mardi 31 juillet 2007

WE CAN WORK IT OUT



Allez, un peu de fraicheur dans ce monde de brutes ?

C'est de qui déja ? C 'EST DE QUI DEJA ???


"WE CAN WORK IT OUT" de "QUI DEJA ?" en 1965.

LES BIENVEILLANTES




Incontestablement, le premier chef d'oeuvre littéraire du vingt et unième siècle est paru l'été dernier en aout 2006. Il s'agit du livre de Jonathan Littell, "Les Bienvillantes". Son auteur, écrivain de nationalité américaine mais francophile, a écrit intégralement son bouquin dans un français du plus grand style.

L'histoire nous narre l'"épopée" sanglante d'un sale type, homo refoulé, qui va s'engager dans la Waffen SS. Tout son parcours "initiatique" dans l'horreur, nous est décrit à travers un périple qui fait voyager ce sinistre "héros" dans l'Europe occupée, à travers la campagne de Russie et Auschwitz. Sans oublier le début du livre, fulgurante description d'un nazillon retraité devenu chef d'entreprise après la guerre, mari modèle ("Je ne méprisais pas encore assez mon épouse pour ne pas accomplir occasionnellement le devoir conjugal...") racontant sa funeste jeunesse sans le moindre état d'ame, ni remords apparents.

L'auteur nous narre cette abominable page d'histoire à la première personne, ce qui n'a pas fini d'en dérouter certain. Qui plus est, c'est dans la plus grande froideur que cet odieux personnage ne raconte que des "faits", comme détaché, étranger à toute sentiment de culpabilité devant ses propres atrocités ou celles de ses congénères, mais capable d'émotion par instant voire d'une impudique "compassion" . D'autant que Littell est juif. Certains intégristes n'ont pas apprécié la forme mais encore moins le fond.

Car Littell pousse le bouchon très loin en démontrant point par point que n'importe quel quidam, refoulé ou pas, pourrait bien pour de sinistres raisons devenir du jour au lendemain, un monstre sanguinaire tout en conservant ses sentiments propres. Plusieurs pages du bouquin nous montrent des SS qui somatisent après leurs actes d'une barbarie sans nom, ou piccolent comme des trous afin de "compenser" leur apparente froideur devant les ignominies qu'ils ont eux memes commises.

C'est là que Littell frappe très fort et c'est pour celà qu'est apparue une violente polémique. Nait-on SS ? Le devient-on ? C'est toute la problématique posée par l'écrivain. C'est foutrement intelligent, diabolique sur le plan de l'exploration psychologique dans l'horreur, et passionnant sur un plan purement historique. Le bouquin fait près de mille pages et se déguste par la perfection de son style narratif et par la force des situations.

Certains estiment que "Les Bienveillantes" véhicule la meme puissance émotionnelle que "Voyage au Bout de la Nuit". Pour une fois, on peut considérer que la comparaison des deux romans n'est pas hative, voire largement justifiée. Personnellement, mon avis est identique, bien qu'habituellement je déteste ce style d'approximations comparatives.

Pour couronner le tout, "Les Bienveillantes" a obtenu le Prix Goncourt 2006. Et Littell, la nationalité française qu'on lui avait refusé à deux reprises. Immigration choisie ? Depuis combien d'années n'avions nous pas eu un Goncourt de ce niveau ? Qui se souvient de celui qui obtint le prix à la place de Céline pour son "Voyage au Bout de la Nuit" en 1932 ? Personne ou presque. Mais tout le monde se souvient du bouquin du père Destouches. Cette fois, justice semble avoir été rendue, malgré l'indiscutable polémique. Mais un chef-d'oeuvre n'entraine-il pas systématiquement ce type de réactions passionnées ?

De toute évidence, Jonathan Littell et Louis Ferdinand Céline partagent de nombreux points communs: un génie littéraire indéniable, un sens de la narration accompli, un nombre d'ennemis conséquent, une lucidité implacable et sans appel... et de toute évidence, peu de considération pour le genre humain en général.


Celà en fait des écrivains cultes !

La Phrase du Jour 151


"Ne croyez donc jamais d'emblée au malheur des hommes. Demandez-leur seulement s'ils peuvent dormir encore ? ... Si oui, tout va bien. Ca suffit".


Louis Ferdinand CELINE.

CANICULE


Décidément, on se croirait revenu en 2003, pendant les heures glorieuses de la canicule.

Deux nouveaux décès de personnes agées après Michel SERRAULT en 24 heures: Ingmar BERGMAN, et Michelangelo ANTONIONI, deux des plus grands réalisateurs de l'histoire du cinéma. ANTONIONI était l'un des plus intéressants, avec "La Nuit", "L'Avventura" , "Zabriskie Point", ou son sublime "Blow Up" en 1967.

Antonioni l'inventeur du cinéma de l'épure. Souvenez-vous, "Profession reporter" avec Jack NICHOLSON en 1975.

Un sommet du cinéma métaphysique avec en point d'orgue un dernier (très long!) plan inoubliable !


Photo extraite du film "ZABRISKIE POINT", réalisé par Michelangelo ANTONIONI en 1970.

La Phrase du Jour 150




"Suicidez-vous jeune, vous profiterez de la mort".


Pierre DESPROSGES.

MORTELLE RANDONNEE


Serrault, Noiret, Poiret, Dewaere, Ronet, Ventura, Blier, Audiard, Gabin, Simon, Montand, Signoret...

Sans vouloir remplacer des artistes de ce calibre, par qui sont ils égalés aujourd'hui ?

dimanche 29 juillet 2007

LIFE 'S WHAT YOU MAKE IT




Peu de groupes ou artistes des années 80 trouvent grâce à mes yeux, et les lecteurs assidus de ce blog ont du à peu près s'en rendre compte. La règle confirmant toujours l'exception, certains échappent néanmoins à ce propos quelque peu péremptoire, je vous le concède.

"Talk Talk" en fait partie. Qui plus est, j'ai pu assister à l'un de leurs shows du temps de leur éphémère splendeur au théâtre antique de Fourvière, dans notre bonne vieille bourgade, ceci en 1986.

Que ne fut ma surprise de réellement apprécier ce spectacle parfaitement orchestré et millimétré, mes exigences dans le registre étant pourtant extrêmement élevées, je vous le concède aussi.

J'ai pu voir évoluer on stage à peu près tout ce qui existe comme groupes ou artistes divers, la déception scénique s'avérant la plupart du temps intangible. Concernant Talk Talk, l'heureuse surprise fut bien réelle. Le groupe se fit connaître en 1984 avec son hit "Such a Shame" et la performance parfaitement incongrue du leader de la formation.

Dans ce titre, "Life's What you make it", à la philosophie générale qui me sied plutôt, l'étendue mélodique et le registre vocal du chanteur sont incontestables. Et je me souviens de ce show parfait, d'une très jeune formation au métier pourtant très sur, et du charisme incontestable du leader au look fortement influencé par un John Lennon du temps d' "Instant Karma". Je me souviens aussi de son autisme assez déconcertant devant un public qui n'en demandait pas temps (certains titres étant chantés le dos au public!).

Cela ne ressemblait pourtant pas un maniérisme de circonstance, ni de gosse de riches. Mais plutôt à un une véritable difficulté dans la communication avec les autres, l'artiste ne trouvant réellement ses marques que dans l'exercice de son art.


Un album plus tard qui fut un flop complet, "Eden", et Talk Talk splittait définitivement, l'approche ardue de l'oeuvre ne permettant aucun débouché commercial à la formation. C'est le coeur serré que j'appris alors la disparition d'un groupe potentiellement prometteur. Et puis retrouver une bonne formation et un chanteur charismatique dans les années 80, s'apparentait quand meme à une drole de sinécure.

Redécouvrez ce titre, à la rythmique percutante, et ce piano bien groovy qui nous en met plein la vue. La guitare tire sur des airs psychédéliques que n'auraient pas renié Syd Barrett. Et le chanteur semble très "impliqué". Une pure merveille de pop anglaise !


"LIFE'S WHAT YOU MAKE IT" de TALK TALK en 1986.

DE LA BOUCHE DE JACQUES CHIRAC


Lorsque Jacques Chirac passe le flambeau à son ancien collègue de l'ENA, Michel Rocard, après sa cuisante défaite face à Mitterrand en 1988, il lui dit dans le creux de l'oreille:


"Fais attention quand Mitterrand te sourit, c'est à ce moment là qu'il tient le plus solide poignard dans la main". C'était certainement vrai, d'ailleurs Rocard l'a confirmé.

Mais qu'en pensent ou pensaient Jacques Sanguinetti, Jacques Chaban-Delmas, Valéry Giscard d'Estaing, Raymond Barre, Jean Tibéri, Charles Pasqua, Edouard Balladur, Alain Juppé ou ... Dominique de Villepin ?


Et si l'élève avait dépassé le maitre dans le registre ?

A MAN NEEDS A MAID




L'aventure Crosny, Stills, Nash and Young était bien terminée en 1972. Neil (le plus doué du quatuor) s'était alors lancé dans une carrière solo. Et bien lui en fut.

Cette année là, Neil Young fait paraitre "Harvest", le genre d'album immédiatement culte qui ramasse tout et fait des ravages dans les esprits. Critique dythirambique et unanime doublé d'un carton planétaire, ça n'est pas tous les jours que ça arrive.

Le preux canadien à l'éternelle chemise à carreaux imprime sa marque unique, et c'est le début d'une série d'albums tous meilleurs que les précédents, avec en point d'orgue, son chef d'oeuvre absolu d'une noirceur similaire au "Berlin" de Lou Reed, "Tonight's the Night", en hommage au junkie que Neil avait viré peu de temps auparavant, et qui s'était payé son shoot fatal grace à sa prime de licenciement. Au niveau humour noir involontaire, c'est collector. De quoi avoir en effet, quelques soupçons de culpabilité bien légitime, parfaitement bien transposés dans le sinistre opus youngien.

Mais foin d'idées glauques malgré ces tristes réalités, "A Man Needs a Maid" est un condensé d'émotion comme seul Neil en est capable. Le titre est donc extrait du mythique "Harvest".


"A MAN NEEDS A MAID" de Neil YOUNG en 1972.

La Phrase du Jour 149


«Ce sont ces limbes, cette frontière entre le monde du tangible et de l’intangible - qui sont vraiment le royaume de l’artiste.»


Federico FELLINI.


Photo: Federico FELLINI, Marcello MASTROIANNI, Sophia LOREN.

SUSPICIOUS MINDS ORIGINAL




Putain ! Ca m'énervera toujours autant. Un tel talent, un tel potentiel gachés apr une prise d'otage mercantile de la part d'un agent artistique indélicat. Non, le terme est trop faible, pourri jusqu'à la moelle.

Rappel des faits ! Presley met le rock en orbite en 1955. Il est propulsé phénomène mondial instantanément. C'est une mine de tubes rock'n rolleux qui déferle sur le monde telle une épidémie salutaire. Ca y est ! Le jeunes ont leur musique. On filme le king au dessus du bassin à la tv. Lennon jure qu'il fera lui aussi du rock. Rien ne semble arreter la vague. Pourtant, les autorités américaines trouvent la parade. Elvis part à l'armée en Allemagne. C'est cuit. Il est rentré dans le rang. Le colonel Parker, son agent, lui fait signer une multitude de contrats hollywoodiens et Elvis va tourner une pléthore de sous-merdes du plus mauvais gout, et enregistrer des disques à la gélatine, pour grognasses qui s'emmerdent devant leur télés avec leurs maris déabusés et leurs chiards consuméristes. Le reve américain quoi !

En 1968, c'est la tentative de revival rock avorté. Et "Suspicious Minds", dernier tube original du king, un nouvel espoir qui lui aussi s'écroulera. Puis, camé aux médocs, à l'alcool, aux hamburgers, au beurre de cacahuète, Le Pelvis se prendra pour un shérif dans le coin ou il vit désormais, arrétant les automobilistes la nuit, un flingue chargé et une lampe torche à la main, écrivant à Nixon pour proposer ses services à la CIA afin de chasser les "communistes pacifistes du pays", chantera pour les nouveaux riches ou touristes parvenus à la vulgarité sans nom de Las Végas, et finira comme on le sait, en aout 1977, overdosé de cholestérol et obèse comme une orque.


Putain quel gachis, des fois, le rock'n roll !



"SUSPICIOUS MINDS" d'Elvis PRESLEY en 1970.

LES "MAUX" BLEUS




Alain Bashung et Christophe Bevilacqua ont moults points communs: compositeurs et interprètes d'exception, talentueux, vrais "chercheurs" du rock, et autisme caractérisé. Des OVNI de la "chanson française", quoi !

Si Christophe curieusement semble toujours à l'ouest, il semble toutefois se complaire et s'épanouir dans son monde intérieur. J'ai pu l'entendre hier sur France Inter, parler des films de sa vie, et meme lorsqu'il répondait littéralement à coté de la plaque lorsque l'animatrice de radio lui posait des questions précises, celà restait toujours passionnant, original, inattendu voire surprenant. Pas du genre à nous rabacher des réponses toutes faites et prévisibles le père Bévilacqua !

Donc, que le père Bashung s'approprie "Les Mots Bleus" à son tour en 1992, ça n'était pas vraiment improbable. A la différence près, que l'Alsacien céleste véhicule paradoxalement plus de mal de vivre existenciel, que l'Italien décalqué interdit de permis à vie. Il semble que Christophe ait franchi un cap déisif, et assume pleinement une existence parallèle, s'y complaisant indiscutablement. Bashung, lui a plus de mal. Mais bon, sa reprise des "Mots Bleus" est sublime, car radicalement différente de l'originale.

Quand, un autiste, rencontre un autres autiste, ils se racontent des histoires...


"LES MOTS BLEUS" par Alain BASHUNG en 1992.

samedi 28 juillet 2007

LE CHIFFRE QUI ENERVE


Depuis 2002, les entreprises du CAC 40 (les 40 entreprises françaises les plus performantes qui servent de référence à l'indice boursier national) ont baissé le nombre global de leurs effectifs de 0.3 %.

Pendant le meme laps de temps, ces memes entreprises ont vu augmenter leurs bénéfices de... 1494 % !


Pas lu dans L' Humanité, ni dans le journal de la LCR, mais dans Marianne, journal centriste.


Continuons donc à licencier, à délocaliser et à engranger les bénéfices financiers.


Et nous verrons alors ce que nous verrons !

la phrase du jour 148


"Dès le premier instant de ma carrière cinématographique, j'ai toujours tenu le cinéma pour l'art de notre temps et dans ce sens il est logique que le cinéma doive refléter son temps"


Fritz LANG.


Photo extraite du film "M Le MAUDIT" de Fritz LANG en 1931. En ombre chinoise, Peter LORRE.

vendredi 27 juillet 2007

La Phrase du Jour 147


"N'importe qui peut sympathiser avec les souffrances d'un ami. Sympathiser avec ses succès exige une nature très délicate".


Oscar WILDE.


Photo: Angela LANSBURY dans "LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY" réalisé par Albert LEWIN en 1945.

LA PIN UP DU JOUR 17



Gueuse dans la pénombre !

MORT D 'UN POETE




Cette photo est abominable. Ce sinistre cliché a été réalisé le 2 novembre 1975, à Ostie, sur une plage romaine.

Ce cadavre atrocement défiguré est celui de¨Pier Paolo Pasolini. Il s'était rendu à un rendez-vous galant avec un de ses amants de 17 ans le 1er novembre 1975. Ce dernier a avoué le meurtre. Il aurait lézardé le corps du cinéaste et écrivain provocateur de dizaines de coups de couteaux avant de lui rouler sur le corps avec son véhicule. Du moins, c'est la version qu'il a donné à la police lors de son arrestation.

Depuis, il est sorti de prison. Sa version a changé. Comme certains l'avaient déjà émis en 1975, l'assassin aurait porté le chapeau pour d'autres. Les véritables auteurs et inspirateurs du crime sordide seraient des fanatiques de l'extreme-droite italienne qui vouaient une haine irrationnelle au metteur en scène de "Théoreme".

Il y avait une piste qui orientait cette hypothèse. Pasolini venait de réaliser "Salo, ou les 120 journées de Sodome", film délibérément anti-fasciste, d'une violence inouie. Il ne connut jamais l'impression délétère que le film fit sur le public, car il fut assassiné avant sa sortie. Gaspard Noé avait écrit en 2000 : "De toute manière, on l'aurait assassiné pour avoir réalisé un film comme celui là".

Pasolini était un artiste assez opaque dans ses réalisations. Tout n'était pas forcément très compréhensible immédiatement. Provocateur dans ses films, dans ses écrits, dans ses moeurs et ses interviews. En 1968, il déclarait que "les étudiants gauchistes étaient des petits bourgeois, et les policiers, des fils d'ouvriers qui essayaient de sortir de leur condition". Quoiqu'on en pense il fallait etre sacrément gonflé pour tenir ce type de propos. Rappelons que Pasolini était de famille très riche, marxiste, athée et homosexuel ! Pas mal pour se faire des ennemis, non ? Et pourtant son "Evangile selon Saint Matthieu" fut considéré comme la meilleure adaptation du Nouveau Testament par les autorités religieuses, à sa sortie en 1963. Pas avare de contradictions, l'individu...

En 1973, il déclarait dans une autre émission de TV, que la globalisation avait fait plus de dégats sur les masses, que les pires dictatures fascistes, en uniformisant l'individu par la publicité et la consommation. Donc, il lui apparaissait impossible de tourner des films comme il l'avait fait auparavant, notamment dans les quartiers très populaires, voire très défavorisés, du fait de la disparition de l'"authenticité des multiples visages" de l'individu dans la société italienne. Visionnaire, non ?

Cette image est véritablement atroce. Mais le mystère demeure qui a fait le coup : Pasolini a-t-il été victime d'une de ses sordides fréquentations dont il était coutumier ? Ou s'agit-il vraiment d'un complot comme beaucoup en émettent l'hypothèse ?

Peut-etre le saurons-nous un jour. Dans les années 70, en Italie, ce genre de coup tordu était tout à fait plausible voire prévisible, au vu du contexte historique.


Et Pasolini collectionnait justement pas mal d'inimitiés, pour certaines très puissantes...

LOVE RESURRECTION




Vous souvenez-vous de Alison Moyet ?

Je suis sur que non. La bougresse, taillée tel un menhir breton, officiait avec le freluquet à la mèche décolorée et à la moue neurasthénique du duo Yazoo. Faites donc un effort de mémoire vils retors! "Don't Go", titre synthétique de 1983 sur lequel se trémoussaient avec fougue et enthousiasme, les cadre moyens asexués et déchainés à la mèche similairement soignée des années 80, fit un malheur sur les dance floors mondiaux. Meme si depuis, Big Alison s'est consacrée à une carrière plus confidentielle de chanteuse jazzy.

Si la mélodie de "Don't Go" s'avérait purement asthmatique, la voix de la mère Moyet elle, assurait grave. Il faut dire que la walkyrie anglaise était dotée d'organes pulmonaires et d'attributs mammaires pour le moins conséquents à la mesure de son registre vocal, son volumineux poitrail lui servant bienheureusement de caisse de résonnance naturelle.

Après le tromphe de "Don't Go", Alison lacha le freluquet décoloré pour se consacrer à une carière solo. Le délaissé de service s'inscrivit alors aux assedics locaux. Personne ne sembla regretter le rachitique boudeur. Tandis que miss Moyet, nous balançait en 1986, un méchant album soul qui déchirait sa race, et qui lui aussi fit un tabac planétaire.


Vous en doutez encore? Alors décrassez bien vos écoutilles, et encaissez vous la mélodie héroique de "Love Resurrection", la voix impressionnante et les décibels savamment dosés de la grosse blondasse aux formes wagnériennes mais à la classe certaine, et vous comprendrez.



"LOVE RESURRECTION" de Alison MOYET en 1986.

La Phrase du Jour 146


«L'histoire c'est la passion des fils qui voudraient comprendre les pères.»


Pier Paolo PASOLINI.

jeudi 26 juillet 2007

ACID QUEEN



Mardi 31 juillet, dans le cadre du Summer of Love, Arte nous présente cet étrange OVNI cinématographique déjà évoqué ici, "Tommy" de Ken Russel, adaptation inégale de l'opéra rock des Who, paru en 1969.

Le film fut présenté à Cannes en 1975, et obtint un accueil critique mitigé. Ken Russel nous avait habitué à bien plus vertigineux ("Music Lovers" ou "The Devils"). E

Mais bon, certaines scènes sont tout de meme réellement "habitées" et impressionnantes. Comme celle ci. Et puis, la musique de Peter Townshend fait le reste. L'histoire, Tommy est devenu sourd, muet et aveugle, à la suite d'un violent choc traumatique. Ses parents veulent lui faire recouvrer ses sens par des pratiques thérapeuthiques particulières. Dans cette séquence, on lui présente l'Acid Queen, qui va lui asséner une dose massive de LSD...


Avec Oliver Reed, Keith Moon, Robert Powell, Ann Margret, Roger Daltrey... et Tina Turner dans le role de l'Acid Queen.


Attention les yeux ! Un sale trip plus vrai que nature!

THE BOSS LIVE IN N.Y.C




En 2000, le boss retrouve son mythique E. Street Band à New York City et assène un show à son public qui envoyait aux oubliettes toutes les tentatives intermédaires qui séparaient les débuts du boss avec son fabuleux groupe, et ce concert d'anthologie.

Reconnaissons le, Springsteen s'était un peu égaré sur le plan scénique pendant quelques temps, avec des formations molles du genou. Il n'était plus vraiment le meme sans ses acolytes des origines, ses shows ayant perdu de leur superbe, la magie n'opérant plus autant.

Les héros sont de retour, Van Zandt ressemble toujours à un vieux flibustier déconneur, et Clarence Simmons est bien toujours le meilleur faire valoir du boss. Bruce, visiblement heureux des retouvailles, est au sommet de sa forme. Cette version de "The River" est purement magnifique.


"THE RIVER" capturé live in New York City en 2000.

GOD SAVE THE QUEEN




Suis très las ce soir. Fatigué ! Tired ! Stoned ! Beaucoup de boulot, beaucoup de soucis ! Des événements ahurissants et épuisants. Beaucoup de surprises, certaines très bonnes, d'autres très mauvaises. Des histoires irracontables sur ce blog.

Suis vraiment fatigué. Donc, un traitement de choc s'impose, des électrochocs salutaires et induscutables pour retrouver ma peche légendaire. Pourtant le médecin hier, du moins précisons, "ma" médecin m'a trouvé en super forme. 60 pulsations cardiaques/minute, 11/7 de tension artétielle, une analyse du sang nickel. Pourtant, je me sens très las. Overdose de taff et d'emmerdes privés, c'est évident!

Quand c'est comme ça, un seul reméde : de la nitroglycérine sonore, un truc à coté duquel Hiroshima s'apparente à un pétard mouillé anachronique, Christophe Willem un chanteur stylé zoophile, l'accident de Lady Di, un hommage organique à l'art brut et au Pont de l'Alma.

D'ailleurs, Lady Di s'est crashée à trois grammes il y a bientot 10 ans contre la pile d'un pont. Elizabeth d'Angleterre était encore une funeste belle mère pas vraiment adorée par sa blondasse de belle fille, princesse au QI de laitue, pourtant vénérée par les gueux du monde entier. Les gens sont d'un bizarre. Il y a 30 ans aussi, c'était l'apparition du mouvement punk et le premier album des Pistols "Never Mind the Bollocks", avec une attaque en règle contre la couine Elizabeth.

Alors en hommage aux punks nihilistes, à la vieille carcasse royale de 81 piges justement maltraitée par les glorieux et éphémères Pistols, et à sa bru décédée d'une overdose de béton en 1997...


Ladies and gentlemen, here come The SEX PISTOLS and "GOD SAVE THE QUEEN", en 1977.

LA PIN UP DU JOUR 16


Rachel WEISZ.


"I want to be the beast of burden...".

SANTA KLAUS


Klaus Kinski évoque sa carrière dans une interview. On peut penser ce que l'on veut de cet ultra fondu de l'histoire du cinéma, mais au moins, ça n'est certainement pas l'attrait de la notoriété ni de la popularité imbécile qui l'ont conduit dans une carrière certes atypique, inégale mais jamais inintéressante. Kinski est devenu un mythe de son vivant, tout en ayant tourné peu de très grandes oeuvres cinématographiques, et souvent des nanars de premiers choix, tout en ne vendant jamais son ame au diable. C'est assez rare pour etre signalé. Extraits.

"-Votre premier western, c'est donc le film de Sergio Leone?

-Pas tout à fait... Mon premier western, c'est un western allemand, Der letzte Ritt nach Santa Cruz (en France La chevauchée vers Santa Cruz, Rolf Olsen 1964). Mais mon premier western italien, c'est en effet Per qualche dollaro in più.

-Quels problèmes avez-vous rencontrés, vous, comédien d'une certaine tradition germanique, pour vous adapter à l'univers westernien?

-Je n'ai pas un tradition, surtout pas germanique... Un western, pour moi, c'est un film comme un autre. J'ai commencé à aller au cinéma à l'âge de quatre ans, j'ai vu dès ce temps-là beaucoup de westerns, et j'adore ça. D'ailleurs, si l'on me proposait aujourd'hui de faire de nouveau de western, je serais entièrement d'accord. C'est une chose très mal comprise par la profession: si on fait du western, les gens pensent aussitôt que vous ne savez pas faire autre chose. Il est vrai d'ailleurs que certains acteurs sont arrivés par le western et qu'ils ont été artificiellement créés par quelqu'un dans un certain type de rôle. Ce n'est pas du tout mon cas. J'ai fait du western, parce que je suis aussi capable de faire du western. J'aime bien le western parce que j'aime une certaine atmosphère sauvage. Mais tout ça au fond, c'est entièrement factice, comparé à mon vrai désir. C'est toujours de cinéma, ce n'est pas la vraie vie sauvage. Le cas d'Aguirre a été un peu différent, parce que nous vivions vraiment dans la jungle. Mais chaque matin, j'étais toujours dérangé par cette espèce de type (Werner Herzog) qui venait me rappeler pour quelle raison j'étais là. Moi, j'avais tout oublié, parce que moi, la jungle c'est infiniment plus fort et plus excitant que tous les cinémas du monde.

-Vous êtes aijourd'hui unanimement consideré comme l'un des dix ou douze plus grands acteurs vivants. Comment expliquez-vous que, sur la centaine de films auxquels vous avez prêté votre concours il se trouve si peu de grandes oeuvres?

-Je ne ressens pas le besoin de me justifier sur ces problèmes-là. Dans tous les films où j'ai figuré, même les pires, j'ai toujours donné le meilleur de moi-même. A cet égard, je ne regrette rien. Au début, j'étais obligé de travailler pour vivre, mais, par la suite, il est vrai que j'ai eu quelquefois la chance de choisir. Or, ce n'est pas toujours agréable et facile de travailler avec les grands metteurs en scène. Parmi eux, il y a des certes de grands amoureux des acteurs, mais la plupart sont de véritables dictateurs. J'ai vu travailler certains grands noms du cinéma, comme simple témoin, et rien qu'à les voir travailler sur le plateau, j'ai refusé de collaberer avec eux. C'est pourquoi j'ai souvent préféré tourner avec des metteurs en scène moins connus, mais plus flexibles, parce qu'à ce moment, j'ai pu davantage m'épanouir.

Personne ne comprend pourquoi j'ai refusé beaucoup de films que me proposaient des metteurs en scène illustres: Pasolini, Fellini, Visconti, Cavani... Ce n'est pas qu'a priori je refusais de travailler avec ces gens, mais j'avais d'autres propositions en même temps, et je préférais les autres films, parce que j'y étais mieux payé, parce que je n'avais pas la patience de trouver un grand film, parce que l'obsession du temps qui passe me tenaillait toujours... Il y a bien sûr des acteurs "arrivés" qui peuvent financièrement se permettre d'arrêter de travailler et prétendre choisir. Alors, ils restent des années à refuser les sujets qu'on leur propose, à attendre de trouver un bon film. Quand enfin ils tournent, ils tournent peut-être un bon film... Mais qu'ont-ils gagné à attendre tout ce temps?

Moi, si l'on me demande quel prochain film je désire tourner, je n'en ai aucune idée. Car ce qui compte à mes yeux, c'est le plaisir que moi je prendrai à tel film plutôt qu'à tel autre. Ce qui va me déterminer, c'est le lieu de tournage, sa durée, mon entente avec le metteur en scène, mais le reste, je m'en fous complètement".

La Phrase du Jour 145


"Je n'aime pas les interviews parce qu'on ne m'interroge jamais pour les bonnes raisons".

Jean Louis TRINTIGNANT.

Quelques mois après la mort de Marie TRINTIGNANT.

LE PRESIDENT ECSTASY



Savez-vous ce qui constitue un vrai acte militant aujourd'hui ?


C'EST NE PAS PARLER DE LUI !!!



Presse écrite, télévision, radio, people : FUCK OFF !!!

mercredi 25 juillet 2007

La Phrase du Jour 144


"Je filme comme on plonge dans le chaos intime le plus absolu ».


Bernardo BERTOLUCCI.

THE LAST TIME




Riff hypnotique de Keith Richards. Son de guitare cristallin. La voix déjà affirmée d'un Jagger qui n'avait que 22 ans mais avait pourtant déjà acquis un style inimitable. Batterie métronomique et toujours aussi discrète de l'imperturbable Charlie Watts (c'est d'ailleurs à ça qu'on reconnait un grand batteur). Une basse imparable d'un Bill Wyman au port de lunettes noires haltier. Et un Brian Jones, qui ne l'oublions, était lui, au tout début l'absolu leader des Rolling Stones, celui qui faisait tomber les minettes. Leurs majestés Mick et Keith eurent pourtant sa peau...


"THE LAST TIME" par THE ROLLING STONES en 1965, au "Top of the Pops".

mardi 24 juillet 2007

LE CONFORMISTE



En 1970, Bernardo Bertolucci présente son dernier film, "Le Conformiste", adapté du roman d'Alberto Moravia.

Réussite majeure, bouleversante, et diaboliquement intelligente.

Un Italien vraiment ordinaire, mais qui véhicule un passé trouble. Enfant, il a tué d'une balle de revolver, le chauffeur de ses bourgeois de parents, afin d'éviter ses assauts pédophiles. Traumatisé par cet acte, il décide d'entrer dans l'absolue normalité, obsédé par son passé troublant. Dans les années 30 en Italie, le comble du conformisme, c'est d'adhérer au parti fasciste de Mussolini. Il est alors engagé par les services secrets du Duce, qui le chargent d'une mission délicate, approcher la fille d'un intellectuel en exil, virulent opposant de Mussolini. Il séduit la jeune fille et fait assassiner son père, sous les yeux de cette dernière... Les années passent, et en 1943, c'est l'effondrement du régime, et ce "conformiste" va s'apercevoir insidieusement que ses actes immondes ont été construits à partir d'une gossière erreur.


Prodigieusement réalisé, "Le Conformisme" est la plus formidale explication des ressorts ténébreux des idées fascistes, de cette aberration que constitue l'extreme droite et ses idées poisseuses, basée avant tout sur la frustration de soi-meme, la déviance qu'on attribue toujours aux autres, et qu'on enrobe derrière un nationalisme de façade séculaire, mais toujours absurde, afin de lui conférer une soit-disant légitimité historique. Un fasciste est toujours un névrosé, quelqu'un qui a beaucoup à se reprocher, mais qui jette l'opprobe sur l'autre: juif, communiste, arabe, ou autres "indésirables chroniques". Bertolucci met celà magnifiquement en lumière, par une démonstration implacable des ressorts psychologiques de ce minable, devenu extrémiste du fait d'antécédents personnels tragiques, mais bien encadré par des supérieurs qui eux, savent bien ce qu'ils veulent: le pouvoir et l'autorité absolue.

C'est là ou Bertolucci frappe très fort. Foin de manichéisme, de caricatures, ou d' idéologie gauchiste de bazar. Il nous montre "exactement" ce qui peut envoyer un type plus qu'ordinaire vers ce qui est la "norme". A cette époque, c'était le fascisme mussolinien. Et aujourd'hui ? Un conformiste est par définition une personne qui souhaite etre "conforme" à ce qui est majoritaire. Point à la ligne. Fasciste par opportunisme, ou par souci thérapeuthique, pour soigner éventuellemnt ses propres névroses.


C'est Jean Louis Trintignant qui incarne toujours avec son ambiguité innée, ce personnage littéralement répugnant, mais si commun. Dominique Sanda, sa maitresse abusée et parricide par procuration. La sulfureuse Stefania Sandrelli est aussi de la partie, et on pourra la revoir, tout comme Dominique Sanda dans "1900",le dernier chef d'oeuvre de Bertolucci. Ennio Morricone a réalisé la musique du film.


En 1971, le réalisateur surdoué fera de nouveau appel à Jean Louis Trintignant pour son film à venir. L'acteur français déclinera l'offre, laissant le role à Marlon Brando. Il s'agissait du "Dernier Tango à Paris"....


"LE CONFORMISTE" de Bernardo BERTOLUCCI en 1970.

La Phrase du Jour 143


"Jouer, ce n'est pas pratiquer une opération du cerveau. Il y a des millions de docteurs, d'infirmières, de travailleurs sociaux qui mériteraient de recevoir des Oscars pour ce qu'ils font".


Anthony HOPKINS.

LA PIN UP DU JOUR 15





Suggestive, la manante !

LOVE IS STRONG




Extrait du "Voudoo Lounge" (Ah ces titres des Stones!), l'un des derniers bons albums studios des Rolling Stones, paru en 1994.

Un titre qui tue, ce "Love is Strong", avec en prime une superbe vidéo, qui met extremement bien en valeur le groupe malgré le coté surréaliste de la réalisation.

Du bon vieux rythm'and blues qui arrache, avec de l'harmonica à la "Midnight Rambler", une ligne de basse vrombissante et les riffs du "Kif"... Que demande le peuple !

Du Stones pur jus, comme on les aime, en concentré rock !


"LOVE IS STONG" des ROLLING STONES en 1994.

La phrase (imbécile) du jour 142


« Quelle logique il y aurait à un État palestinien exigu, divisé et surpeuplé, alors que la Jordanie est vaste, peu peuplée et habitée majoritairement par des Palestiniens. »



Arno KLARSFELD.

Extrait d'une interview dans "Le Monde", le 4 décembre 2001.


En bref, dégagez en Jordanie !

MEKANIK DESTRUKTIV KOMMANDOH !!!




Villefranche sur Saone, commune bien beaujolaise de 60 000 habitants, agglo comprise. Spécialités locales, ce breuvage qu'on appelle "Beaujolais", une fete baptisée "les conscrits" ou pendant 5 jours toutes les décades masculines sont autorisées à débouler à 3 grammes au volant, ceci en toute impunité, célébrant le mauvais vin, le mauvais cul et les fanfaronades les plus beaufs.


Une autre spécificité locale: la collusion d'intérets et les us et coutumes de "basse province", comme Chabrol les filme si bien.
En l'espèce, l'exemple cité est une caricature de ce qui se fait de pire dans le registre.

Une fonctionnaire du ministère de la justice caladoise (c'est le quailificatif attribué aux habitants de Villefranche) se trouve plongée dans une
affaire inextricable, ceci depuis 1992.

Rien ne lui a été épargnée de la part d'un mari dispendieux et machiavélique, d'huissiers rippous (certains se sont retrouvés en garde à vue en mai dernier suite à de sombres malversations bancaires qui s'étalaient sur plus de 15 ans, après avoir été suspendus de leurs fonctions), de politiciens locaux malveillants car intéressés (l'un d'eux faisait parti du gang des huissiers rippous mis en cause !), bref népotisme, clientélisme, corruption active, arbitraire, mépris du droit le plus élémentaire. Et la justice là dedans: une machine à broyer, car de plaignante et victime, la malheureuse fonctionnaire de l'injustice s'est retrouvée acculée à la ruine par tous les intervenants précités, et explusée avec sa fille malade par 22 policiers armés jusqu'aux dents et l'huissier en charge de sa "mission". J'ai omis de préciser que suite à sa sépararation et son divorce, l'infortunée fonctionnaire ayant payé toutes les mensualités de son habitation principale, s'est tout de meme fait foutre dehors, en pleine canicule. Le bénéficiaire: son mari, qui s'était déclaré auparavant insolvable afin de ne pas régler sa prestation compensatoire et la pension alimentaire dont il était redevable. Une propriétaire foutue dehors suite à une pléthore d'actes judiciaires absurdes, jugements contradictoires, une armée d'avocats qui tous, au dernier moment, se défilent devant cette affaire au départ simple, devenue in fine, tentaculaire, j'en passe et des meilleures.

La victime de ce scandale judiciaire certainement plus courant qu'il n'y parait, a néanmons créé un blog, bourré d'humour, qui nous narre les méandres de cette affaire tortueuse, avec force arguments, et surtout documents joints, ce qui atteste de la véracité des faits cités, et de la bonne foi de la blogueuse inoxydable et indestructible. Elle est décidée à aller jusqu'au bout de cette navrante machination digne d'un des "Parrains" de Coppola, sauf que le Beaujolais c'est quand meme moins exotique que la Sicile, et que les divers intervenants de cette pantalonade sont d'une médiocrité extraordinairement commune.

Voici l'adresse de son blog:

http://cappucine699.unblog.fr (cappucine avec deux "p").


Allez jeter un oeil, c'est édifiant.

lundi 23 juillet 2007

MINISTRY OF FEAR




TEXT COMING SOON !

La Phrase du Jour 142


«Ma philosophie est simple : difficile de se perdre quand on ne sait pas où on va.»


Jim JARMUSH.

Photo extraite de "Dead Man" en 1996, avec Johnny Depp.

dimanche 22 juillet 2007

I ' M LOSING YOU



UN DES TROIS MEILLEURS MORCEAUX DE JOHN LENNON !!!

Exclu Lulu, son "I'm Losing you" d'une sauvagerie, d'une beauté, d'une fulgurance inouies. Indépassable dans le registre !

Lennon nous assène une véritable leçon de rythm'and blues bien graisseux qui accroche aux mannettes et qui nous remet sur le droit chemin de la mythique route du rock.


A réveiller les morts, à réactiviver la libido d'Orlando, à rendre Nicolas Sarkozy enfin humble, à damner l'abbé Pierre, Mère Thérésa et Soeur Sourire... De la pure bombe !

C'est Cheap Trick qui assure la rythmique... avec qui en prime ? Tony Levin, somptueux bassiste de Peter Gabriel.


Rien que du beau linge, je me tue à vous le répéter !!!


"I'M LOSING YOU" de John LENNON avec CHEAP TRICK.

VIENNA



Drole d'époque que ce début des années 80. On voulait recouvrer une sorte de minimalisme de bon aloi, en se débarassant de guitares sèches ou électriques, batteries à usage manuel, ou saxophones rageurs, pour les remplacer par des boites à rythmes séquencées et inhumaines, de manière à insuffler une dynamique moderniste à "tout ce qui était nouveau donc forcément intéressant". De fait, toutes les rocks stars ou groupes mythiques des deux précédentes décennies passaient pour des has been intégraux.

Mais que nenni, certains persévéraient dans l'art pompeux et pompier à l'instar d'Ultravox, du sémillant Midge Ure et de son "Vienna" qui fut un hit redoutable en 1981.

Un rien emphatique, pas de guitare, pas de percussions, pas de basse, rien que du synthés, de l'artificiel, des séquenceurs blindés d'OGM et bourrés de pesticides, rien que des colorants ou du glucose de synthèse. Assez lourdingue tout ça avec le recul des années.

Le résultat aujourd'hui? Personne ne se souvient d'Ultravox... à part moi, mais pour des raisons qui relèvent de l'intime! Et les has been des années 60 ou 70, eux, sont toujours à la mode!

Bisque bisque rage !!!



"VIENNA" de ULTRAVOX en 1981.

MAN HUNT


Eté 1939, le capitaine Thorndyke est surpris dans les environs du nid d'aigle de Berchtesgaden, alors qu'il met en joue un drole de gibier, Hitler lui meme, avec son fusil de tireur d'élite. Il appuie sur la détente et le coup ne part pas, le fusil n'ayant pas été chargé volontairement. Provocateur, anglais et grand chasseur, il voulait simplement voir si un tel affût était possible, sans se faire remarquer par la garde prétorienne nazie.

Capturé néanmoins par les SS et passé à tabac, on lui propose de le relâcher à condition qu'il signe un document attestant que son geste répondait à un ordre du gouvernement britannique. Il refuse. Son arrestation sème le trouble en Angleterre dans les sphères gouvernementales -il est le beau-frère du diplomate Lord Risborough - et les nazis décident de le supprimer en le précipitant d'un ravin.

Sorti miraculeusement indemne, Thorndyke regagne l'Angleterre. Mais les agents de la Gestapo l'ont suivi jusqu'à Londres. Sur le même bateau qu'il a pris pour rejoindre l'Angleterre, s'est embarqué un agent nazi muni de faux papiers.

Thorndyke se refugie chez Jerry, une jeune femme qui accepte de l'aider. Après s'être débarrassé de l'agent nazi en chage de le filer dans les souterrains du métro, Thorndyke part se cacher dans une grotte naturelle dans le Dorset. Mobilisé dans les forces britanniques, Thorndyke saute en parachute dans la région du nid d'aigle, muni d'un fusil de précision. Cette fois, il a bien l'intention de flinguer Adolf, car là il ne s'agit plus d'un jeu de gentleman british...


Il n'y avait que Fritz Lang pour réaliser un film de ce calibre. On lui avait alors reproché de tourner un film de propagande, genre très en vogue à l'époque, pour inciter les USA à entrer en guerre contre l'Allemagne nazie (nous étions en 1941). Lang s'était toujours défendu de cet état de fait, bien qu'il fut un anti-nazi de la première heure. Quelques mois plus tard, en décembre 1941, l'attaque de Pearl Harbour allait pourtant précipiter les événements.

La scène d'ouverture du film, ou le "chasseur" s'approche du "niz d'aigle" dans la magnifique foret européenne, puis l'apparition de la cible (Adolf Hitler) dans la lunette du fusil est un moment de pure anthologie cinématographique. Cette scène d'une force incroyable fait terriblement froid dans le dos, et nous fait nous poser à chacun cette sempiternelle question : qu'aurions nous fait, nous meme, dans une situation similaire ?

Comme d'habitude, le film est tout à fait conforme à l'esprit languien, dans la forme (noir et blanc sublime, lumière parfaite, décors somptueux de réalisme et poétiques à la fois), et le fond, forcément ambivalent. Aucun des personnages n'est vraiment tranché, tous sont nébuleux et agissent en fonction d'intérets qui leurs sont propres, et c'est justement la conjonction de toutes ces ambiguités individuelles qui vont faire converger les différents intervenents vers cette mission implacable, éliminer physiquement le tyran allemand. Il n' y a pas de héros prédestiné chez Fritz Lang! L'homme est toujours décisionnaire, tributaire de son environnement propre et des événements qu'il a subis ou lui meme provoqués.

Un pur chef-d'oeuvre philosophique, expressionniste et engagé, sans aucune fioriture ni lourdeur manichéenne. Le suspense est tiré au cordeau, et le cinéaste nous assène une leçon de mise en scène épurée, fantasmagorique, portant la signature des plus grands.

Vous savez pourquoi je suis un fan absolu de Fritz Lang : car il aimait l'individu, mais certainement pas l'humanité !


"MAN HUNT" de Fritz LANG avec Walter PIDGEON, Joan BENETT, George SANDERS et John CARRADINE en 1941 (USA). Attention, chef-d'oeuvre !!!



Photo: George SANDERS qui interprète l'espion nazi dans "MAN HUNT". Une anecdote concernant cet immense acteur anglais, spécialisé dans le role de fourbes, traitres ou cyniques de service. Il mit fin à ses jours en 1972, considérant qu'il avait atteint un tel degré de plénitude que les choses ne pouvant plus qu'évoluer en mal, il était temps de quitter la scène terrestre.

Un cas unique dans le registre !!!

LA PIN UP DU JOUR 14




Anonyme et lassive, la gueuse !

JUST A GIGOLO




Un des pires naufrages de l'histoire du cinéma.

En 1979, David Hemmings, acteur britannique de grande renommée (héros du "Blow Up" d'Antonioni en 1967) est traversé d'une drole d'idée, réaliser "Just a Gigolo", histoire d'un pathétique bellatre séducteur de vieilles rombières dans les années folles berlinoises.

Le but, nous narrer une histoire sulfureuse et décadente dans le Berlin de la république de Weimar, adoublée d'un casting de luxe. Le fait est que la distribution est infernale: David Bowie, Kim Novak ("Vertigo"), Maximilian Shell, Sidney Rome (qui dans l'intéret collectif a disparu des écrans) et... Marlène Dietrich, pas moins, dont ce sera la dernière apparition au cinéma. Sincèrement, l'on peut raisonnablement se demander si ça n'est pas cette pitoyable réalisation qui l'a décidée à prendre cette retaite définitive. Car le résultat est d'une lourdeur abyssale. Bowie reste un TRES mauvais acteur, Maximilian Shell aussi expressif qu'une huitre polluée par l'Erika, Sidney Rome, égale à elle meme, seul son sourire vertical illustrant un tant soit peu quelque intéret, et Marlène Dietrich ou Kim Novak semblent perpétuellement se demander dans quel bouillon elles se sont noyées. La direction d'acteurs ne semblait pas vraiment etre la vocaton première de David Hemmings.

Bref, un film à fuir pour un milliard de raisons ou plutot à visionner pour se marrer devant des scènes d'une telle bétise, et le faciès complètement éteint et ahuri d'un Bowie toujours à coté du sujet et en dessous de tout. Bref, un gachis aussi impressionnant que la distribution.

Dans l'interet du cinéma, Hemmmings ne réalisa plus aucun film mais continua sa carrière d'acteur plus heureuse. On a pu le voir notamment dans le "Gladiator" de Ridley Scott en 2000. Il interprèta le bourgeois juif du "Gangs of New York" de Martin Scorsese en 2002, avant de s'éteindre en 2003, à l'age de 60 ans, David ayant une tendance effrénée, et c'était très visible, à taper un peu trop dans le jaja.

Curieusement, les photos qui illustrent "Just a Waterloo" sont accompagnées par le titre "Secret Life of Arabia", extrait de l'album "Heroes" de Bowie en 1978.

IN THE DEATH CAR




Le hit le plus improbable de l'Iguane, associé avec Goran Bregovic, chanson qui illustrait le pathéthique et pourtant sublime "Arizona Dream" de Emir Kusturica en 1992.

Je l'ai revu hier soir. La scène du suicide à la fin du film est l'une des scènes les plus bouleversantes qu'il m'ait été donné de voir.

Personnes fragiles ou en plein marasme quel qu'il soit, évitez sa vision, car le passage à l'acte prévisible tant la séquence est bizarrement "magnifique". Donc les effets peuvent etre dévastateurs en cas de détresse morale absolue.

A manipuler avec extreme précaution... mais je le répète, c'est sublime quand meme.


"IN THE DEATH CAR" de Gorann BREGOVIC et Iggy POP en 1992.

La Phrase du Jour 141


"Chaque fois qu'on produit un effet, on se donne un ennemi. Il faut rester médiocre pour être populaire".



Oscar WILDE.

REBEL REBEL




Le méchant tube du Jean Genie en 1974, "Rebel Rebel"... C'est bien simple, on n'entendait rien d'autres sur les ondes, jusqu'à l'overdose d'ailleurs.

On remarque sur cette vidéo néo-ringarde que David porte un bandeau, l'occasion pour désacraliser une légende. Bowie n'a pas les yeux de couleurs différentes comme on se complait tant à le dire. Non, l'une de ses pupilles est restée fixe lors d'une rixe virile dans sa jeunesse mod. Tout le reste, n'est là que pour entretenir le mythe et le coté obscur du chaméléon rock, en pleine période glam sur le sujet présenté.


"REBEL REBEL" de David BOWIE, en 1974.

La Phrase de la Nuit (du Chasseur!)


A un journaliste qui demandait à Robert Mitchum s'il allait voir les films dans lesquels il avait tourné:



"Je n'y suis pas obligé par contrat ; de plus, si je travaillais à la chaîne chez Ford, je ne passerais sûrement pas mes week-ends à aller voir les bagnoles que j'ai fabriqué pendant la semaine !"


Robert MITCHUM.

Photo extraite de "Night of the Hunter" de Charles LAUGHTON, seule "fierté" cinématographique de Robert MITCHUM.

samedi 21 juillet 2007

L ' ENIGMATIQUE DU SOIR




Prévisible, mais quand meme !


Charlotte RAMPLING.

SHOW ORGASMIQUE




Un medley d'images et de sensations inoubliables !!! Mieux que des mots, les images se suffisent à elles memes. A toutes les ames damnées qui ont échappé à ce concert mythique et explosif.


A la mémoire de nos sataniques majestés !!!

Qu'ils soient néanmoins bénis des dieux et qu'ils reviennent au plus vite !


Intro du "Bigger Bang Tour 2007" et son final "buccal" imprévisible ! Avec qui déjà ? Ah oui !


MICK JAGGER et ses ROLLING STONES !!!

La Phrase du Jour 140


«Tu regardes la télé parce que tu t’emmerdes. Tu vas au cinéma parce que tu cherches quelque chose.»


Albert DUPONTEL.

EMOTIONAL RESCUE ORIGINAL




Le Jag nous la joue à la Sylvester dans son "Sauvetage Emotionnel" paru en 1980, issu d'un des pires albums des Stones, du meme titre.

Qu'en reste-il aujourd'hui ? Un titre très second degré et qui vaut toutes les drouilles discos qu'on a bien du s'ingurgiter en ces temps difficiles.

Pendant l'enregistrement, Mick Jagger arborait alors une barbe, ce qui entre nous ne lui conférait pas vraiment le style andogyne qui pourtant lui sied si bien habituellement. Philippe Manoeuvre éructait: "Mais qu'est ce que c'est que ces Stones barbus". Jugeant l'album très mauvais, le rock critik ultime manifestait alors son courroux en ces termes lapidaires :" Il est minuit Docteur Jagger". Bien vu, non ? Heureusement, pour le clip, Mick Jagger s'était rasé et se présentait tel que ses fans le vénèrent.

Les paroles:

"Yeeaaah, i was dreaming last night, babe,
Last night, i was dreaming babe,
I was crying like a child,
Oh, i was crying like a child...
Put your mind, mind, mind, mind, mind oh your mind...

I'll come to tou
So silent in the night...

Yes, you could be mine, mine or mine,
Tonight and every night,
I will be your nighty shining hammer,
Comming to your emotional rescue,
Riding up in the desert,
Like a fine arab charger..."


Défintivement culte, sans meme le vouloir.


"EMOTIONAL RESCUE" des ROLLING STONES en 1980.

C ' ETAIT DEMAIN




Extrait du mythique "Brazil" de Terry Gilliam, déjà évoqué ici. Regardez bien cette scène pas si surréaliste que ça, ou un type bien paisible, est victime d'une "bavure" administrative et vit des moments très difficiles, dans un monde devenu misérable, mais néanmoins ultra-sécurisé ou ultra sécuritaire pour les nantis, donc fatallement déviant pour les autres. Depuis, l'on a la furieuse impression d'avoir visionné moultes fois ce type de scène dans nos journaux télévisés aseptisés du début de ce nouveau siècle.


A méditer très profondément !


Avec tout le génie visionnaire d'un Terry Gilliam de 1985, bien épaulé par un certain George Orwell qui avait appréhendé en 1948 un futur tellement absurde, qu'il arrive probablement à grands pas !

jeudi 19 juillet 2007

NO SURPRISES




Le plus beau titre du "Ok Computer" de Radiohead, paru il y a dix ans déjà, en 1997.

Somptueux, planant, un rien déprimant. Certains ont dit que Ok Computer" était la version des années 90 du "Revolver" des Beatles. Pas vraiment faux après moultes écoutes de l'opus discographique des "tetes de radio".

Les influences sont très variées: ballades acoustiques, rythmiques plus rageuses par instant, ambiance néo-psychédélique à la Syd Barrett à d'autres moments...

On peut donc concéder aux rocks critiks les plus pointus qui avaient avancé cette hypothèse un rien hasardeuse à l'époque, l'affiliation au disque révolutionnaire des Beatles, paru lui en 1965.

Et allons-y derechef, "Ok Computer" de Radiohead est bien le frère cadet du "Revolver" des Fab Four.


"NO SURPRISES" de RADIOHEAD en 1997.

LA DECONNEUSE DU JOUR


"La peur est pour moi quelque chose de familier dont je me passerais bien, parce que celà m'empeche d'aller vers le désir, de bouger, de vivre... J'ai peur de tout, du noir, de la mort, des catastrophes en tout genre...".


Valeria BRUNI-TEDESCHI.

O' BROTHER



En 2000, est présenté à Cannes le dernier film des frères Coen qui comme d'habitude, raméneront un nouveau prix du glorieux festival.

"O'Brother" est leur nouveau délire, adaptation jubilatoire et à bien des égards fantastique de "L'Odyssée" d' Homère, transposée dans l'Amérique post-récessive des années 30.

Avec un talent qui n'appartient qu'à eux les twins brothers nous narrent la saga de trois repris de justice dont le coefficient intellectuel taquine le zéro absolu, au prise avec les réalités pas très reluisantes de ces sinistres années 30, l'obscurantisme de l'époque (redevenu néanmoins en vogue avec Bush), et un shérif obstiné qui ne cherche qu'une chose, les pendre à la première occasion. Au passage, ils rencontreront un faux precheur évangéliste, des hordes de pouilleux, le Ku Klux Klan, Baby Face Nelson, des politicards rippoux et opportunistes, bref toute une galerie de personnages droles, insolites, inquiétants, voire terrifiants.



Un virulent pamphlet contre une certaine Amérique névrosée et au passage une réalisation surabondante de surprises, de l'excellente musique, et une mise en scène en état de grace. L'image, comme d'habitude est superbe, le montage époustouflant, les happenings truculents des Coen alternant avec des moments d'une rare poésie. Jubilatoire et pourtant, terriblement inquiétant !


En prime, une parodie carrément kitsch du groupe ZZ Top. Avec George Clooney, John Turturro, Tim Blake Nelson, John Goodman, Charles Durning et Michael Badalucco...


EXTRAIT !!!


"O'BROTHER" de Joel et Ethan COEN en 2000.

La Phrase du Jour 140


"Citer Gainsbourg à tout-va, ça a été une manière polie de ne pas dire que le reste de la chanson française me débecte à mort. Gainsbourg, je l'ai choisi PAR DEFAUT. Je trouvais qu'il avait un bon job: écrire pour les femmes".


Benjamin BIOLAY.


Etrange, mais j'ai adopté exactement la meme attitude que Biolay à l'égard de Gainsbourg, par défaut. L'ennui, c'est que l'exception culturelle "à la française" est d'une prétention justement "exceptionnelle" et puérile... Les anglo-saxons ne se sont jamais posés ce genre de question. Et pourtant, eux, ils tournent...


On peut reprocher beaucoup de choses à Benjamin Biolay, mais certainement pas une : la pratique largement usuelle de la langue de bois propre à notre très chauviniste milieu musical français, lénifiant salgimondis d'égos hypertrophiés et nationalistes. Un comble dans un "milieu" a priori, universaliste !

LA PIN UP DU JOUR 13



Anonyme.


Ne trouvez point que cette gueuse suscite immédiatement une sympathie que je qualifierais volontiers d'incontrolable...

La Phrase du Jour 139


«L'information n'est pas la connaissance. La connaissance n'est pas la sagesse. La sagesse n'est pas la vérité. La vérité n'est pas la beauté. La beauté n'est pas l'amour. L'amour n'est pas la musique. La musique est la meilleure des choses.»



Frank ZAPPA.

mercredi 18 juillet 2007

STAND BY ME



En 1975, John Lennon sort un album blindé de standards fifties et sixties, "Rock'n Roll", en hommage aux rockers qui les ont marqué de leur fulgurante influence, et en mémoire aux débuts des Fab Four.

Lorque Brian Epstein les rencontra au début des années 60, Lennon avait déclaré: "Il y avait Elvis et c'était notre dieu à tous. Et ce type est venu nous dire qu'un jour, qu' on serait plus célèbre que lui. Je me suis dis, il est dingue ce mec." Et pourtant, c'est bien ce qu'il advint. Epstein manager des Beatles en fit le plus grand groupe de tous les temps, car il avait flairé le tout premier, le potentiel détonnant Lennon/Mac Cartney. D'ailleurs Lennon déclara lui meme en 1966, que les Beatles étaient plus célèbres que Jésus Christ, ce qui leur vallut les ennuis que l'on sait.

Une question me tarabusque à chaque écoure de Lennon. Comment ce type comprenait-il si bien tous les genres musicaux abordés ? Pourquoi cette question ? Parce que sa version de "Stand by Me" est tout simplement la meilleure! Vous en doutez ? et bien écoutez, c'est imparable...

John était IMMENSE de charisme et de sensibilité, et le 8 décembre 1980 fut l'un des jours les plus tristes de ma putain de vie!

Mais bon Dieu, comment il faisait ?

La réponse est simple: John, c'était le plus grand !!!


"STAND BY ME" par John LENNON en 1975.

LADY JANE





Une pure merveille stonienne extrait du mythique "Aftermath" en 1966, illustré par la magnifique pochette de Lord Snowdon.

Une merveille de romantisme et de légéreté dans le monde de brutes du rock, à un moment ou les Stones avaient un tant soit peu abandonné le rythm and blues et le rock rageur, pour nous inonder les écoutilles de mélopées ou de propos doucereux, mais toutefois de fort bon aloi. Brian Jones s'en revennait d'un périple marocain ou il avait gouté avec abondance et avidité aux spécificités locales (la dope), notamment à Tanger, et ou il avait enregistré le premier disque de world music (comme l'on dirait aujourd'hui) digne de ce prestigieux patronyme à l'aide d'authentiques autochtones mélomanes, le fameux "Flutes of Jujuka". C'est lui qui avait décidé d'introduire de nouveaux instruments aux origines diverses pour parfaire l'éclecticité à priori peu évidente du groupe rival des Fab Four, qui eux avaient déjà plusieurs longueurs d'avance dans le registre.

Reconnaissez manantes et manants que tout ceci sonne toujours fort bien à l'oreille, meme quatre décennies plus tard.

On ne pourra que regretter l'absence d'un serial killer spécialisé dans le meurtre en série de pisseuses pré-pubères hystéros dans l'assistance, tant les cris survoltés de ces grognasses en furie parasitent la prestation mélodique de nos inoxydables "pierres qui roulent"...


"LADY JANE" des ROLLING STONES en 1966.

LOUXOR



La différence qui existe entre les gens vulgaires et les gens qui pensent avoir la classe est très simple.

La classe est naturelle. Rien ne sert de se l'approprier par des artifices. Un bourrin qui s'habillera en Armani restera toujours un bourrin. La classe comme la vulgarité, ça n'est pas une manière de s'habiller ou de parler, c'est une manière de penser.

Donc par dérivation conceptuelle, l'apologie sciemment voulue et délibéree de la vulgarité, s'apparente à la classe absolue !



"LOUXOR J'ADORE" de Philippe KATERINE en 2005.

LA PIN UP DU JOUR 12




Sharon STONE.

BARRY WILLIAMS SHOW LIVE



En 2003 à Milan, Peter Gabriel déglingue cruellement la real tv en interprétant avec maestria "The Barry Williams Show", parodie virulente du "Jerry Springer Show" de sinistre (et justifiée) réputation, émission qui fait ressembler les débilités nauséabondes de TF1 à des morceaux de bravoure culturels. C'est dire.


Ce qui vallut à Peter une interdiction du titre aux USA et en Grande Bretagne, tant le courroux de Jerry la salope fut grand, à l'écoute des paroles incisives et perfides de la chanson pamphlétaire du maitre britannique. Springer, quand on est une merde, il faut assumer!


En tous les cas, l'on peut constater avec ravissement que Peter est tout autant à l'aise devant un micro on stage, que devant (ou derrière) une caméra haute définition. Meme dans une chanson furieusement engagée et enragée!

La classe absolue, une fois de plus !


"THE BARRY WILLIAMS SHOW" de Peter GABRIEL capturé live en 2003.

La Phrase du Jour 138




"Avant de vouloir faire la révolution pour les autres, faites d'abord la révolution dans vos tetes".


John LENNON.


NDR. De loin la phrase la plus formidablement intelligente que j'ai jamais lue. Si certains "bien-pensants" de salon pouvaient avoir la lucidité d'y réfléchir un tant soit peu...

CANNABIS




En 1997, "The Independant", prestigieux journal britannique d'une objectivité sans faille et à la réelle tradition libertaire, présentait sur sa une "Legalize it", en parlant du cannabis. L'illustre hebomadaire anglais se prononçait en faveur d'une dépénalisation rapide et inéluctable de la substance aphrodisiaque la plus consommée dans nos sociétés post-industrialisées.

En juillet 2007, le meme "Independant" présentait des excuses à son lectorat, précisant que suite aux innombrables études réalisées à travers le monde, il s'était largement trompé dix ans auparavant. Ca me fait penser que si les journaux français s'excusaient chaque fois qu'ils écrivent une connerie...

En effet, tous les scientifiques s'accordent aujourd'hui pour confirmer les inéxorables dégats occasionnés par la consommation abusive de la dite substance. Les spécialistes en la matière affirment que les dommages cérébraux consécutifs à l'absorption massive de shit, sont irrémédiables, détruisant une bonne partie des cellules du cerveau. Dans certains des cas, il s'agit de pur gaspillage cérébral, le nombre de neurones affectés à chacun des patients répertoriés n'étant pas pléthoriques, leur disparition s'apparente à un pur génocide mental. Il serait difficile de les contredire à ce sujet.

Surtout lorsque l'on met en exergue l'exemple édifiant de l'individu dont la photo illustre ce propos. Si une dose massive de cannabis peut occasionner dans le meilleur des cas, la création du reggae (Marley), une consommation excessive peut entrainer aussi, le tout et n'importe quoi.

Le personnage visiblement toujours à l'ouest qui apparait dans cette rubrique en est la plus parfaite illustration. Un gugusse trop addict au cannabis, voit tous ses repères sociaux voler en éclat, et ne fait plus preuve d' aucun discernement. Dans le cas qui nous concerne, le gueux à la peau basannée qui se présentait comme contestataire iconoclaste du 93, tombeur du rap au patronyme parfaitement approprié, a réussi le prodige de séduire Christine Angot, le genre de donzelle qui véhicule autant de sex appeal qu'une Isabelle Alonso sous ecstasy, prouvant ainsi son état de délabrement moral. Puis, continuant sa lente mais irrémédiable descente aux enfers mentale, ce sauvageon de Prisunic, pourfendeur des forces de l'ordre et des dérives sécuritaires, a réussi l'exploit inoui de collaborer avec Marc Olivier Fogiel, pour en toute logique, terminer son parcours de camé de service, comme porte-parole banlieusard de Nicolas Sarkozy, autre addict lui aussi, aux expositions surmédiatisées de petit père du peuple.

Comme quoi, il faut rendre hommage aux chercheurs spécialisés en la matière pour la justesse de leur diagnostic, à la pertinence de leur analyse, et à "The Independant" pour ses excuses publiques. La trop forte consommation de shit rend amorphe, soumis donc con, et pire, peut dans les des cas les plus graves vous faire adhérer à l' UMP !

C'est vrai ça, le shit, c'est vraiment l'opium du peuple. Merci, "The Independant" !

jeudi 12 juillet 2007

La Phrase du Jour 137


«Les chiens vous regardent tous avec vénération. Les chats vous toisent tous avec dédain. Il n’y a que les cochons qui vous considèrent comme leurs égaux.»


Winston CHURCHILL.

SCOOP





EXCLUSIF !!! LE CANICHE D' YVETTE HORNER TUNE PAR JEAN PAUL GAULTIER !!!

MOMENTS OF PLEASURE



Ah oui, Kate ! Je ferais tout pour toi.

J'intégrerai à ta demande, le cabinet ministériel de Rachida Dati et accepterai de me laisser traiter de sous-merde à longueur de temps par notre nouvelle ministre de la justice plus sarkoziste que Sarkozy, et fort peu avare d'invectives ou d'injures diverses à l'encontre de ses subordonnés. J'irai participer à un séminaire de l'UMP en compagnie du noble Patrick Devedjian, et j'irai me bourrer la gueule avec Jean Louis Boorloo, nouveau chantre du développement durable anisé au Pastis 51. J'irai faire la teuf avec ce sacré déconneur de Brice Hortefeu, et j'absoudrai mes origines étrangères, pour etre plus précis, italiennes, car les Italiens sont comme on le sait tous, les Arabes d'autrefois.

Je preterai ma carte bleue à Cécilia qui saura en faire bon usage. Je disserterai de nouveau avec Johnny halliday, cette fois sur l'influence de Marcuse sur le comportement addictionnel et incompressible de la sexualité de groupe sur les masses prolétariennes, et lui quémanderai de me citer quelques phrases initiatiques et visionnaires d'Antonio Gramsci à la volée.

Je m'enquillerai l'intégralité de la discographie de Mireille Mathieu et accepterai de partouser avec l'avignonnaise sexagénaire, conscrite de Mick Jagger meme si ça ne se voit pas vraiment. Je partagerai le bout de gras avec Christine Bouttin, une autre vraie déconneuse avec qui j'irai faire aussi une petite virée sur un chariot de la gay pride, en compagnie de Jack Lang, addict parait-il, de ce happening laborieusement festif. Pour finir, je partagerai mes gouts musicaux avec l'innéfable Pascal Sevran, qui je l'espère me fera assister gratos à l'enregistrement d'une de ses émissions, pour mieux comprendre les méandres tortueux de ces propres gout en matière artistiques. Oui, Kate, j'accepterai de collaborer avec la France des blaireaux, des néo beaufs, tu sais ceux qui ont gagné les élections chez nous en 2007. Vive Bigard ! Vivent Sevran, Roger Hanin, Sébastien Cauet, Enrico Macias, Gilbert Montagné, Christian Clavier, Arthur !

Non, Kate ! Ca n'est pas la France d'en bas qui a pris le pouvoir, mais la France du fond du caniveau !

Ah oui Kate...


"MOMENTS OF PLEASURE" de Kate BUSH.

PORCELAIN




Titre extrait du best seller de Moby "Play", "Porcelain" a un parfum néo psychédélico new-wave des plus subtils.

Un titre savoureux fait de plages samplées avec une grace infinie, le hit de l'arrière petit fils d'Hermann Melville assure un max.


Un pur petit chef d'oeuvre. Alors, play !


"PORCELAIN" de MOBY en 2000.

LA PIN UP DU JOUR 11




BJORK.

La Phrase du Jour 136


«Il existe infiniment plus d'hommes qui acceptent la civilisation en hypocrites que d'hommes vraiment et réellement civilisés.»


Sigmund FREUD.

LIBERTE, EGALITE ET FOUTAGE DE GUEULE


Au XVIII ème siècle, des penseurs, de vrais intellectuels, de vrais philosophes conceptualisaient une société qualifiée d'utopiste. On les avait baptisé, les "Lumières".

Ils se nommaient Voltaire, Rousseau, Condorcet, Diderot, Malesherbes... Ils appréhendaient et inventaient une société inédite, basée sur la liberté, l'égalité et la fraternité. Ils imaginaient un monde démocratique sous une ère dévolue à la monarchie de droits divins et ils ont osé secouer le fruit défendu des privilèges. Ils ont défié et bousculé les règles absolutistes établies depuis Louis XIV et édifié un projet notoirement dangereux pour leur propre intégrité physique, et l'ont quelques fois payé très cher. En 1789, leurs discliples les plus zélés et les plus convaincus passaient dès lors à l'action.

Aujourd'hui, il existe en France et dans le monde, des intellectuels incapables (ou impuissants à se faire entendre) d'élaborer un projet face à des défis immédiats comme la mondialisation et les déréglements climatiques qui vont bouleverser la donne économique, démographique et sociétale mondiale.

Nos philosophes d'aujourd'hui, du moins ceux qui sont célèbres, font allégeance avec les puissants de la planète. De véritables courtisans. Honte sur eux !

Récapitulons : Fraternité ? A la ramasse !
Egalité ? Vue de l'esprit !
Liberté ? Ce qui nous en reste, se fait grignoter petit à petit par des lois de plus en plus sécuritaires, exigés par les big brothers libéraux !



A l'heure ou la compassion pour les plus faibles n'est plus de mise, quand les valeurs humanistes sont pétinées allègrement par le cynisme des chantres du libéralisme, quand une infime minorité de la société décrète la précarité pour le plus grand nombre n'est-il pas alors temps de tout recommencer ?


Oh là, maitre des basses oeuvres, tu vas sous peu cesser de pointer aux assedic. Dès lors, apprete toi à restaurer et à remettre en marche l'illustre invention du sire Guillotin, car les manantes et les manants, les croquantes et les croquants, les gueuses et les gueux seront bientot en large surnombre... et si par un sort bienheureux, un noble damoiseau à la générosité pugnace et désintéressée décidait un jour de leur restituer leurs droits les plus élémentaires, le sang risquerait alors de couler à flots...


"Je suis tombé par terre, c'est la faure à Voltaire,
j'ai glissé dans le ruisseau, c'est la faute à Rousseau..."

Extrait de la chanson de Gavroche, dans "Les Misérables" de Victor Hugo.

NO SELF CONTROL



Peter Gabriel, encore, pendant la tournée "So" en 1987.

L'artiste fou reprend un de ses titres de 1980, "No Self Control" qui nous narre avec bonheur, l'hstoire très bonne et très joyeuse d'un triste sire qui malgré l'amour qu'il éprouve pour sa moitié, ne peut s'empecher de lui mettre des torgnoles.

Titre très énigmatique de Pierre le Grand, car à ma connaissance, ces pratiques d'un autre age ne sont pas l'apanage de la vie privée du Gab. Non, ce qui intéresse le chanteur britannique, cesont les névroses de tous ordres, et la façon de les mettre en scène. Sur ce coup là, c'est extraordinaire. Ne ratez pas le milieu du titre, ou des bras articulés arachnéens semblent gignoter tout cru, notre héros de la mythique tournée.

Le show d'Athènes fut rmis en images en 1987 par Michael Chapman et produit tout simplement par Martin Scorsese...



"NO SELF CONTROL" de Peter GABRIEL capturé live en 1987.

mercredi 11 juillet 2007

LA FRANCE D' APRES


Récapitulons.

-Kouchner devient ministre des affaires étrangères, à la demande de Sarkozy.

-Strauss-Kann au FMI (un "socialiste" au FMI !!!), pistonné par Sarkozy devant les institutions européennes.

-Lang respoonsable d'une commission chargée "d'étudier une réforme des institutions" à la demande de Sarkozy.

Cherchez les opportunistes !


Pendant ce temps, le déficit court (54 milliards d'euros pour le premier semestre 2007, quand on l'avait budgété à 32 milliards pour l'ensemble de l'année. On ne tient pas compte des cadeaux fiscaux octroyés récemment!). Rachida Dati vient de perdre son directeur de cabinet, totalement dépité du fait de son arrogance et de sa grossièreté à l'égard de ses subordonnés. Trois autres conseillers de la ministre de la justice ont eux aussi posé leur démission ce matin, visiblement pour les memes raisons que leur prédecesseur. Les franchises sociales sont à l'étude. Pas de coup de pouce pour les smicards. Pas de grace du 14 juillet, non plus pendant que les prisons dégueulent de surpopulation (le plus grand nombre depuis 1945 !). "Notre" président a beaucoup plus de compassion visiblement, pour ces "pauvres" petits milliardaires ou contribuables surtaxés que pour la "lie" de la société qui a eu le malheur de passer au tourniquet judiciaire. Salauds de pauvres ! Sarkozy règle ses comptes. Il flingue ce qui reste du PS par siphonnage, envoie De Villepin devant les juges, maltraite un peu Chirac (mais discrètement) pour plus encore l'humilier. Les policiers seront notés en fontion des délinquants qu'ils chopent en flag, par un système de "points" hallucinant. Sarkozy a demandé une extension massive du programme de surveillence vidéo, pour préserver le pays des "terroristes".

Sacré bonhomme que "notre " président. Et on a encore rien vu!


Elle est pas belle la France d'après ? En tous les cas, on commence "enfin" à la vivre maintenant !

La Phrase du Jour 135


"Je trouve que la télévision est très favorable à la culture. Chaque fois que quelqu'un l'allume chez moi, je vais dans la pièce à côté et je lis".


Groucho MARX.

LA PIN UP DU JOUR 10





Asia ARGENTO.

SECRET WORLD 2003





Si vous voulez voir l'équipe de snipers musicaux du Gab en action. Une arme de destruction massive, une machine de guerre mélodique sans égal.


"Secret World" interprété par Peter Gabriel en 2003 en Italie ou l'artiste anglais jouit d'une popularité inégalable en Europe.


Véritablement dantesque. Ne ratez pas le final à la rythmique endiablée et à la symbolique psychanalytique explicite et fortement appuyée.

De la pure boucherie...


"SECRET WORLD" de Peter GABRIEL capturé live en 2003.

LOUISE MICHEL


Bientot en tournage dans le nord de la France, le nouveau film de Gustave de Kerven et Benoit Delépine.

Les deux fondus du Groland vont réaliser "Louise Michel". On sait qu' Albert Dupontel sera de la partie et interprétera un "anarchiste serbe". Philippe Katerine devrait composer la musique et interpréter un role secondaire.

Il s'agira là de leur troisième mise en scène.

Souhaitons good luck à nos très salutaires anarchistes pour tout le bien qu'ils nous apportent dans un monde de plus en plus oppressant...

PORTIER DE NUIT




1973, année de tous les scandales.

Cette année sortaient presque simultanément sur les écrans, une raffalée d'oeuvres sulfureuses et subversives.

Dans le désordre: "La Grande Bouffe" de Marco ferreri qui occasionna le scandale que l'on sait à Cannes, histoire de quatre quadras qui se suicident en bouffant et baisant. Avec Piccoli, Noiret, Mastroianni, Tognazzi et Andréa Ferréol.

Puis, "Temroch" de Claude Faraldo. Un quinqua survolté décide de retourner à l'état sauvage, détruisant tout son mobilier, vivant à poil, et baisant lui aussi, comme un primate. Là aussi, c'est Piccoli qui s'y colle, avec force conviction, accompagné de Béatrice Romand.


C'est aussi l'année du "Dernier Tango à Paris" de Bernardo Bertollucci, avec Marlon Brando, Maria Schneider, Jean Pierre Léaud. L'histoire terrible d'un quadra récemment veuf, qui lui aussi retourne à des moeurs purement préhistoriques. Brando, Bertolucci et Schneider seront condamnés à de la prison avec sursis en Italie, et menacés d'excommunication, tout ça pour une simple plaquette de beurre.

Et enfin, "Portier de Nuit" de Liliana Cavani, projet insensé et au final magnifique. En 1958, en villégiature, une bourgeoise bien mariée reconnait en un portier de nuit apparement paisible, son ancien bourreau/protecteur, du camp ou elle était déportée en Allemagne. Elle plaque alors son mari et perpétue son idylle avec l'ex officier ss.

Evidemment, le film fit scandale, mais obtint d'excellentes critiques et connut un succès indéniable. Charlotte Rampling devenait ainsi la papesse de l'ambiguité et de la subversion. Liliana Cavani ne faisait, elle, que pérpétuer sa sulfureuse légende.


Au fait pourquoi je vous parle spécifiquement de "Portier de Nuit" ? Parce qu'aujourd'hui, un tel film n'obtiendrait jamais son visa de sortie. C'est tout...