et à ma forme physique. Je préfère parler des Stones ou de mes artistes favoris, eux ne m'apportent que du bonheur, et surement beaucoup plus que ceux qui promettent de m'en donner...

vendredi 22 juin 2007

A BIGGER BANG FLASH BACK




Aux malheureux qui n'ont pas pu voir le concert des Stones, quelques photos pour illustrer "l'Evénement" rock de l'été 2007...

mercredi 20 juin 2007

LE FANTASME DU SOIR




Kate WINSLET.

Moouuuaaiiss!!!

L'ANECDOTE DU JOUR


Un jour, Simon Le Bon du groupe Duran Duran (nausées), entre dans un studio, ou les Rolling Stones enregistrent leur prochain album. Effaré par leurs techniques de composition ou chacun répète dans son coin avec des instruments classiques (guitare, basse, batterie), cherchant l'inspiration et le titre qui tue, il leur demande: "Mais qu'est ce que vous faites, là ?"

Et Keith Richards de répondre laconiquement: "Tu vois des mecs qui font de la musique, mec!".

LE GRAND MECHANT LOU




Oyez, oyez bonnes gens de notre grande cité gallo-romaine. On me fait savoir que le bourgmestre de notre fière bourgade aux deux courts d'eau, a autorisé le grand méchant Lou à asseoir définitivement sa légende sulfureuse le 3 juillet, dans le théatre construit par nos ancetres les Romains, quelques temps après la naissance de Jésus Christ, juif lui aussi, tout comme Mister Lou.

Ce soir là, Lou Reed, accompagné par une session de quinze musiciens, de Bob Ezrin, producteur mythique ("The Wall", "Peter Gabriel 1", "Dure Limite", et bien sur sur "Berlin")qui devra assurer le son, d'un réalisateur de cinéma pour la mise en scène du show, et d'une chorale d'enfants (pour "The Kids"), fera office de troubadour morbide et interprétera en live son bijou noir, ce fameux "Sergent Pepper" glauque des seventies, "Berlin". Cet opus légendaire nous narre avec une délicatesse infinie, l'histoire très bonne et très joyeuse d'une brave nana un rien paumée, qui rencontre l'amour fou à Berlin devant le Mur, se fait engrosser, se retrouve ensuite lourdée par le géniteur de ses kids, devient junkie et se fait piquer ses gosses par l'Assistance Publique, avant de se trancher les veines, désespérée. Une histoire somme toute, très classique par les temps qui courent...

Un sacré déconneur ce Lou Reed. D'ailleurs les journaleux de Télérama viennent d'en avoir un léger aperçu en interviewant le mythique song writer du Velvet Underground. Comme d'habitude, notre Lou international s'est montré infect et odieux avec les scribouillards du journal Tv conçu pour ceux qui n'aiment pas la télévision. Un dur le Lou (comme Keith) et il en a un peu marre qu'on lui ressasse toujours les memes questions et des analyses à deux balles concernant son oeuvre, et certainement des délires téléramesques qui font souvent anthologie dans la vacuité branchouille et l'opportunisme tendance.


Donc, dépressifs réactionnels et dépressives structurelles s'abstenir, malades en phase terminale aussi. Fans de La Compagnie Créole, de Michael Youn, d'Henri Salvador ou de Charlotte Julian, idem. Ne manqueront à l'appel que Dalida et Mike Brant pour participer à un éventuel suicide collectif et parachever un show paticulièrement festif, spécialement conçu pour les abonnés au lithium.

Foin de ces billevesées et de ces plaisanteries douteuses, manantes et manants, croquantes et croquants, royalistes et sarkozistes, l'auteur de ces lignes, tout comme Lou Reed est un joyeux déconneur qui vous convie à ce magnifique spectacle ultra léché et rodé par une production américaine à l'efficacité redoutable et éprouvée.

Et puis, rien que pour entendre les momes chougner "Mammy" ("The Kids")dans l'enceinte de la Capitale des Gaules, nous interdit d'éviter cet opéra rock funeste et bizarrement jubilatoire sur un plan purement musical, jamais interprété dans son entier par le grand méchant Lou, pour raison incontestable de malédiction poissarde.
Egratigné sauvagement à sa sortie par une critique autiste, et un public habitué à l'électricité rageuse néo Velvet, Lou en garda une amertune tenace, et décupla ainsi une parano radicalisée et une misanthropie objective qui s'apparentait plutot à une lucidité implacable.

Décidément, Lyon tourne à l'heure sixties et seventies cette année, on dirait. Et bien, c'est tant mieux ça!

Que les légendes vivantes continuent à débouler dans notre fief rhodanien, et ce à foison... Ca démontrera aux pseudos artistes la différence qui existe, entre ce qui est devenu incontournable et défintif, et les épiphénomènes voués à une pérénité tout à fait prévisible, et bienheureusement vaine.

"Qui craint le grand méchant Lou, c'est pas nous, c'est pas nous...".

mardi 19 juin 2007

LE CAUCHEMAR D' ORWELL



TEXTE A VENIR!

LA PIN UP DU JOUR 4




Ursula ANDRESS.

La Phrase du Jour 123


"J'ai vécu des moments magiques avec les Rolling Stones. Lorsque j'interprète une nouvelle chanson avec eux et que je perçois un éclat dans leurs yeux, je sais que ce groupe existera toujours".


Mick JAGGER.

S T O N E D ! ! !






Sacrée soirée et magnifique soirée...


D'abord je suis arrivé dans un stade de foot ou il n'y avait pas de joueurs de foot. Ensuite j'ai été agréablement surpris par tous les gens autour de moi, qui avaienT tous les yeux qui brillaient, comme s'ils attendaient quelque chose d'exceptionnel... L'ambiance était bon enfant, et le public incroyablement jeune, mais bien bigarré. C'est bizarre de se trouver dans cet endroit ou d'habitude 22 mecs courent après une balle, pendant que tout un stade rempli de blaireaux est près à se trucider contre des adversaires qui ne jouent pas dans la meme équipe. Nous on vient voir personne gagner. On vient tous s'éclater, on est là, unis pour la meme cause.

Et puis à partir de là je n'ai plus rien maitrisé. Je suis arrivé dans le centre du stade et la pelouse était recouverte d'un parquet de plastique. Devant moi, une gigantesque structure, haute comme un immeuble de cinq étages, impressionnante. Au milieu de la structure, un immense écran vidéo, d'une dimension que je n'aurais jamais pu imaginer. Et des light shows de partout.... Démentielle, cette scène.


Puis la pluie est arrivée en meme temps que le groupe de première partie, Starsailor. Sympa les Starsailor, mais reconnaissons qu'avec toute la meilleure volonté, leurs titres sont gentils mais tiennent mal la scène. Manque l'essence meme qui fait la différence. Bons mélodistes mais sans génie! La scène est cruelle, surtout avant l'entrée en lice des plus grands dans la catégorie rock poids lourd.

Puis comme par miracle la pluie a cessé dès le début des hostilités stoniennes... quand l'Apocalypse a commencé. L'écran vidéo s'illumine, des images foudroyantes semblent happer tout le stade, un tremblement de terre sonore envahit le stade, un tonnerre d'enfer retentit, les images surréalistes s'accélèrent, et une immense explosion illumine alors la scène. Un riff meurtrier retentit et cinq killers apparaissent sur scène, dont l'un qui déboule comme une balle de revolver. Il parait qu'il s'appelle Mick Jagger et qu'il a plus de soixante ans. Simple, je n'y crois pas. C'est "Start me Up" qui ouvre le show et là, on est déjà neutralisé. La foule est chauffée au fer blanc. Jagger nous demande : "Ca va bien Lyon?". Ouuuais qu'on gueule tous. Rugissant, il remet ça : "CA VA BIEN ???" La réponse ne lui pas paru assez explicite. Et la tuerie continue: "It's Only Rock 'n Roll", "She's so Cold", "Tumbling Dice"... Le reve total. Puis, "Midnight Rambler"! L'auteur de ces lignes part en live, et le spectacle aussi. Ca y est la vitesse de croisière est atteinte, on ne redescendra plus sur terre. Mortelle, l'interprétation. "Bitch", "Monkey Man" dans une version qui fait passer l'original pour une plaisanterie de kermesse paroissiale. Le son est hallucinant. Les guitares de Richards et Wood sont cristallines. La frappe de Watts, définitive. Un sacré putain de batteur, sans aucune frime. Jagger: "Après 25 ans, Lyon vous etes toujours aussi belle". Et c'est "Let it Bleed". Ahurissant! La gigantesque structure est devenue un superbe ciel en cinémascope qui nous a fait entrer dans une autre dimension. Hommage à James Brown avec "You Go Crazy", une féerie! Jagger va se reposer et surtout changer de tenue. "Kiff" Richards visiblement à l'ouest (c'est son état normal) mais heureux, nous interprète un "You Got the Silver" sans sa guitare qui nous met la larme à l'oeil. Puis, c'est encore Keith et "Wanna Hold You".

Mick revient et c'est "Miss You". La scène prend une coloration étrange et se téléporte au milieu de stade!!! On voit alors passer la bande à Jagger sous notre nez, et s'arreter sur une petite arène en plein milieu du public. Jagger: "C'est chouette ici aussi". Là, c'est "Rough Justice", "Get off of my Cloud", et un "Honky Tonk Women" d'anthologie. La petite scène retourne à son emplacement d'origine, au pied de la structure géante. Là une bouche gigantesquee vient de s'entrouvrir et va avaler la formation qui disparait à l'intérieur de la symbolique jaggerienne. Puis tout s'éteint, et l'horizon devient alors rougeatre. C'est l'entrée en scène de Méphistophélès. Jagger, en redingote rouge, crapahute les escaliers sur un "Sympathy for the Devil" surréaliste. Le public est envouté, les gueuses en chaleur, les croquants perdent leurs repères sexuels, les ouh ouh résonnent dans la bouche des 30 000 fans stoniens. Jagger tient une forme irréelle. Il n'arrete pas de courir dans tous les sens. Le terme "bete de scène", c'est pour lui, personne ne l'égale sur le terrain. Jagger est un faux mec de soixante balais. Ou alors, il l'a fait son pacte avec The Devil. C'est sur, Dorian Gray existe, je l'ai vu sur scène!

Là on est vraiment ailleurs. l'horizon ressemble alors à une immense aube rouge, et Jagger en maitre de cérémonie, nous accueille dans ce monde inquiétant et fascinant.
"Brown Sugar" est interprété à l'unisson par une foule en liesse, un public explosif.

Les dizaines de milliers de fans entrent en transe et le riff de "Satisfaction" retentit dans un halo lumineux bleuté. Il tue toujours autant ce putain de titre. On a envie de lever le drapeau blanc, de se rendre sans condition tellement la charge est maximale. Tout explose, des incendies s'allument, les varilights tournent à plein régime. Les Stones dans leur plus grande forme. Fin du show ou plutot fausse fin, c'est "Jumpin' Jack Flash" qui retentit pour relancer une dernière fois les hostilités, nous achever. Pas de quartier avec les Stones! Le public exulte, heureux. Pas besoin de drogues pour se défoncer avec les Stones, ça vient tout seul. Final dythirambique, explosions multiples, vidéos choc, pyrotechnie généralisée, Jagger qui court dans tous les sens pour chauffer un public orgasmique et en meme temps épuisé par une telle puissance scénique!


Salut des Stones, des choristes et de la section rythmique.... Au revoir (ou adieu définitif ?) du groupe, baisers de Mister Big Lips à un public lyonnais que visiblement Jagger a adoré... "Vous etres très gentils ce soir" dixit le Mick, à plusieurs reprises.

Feux d'artifices sur la scène toujours illuminée. La langue géante réapparait sur l'écran vidéo... et roule une pelle au public! Les Stones nous embrassent et font pas semblant.

Voilà, c'est fini. On se regarde tous, en sueur, les yeux encore plus brillants qu'à l'arrivée, conscients que tous ce que l'on vient de voir, vivre et ressentir, on ne l'oubliera jamais. On a mal aux jambes tellement on s'est défoncé, pendant que Jagger lui, a bougé et couru (en chantant!) pendant 2H20 sans signe extérieur de fatigue. C'est nous les nazes.

En rentrant, j'explique à mon pote, qu'il y a les Stones et les autres. On est heureux, on se remémore les visions surréalistes d'un show parfait, au dessus de tout ce qui peut exister.

"It's Only Rock'n Roll" qu'ils disaient... Non ça n'est pas seulement du rock'n roll, c'est de la magie à l'état pur. Des mecs qui mettent trente mille pékins dans cet état, c'est surhumain, un Jagger qui prend une foule et la retourne comme il veut, ça n'est plus du rock'n roll. Ou alors, le rock'n roll c'est vraiment satanique. Et bien, si Satan c'est ça, je préfère cent fois aller en enfer plutot qu'au paradis, il me semmble que l'endroit est mieux fréquenté.

Putain de Stones! Putain de soirée!

D'ailleurs pendant le concert, on m'a cassé ma vitre de bagnole et piqué mon GPS et je n'en ai rien à foutre!


Il faut bien que je la paie ma sympathie pour le diable...


PS. C'est la troisième fois que je vais voir les Stones "pour de vrai".

samedi 16 juin 2007

MESSAGE DE L'INTRUDER

Pour des raisons sérieuses, The Intruder est dans l'obligation de s'éloigner pour quelques temps. A très bientot, chers amis bloggers et autres.

jeudi 14 juin 2007

La Phrase du Jour 122


«Je ne regrette pas les grosses sommes que j’ai dilapidées. L’idée d’être l’homme le plus riche du cimetière me répugne.»


Roman POLANSKI.

LA PIN UP DU JOUR 3



Laura ANTONNELLI


HHHuuuummmmmm....

CHARLES MANSON C'EST L'AMERIQUE


Titre délibérément provocateur, je vous le concède. Il n'empeche que l'affaire Charles Manson a laissé des traces très profondes aux USA.

Rappel des faits. Dans la nuit du 4 aout 1969, à Los Angeles, une bande d'énergumènes défoncés et hystériques pénétrent dans une villa chic de Cielo Drive, quartier huppé de la ville. A la tete de l'équipée sauvage, un illuminé qui répond au doux patronyme de Charles Manson. Et c'est la boucherie. Cette bande d'allumés terrifiants extermine à coups de couteaux Sharon Tate (femme de Roman Polanski) alors prete à accoucher, et ses sept convives. La tribu Manson fera la fete toute la nuit en s'acharnant sur ses victimes, inondant les sols et les murs de graffitis nauséabonds à l'aide du sang et des tripes des malheureux invités et de la maitresse de maison.

Le lendemain, le monde apprend la nouvelle avec stupeur et consternation. Après une carrière prometteuse en Pologne d'ou il était natif, Polanski s'était installé en Grande Bretagne, ou il avait réalisé des films singuliers mais qui démontraient toute la plalette de son talent, "Répulsion" et "Cul de Sac". Ces films intriguaient par leur singularité propre et l'univers morbide du cinéaste. Puis, il est appelé aux USA ou il réalise son premier film, produit effectivement par une major américaine, mais tourné principalement en Europe, "Le Bal des Vampires" en 1967, parodie hilarante des série d'épouvante de la Hammer et de la RKO. Là, il rencontre la troublante Sharon Tate dont il tombe éperdumment amoureux. Sharon Tate est une très belle actrice débutante, qui s'était faite remarquer dans "La Maison des Poupées". Roman est raide dingue de Sharon qui le lui rend bien.

Et ainsi naitra la légende satanique. En 1968, Polanski s'attelle à l'adaptation du très ténébreux roman d'Ira Levin, "Rosemary's Baby", avec Mia Farrow et John Cassavetes dans les roles principaux. Après "Le Bal des Vampires", "Rosemary's Baby" est un triomphe mondial, et mérité, car il s'agit là certainement du meilleur film de son auteur. Le film évoque la très douloureuse grossesse de Rosemary, qui progressivement va se convaincre qu'elle est enceinte de Lucifer. Evidemment, la réalisation est beaucoup plus subtile, et la lecture du film est double. Mais, ce genre d'anecdote va alimenter de sordides présomptions démoniaques sur le cinéaste surdoué.

Début 1969, le monde entier apprend que Sharon Tate est enceinte. Polanski est fou de joie. Son existence a été jusque là, difficile. Après avoir échappé de justesse à la mort dans le ghetto juif de Varsovie, Roman a fait des études de cinéma prometteuses dans la Pologne communiste de l'immédiate après-guerre, à Lodz. Il a quitté son pays d'origine au début des années 60, ne supportant plus l'Europe du "rideau de fer soviétique".

Enfin un peu de joie dans la vie de Roman. Il se trouve en Europe ce 05 aout 1969, lorsqu'il reçoit le coup de téléphone morbide qui lui apprend l'assassinat de Sharon et de l'enfant qu'elle portait en elle. Polanski est anéanti et va s'enfoncer dans une terrible dépression.

Les coupables seront pourtant vite arrétés. Il s'agirait d'une bande de hippies névrosés, et défoncés aux multiples substances en cours à l'époque, et adeptes de messes sataniques. C'est ce que les bien-pensants verseront comme thèse officielle. De fait, après le massacre de Cielo Drive, puis le meurtre d'un jeune noir, Meredith hunter pendant le concert des Rolling Stones à Altamont (toujours en Californie) en décembre 1969, les ligues de vertu et notamment chrétiennes américaines, vont s'acharner sur le mouvement du Flower Power, dénonçant avec force arguments, les relations évidentes de ces jeunes chevelus avec le démon. On met en exergue la phrase de Lennon à propos du Christ ("Les Beatles sont plus populaires que Jésus Christ") qui avait déclenché de monstrueux autodaffés dans toute l'Amérique, les titres des opus stoniens ("Sympathy for the Devil"), les preuves coulant à flots pour étayer cette connivence avérée. Pour preuve, les membres de la bande à Manson, ont écrit des phrases extraites de la chanson des Beatles "Helter Skelter", à l'aide du sang de leurs victimes!


Et ce sera bel et bien la mort du mouvement pacifiste hippie qui avait pris du plomb dans l'aile du fait de ces sinistres affaires.

Concernant Manson, les choses prirent vite une tournure bien différente. Car Charlie le dingue était tout sauf un baba cool, pas vraiment un adepte du pacifisme et du Love Power. Si effectivement, il vivait en communauté et exerçait son charisme par la séduction de multiples donzelles dans sa tribu, les professions de foi de Manson était purement et simplement racistes et d'obédience extreme-droitières. Charles Manson était un admirateur d'Adolf Hitler (il s'est fait tatouer une croix gammée sur le front durant sa détention). Il avait d'ailleurs sciemment isolé sa "tribu", dans le désert californien, près de la "Vallée de la Mort", afin qu'elle ne se mele pas à la société multi-raciale américaine, et jetait l'oppprobe sur le déclin de l'Amérique "blanche", bien trop métissée à son gout.

L'opinion publique aime les raccourcis faciles. Sharon Tate avait été victime des penchants sulfureux de son mari, et l'adaptation de "Rosemary's Baby", film sur le satanisme corroborait cette thèse. Manson, démonologue convaincu, avait donc prémédité une messe noire meurtière dans la demeure du cinéaste maudit.

Et bien non! La tribu Manson a pénétré dans la villa de Cielo Drive sans savoir du tout qui en étaient les occupants. Toute cette histoire ne relève que d'un très malheureux hasard. Manson est tombé sur Sharon Tate et ses amis, comme il aurait pu débarquer chez Frank Sinatra ou Steve Mac Queen. Point!

Néanmoins la thèse si belle et si alléchante perdure encore. La bande à Manson reflétait tout ce que la majorité blanche américaine de l'époque détestait tant. Hippies, barbus, échangistes, drogués, amateurs de rock, toute cette affaire, c'était vraiment du gateau, du pain béni, pour flinguer ces gens dérangeants qui narguaient l'administration Nixon et l'amercan way of life. Et puis Polanski était un peu trop sulfureux pour les Américains du Middle West, et l'association de toute cette mélasse indigeste, ça faisait vendre en plus beaucoup de papier.

Aujourd'hui ça n'intéresse plus personne. A part Roman Polanski qui ne s'est jamais remis de cette affaire sur un plan humain évidemment. Sa carrière américaine partit elle aussi en vrille. En 1976, il est accusé de viol sur mineure, est arrété, et envoyé au pénitencier de Saint Quentin. Pendant une libération conditionnelle, il met les voiles et arrive à Paris. Depuis, il ne peut plus remettre les pieds aux States sans risquer la réclusion à perpétuité.

Quand à Manson, il est le prisonnier le plus célèbre et le plus admiré, possèdant le plus grand fan club du monde! Il reçoit un courrier ministériel et des femmes du monde entier le demandent constamment en mariage. Une réussite à l'américaine en somme. Il échappa de peu à la mort, car juste avant son procès, la peine capitale fut abolie en Californie.

Depuis Charles Manson reçoit journalistes sur journalistes, pour déverser ses propos sordides et ses thèses racistes ou néo nazies devant un auditoire ébahi, mais toujours à l'affut.

On connait plus le nom de "Manson" par Marylin Manson, qui avait choisi ce mix patronymique, estimant qu'il était un croisement batard de Marylin Monroe et de Charles Manson, c'est à dire deux visages de l'Amérqiue...

Et s'il n'avait pas vraiment tort ?

mercredi 13 juin 2007

La Phrase du Jour 121


«Un film n'est politique que par accident. L'idéologie d'un film vient toujours seconder l'histoire mais elle ne lui emboîte jamais le pas.»


Michael CIMINO.


Photo extraite de "Voyage au Bout de l'Enfer" de Michael CIMINO en 1978, avec Robert De NIRO.

THE BALLAD OF LUCY JORDAN



C'était le temps de la rédemption et de la renaissance.

En 1980, Marianne Faithfull revenait de loin. Une trop longue fréquentation avec des relations douteuses (Mick Jagger) l'avait laissée sur le carreau.

Durant les années 70, Marianne a vécu l'enfer. Addicte aux drogues dures et à la dèche financièrement, les Stones ayant "oublié" de lui reverser les droits de "Sister Morphine" dont elle avait composé les paroles, la petite fiancée de Mick a bien failli ne jamais se relever de ses excès divers.

En 1980, c'est enfin la créativité retrouvée et une carrière qui redémarre en trombe avec "Broken English". L'arrière petite fille de Sacher Masoch (l'inventeur de la littérature SM) se permet un carton qualitatif et quantitatif inespéré, et retrouve enfin gloire et flamboyance.

Mais Marianne a pris du plomb dans le cerveau, et son nouveau succès ne l'emportera plus dans les méandres vicelards de la dope, et de la facilité rock'n rolleuse. La petite s'est assagie et va reprendre une carrière axée uniquement sur la qualité artistique, plus discrète, mais néanmoins moins vertigineuse qu'à l'époque des Stones.

"Broken English" est un émerveillement continuel. Des titres magnifiques, "Broken English", "I Feel Bad" et une somptueuse reprise du "Working Class Hero" de John Lennon. Et bien sur, "The Ballad of Lucy Jordan" tube planétaire qui fit office de hit, et servit de BO à un film que tout le monde a oublié.

Mais nous on se souvient toujours de "Broken English".


"THE BALLAD OF LUCY JORDAN" de Marianne FAITHFULL en 1980.

LA PIN UP DU JOUR 2




Marylin MONROE.

No more comments!

LA DICTATURE DE L' EMOTION


"La Dictature de l'Emotion", c'est le titre du dernier bouquin de Serge Raffy, directeur de rédaction au Nouvel Observateur.

Son livre met en exergue la caricature qu'a constitué cette "drole" de campagne électorale entre Ségo et Sarko. Il explique et je le cite: "Ségo et Sarko se sont présentés aux élections à la manière des lofteurs de M6". J'approuve à 300%.

Explication de texte. Qu'a-t-on vu exactement ? Deux icones, une passionaria ravie de la crèche et un agité populiste, qui se démenaient pour faire la une des médias, qui se tiraient la bourre pour faire bonne figure dans les journaux télévisés ou de la presse écrite. La différence entre les deux challengers ? L'une n'avait strictement aucun programme, et comme le dit si bien Raffy aurait du se contenter de sourire (d'ailleurs elle souriait mécaniquement meme en annonçant sa défaite!), plutot que de l'ouvrir (débat du 02 mai). L'autre a enfourché les programmes démagos et changeait d'avis en fonction des pulsions de l'électorat. Sarko l'Américain, redevenait Nicolas "le Français" miraculeusemment et citait Blum ou Jaurès. En chantre du libéralisme tout crin, donc du mondialisme économique, il se posait en champion de l'identité nationale. Ségo la socialo, affichait des slogans nébuleux ("démocratie participative"), ardente iniatrice de l'encadrement militaire pour ados perdus, du drapeau bleu blanc rouge dans la salle à manger, et se la jouait ultra-nationaliste à la FN.

Le débat politique: le néant. Au lieu de répondre aux questions de journalistes avisés, on organisait des débats catégoriels avec la France d'en bas. Chacun y allait de son petit couplet: Ségo embrassait un handicapé pour faire pleurer Margot, Sarko expliquait "qu'on peut travailler plus pour gagner plus, surtout si on se lève tot". On assistait alors à une série de "confrontations" entre le peuple, et les "politiques". Le populisme est une perversion de ce qui est bon pour le peuple. Il permet de ratisser large, et de résoudre sur le papier, des problèmes extremement compliqués par des mesures simplistes, toujours promises, jamais tenues car inapplicables in fine. Nos deux candidats s'y sont engouffrés allègrement. Ils ont tout simplement oublié d'évoquer l'Europe, le Proche Orient, les relations avec une planète qui n'a jamais été aussi petite. Ils ont aussi signé le pacte d'Hulot, avec de l'encre sympathique.

Résultat: la France entière s'est mobilisée en masse, et comme hypnotisée a voté à 84% aux présidentielles, faisant observer à des scrutateurs zélés de l'opinion, aussi ébahis que peu avisés, que les Français se sont enfin réconciliés avec la politique. Mais quelle politique ? Non, pas la politique au sens noble du terme, mais celle des démagos de tout poil, celle qui n'a aucune possibilité de perdurer. De fait, le 06 mai 2007, les Français avaient le choix entre la peste et le colérique! La noblesse n'est décidément plus l'apanage de ceux qui prétendent aux responsabilités. Churchill disait "Gouverner, c'est prévoir". Alors là, on est mal!

Puis on s'est engouffré dans les législatives, et là drole de climat, ça ne fonctionnait plus, tout ce cirque n'intéressait plus grand monde. Et vous savez pourquoi? Parce que les électeurs, comme après un réveil pénible et douloureux, se sont apeçus qu'ils avaient été floués! On a pu l'observer ce dimanche, ou cette fois, on vient de pulvériser des records d'abstention!

Démagogie électoraliste ou tu nous mènes. On a pu déja s'apercevoir que Sarko a renoncé à mettre en place son programme de rupture radicale. Il va effectivement tenter de faire plaisir à son électorat. On parle d'une augentation de 5 points de la TVA, qu'on appelle dorénavant TVA sociale (un oxymore!). Tout le monde va payer l'addition pour compenser les promesses fiscales de Sarko, ceux qui n'ont pas voté pour lui, comme son électorat propre. Qu'en disent les économistes ? Augmenter le taux de TVA est la pire solution, d'une imbécilité rare (la dernière augmentation, Juppé en 1995, et on en a vu les conséquences!). Celà entrainera fatalement une baisse du pouvoir d'achat généralisée, ne va en rien optimiser les performances des entreprises françaises, et surtout, accélérer une inflation pourtant maitrisée, tout en ne réglant pas le problème de la dette. La non-indexation des charges soiciales sur les heures supplémentaires ne sera pas génératrice d'emplois nouveaux, on le sait maintenant depuis 30 ans.

Quand à Ségo, elle sourit moins. Ca va etre très dur pour elle. Et puis tenter de flinguer son compagnon pour des raisons qui n'ont plus rien de politiques, en prenant en otage un parti, atteste que l'électorat a plutot eu raison de rejeter cette condidate un rien opportuniste, et carrément incapable.

D'ailleurs les deux protagonistes de cette parodie de campagne, avaient un seul point commun : des soucis dans leurs ménages! L'une carressait une vengeance personnelle, l'autre l'espoir de récupérer sa dulcinée quelque peu volage. Tout ça manque terriblement de sérieux... et de classe, non?

Et ce sont les Français qui vont payer l'addition! Mais gaffe, ce genre de situation peut vite dégénérer et tourner au vinaigre. Le peuple n'aime pas etre floué. En cas de vacance politique, et quand un parti politique tient toutes les mannettes de l'exécutif et des médias, tout peut vite exploser et celà, au moment ou on l'attend le moins. Sans controle des partis, tout est envisageable. A mon humble avis, nous n'avons encore aucune idée de la gravité de cette nouvelle situation, car le pays a encore une sale gueule de bois.


Mais attention au réveil! Il sera brutal...

LA PIN UP DU JOUR


Raquel WELCH.


Sans commentaire...

La Phrase du Jour 120


"Ami de la France qui se lève tot pour aller au boulot, et qui a ses papiers en règle. Ami qui veut travailler plus pour gagner plus. Ami, viens donc boire un p'tit coup à la maison!".


"Notre Président": Nicolas SARKOZY.

mardi 12 juin 2007

ONE PLUS ONE




En 1968, Jean Luc Godard, grand perturbateur et transgressif iconoclaste est traversé d'une idée qui ne peut qu'appartenir à ce subversif perpétuel.

Pris dans le groove soixante-huitard, il décide de réaliser un OFNI (objet filmique non identifié) constitué de slogans et thèses maoistes chers au cinéaste de l'époque, et filmant parallèlement les Rolling Stones, improvisant en studio un titre à venir sur leur futur album... le mythique "Sympathy for the Devil".

Dans le cas présent, Godard filme à la Depardon, caméra posée discrètement et qui ne vient jamais géner voire déranger des artistes en route vers le chef d'oeuvre ultime.

On peut penser ce que l'on veut du résultat global (le film), il n'empeche qu'on n'a jamais filmé les Stones au travail et les sessions du groupe d'une manière similaire.

Rien que pour ça, bravo Godard! Les Rolling Stones en studio, ça vaut décidément le coup d'oeil!

Qui plus est, la couleur et le cinémascope sont magnifiques.

C'était trois ans après "Pierrot le Fou". Depuis, Godard ne fait plus que semblant de faire du cinéma, et ce, depuis longtemps. visiblement, il n'en a plus rien à foutre de l'art dit septième du nom, et d'une certaine manière il a raison. Par contre, quand il parle de films, on l'écoute comme si Dieu lui meme en parlait!


Extrait du film "ONE PLUS ONE" de Jean Luc GODARD en 1968, featuring THE ROLLING STONES.

STREET SPIRIT




Allez, un peu de repos!

Listen to "Street Spirit", de Radiohead, paru en 1996. Textes magnifiques, mélodie envoutante et voix parfaitement en rapport avec le tout, ça fait quoi tout ça ?

Un petit chef d'oeuvre pop! Enfin, faux que je vous le dise comment?


"STREET SPIRIT de RADIOHEAD en 1996.

L' INVRAISEMBLABLE VERITE




Une drole de phrase donne un premier indice sur l'affiche américaine: "Quel genre d'homme serait capable de s'accuser d'un meurtre?".

C'est une des premières clés du dernier film américain de Fritz Lang. Comme vu, précédemment, Lang avait quitté l'Allemagne en 1933 dès l'accession d'Hitler. Son premier film américain, "Fury", défraya immédiatement la chronique. A peine arrivé aux States, l'ami Fritz tire à vue sur le système social yankee, et sa justice pour le moins expéditive. Le scénario est assez édifiant. Un brave type, Jo, s'apprete à rejoindre sa fiancée Catherine. Manque de chance pour lui, il est arrété suite à un controle routier, pour infanticide! Envoyé directement en cellule, la prison est prise d'assaut par une population ivre de colère et de haine, et incendiée. Jo est officiellement mort. Mais entre temps, on a découvert le véritable assassin, et un journaliste a filmé le lynchage, et la mise à feu de la prison. Les "lyncheurs" comparaissent tous devant le tribunal pour assassinat (c'est à dire meurtre avec préméditation) tous menacés de la peine capitale. Cependant, un auditeur particulièrement attentif écoute les débats en direct sur les ondes. Il s'agit de Jo qui a échappé miraculeusement à la mort et qui ne souhaite pas manifester son existence...ce qui permettrait à ses anciens bourreaux d'échapper à la peine capitale.

Vous avez une petite idée des marasmes languiens. Fritz Lang était pour le moins misanthrope ("J'aime l'individu, pas la foule!"). Il ne se faisait strictement aucune illusion sur le genre humain et sa filmographie est une compilation de tout ce qui ce qu'on peut imaginer de pire dans le comportement de l'homo sapiens. "Beyond a Reasonnable Doubt", "L'Invraisemblable Vérité" parachève son oeuvre américaine, et la boucle est magnifiquement bouclée.

L'histoire: John Garrett, militant abolitionniste convaincu et déterminé, décide de se faire accuser du meurtre d'une femme dont on vient de retrouver le corps sans vie. Il accumule de fausses preuves qui lui permettront ainsi d'etre arrété, et d'etre présenté devant le juge. Son ami devra amener au magistrat tous les éléments matériels le disculpant, prouvant ainsi l'absurdité de la peine de mort. Le plan fonctionne à merveille, John est envoyé derrière les barreaux, et son procès débute. Mais, sur le chemin du tribunal, son ami chargé d'apporter les preuves de l'nnocence de John, est victime d'un accident automobile. Il est tué sur le coup et la voiture est détruite par un incendie, ainsi que les éléments qui disculperaient John... qui est donc condamné à mort, comme convenu! Et ça n'est pas le dernier rebondissement du film.


Retour à la case départ. Dans "Fury", Spencer Tracy incarnait une victime de l'arbitraire qui du stade de martyr devient à son tour bourreau. Dans "L'Invraisemblable Vérité", le scénario et la chute du film, sont encore plus machiavéliques. En 1956, après plus de vingt ans aux USA, Fritz Lang ne se fait plus aucune illusion sur les us et coutumes de ses contemporains, notamment américains. L'Amérique a le visage de l'acteur principal de son dernier film, Dana Andrews. Un physique de top model, mais une impression étrange et malsaine se dégage constamment de sa personnalité, tout ce cynisme que Lang déteste tant, et propre au système judiciaire ou social étatsunien. Le final ahurissant du film ne fera que confirmer la détestation que Fritz voue aux states, et sa trop grande expéditivité judiciaire. Mais il n'y a pas que ça dans cette bombe filmique, le réalisateur s'attaque aussi aux "bien pensants", ces "terroristes intellectuels" garants d'une vérité unique, et ce, d'une manière extraordinairement violente. Lang nous assène une leçon évidemment jubilatoire sur l'utilisation pernicieuse de ces grands sentiments qui peuvent si facilement etre pervertis par des carriéristes trop opportunistes.

Un très grand film, un classique de 80 minutes pas plus, tiré au cordeau, sans une séquence de trop qui vise juste et atteint l'essentiel. Retourner le spectateur, le divertir sans le rendre idiot et meme mieux, l'amener à réfléchir sur un sujet extremement délicat voire encore tabou, avec un sens du timing et du suspense hors-norme, c'était ça la spécificité de Fritz Lang. Simplement en 1956, c'était encore plus gonflé et plus audacieux qu'aujourd'hui, ou les moeurs, la réfexion et l'audace ne font que régresser constamment, et ou un film d'une telle puissance ne semble plus tellement correspondre aux lois du marché...

"L'Invraisemblable Vérité" est coup de poing dans la gueule salutaire!

La Phrase du Jour 119


« Les grands artistes sont ceux qui ont toujours su s'arrêter à temps. Parfois je suis allé un peu trop loin, pas beaucoup, mais juste assez pour tout gâcher".


David BOWIE.

A PROPOS D' UN CINEASTE VISIONNAIRE


" Ce film voulait montrer, comme une parabole, les méthodes terroristes de Hitler. Les slogans et les credos du IIIème Reich étaient placés dans la bouche de criminels. Je comptais aussi dénoncer les doctrines qui dissimulaient l'intention de détruire tout ce qui tenait au coeur du peuple".

Fritz LANG à propos du "Testament du Docteur Mabuse" en 1932.

Dans ce film, un génie du mal (Le Docteur Mabuse) enfermé dans un hopital psychiatrique, se sert de son pouvoir hypnothique pour manipuler le directeur de l'institut médical. Il pousse ce dernier à faire prospérer ses affaires criminelles par la violence et la désolation dans l'Allemagne sinistrée du début des années 30.

Le Docteur Mabuse était la représentation symobolique d'Adolf Hitler, le directeur de l'hopital psychiatrique, une représentation des institutions et de l'autorité allemandes de l'époque, l'asile de fous, le parti nazi, et les renégats qui créaient la terreur dans les rues de Berlin, les sections d'assaut du parti national socialiste. On peut raisonnablement penser que Lang avait un don unique pour la représentation métaphorique.

A son accession au pouvoir en 1933, Hitler avait fait convoquer Fritz Lang par Goebbels afin de lui confier les rènes du cinéma allemand. Hitler considérait que Lang "avait inventé le cinéma national socialiste". Le soir meme de son entrevue avec le ministre de la propagande nazie, Lang faisait ses valises et quittait l'Allemagne. Il rejoignait Paris pour y réaliser un film en France, "Liliom" puis mit le cap sur les USA ou il mit en scène bon nombre de chefs d'oeuvre, associant son génie propre à l'efficacité cinématographique américaine. Il retourna en Allemagne à la fin des années 50, pour réaliser un dyptique exotique (projet avorté des années 20) "Le Tigre du Bengale" et "Le Tombeau Hindou". Puis, il termina sa carrière de réalisateur avec "Le Diabolique Docteur Mabuse" en 1961, rétrospectivement très inquiétant et visionnaire, ou le fameux savant fou se sert de caméras vidéo pour concrétiser ses actes maléfiques en controlant les populations par les médias(l'hypnose par les caméras tv!!!). Un autre titre avait été envisagé pour le film en France, "Les Mille Yeux du Docteur Mabuse" (titre retenu en RFA).

Fritz Lang devait apparaitre en tant qu'acteur dans le film de Jean Luc Godard, "Le Mépris" en 1963, ou il interprétait son propre role.



Photo extraite du film, "Le Testament du Docteur Mabuse" de Fritz Lang en 1932, avec Rudolf Klein-Rogge, dans le role titre.

lundi 11 juin 2007

La Phrase du Jour 118


«Tournons quelques scènes hors sujet. Je voudrais gagner l’Oscar du meilleur film étranger.»


Billy WILDER.

(Photo extraite du film "Sunset Boulevard, réalisé en 1950 par Billy Wilder).

SARKOZY BOURRE AU G8!



Le chantre de la France qui se lève tot, pour travailler plus, gagner plus et finalement mieux se torcher la gueule après une bonne journée de boulot ?


Et bien oui, Sarko a passé un bon petit moment avec son nouveau pote Vladimir, avec lequel visiblement il n'a pas seulement bu que du Perrier ni du Coca. Putain! Sarko deviendrait-il un déviant post-communiste en s'adonnant à la vodka?

En tous les cas, au G8 ce 8 juin, Nicolas en tenait une sacrée devant un auditoire éberlué par sa prestation éthylique.

Il me semble avoir lu pourtant un papier ou Sarko prétendait ne jamais boire une goutte d'alcool. Alors, c'est peut etre un léger manque d'habitude, il ne fait que commencer son quinquennat, il va falloir qu'il s'y fasse. Après le bronzage UV, il aura bientot le teint Bézu. C'est vrai que Chirac lui, au niveau résistance à la bière et au jaja, il assurait grave!


Ce reportage est issu de la RTBF (Télévision belge) car ces images, évidemment, n'ont pas été diffusées à la télévision Française. Du temps de Chirac, je suis certain qu'on les aurait vues!

Saluons encore le courage de nos médias!

Allez, mattez Sarko bourré à lé télé!


PS: certains prétendent que la séquence est un montage. Je ne pense pas, car il n'y visiblement pas de trucages audios ni vidéo, et cette scène a été diffusée sur un nombre important de chaines étrangères.

La Phrase du Jour 117


"La connaissance est une navigation dans un océan d'incertitudes à travers des archipels de certitudes".


Edgar MORIN.

AFFAIRE VEDRINE REDUX


C'est Roger Cukiermann lui meme, alors encore président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) qui a téléphoné à Claude Guéant (conseiller personnel du Nicolas Sarkozy et actuel secrétaire général de l'Elysée), pour manifester son hostilité à une événtuelle nomination d'Hubert Védrine au poste de ministre des Affaires Etrangères.

Cukiermann estimait Védrine trop favorable à une politique pro-arabe, et taxait l'ancien ministre des Affaires Etrangères de Jospin "d'ami des Arabes".

Guéant lui aurait répondu: "Ne vous inquiétez pas, l'ami d'Israel, lui, est à l'Elysée."

Source: Le Nouvel Observateur n°2222 du 77 au 13 juin 2007.

N'est ce point ce que votre ami l'Intruder vous avait subodoré il y a quelques jours dans un précédent papier?

dimanche 10 juin 2007

TRAITEMENT DE CHOC


Fort d'une victoire largement prévisible, la vague bleue s'abattra définitivement dimanche 17 juin, et les choses sérieuses vont commencer. Le parlement, l'Assemblée Nationale et Sénat vont mettre en place toutes ces mesures avant la fin de la session parlementaire, c'est à dire début aout.

Le programme des festivités estivales à venir dans les prochaines semaines, c'est à dire demain:

-Abaissement de la majorité pénale à 16 ans et ce, dans la plus grande sévérité, avec une impunité zéro (termes de la ministre de la justice en exercice).
-Instauration d'un service minimum dans les transports.
-Réforme de l'université et de la disparition programmée mais progressive de la carte scolaire. Chacun dans son ghetto!
-Instauration du bouclier fiscal, qui concerne une infinie minorité de la population mais qui sera à terme financée par une augmentation générale du taux TVA (ce qui a été confirmé par Boorlo le soir du premier tour des législatives, alors que les derniers jours de campagne, cette idée était réfutée) qui elle sera payée par tous. La TVA est un impot le arbitraire et icontournable, donc le plus antisocial.
-Suppression des droits de succession, qui favorisera les possédants (et encore pas tous!).
-La fausse bonne surprise, une sacrée promesse présidentielle, la possibilité de déduire les intérets d'empunts immobiliers. Problème, cette déductin d'intérets sera plafonnée, et limitée sur 5 ans. Donc mesure pas si incitative que ça, car cette précision n'avait jamais été explicitée en détail durant la campagne présidentielle.
-Défiscalisation des heures supplémentaires qui seront de plus, déchargées. Le salarié ne pourra donc pas financer sa retraite par ses heures supplémentaires, puisqu'il n'y a pas d'indexation de charges sociales.
-Mise en place progressive d'un contrat unique. Je laisse à chacun le plaisir d' en découvrir les subtilités.
-Instauration d'une franchise de soins pour réduire le déficit de la Sécurité Sociale (mais surtout pour inciter les Français a souscrire des assurances privées),qui fatallement pénalisera les moins fortunés.
-A la rentrée, "Grenelle de l'environnement", qui restera symbolique vu la faiblesse du budget engagé dans cette inititative. On appelle ça amuser la galerie.

Et qui va payer l'addition ? Majoritairement les classes moyennes (l'électorat sarkoziste)! Bien sur, les classes défavoriseés aussi vont subir de plein fouet cette politique économique absurde qui ne tient plus du tout compte des impératifs budgétaires de l'état, de la dette colossale, mais s'appuie sur la volonté délibérée de satisfaire des catégories sociales flouées qui vont elles memes, financer leurs avantages acquis! Quelle rigolade! Mais bien loin de moi l'idée de plaindre des populations qui ont voté avec l'absence de lucidité et d'objectivité qui caractérise les égoismes corporatistes. Les grands vainqueurs de l'opération, les très grandes fortunes, les super patrons du CAC 40, et les actionnaires des très grandes entreprises. Certains grands économistes s'inquiètent déjà d'une telle orientation économique (Patrick Artus, Pierre Cahuc, André Zylberberg, pas vraiment des gauchistes!).

Et maintenant, quid des logements sociaux, du budget de la justice, de la rénovation des services publics (les hopitaux), la présence administrative dans les campagnes, la privatisation de l'énergie (EDF)? Comment le privé gérera-t-il le parc nucléaire en cas de privatisation complète d'EDF ? A la manière des opérateurs privés téléphoniques ? Et le budget de la culture, qui fusionnerait avec celui de l'Education Nationale ? Va-t-on vers une culture d'état? Et les golden parachute qu'on devait "moraliser"?

Et la politique internationale? Va-t-on américaniser la société française, vu les rapports étroits qu'entretient le président avec Bush? Quid des amitiés franco-arabes et de la politique étrangère mise en place par le Général De Gaulle dès 1958? Et au fait, ce qui me tient le plus à coeur, la loi de 1905 ? Quelle est son avenir sarkoziste?

Et tout cela, grace à des élections législatives qui n'ont plus aucune légitimité politique, plus aucun interet depuis l'inversion du calendrier électoral (le modèle français est unique en Europe ou le parlement est l'institution la moins représentative dans les faits, et inopérante in fine). Tout celà avec une abstention record...

Et tous ces observateurs "pertinents" qui pensaient que la France s'intéressait de nouveau à la politique. Je n'y ai jamais cru et les faits l'attestent cruellement (43% d'abstention!). Il faut se méfier des épiphénomènes électoraux et notre campagne présidentielle était une monumentale fumisterie, axée uniquement sur des intérets catégoriels. Or "politique", vient du mot grec "politis", "qui concerne la société". En terme philiosophique, c'est l'indidualisme qui a gagné les élections de 2007, le contraire de la vision d'une "vraie politique" collective.


Et bien, maintenant rendez-vous dans quelques mois, ou les premiers effets vont se faire sentir... là les chiens seront lachés et les temps risquent d'etre difficiles pour beaucoup. Ceux qui ont voté par réflexe sécuritaire, vont justement déclencher une mécanique infernale, une instabilité sociale généralisée qui mettra en péril la stabilité déjà fragile d'un pays qui aura bientot les nerfs à vif...



HARD TIMES, GOOD TIMES !

LA PENSEE DU JOUR


"Il n'est pas difficile à un homme de faire quelques bonnes actions ; ce qui est difficile, c'est d'agir bien toute sa vie, sans jamais rien faire de mal".


Mao TSE-TOUNG.

L' ETAT, C' EST EUX!


Les heureux élus de la semaine: Lech et Jaroslaw Kaczynski, respectivement Président et Premier Ministre de Pologne. Déjà, ça commence bien, par du népotisme caractérisé.

Ces deux sinistres individus ont réussi à se faire élire avec un programme électoral d'un populisme inégalé, et ça au coeur d'un état européen, sur un modèle pratiquement néo-fascisant. Au menu des réjouissances: culte du nationalisme, germanophobie, xénophobie, ultra-catholicisme, campagne anti-avortement poussée à son paroxysme, culte et instauration d'un climat homophobe, haine anti-communiste primaire. Toutes les recettes les plus éculées des populos!

Ils ont décidé, parait-il, de nettoyer le pays, vous savez du genre de ceux qui veulent laver plus blanc... Faut toujours ce méfier de ces gens là, ceux qui accusent les autres d'etre la source de tous les problèmes. L'arrivée du néo-libéralisme dans l'ex-état satellite soviétique a laissé un bon nombre de Polonais sur le bord de la route. Profitant du désarroi d'une population qui se cherchait, les twins brothers ont gagné les élections grace à une campagne médiatique très efficace (TV, Radio, Presse, Internet).

Et ce n'est pas tout! Les deux frangins sont les meilleurs alliés européens de Bush. Rappel des faits, encore une fois! Les deux clones ont préféré les contrats aéronautiques yankees plutot que ceux des avionneurs européens. On sait maintenant de manière officielle, que des centres de torture "illégaux" ont été installés en Pologne (et en Roummanie) par la CIA pour interroger des "terroristes" internationnaux. Ca s'appelle la "délocalisation" de la torture made in USA. Et pour finir, l'état polonais s'apprete à installer sur son sol, le bouclier nucléaire de l'administration Bush, pour une fois encore, lutter contre "l'Axe du Mal" cher à George W.. Bref, plus atlantistes que les Kaczynski, à part Berlusconi et Aznar, il y a quelques temps, ou encore Blair qui va bientot dégager...

Lech Walesa, qui a gouverné avec eux en parle dans ces termes: "Leurs valeurs ? Ils sont cyniques et prets à tout pour gagner. C'est tout!".


Tout ça ne vous rappelle rien ? Vous ne voyez pas ? Alors relisez cet article point par point, et vous comprendrez un peu mieux...

PARADISE OUVERTURE






Dans un chapitre précédent, je vous ai narré chers amis blogueurs, la fabuleuse saga du film mythique "Phantom of Paradise", réalisé par Brian De Palma en 1975, ce qui lui valut gloire et notoriété (Grand Prix à Avoriaz) cette année là.

Et voilà que me vient l'idée de vous faire profiter d'un extrait du cultissime long métrage qui changea la vie de Brian, la fameuse séquence d'ouverture du Paradise, sanctuaire rock'n roll décadent ou tout peut arriver (et arrive!), inspiré dans la forme des productions RKO des années 30, la couleur et la classe de palmienne en sus (et une inénarrable parodie du groupe Kiss en prime).


Très largement pompée sur le "Frankenstein" de James Whale de 1931, cette séquence jouissive, met en scène la création faustienne de Swann, l'horripilant Beef, montagne de muscles aux moeurs quelques peu homosexuelles, et au cerveau aussi performant que celui d'un Doc Gynéco sous léxomyl. Beef est un mix génial entre un Meat Loaf efféminé, un Lou Reed pachydermique ou un Mick Jagger dézingué, bref une caricature ubuesque, servant de prétexte à un tir de barrage meurtrier (au sens littéral d'ailleurs!) sur l'univers rock en général, et ses aspects parfois grotesques et outranciers.

Désopilant dans le fond, et absolumment somptueux dans la forme, "Phantom of Paradise" constitue toujours un plaisir permanent de tous les instants.


Extrait: "PHANTOM OF PARADISE" de Brian De PALMA en 1975.

La Phrase du Jour 116


"Un bon film se décline en trois mots: Amour, Haine, Action...".


Samuel FULLER.

(Photo extraite du film "Shock Corridor" de Samuel FULLER, 1963).

HERE COMES THE SUN




George Harrison invité dans un show consacré à Paul Simon. Ce dernier invite Georgie Boy à taper le boeuf avec lui, et les deux compères interprètent alors une des plus belles chansons de tous les temps composé par George himself, "Here Comes the Sun".


Une anecdote concernant cette chanson. Ce titre parut à l'origine dans le dernier album enregistré par les Fab Four en 1969, "Abbey Road" (bien que sorti plus tard, "Let it Be" fut enregistré avant "Abbey Road").

"Abbey Road" est considéré de manière unanime comme le plus grand album de tous les temps! Il faut dire que le disque est enregistré sans interruption entre chaque plage, les morceaux étant imbriqués les uns dans les autres avec une maestria confondante, et représentant un condensé de tout le génie des Beatles compressé dans une seule et unique galette.

Concernant "Here Comes the Sun", les Beatles avaient compris avant tout le monde (comme d'habitude), que ce qu'on appelait à l'époque "Moog Sunthetiser" (du patronyme de son illustre concepteur) devait etre utilisé avec parcimonie, voire à dose homéopathique. Or, toutes les parties de guitares de "Here Comes the Sun" sont "saucissonnées" de séquences électroniques, mais de manière extremement subtile. Dès lors, la plupart des fans de l'époque, ne connaissant rien de ce nouveau type d'engin new age, se bousillaient les doigts sur leurs guitares rustiques ou se trituraient tous les neurones, se demandant bien comment les "maitres des sixties" arrivaient à obtenir un tel son avec leurs instruments pourtant si basiques. Ils les soupçonnaient alors d'utiliser de nouveaux subterfuges sonores au niveau de l'enregistrement pur, car tout le monde connaissait les aptitudes légendaires de Lennon dans le registre. Et bien, ils avaient beau tout faire, personne n'était arrivé à percer l'ultime secret de fabrication des surdoués de Liverpool, hormis les initiés.


Cette version de "Here Comes the Sun", version allégée puisque sans synthés, reste toutefois toujours aussi forte sur un plan purement émotionnel, grace à sa magie propre, et l'interprétation sans faille de George Harrison, accompagné par un Paul Simon visiblement très ému et très inspiré lui aussi.


"HERE COMES THE SUN" par George HARRISON et Paul SIMON.