mercredi 31 octobre 2007

ROCK' N ROLL !




«Le vrai reportage gonzo exige le talent d’un maître journaliste, l’oeil d’un photographe artiste et les couilles en bronze d’un acteur.»

Hunter S. THOMPSON.

mardi 30 octobre 2007

CONFESSIONS D' UN BABY MENTEUR



"La plus grosse connerie que j'ai faite de c'est de repomper 10 pages d'un autre bouquin quand j'ai écrit "Pondichéry", et ainsi de me griller plus de dix ans à cause de cette bourde".

Thierry ARDISSON.


Au milieu des années 90, Ardisson passe une mauvaise passe télévisuelle. Son "Double Jeu" perd de l'audience et patine lamentablement. L'animateur peine à retrouver son souffle et écrit "Pondichéry". Les critiques spécialisés l'accusent de plagiat. Il se défend maladroitement et reconnaît tout de même le "délit" sur une dizaine de pages. Mais d'autres spécialistes avisés, estiment qu'au minimum 60 pages du bouquin sont largement pillées. Ardisson devient alors un spécialiste du bidonnage. En 1997, il créé "Tout le Monde en Parle". Celui qui clame haut et fort "Je ne suis pas la mode, je créé la mode", créé aussi les non événements nauséabonds. On se souvient tous de l'affaire Thierry Messian, et son "Effroyable Imposture" en 2001, affirmant que ce sont les Américains eux-memes qui ont organisé l'attentat du 11 septembre, "preuves à l'appui" et mise en scène men in black de rigueur. Cet avatar télévisuel véhiculera tous les fantasmes complotistes les plus délirants, notamment ceux dont l'extrême droite antisémite mondiale est coutumière. Ce qui aura pour conséquence directe de décridibiliser toutes autres investigations mêmes sérieuses sur les vérités de l'attentat. Chapeau l'artiste, ce soir là, l'émission explose l'audimat.

L'on apprendra ensuite que toutes ses émissions sont saucissonnées de manière à montrer, par exemple, un Thierry Ardissson affichant un air dédaigneux et courroucé à l'égard de Marine Le Pen alors qu'il l'avait pourtant félicitée au sujet de sa prestation en dehors du plateau, donc des caméras. De l'art de la bonne utilisation de l'insert. Pire encore, lorsque Robert Ménard, président de "Reporters sans Frontières", reçoit un verre d'eau en pleine figure de la part d'Arno Klarsfeld, et c'est Ménard qui est invité à quitter le plateau. Question d'audimat toujours. Invité sur Canal Plus pour défendre son "Pondichéry" accusé de plagiat, un spectateur qui le traite de "pompeur" devant son interlocuteur est accusé de "faire partie de la bande à Dieudonné" qu'il a soit disant "mis plusieurs fois à mal" durant ses émissions, et cela en direct. Ce qui s'avérera complètement faux concernant l'individu passablement énervé et qui s'en expliquera plus tard. Le spectateur excédé ne faisait partie en rien du "staf" Dieudonné. Alors pas vraiment Info, mais sûrement Intox ! Et puis faux aussi, concernant son attitude nouvelle à l'égard de Dieudonné, qui ne devint son "ennemi" que sur le tard, car Ardisson a été l'un des derniers à continuer à l'inviter sur son plateau afin qu'il s'explique sur ses positions, audimat oblige encore! Ardisson possède la funeste habitude de toujours prendre le train en marche de la bien pensance obligée.

Alors pourquoi ce retard à l'allumage ? Parce qu'à mon grand regret j'ai été fan de l'homme en noir et que celui ci n'a eu de cesse de nous mystifier avec des émissions trafiquées, véhiculant tout ce qu'il y avait de pire dans le genre modal, un sentimentalisme de circonstance bidon (ah cette larme à l'oeil et ce déploiement d'émotion de pacotille), une provocation très "parisienne" (échangisme quand tu nous tiens), une promotion obsessionnelle d'un retour à la monarchie (posture chic et "décalée"), fabriquant en masse de l'événementiel sans aucun intérêt, sans compter tous les bidonnages les plus divers ou les interventions d'un Baffie qui rétrospectivement font vraiment pitié.

On n'aime pas trop se sentir cocus Thierry ! Et puis, véritablement, cela confirme qu'il ne faut jamais faire confiance aux fils de pub! Ces types là ont commis ce qu'il y a de pire ces dernières années, en fabriquant et imposant une télévision et un cinéma indigestes vulgaires et putrides pour ceux qui possédent encore un minimum de goût artistique.

De toute manière, quand on confond publicité et création, là on peut dire qu'il y a véritablement péril en la demeure ! Et le résultat on l'a. Andy Warhol avait su transformer l'objet de masse et théoriser "oeuvre d'art" consumériste. Les animateurs TV sont devenus les gardiens du temple de la vulgarité de masse.

En fait, sa nouvelle et lamentable émission sur Canal Plus, "Salut les Terriens", lui correspond finalement très bien. Animateur de jeu télévisé débile et grotesque, blindé de "vedettes à l'affiche", et promotion ouverte et décomplexée de toutes les niaiseries qui sont dans l'air du temps mercantile. Là au moins il ne trompe plus personne, il pratique son véritable métier : vendeur de foire comme du temps de Tropico !


Salut l' "artiste" !


PS. Et puis, méfiez-vous d'un mec qui porte toujours des lunettes noires ... Euh! Et puis, qui sourit tout le temps !

lundi 29 octobre 2007

FROZEN




N'y allons pas par quatre chemins, la Louise Ciccone "dite" Madonna, me les brise menu menu!

Pour un milliard de raisons. D'abord son dernier tube samplé sur un titre d'Abba pour complaire à une masse de pubères sous ecstasy quand on frise la cinquantaine, ça porte un nom, le complexe Peter Pan. A la différence de Michael Jackson les greffes des 300 opérations de chirurgie esthétique qu'elle a due subir ont obtenu un bien meilleur résultat, c'est tout. Par contre, elle a sûrement sous estimé les effets indésirables de la testostérone.

Et puis, devenir la "meilleure ambassadrice du judaïsme dans le monde", selon ses propres dires, ça me gave terriblement. Ses opinions religieuses ont s'en tape comme de l'an 40, et grâce à elle, des millions de jeunes écervelés arborent fièrement le bandeau cabaliste en tortillant de la croupe et du fessier, tout en en ignorant la signification réelle du signe ostensible véhiculé dans tous les concerts ou dance floors de la planète. Ça craint vraiment ! Imaginons demain qu'elle se convertisse à l'islam. On imagine déjà les réactions d'un George W. Bush ou autres islamophobes du monde entier.

Pourtant, en 1998 et à quarante ans bien tassé, la Ciccone nous avait pondu un album digne de ce nom, le très audacieux "Ray of Light", parfait sur un plan conceptuel, et très élaboré sur un plan artistique, technique et sonore. On avait enfin repris espoir, la cause ne semblait pas perdue! Le premier titre qui était issu du CD augurait du meilleur, "Frozen", et le résultat global confirmait la première impression. Un très grand disque, qui laissait imaginer une nouvelle orientation plus "adulte" sur le plan artistique.

Mais on ne change pas une équipe qui gagne des millions de dollars et la Madonne est redevenue la reine du strass, des paillettes, des shows boursouflés et labélisés made in USA, à l'efficacité et au professionnalisme incontestables, mais totalement dépourvus de substance et d'âme.


"That's entertainment" qu'ils disent là bas !



"FROZEN" par MADONNA en 1998.

Au fait, Louise Ciccone qui est d'origine italienne, a adopté son patronyme par souci "root". Or, le terme "Madonna" n'est en rien un mot issu du vocabulaire italien !

L' ULTRA PUNK DU JOUR



«Toi, tu es laid, et tu ne connais pas ta chance : au moins, si on t'aime, c'est pour une autre raison.»

Charles BUKOWSKI.

LIBERTINAGE ?



Pour tout vous dire, je ne suis pas fan du tout de la "vilaine fermière". Mais mon meilleur ami, que je ne citerais point, lui est un fan pur et dur, "dur" surtout quand il regarde cette vidéo, m'a-t-il un jour confié par un soir d'ébriété fort avancée, vous savez ce genre de moment intime d'amitié virile ou les langues se délient à foison sur l'autre sexe.

Selon certains, Mylène mi-coton, est "habitée". Je ne sais toujours pas par quoi d'ailleurs. Elle s'exprime fort peu, et c'est fort heureux. Car le peu de ses prestations verbales auxquelles j'ai pu assister m'ont confirmé une certitude: son cerveau n'est pas véritablement doté d'une intelligence hors norme, et semble surtout tourmenté par un vide sidéral propageant un effet de néant vertigineux. Bref, il doit y avoir pas mal de trous d'air dans sa cafetière. Et si elle parle si peu, c'est que tout simplement elle n'a pas grand chose à pérorer, que ce soit dans dans la forme ou le fond. En bref, son silence ne s'apparente certainement pas à une posture délibérée, mais à une nécessité impérieuse afin qu'elle préserve un "mystère" de circonstance (ou une forme d'autisme majeur) qu'elle a tout intérêt à conserver.

Quand à son univers soit disant sulfureux, tout cela s'apparente selon moi, à du sadomasochisme Fisher Price pour contemporains très largement aseptisés et à la petite vie affective fort commune, aux accents prétendument libertins qui feraient hurler de rire les véritables experts dans le domaine, du style Marquis de Sade, ou plus contemporain encore, Sacher Masoch.

Alors pourquoi cette vidéo ? Tout simplement pour faire plaisir à mon ami éthylique, et vérifier par moi même si la Mylène est une vraie rousse. C'est tout !




"L'AMOUR N'EST RIEN" (elle non plus !) de Mylène FARMER en 2006.

dimanche 28 octobre 2007

LA POUPEE QUI DIT M 'A DIT OUI



AUTOBIOGRAPHIQUE.


Ah l'adolescence, la puberté, et leurs cortèges de funestes avatars chroniques mais néanmoins désobligeants. Acné juvénile et tenace qui vous pourrit la vie, complexes diversifiés, rebelle attitude, conflits parentaux, et naissance collatérale des premiers émois sexuels.

J'étais élève au lycée, et nous fantasmions tous comme des dingues, mes collègues et moi, sur notre professeur d'anglais qui avait pour singulière coutume, de porter des mini jupes pour le moins suggestives et des dessous translucides appropriés. Et quand je dis mini ... Le jeu consistait, comme vous le subodorez certainement, à s'accroupir au plus près de la gueuse aux magnifiques cuisseaux pour observer de plus près son intimité offerte à nos pupilles écarquillées. Le paquet de crayons qui tombaient malencontreusement de nos tablettes d'écoliers pervers s'avérait astronomique et quotidien !

Mais mes propres angoisses existencielles s'avéraient d'un autre ordre. Je m'étais amouraché d'une autre élève, Agnès, une "vieille" de 17 ans. Tandis que je taquinais souverainement les 14 bougies au compteur. Bref, je passais déjà pour un piètre gigolo de lycée communal. Il n'empêche, je me sentais fort attiré par celle que j'assimilais volontiers au sex symbol absolu. Je lui signifiais alors mon désir de plus en plus explicite par une missive manuscrite, les sms n'étant guère usités en 1972.

A ma grande stupéfaction, cette dernière émis un avis favorable à ma requête. C'était pour moi le Nirvana, Byzance, Sodome et Gomore, le Studio 54, le Caesar Palace... mais là, je m'égare.

Elle me convia alors chez elle un mercredi après midi. Là, elle me reçut avec bienséance, dans sa chambrette pubère blindée d'affiches de David Bowie ou autres Mick Jagger. Je n'évoquerais point par pudeur, quelques posters de C. Jérome qui traînaient dans sa mansarde. La gueuse me demanda de m'asseoir sur son lit, à ses cotés. Je tremblais comme la taïga sous la bise sibérienne, et mon self control légendaire s'assimilait farouchement à celui d'un André Malraux en pleine crise parkinsonienne. C'est impressionnant une nana de 17 ans quand on en a que 14 ! Un gouffre, que dis-je, un abîme canonique nous séparait. Elle commença à se la jouer grave.

"-T'as fait ça combien de fois ?" me demanda-t-elle, l'air salace.

Je lui répondais aussi crédible qu'un Emile Louis sous détecteur de mensonges qui renierait ses viols barbares:

"-Tu parles, je sais plus. Plein de fois".

Elle ne me donna pas la preuve d'une grande crédulité devant la faiblesse évidente de mon argumentaire mythomane et de ma force de conviction erratique.

"-Alors, on va voir! Déshabille moi !".

Je sentis une boule énorme se développer dans ma gorge nouée par une terreur indéfinissable, une sueur perlée envahir mon front de pubère désarticulé par les événements, et une montée sanguine foudroyante ou vous le supposez certainement.

Je commençais alors à la dévêtir avec précaution. Elle enragea:

"-T'es un vrai manche! Active un peu !".

Je lui ôtais son tee shirt et sa formidable paire de seins comprimés par un soutien gorge suggestif apparut devant mes mirettes qui ressemblaient alors à celles d'un malade souffrant d'une crise aiguë de la glande thyroïde. La voila en soutif.

"-Enlève le reste, on n'a pas que ça à foutre!". L'instant était au romantisme le plus faustien.

Je lui dégageais alors son jean délavé avec des difficultés accrues par l'épaisseur de ses cuisses, et la taille de son pantalon qu'elle avait certainement choisi 2 tailles en dessous ou en solde chez Tati. La gueuse se retrouva alors en petite culotte.

Je n'arrivais décidément pas à gérer la situation.

"-Alors, t'as jamais vu une fille à poil ? " m'asséna-t-elle, telle une furie excédée par mon angélisme d'apprenti hardeur. Elle enleva elle même ce qui lui restait sur la peau, et je pus contempler pour la première fois de ma vie et en live, l'origine du monde si bien immortalisée par Courbet.

Elle me sauta dessus et demanda que je l'honore. La gueuse était sur le point de me déniaiser et je me retrouvais à mon tour dans la même tenue que mon initiatrice. Elle me demanda alors de passer enfin à l'acte. J'avais l'impression d'être redevenu un élève de cours préparatoire à qui l'on demandait de tremper pour la toute première fois sa plume dans l'encrier.

Je me laissais embarquer et driver par la péronnelle qui semblait très bien connaître son affaire. L'enthousiasme dont je fis preuve fut tel, que le décollage, le vol et l'atterrissage furent presque simultanés. Ma maîtresse de quelques secondes me rudoya alors telle une amazone vindicative et me quémanda de quitter les lieux sur le champ, fortement dépitée par ma piètre prestation. Mon baptême grivois avait fait long feu.

Pendant quelques mois, les jeunes filles du lycée que fréquentait assidumment Agnès, mon premier amour non platonique, se gaussaient lors de mon passage, s'esclaffant dès que je paradais devant ce troupeau de pimbêches. Ce qui fit que je décidais alors de changer rapidement de nom, d'identité, de lycée et de commune, adoptant en sus une toute autre nationalité après une séance de chirurgie esthétique appropriée, afin de d'entrer purement et définitivement dans la clandestinité.


Depuis, à force de volonté, d'obstination et de labeur acharné, je dois vous concéder avoir fait quelques progrès en la matière. Mais, qu'est ce qu'est ce qu'il a fallu en trousser des gueuses !



Merci Agnès...

SHE DRIVES ME CRAZY



Le hit absolu des "charmants jeunes cannibales" au succès fugace due à une pérennité musicale tout à fait relative.

Ce qui implique une évidence certaine: durer dans le rock ou n'importe quelle forme d'art en général, nécessite beaucoup plus qu'une inspiration fugace et inopinée, voire modale.

En fait, il faut être HABITE, et peu d' "artistes" le sont vraiment, possèdant un "univers". Qui, de nos jours peut se targuer d'avoir une véritable carrière, pas un CDD ponctuel charteux qui ne durera que le temps de la cueillette des poires, non, une vraie carrière d'artiste, possédé diaboliquement par son art ?

Beuh, ils ne sont très pas nombreux. Les Fine Young Cannibals ont confirmé cette règle presque intangible. Consolons nous néanmoins avec ce titre à la rythmique imparable et au riff guitaristique véritablement irrésistible.



"SHE DRIVES ME CRAZY" des FINE YOUNG CANNIBALS en 1987.

NOIR DESTIN



Histoire de rendre hommage à un groupe qui ne s'est JAMAIS désolidarisé d'un type qui a commis une très mauvaise action.

L'homme a été jugé, reconnu coupable, et a purgé la peine pour laquelle il a été justement condamné. Donc, les comptes sont aujourd'hui soldés, et donc, à jour, quoi qu'on en dise. La justice n'est en rien synonyme de vengeance, il faut TOUJOURS rappeler cette évidence, et c'est justement ça qu'on appelle d'ailleurs la CIVILISATION.

Quand à tous les paparazzis, ces chacals mortiphères ou autres biens pensants vindicatifs d'un show biz délirant d'hypocrisie qui ont décidé de blacklister et diaboliser un type qui portera la croix de la culpabilité toute sa vie, un seul mot me vient à l'esprit: MÉPRIS, et quand je suis mal viré, une autre expression s'impose d'elle même, FUCK OFF !



"LE VENT LE PORTERA" de NOIR DESIR en 2001.

Le Punk du Jour !



"Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage".

Sacha GUITRY.

samedi 27 octobre 2007

PETER GABRIEL BIOGRAPHIE



CHERS AMIS ET ENNEMIS.

The Intruder a le plaisir ou le déplaisir, c'est selon, de vous colporter la nouvelle.

"Peter Gabriel, l'Exporateur Multimédia" est parti (enfin) en édition. Ce livret composé de 300 pages, sera disponible à la vente sous 8 semaines approximativement, quelques détails restant à peaufiner (la pochette).

J'invite tous ceux qui se sentent intéressés par la lecture de cet ouvrage à coté duquel la sainte Bible fera figure de dépliant touristique poitevin, à me contacter sur l'adresse mail suivante : intruder058@orange.fr.

Ceux qui ne se sentent point allergiques à ma prose certes atypique, je le concède, sont invités à se manifester au plus tôt afin de bénéficier de l'exclusivité littéraire de la chose.

Il va sans dire que l'objet incriminé sera cédé à vil prix (complexe judéo chrétien caractérisé).

J'ai retravaillé l'ouvrage 48 heures d'affilée le week end dernier, sous la pression d'une éditrice négrière et intransigeante, résistant aux affres de la fatigue et du surmenage à grandes doses de caféine, cocaïne, EPO, plantes médicinales diverses, pour parfaire l'écriture définitive de cette biographie qui m'occasionna plusieurs tentatives de suicide.

J'espére de tout coeur que votre accueil sera favorable, car les événements à venir ne s'apparentent guère à une sinécure, puisque l'éditeur a mis au point un plan média des plus serrés.


En attendant (avec impatience) de vos nouvelles.

Je vous aime.


THE INTRUDER.

WICKED GAME




Tous les bons plans sixties !

Une stratocaster au son céleste, un coté aérien bien stylisé roots rocn'n roll. Tout ce qu'il faut pour que le "Wicked Game" de Chris Issaak devienne le tube qu'il devint effectivement, et cela en 1989.

La New Wave était bien morte et définitivement enterrée. Loués soient les dieux, histoire de ne vexer aucun d'entre eux.

Ouais, pn peut l'affirmer sans déraison, cette chanson le fait vraiment. Quand en plus, le Chris emprunte tous les gimmicks vocaux d'Elvis the Pelvis, on ferme les yeux et on se téléporte aisément en 1956.

Isaak s'est aussi essayé au cinéma avec un bonheur plutôt relatif. Il tenait d'ailleurs le role du pater familis américain dans le très raté "Little Buddah" de 1993, le genre de film dispensable commis pourtant par le très grand Bernardo Bertolucci, un film mystique qui faisait suite au "Thé au Sahara", déjà fortement décevant, réalisé en 1987 avec un John Malkovitch un peu trop enfiévré. Le mysticisme ésotérique serait-il inadapté à la culture italienne ? D'ailleurs Scorsese en apporta lui aussi la preuve manifeste avec son très malheureux "Kundun", lui aussi terriblement ampoulé, en 1997. On préférera largement l'existentialisme à la Antonioni plus proche de l'esthétisme philosophique transalpin.

Bref, on en revient vite au rock doucereux et torride avec "Wicked Game". Au moins, ça ne mange pas de pain.


"WICKED GAME" de Chris ISAAK en 1989.

C ' EST COMME CA !




Non ! No ! Nein ! Niet! Higen !


Je ne suis toujours pas devenu fan des Rita Mitsouko par la grâce divine ou autre sorcellerie issue du cerveau maléfique d'un Merlin l'emmancheur !

Non. Si The Intruder a décidé de mettre en ligne cette vidéo du duo survitaminé constitué par Catherine Ringer, ex pornographe à la pilosité pubienne spectaculaire, associé à son acolyte et mari de son état, Fred Chichin, c'est pour une excellente raison. Tout simplement du fait du superbe travail de Jean Baptiste Mondino, vidéaste génial et littéralement surdoué. Et ce clip en est la preuve la plus manifeste.

Une idée à la seconde, et on a presque envie de dire 24 idées à la seconde ! Ce type est un véritable expert dans le domaine.

Vous en doutez encore ? Alors, la vision de cette vidéo explosive d'imagination s'impose, et ceci dans l'instant.

Ça me rappelle une discussion que j'avais eue en 1987.

Un de mes potes, Pierre Yves:

"-Tu as vu, nous aussi les Français, on est capable de faire du rock COMME les Anglais !"

Je lui rétorquai alors nonchalamment :

"-Oui. 25 ans après eux !".

L'incident était clôt.

"Je n'veux pas t'abandonner mon bébé ...".


"C'EST COMME ÇA" des RITA MITSOUKO en 1987, filmé par Jean Baptiste MONDINO.

vendredi 26 octobre 2007

MY NEW FAVORITE HERO



AUTOBIOGRAPHIQUE.

Lorsque je vis le jour, un certain 28 janvier à 20h15, verseau ascendant vierge, ceci pour éviter aux exégètes de la chose astrologique d'étudier mon thème astral par moult calculs alambiqués et fastidieux, mon père s'enquérit d'acheter illico un téléviseur afin que son vénéré rejeton ne se morfonde point à l'intérieur de la cellule familiale.


Or, comme la plupart des bambins nantis par des parents très protecteurs, je me créais rapidement toute une mythologie de héros vertueux issus pour la plupart de mon propre univers, de mes diverses lectures ou tout simplement du prisme audiovisuel hertzien.

Les redresseurs de torts aux actions généreuses avaient ma faveur. On les cite : Zorro, Batman, Silver Surfer, etc... Tous possédaient néanmoins au moins un point commun. Ils cachaient sournoisement leurs véritables identités pour sauver la veuve et l'orphelin, derrière des masques aussi spectaculaires que bigrement efficaces en terme de mystère entretenu.

Aujourd'hui, rien n'a vraiment changé. J'aime toujours autant les héros désintéressés. Certains affichent leurs visages par tee shirts interposés (Guévara), mais d'autres continuent à avancer masqués (le sous-commandant Marcos dans les Chiapas). Mais le temps faisant toutefois très mal son office, mon sentiment d'injustice généralisée ne s'est guère volatilisé, pire même, s'est accentué, devant les turpitudes de la vie et des inégalités de plus en plus criantes, et que certains semblent cautionner, ou pire encore, considèrent "légitimes". Il parait que cet état de fait est ancré dans l'ère du temps, un air du temps ou l'on estime normal et presque moral, que des inégalités insupportables se développent à volo.

Alors que ne fut ma surprise en 2006, de découvrir ce film fantastique et visionnaire, "V for Vendetta", l'histoire d'un "terroriste" qui n'hésite pas une minute à prendre les armes et tuer, oui tuer, par voie d'actes "terroristes", afin de "réveiller" et libérer son peuple, dans une anticipation plus ou moins proche localisée dans une Grande Bretagne dictatoriale, ou les individus sont abrutis par des programmes débilisants et une consommation effrénée, toutes idée "subversive" étant cataloguée comme attaque en règle de l'état, et réprimée de facto.

En bien ça y est, je l'ai enfin trouvé mon nouveau héros de fiction. Il porte un masque comme Zorro, mais ne pratique pas l'escrime avec le très obèse et grotesque sergent Garcia. Il ne s'appelle pas Don Diego de la Vega, et partage un idéal commun au mien. Plus radical !

La volonté d'attaquer de front et de l'intérieur, l'aliénation massive et larvée d'une multitude qui ne raisonne que par la pensée unique, acceptant sereinement une vie de termite consumériste, et laissant à loisir se propager des idées poisseuses et sécuritaires qui pourraient un jour l'emmener tout droit vers une déshumanisation inéluctable, et son pendant logique, à savoir une société véritablement totalitaire, et bien ça c'est un programme politique qui me plaît!



Je l'aime vraiment bien ce nouvel héros, surnommé "V"... comme "Vendetta" !


Extrait de "V FOR VENDETTA" en 2006.

jeudi 25 octobre 2007

THE DOORS//OLIVER STONE



Lorsque un cinéaste évoque le vie d'un artiste hors norme le résultat est toujours convenu et consternant (cf. "La Môme", tout récemment à propos de la vie d'Edith Piaf).

Le résultat prévisible, une vie à la Dickens et l'exposé de névroses ou de traumatismes à deux balles très lourdement mis en scène et complaisants, et au final, la larme à l'oeil de rigueur du fait d'un destin toujours funeste et pathétique, mis en scène avec force d'effets mélodramatiques. Car invariablement on s'oriente fatalement vers une vision "pathos" démultipliée, au final toujours dramatique et outrancière, pour complaire à un public addict aux tourments abominables d'autrui. Ca se vend bien, ça relativise ses propres névroses et ça perdure l'effet marketing de circonstance, tout en multipliant les produits dérivés (cd, dvd ou autres supports mercantiles).

Pour "The Doors", de Oliver Stone que nenni ! Point de chronologie, peu d'explications, la sauce prend ou ne prend pas, dans l'épopée morissienne. Rien n'est fondamentalement expliqué ou décrypté, et c'est bien comme ça. Et c'est somme toute logique. Comment expliciter et éclaircir les ressorts psychologiques d'un type défoncé 22h sur 24. Malin et intelligent Stone, et le résultat, l'univers du King Lizard reste préservé des approximations explicatives de piètre envergure, et plus facilement abordable pour les non initiés, comme pour les fans de la première heure.

Seule compte l'immersion dans le monde irréel et traumatique d'un esprit perturbé. Et c'est très finement observé de la part d'un réalisateur qui n'a pas souvent oeuvré dans la légéreté et la sobriété cinématographique, à travers son introspection dans l'histoire des années 60 américaines.

Comment raisonnablement s'imprégner et percer le mystère d'un mythe sacrifié sur l'autel d'une célébrité qu'il ne souhaitait pas, et qui pire, le détourna de ses véritables centres d'intérêt, cinéma et poésie, pour devenir rock star, un sous genre pour lui. D'ailleurs il lâcha définitivement l'affaire, et cela brutalement. Arrêté en 1968 à Miami, lors d'un concert sulfureux pour cause d'exhibitionnisme supposé, Morrison fut embarqué par la police, et déféré devant le juge. Il prit la poudre d'escampette pendant une liberté conditionnelle juste avant un procès qui s'annonçait dévastateur pour lui et sa carrière, case prison à la clé. Il partit se réfugier à Paris, afin de retrouver les illustres ainés et maitres de la poésie française, qui seuls avaient grâce à ses yeux. Là, il devait, en principe, recommencer une nouvelle vie, une nouvelle carrière, élargir ses horizons artistiques mais le sort en décida autrement. Il fut retrouvé mort dans sa baignoire, étouffé par ses vomissements, suite à une overdose d'alcool et de drogues diverses.

Une légende immortelle naissait, très allégrement entretenue depuis plus de 36 ans par des fans irréductibles, au cimetière du Père Lachaize. Et vous savez quoi, ses disques se vendent toujours autant.

La performance de Val Kilmer mérite, en outre, tous les éloges.

"This is the end, beautiful friend...".




"THE END" extrait du film "THE DOORS" par Oliver STONE en 1990, interprété par Jim MORRISON et The DOOR, addtionnal vocals par Val KILMER qui y tient le role du King Lizard.

mercredi 24 octobre 2007

DOO DOO DOO DOO DOO



Les petits, et les plus grands, adorent par dessus tout Mickey, pour ses grandes oreilles et sa longue queue. C'est universellement notoire.


Et Mickey Jagger ?


Je ne pourrais affirmer que le leader des Stones est doté de grands attributs auriculaires. Et pour le reste, je ne suis point suffisamment intime avec la Miquette .

Foin de billevesées. Ce titre est issu de l'album "Goat's Head Soup" paru en 1973 et porte comme second patronyme "Heartbreaker", à savoir, "Briseur de Coeur".

En ce qui concerne le Mick, au vu du nombre astronomique de gueuses troussées par ses soins, faut-il encore évoquer le terme de "destructeur d'organe cardiaque" ?

Évoquons plutôt l'idée de génocide, dans le registre.

T'es passible du TPI mon cher Mick, eu égard au nombre de victimes collatérales...


"The police in New Yaaarkk Citaaa..." .



"DOO DOO DOO DOO DOO" ("HEARTBREAKER") des ROLLING STONES en 2007.

MISTER DYNAMITE



"Avant d'être noir, je suis un être humain et un comédien. Qu'on soit noir, blanc, rouge, jaune ou vert, l'important c'est de réussir".

James BROWN.

mardi 23 octobre 2007

I AM THE WALRUS REDUX VIDEO



"Je suis le Morse" proclamait haut et fort le John dans son opus surréaliste de 1967.

Dans le genre barré, "I am the Walrus" constitue un must absolu, propre à la période largement initiée par les Fab Four, à savoir l'ère psychédélique. Une évidence s'impose de façon inéluctable: lorsqu'il écrivit "I am the Walrus", le Lennon avait du absorber une quantité certainement significative de lsd ou autre sustbances hallucinogènes, les paroles et le groove général avérant incontestablement cet état de fait.

Et il est certain qu'il existe un fraction non négligeable et élargie des fans des Beatles qui vénèrent jusqu'à la déraison la chanson culte de John Lennon. On ne reviendra plus sur l'invention permanente, les ruptures de rythme et les arrangements ahurissants confectionnés sur un malheureux 4 pistes analogiques par le sorcier du son. Comme quoi, quand l'imagination et le génie sont là...

Les paroles sont à hurler de rire et les gimmicks de Lennon sur cette video, révèlent l'humour irrésistible et le second degré absolu et permanent du working class hero.

A déguster et à savourer jusqu'à l'nfini...


GOO GOO G'JOOB, GOO GOO G'JOOB, GOO GOO GOO G'JOOB !


"I AM THE WALRUS" par les BEATLES en 1967.

lundi 22 octobre 2007

LIVE IN POMPEI



Un sentiment d'immortalité, ça fait du bien.

Idée de génie que celle d'Adrian Maben, qui décida d'enregistrer un set du Pink Floyd dans ce monumental mémorial volcanique et tout à la fois figé du site mythique de Pompéi.

Avez-vous déjà visité Pompéi ? Tout près de Naples, et pourtant à l'opposé de l'incandescence de la ville au baiser de feu. Il y règne une très curieuse ambiance, de part la majesté du panorama, certes, mais surtout, du fait de la présence obsédante de toutes ces étranges créatures statufiées pour l'éternité.

C'était véritablement l'endroit idéal pour immortaliser le Floyd dans un happening curieusement minimaliste, sans public live assurément, mais répétons le, environné toutefois par un Vésuve toujours aussi menaçant et les fantômes obsédants de "l'autre ville" éternelle.

Bien plus beau et magnifique que tous les concerts démagos, ampoulés et soporifiques dont nous ont habitué par la suite, les membres d'un groupe plombé par l'emphase prog.

C'était encore l'époque pionnière d'une formation avant-gardiste qui pourtant allait connaître son apogée moins d'un an plus tard avec "Dark Side of the Moon", le chef d'oeuvre incontestable d'une bande d'allumés psychédéliques qui scella pourtant la fin d'une période mythique.

Car tout simplement, pouvaient-ils faire mieux que "Dark Side" ? La suite nous prouva exactement ce que tout un chacun avait prévu : non !

La deuxième partie de la vie du groupe s'apparenta à une longue et lente agonie artistique qui trouva son point d'orgue final avec le sinistre "The Wall". Ce qui reste du Pink Floyd aujourd'hui n'a strictement plus aucune importance


"ECHOES", extrait de "LIVE IN POMPEI" d'Adrian MABEN, interprété par PINK FLOYD en 1972.

CITATION ROCK



"Je n'ai pas de problèmes de boisson, excepté lorsque je ne peux pas me servir un verre."

Tom WAITS.

UNDER MY THUMB INTRO



Ah là là.

C'était la première fois que je voyais Mick Michèle en live, en 1982. Vous dire que ce jour fut l'un des plus marquants de ma vie est certainement comparable au jour ou George W. Bush découvrit l'existence de l'Irak en 2001. Inoubliable !

Et cette vidéo présente un intérêt MAJEUR.

C'est aussi la première fois que la caméra est placée dans les backstages, ce qui permet de capturer EXACTEMENT l'impression réelle, le ressenti véritable occasionné lors d'une entrée sur scène des Stones.

Et effectivement, c'est impressionnant. Imaginez simplement une seconde qu'un rideau s'ouvre devant vous, avec un parterre de 80 000 fans en liesse, n'attendant qu'une seule chose, votre apparition en scène. Vous imaginez la décharge d'adrénaline reçue en pleine figure ?

Appréciez en toute sérenité, cette majestueuse mise en scène qui déboule sur le "Take the A Train" de Duke Ellington. La grande classe, en somme !



"UNDER MY THUMB" des ROLLING STONES capturé live à Phoenix en 1981.

MOTHER'S LITTLE HELPER




Quand Arno Huytjens, le Belge galactique s'approprie la prose stonienne.

Arno le fol se permet un exploit insensé, destructurant comme à son habitude un standard fulgurant du groupe de scène le plus mythique depuis l'invention du pas de de deux et de la tarentelle sicilienne.

Adaptant le tube du couple Jagger-Richards, Arno débite dans un anglais tonitruant la joyeuse contine post pubère des sixties, y imprimant sa marque de blues man nordique. Car l'Arno est le roi, pas seulement en son pays menacé d'une funeste implosion, mais sur la scène scandinave et néerlandaise. De surcroît, il connaît une notoriété incontestable en terre anglo-saxonne. Et vous savez pourquoi ?

Parce qu'Arno a tout compris du rock et du blues ! Point. Le rock c'est une question d'esprit, une combinaison habile de talent et d'attitude adaptée, pas une posture de circonstance. Or Arno lui, possède la panoplie complète du VRAI rocker.

Faut vous l'expliquer comment ?



"MOTHER'S LITTLE HELPER" des ROLLING STONES par ARNO en 2005.

dimanche 21 octobre 2007

La Phrase du Jour 185



«Un anarchiste est celui qui a un tel besoin d'ordre qu'il n'en admet aucune Parodie.»

Marc-Edouard NABE.

MODERN TIMES



Paru dans le New York Times du 6 septembre 2001.

"A l'étage de la direction d'une maison d'édition, on se demande comment une telle chose a pu arriver : un employé mort à son bureau y est resté pendant CINQ JOURS (!!!) sans que personne ne s'en rende compte. C'est passé ce délai que quelqu'un lui a finalement demandé s'il se sentait bien. George Turklebaum, 51 ans, travaillait depuis 30 ans comme correcteur dans cette entreprise de New York. Il est décédé d'une crise cardiaque dans un open-space (bureau paysager) où`il travaillait avec 23 autres collègues. Il est mort calmement le lundi, mais personne ne s'en est aperçu jusqu'au samedi. C'est alors que la femme de ménage lui a demandé pourquoi il travaillait aussi le week end.

Eliott Wachiaski, son patron, a déclaré :

"George était toujours le premier au bureau le matin et le dernier qui quittait le bureau le soir. C'est pourquoi personne n'a été surpris qu'il reste assis là, sans bouger et sans rien dire. il était toujours très concentré sur son travail et évitait le contact avec ses collègues".

Les médecins ont révélé que l'infarctus datait de cinq jours !!!"


No more comment !

samedi 20 octobre 2007

I WANT YOU // SHE' S SO HEAVY



Retour à la VRAIE musique.


"I Want You" et son habile collage avec "She's so Heavy", extraits du dernier monument des Beatles, "Abbey Road", testament discographique du mythe musical du siècle dernier.

Pour le coup, les genious four terminaient vraiment en beauté. L'éternel conflit subsiste près de 40 ans plus tard. Quel est le meilleur album des Beatles ?

"Abbey Road" en 1969, constituant le nec plus ultra en la matière, l'aboutissement logique et définitif d'une carrière marquée par une évolution qualitative constante ?

"The White Album" en 1968, parce qu'il est double et nous assène à la volée tout le savoir faire et les facultés mélodiques d'un groupe capable de ventiler son inspiration dans tous les domaines ?

"Sergent Pepper" en 1967, par son originalité, sa singularité, son inventivité, et son avant-gardisme: premier disque à "volets" (d'où le tout nouveau terme "album", jamais utilisé auparavant), premier disque dans lequel figuraient les lyrics, premier enregistrement sans interruption entre chacune des chansons, etc, etc...

"Revolver" en 1966, premier album-fusion, ou le groupe, avant tout le monde, explorait tous les champs musicaux, et défrichait les techniques d'enregistrement du futur: séquences enregistrées sur des bandes de magnéto en continu (l'invention du sampler !!!)... ?

"Rubber Soul" en 1965 ou les Beatles marquent une rupture "non tranquille" avec l'apparition de l'album conceptuel, par un haut degré technique dans la réalisation sonore de l'ensemble ?

Et si la solution définitive pour se mettre d'accord, ce serait une fois de plus, de tous les réécouter dans leur ensemble, sans se poser ce genre de question à la noix ?




"I WANT YOU// SHE'S SO HEAVY" des BEATLES en 1969.

LA FOIRE DE L' EST




Oyez, oyez gentes damoiselles et gents damoiseaux !

Le bourgmestre de notre fière citadelle me communique la missive suivante. L'on me fait savoir que le gentil troubadour au facétieux visage, à la rythmique primesautière et à la prose allègre, fera une incursion sur nos scènes locales.

GCM (pour les initiés) ou Grand Corps Malade pour les incultes dont je suis, vient se produire à la Bourse du Travail, en cette soirée festive du 20 octobre de l'an de grâce 2007.

Faites sonner le tocsin comme l'année de l'arrivée de la malepeste dans nos vieilles murailles lyonnaises, et résonnez musettes car les manantes et les manants de la cité qui ont pour passion la poésie surannée à la rime appauvrie, eux, feront la fête, pendant que les autres, dont je suis, crieront derechef à l'hérésie artistique. Une soirée de réjouissances comme le lyonnois n'en a point connu semble vouloir se produire, tant Fabien Marsaud véritable patronyme d'OGM, pardon OCM, non, GCM ... Au fait, j'en vois déjà qui lèvent le doigt et qui me quémandent s'il s'agit bien là du fils du mime récemment décédé ? Non, vulgate crasse et poisseuse ! Le patronyme est certes approchant, mais Marceau le mime fraichement enseveli avait une potentiel expressif largement démultiplié eu égard au légume à la face asthénique qui nous servira ses soupes potagères ou autres cantates dévertébrées ce soir à la Bourse du Labeur.

Imaginons déjà. Le fasciés de circonstance, la "gravitude" assumée et Grand Corps Palpable nous déclinera avec un réalisme rare et une prose ampoulée, la cruelle mais poétique et véritable magie de la vie dans les cités. En effet, celui qui possède un sens de la formule innée (faire rimer "choucroute hallal" avec "Quartier des Halles"), nous narrera avec brio les us et coutumes des citoyens périphériques tant vilipendés toutefois par la ire populaire et bien commune de notre "résident de la république", fort marri de n'être plus marié avec Cécilia la félonne.

En cette soirée de toutes les festivités, les Lyonnais addict à la cause désespérée de notre desperado à la mine déconfite et chronique, s'apitoireont, une fois de plus, sur la rime pauvre de notre héraut à la triste figure, et s'émerveilleront devant une poésie à la portée métaphysique et à la beauté, selon eux, taquinant l'universalité, tel un Dante des temps modernes ou autre Baudelaire du temps jadis.

Selon un journaliste éclairé lui aussi par la grace, scribouillard dans un grand quotidien régional, Grand Corps Malléable prendrait, parait-il, sa véritable dimension sur scène. L'on se perd en sournoises conjectures. Apparaitra-t-il sous les sunlights en survêtement Nike, accompagné de sa seule béquille ? Ou les cheveux jusqu'aux reins avec des cuissardes jusqu'au genoux ? Ou en string panthère et maquillé telle une catin de la rue Mercière ? Le suspense reste entier.

La seule question que l'on peut véritablement se poser, est comment Grand Corps Capable peut-il "prendre sa véritable dimension sur scène" ? Sa prose qui frise le trou noir cosmique, sa musique qui brille par une inexistence métaphysique insondable, et un "jeu de scène" qui s'apparente globalement à une séance éblouissante d'étirements koalesques après une sieste virile, laissent pantois et dubitatif l'amoureux de musique et de belles paroles ou beaux textes, dont je suis.

Mais une majorité de gueux, parait-il, apprécie cette tambouille textuelle insipide et inaudible. Bref, encore une fois, du facile, du simpliste, de l' "accessible", habillé des "artifices" de la sobriété. Mais, il existe une frontière rapidement franchie entre la sobriété et le néant. Il semble pourtant que Grand Porc Valable ait dès l'origine réalisé le grand pas.

Par curiosité, il me siérait assez d' aller mirer à quoi ressemble le public de Grand Mort Papal. Certains imaginent certainement des stéréotypes de la chose. Et bien non ! La clientèle du ménestrel longiligne aux tenues de scène délirantes et aux happenings survoltés, est très commune. Le boucher du coin, la ménagère dépressive du quatrième, l'institutrice collet monté névrosée, le gérant de société flingué par les charges sociales, l'ex-mari alcoolique et dépressif, le chômeur longue durée dépité, la gérante de salon de coiffure compatissante... du très courant, en somme, tous pourtant solidement issus d'univers sociaux ou culturels très différenciés.

Mais ils partagent néanmoins tous, en la matière, un point commun incontestable ... Ils ont des goûts de chiottes !


PS. L'autre soir, en compagnie d'une collègue de travail avec laquelle nous échangions quelques points de vue musicaux. Elle me quémandait quel serait alors mon plus grand désir scénique.

Je lui confiais alors:

"Un set titanesque entre Grand Corps Malade et Carla Bruni, après je pourrais mourir heureux !".


A slam ira, slam ira, slam ira ...

vendredi 19 octobre 2007

Le Punk du Jour !



«Je suis aveugle, mais on trouve toujours plus malheureux que soi... J'aurais pu être noir.»

Ray CHARLES.

jeudi 18 octobre 2007

SATANIC MAJESTY



Simple ! Quand vous vous trouvez dans un tel chaudron émotionnel, impossible de garder tout self control.

Cet extrait monumental est issu de la tournée "Voodoo Lounge" des Rolling Stones en 1995. Les oripeaux vestimentaires de Jagger, qui décidément peut tout porter, constituèrent un happening exceptionnel et affolèrent littéralement un auditoire en liesse. L'apparition scénique et inopinée de ce diable plus vrai que nature atomisa le public et entra, une fois de plus, dans la légende.

C'est une version "décomplexée" (décidément ce qualificatif !) qui procure véritablement un effet dantesque en live ! L'intro du titre est à la mesure d'un concert des Stones, à savoir gigantesque.

Cet extrait de concert mythique s'avère une pure bombe visuelle !!!

Ouh Ouh !!! Ouh Ouh !!!



"SYMPATHY FOR THE DEVIL" par les ROLLING STONES à Rio en 1995.

LA PHRASE DE CIRCONSTANCE



"La gloire est le deuil éclatant du bonheur".

Germaine De STAEL.

RUNNING UP THAT HILL




Oui Kate, je dois te l'avouer, mon esprit s'est égaré quelques temps vers celui d' Amy... Et tu sais comme l'homme est volage lorsqu'il croise une donzelle à la grâce féline et qui plus est pousse la cantate et les vocalises telle une gazelle en plein rut rock'n rolleux.

Mais, Kate! Je te le jure, il ne s'agissait là que d'une passade, d'un moment d'égarement furtif, et je reviens auprès de toi. D'abord Amy picole vraiment trop, possède peu de retenue et devient un rien violente ou agressive quand elle est un peu trop défoncée.

Et puis, c'est vrai, comme me l'a fait récemment remarquer une interlocutrice venue sur le site que je te consacre, tu es quand même beaucoup plus gironde qu'Amy, même si tu as deux fois son âge. D'ailleurs, si elle y arrive à 49 ans, à quoi ressemblera-t-elle Amy, vu le régime qu'elle s'inflige ?

Sûrement pas à toi ma dulcinée des collines au teint impérissable et aux formes toujours aussi enjôleuses. No, no, no. Et puis somme toute, je préfère me taper des nanas de ma génération, il y a pas mal de chances que je m'entende beaucoup mieux avec, sur le long terme. Avec mon bol, je serais capable de tomber sur une jeune pouffiasse de cette droite décomplexée et adhérente de l"UMP. Celles de mon âge, elles sont plus rebelles !


"RUNNING UP THAT HILL" de Kate BUSH en 1985.

mercredi 17 octobre 2007

MANIPULATION




Coup de gueule salutaire mardi soir de Philippe Val, directeur de Charlie Hebdo, sur Arte dans une émission consacrée à la "Démocratie dans le Monde".

Et bien joué.

L'éditorialiste hurlait sa colère contre les "braves gens" qui utilisent à foison la notion de manipulation eu égard à l'information délivrée par les médias. Val, avec beaucoup de lucidité explicitait qu'hurler constamment à la "manip" relève très souvent d'une volonté délibérée de cet état de fait par le "manipulé" lui même.

Et il n' y a rien de plus vrai. Très souvent, il nous arrive à tous de transcrire une vision quelque peu décalée par rapport à l'information officielle et divulguée par ces "spécialistes" de l'info un peu trop rapides dans leurs analyses ou leurs conclusions. Il ne s'agit pas dans la plupart des cas, de contrarier autrui par provocation gratuite mais plutôt d'acter des faits avec une lucidité plus éclairée, commenter un événement, avec tout simplement un peu plus de distance et de réflexion.


Le "manipulé" est très souvent un paresseux de l'esprit. Qui est le "maniaque de la manip" ? Souvent quelqu'un à qui vous balancez l'argument définitif devant ses affirmations assénées avec force véhémence, dans le but inavoué de conforter ses propres certitudes, quelqu'un qui n'a pas trop envie de réfléchir. Et il vous répondra toujours : "de toute manière, on est tous manipulés". En clair, "vous aussi". L'incident est clos, on peut passer à autre chose. C'est confortable les idées simplistes, et tout le monde aime ça. Mais l'histoire donne toujours raison à celui qui doute. C'est ce dernier, le dubitatif, qui souvent détient le fin mot de l'histoire. Que doit-on penser aujourd'hui d'un Colin Powell, un flacon "d'anthrax" à la main, qui affirmait avec force conviction, que Saddam détenait des "armes de destruction massive " et qu'il fallait renverser le tyran pour "rétablir la démocratie en Irak et redessiner la carte du Proche Orient (sic)" début 2003 à l'ONU ? Que doit-on penser de Bush cette fois en personne, quand il prétend "qu'il faut attaquer l'Iran si l'on veut éviter la troisième guerre mondiale" ? On n'a déjà pas suffisamment donné dans le registre ?

Et puis Val insiste en disant que chacun obtient bien l'info qu'il mérite. Et là encore il a raison. Surtout quand il affirme avec rage, qu'un type qui "regarde un journal de merde comme celui de TF1" de façon quotidienne, est un "con absolu" et ne peut prétendre à la manip puisque il le fait sciemment, en connaissance de cause, car TF1 est devenu outil de propogande, machine à broyer les esprits assumée et revendiquée (décomplexée ?), par son ex-dirigeant (Patrice Le Lay, et son fameux "temps de cerveau disponible). L'excuse de l'ignorance ne peut donc plus être acceptée, ni prévaloir. Ce type de "client", consumériste de l'info et d'idées "clés en mains", est devenu tellement caricatural, mais aussi tellement majoritaire dans l'opinion, qu'on assiste aujourd'hui à un discours général qui s'apparente à une copie conforme des émissions produites et saucissonnées à grands coups de slogans publicitaires consternants, ou autres castings de télé réalité déprimants. Nos hommes politiques s'expriment dorénavant à la façon d'un Séguéla, par formules insipides et aseptisées, bref expriment la frime, le toc, l'esbroufe, et au final une grande vulgarité, qui abaisse la pensée au raz du caniveau. Depuis quelques mois, nous assistons à un long feuilleton grotesque qui commence vraiment à devenir un peu trop lassant, s'apparentant piteusement à un sale épisode des "Feux de l'Amour", série justement diffusée sur TF1.

Souvenons-nous des événements tragiques et malheureux de l'histoire récente. En 1991, nous étions tellement peu à douter de l'efficacité avérée des "frappes chirurgicales" et de la propagande massive délibérément assénée par les médias TV et certains journaux putrides et complaisants pendant la première guerre d'Irak, qu'on n'osait pas trop l'ouvrir. D'ailleurs personne ne nous aurait écouté. Les gens se levaient la nuit pour regarder star wars à Bagdad. Il a fallu attendre la boucherie de l' "autoroute de l'enfer" pour qu'enfin les "braves gens" et les journalistes zélés partis en croisade la fleur au fusil, commencent à se poser les vraies et bonnes questions. Et puis après on a tout su: l'uranium appauvri sur les populations civiles, les missiles "intelligents" qui rataient leurs cibles à 80%, et la fin de l'incursion d'une coalition qui a laissé Saddam en place. Là, Ben Laden apportait la réponse. En maintenant Saddam au pouvoir, les Américains pouvaient s'installer définitivement en Arabie Saoudite avec 500 000 hommes, et ainsi contrôler la production du pétrole au Proche Orient, justifiant avec force propagande sécuritaire leur présence du fait de la dangerosité potentielle du maître de Bagdad, voisins des pays du Golfe. D'ailleurs, c'est bien pour cette raison que "l'ennemi public" numéro un des USA, est, parait-il, le cerveau présumé du 11 septembre, et a déclaré lui aussi, sa guerre à l'Amérique. Et quid du massacre rwandais de 1994, comme cela nous a été "expliqué" et en direct, à l'époque ? Et toutes ces certitudes sécuritaires encore, pendant la campagne électorale de 2002, ou l'on mettait en scène l'agression d'un petit vieux ou autres grivèleries de banlieues pour instrumentaliser l'élection présidentielle ? Et tout cela vendu par qui ? Une chaîne très privée, et qui cartonne au niveau de l'audience, ou "une majorité des Français déclare se reconnaître" (sondage TNS/Sofres du 11 octobre 2007). Et le plus grave, c'est bien que l'info du service public singe dorénavant la chaîne privée dans la vulgate de l'information dévoyée.


A la suite du 11 septembre, la grande masse des "informés de TF1" ou autres chaînes d'état, prétendait que la plus grande menace pour le monde civilisé, c'était bien Oussama Ben Laden. D'autres moins nombreux, prétendaient que le type le plus dangereux de la planète, c'était plutôt George W. Bush. Qui avait raison ? Ou plutôt, doit-on faire le décompte macabre du grand finaliste ?

Merci Philippe Val ! Le zélé directeur de Charlie a sacrément remis les pendules à l'heure mardi soir sur Arte. Mais, ne soyons toutefois pas trop pessimistes. L'information des masses possède actuellement un sale goût, c'est évident. Mais heureusement, il n'y a jamais eu dans l'histoire médiatique, un tel choix de sources d'informations alternatives, au risque d'ailleurs d'une réelle confusion et mélange des genres. Mais trop de choix vaut mieux que pas assez. Et ceci confirme toutefois un état de fait réel, un authentique désir d'aller vers une "autre" information que celle délivrée par des journalistes aux ordres et serviles, ou d'autres, délibérément putassiers et racoleurs. Et ça, c'est plutôt rassurant.



Allez,en attendant la prochaine intox massive ! Elle a d'ailleurs déjà commencé avec ce type, vous savez celui qui voulait nous vendre la guerre d' Irak en 2003. Non, pas George W. Bush ... l'autre, en France, Bernard Kouchner. L' "ex-socialiste", un tiers-mondiste, deux tiers-mondain !

REFORMES !



Il est question réformer les régimes spéciaux de retraite de certaines catégories laborieuses. Les catégories concernées sont contre !

Il est question qu'on réforme (une nouvelle fois) les régimes de retraites généraux des salariés dans leur ensemble. Ces derniers sont contre !

Il est question de réformer la loi Galland, permettant aux grandes surfaces de plus facilement se développer, d'autoriser les ventes à perte, et éventuellement de l'ouverture le dimanche. Les petits commerçants sont contre !

Il est question de demander aux futurs jeunes médecins de s'installer dans les zones ou les besoins médicaux sont les plus criants par astreinte. Les internes en médecine sont contre !

Il est question de créer une vignette écolo taxant les voitures émettant le plus de gaz carbonique et de diminuer de 10 km/h la vitesse sur autoroute. Les lobbies automobiles et les conducteurs chevronnés sont contre !

Il est question de supprimer les niches fiscales (frais de garde d'enfants, aide-ménagères, etc), concernant les classes aisées de la population. Les classes aisées sont contre !

Il est question d'interdire ou plutôt de renforcer les contrôles sur la production de culture à base d' OGM. Les "grands" syndicats paysans sont contre !

Il est question de réformer la carte judiciaire française, par la suppression de certains tribunaux. Les magistrats et avocats sont contre !

Et l'on pourrait décliner ce type de péroraison à l'infini.

Un récent sondage indiquait pourtant que les Français étaient très majoritairement favorables à des réformes en profondeur, permettant prétendument de moderniser le pays.

Soyons en pourtant convaincus.

Les Français sont toujours "pour" qu'on réalise des réformes ... mais pour les "autres" ! On appelle ça l'individualisme.

Voilà exactement ce qu'il advient quand une population vote par strict intérêt personnel et catégoriel, ou corporatisme purement égoïste. Ce sont les intérêts particuliers de chacun qui créent la désorganisation collective d'une société. Ce sont aussi les conséquences d'une surenchère effrénée dans la démagogie politique qui s'avère maintenant difficile à mettre en application concrètement: baisse des impôts, augmentation du pouvoir d'achat, travailler plus pour gagner plus, déduction virtuelle des intérêts des emprunts, rompre tranquillement, terroriser les terroristes, préférer les victimes aux agresseurs, la France tu l'aimes ou tu la quittes...

C'est d'ores et déjà maintenant que l'on va passer aux choses sérieuses et que la démagogie va venir se cogner brutalement sur les réalités objectives. N'empêche que tous les "convaincus" de mai 2007, risquent d'avoir une sacrée gueule de bois dans les mois à venir.

Et les "autres" aussi !

mardi 16 octobre 2007

HAPPINESS IS A WARM GUN



Le genre de titre qui interpelle l'inconscient.

Voici une manière bien doucereuse, vous en conviendrez, de présenter la "chose".

Issu du mythique "White Album" à la pochette aussi immaculée que certains titres s'avèrent d'une noirceur absolue, "Happiness..." nous conte avec bonheur un des plus grands délires lénnoniens. La chanson est très courte comme la plupart des contines des Beatles. Mais comme par magie, elle semble délibérément plus longue, car le grand John se permet pas moins de cinq changements de thèmes sur le même titre.

Les paroles et le titre sont pour le moins explicites.

Extraits.

"I need a fix cause i'm going down...".

Puis :

"Mother Superior joins the gun".

Et le titre de la chanson, on se le remémore : "le bonheur, c'est un long canon chaud", pour les réfractaires définitifs à la langue de Shakespeare. Il faut rappeler que la production fit livrer des quintaux de dope et d'alcool durant l'enregistrement de l'album blanc, les musiciens s'enfermant en studio pour plusieurs mois, le genre de challenge périlleux en diable. Les légendes du siècle ne se supportaient plus mutuellement, et encore moins l'omniprésence forcenée de Yoko, imposée malencontreusement par Lennon à ses troupes. Ringo Starr se fit même la malle plusieurs semaines à cause d'une sale blague de Mc Cartney. L'ambiance était torride et délétère, démultipliée par l'absorption massive d'alcool et de drogues diverses. Il n'empêche, le disque reste un pur chef d'oeuvre de surréalisme musical.

Tout ceci magistralement enregistré par George Martin, sur cet album satanique et foutraque des Fab Four, ou cohabitent tous les styles musicaux, visiblement tous à la portée des quatre de Liverpool. "Happiness... " s'avère un heureux et puissant concentré de leur génie créatif.



"HAPPINESS IS A WARM GUN" des BEATLES en 1968.

lundi 15 octobre 2007

MUSIC LOVERS



Autobiographique.

L'autre soir, dans une rue quelconque du vieux Lyon.

Après une rude journée de labeur, mon humeur étant passablement courroucée suite à un désaccord perpétuel que j'entretiens de manière constante avec un "nuisible" de mon entourage laborieux, une donzelle avec qui je partage (le moins possible) mon activité professionnelle, se fend de discourir avec ma modeste personne.

Un ennui d'une incompressible profondeur m'envahit de manière instantanée. C'est que la gueuse ne possède point la faculté suraiguë de me passionner au plus haut degré, son intellect ne taquinant pas vraiment les hauteurs vertigineuses de la colline de Fourvière.

Nous discutons alors "musique", histoire d'oublier nos tracas communs et partagés devant les taches inouïes qu'il nous est nécessaire d'accomplir quotidiennement pour assurer notre maigre pitance de "feignasses" salariées.

Elle me quémande avec une naïveté confondante et son air habituel d'éberluée chronique:

"-Qui a tes faveurs sur la scène musicale actuelle ?"

Je lui rétorque derechef :

"-Amy Winehouse. Elle chante fabuleusement bien, les morceaux sont collector et elle a un truc de plus que les autres. Bref, elle est rock'n roll. Qui plus est, elle est bien gaulée, " lui assénai-je d'un air grivois et la pupille lumineuse.

Et l'autre de me répondre :

"- C'est vrai qu'elle est rock. C'est un peu comme Olivia Ruiz chez nous !"

Il va de soi qu'à l'heure qu'il est, on n'a toujours pas retrouvé les restes du cadavre de ma collègue de boulot...

STRAWBERRY FIELDS (LOVE VERSION)



Les fans intégristes et ennemis intimes de The Intruder estimeront que le concepteur de ce blog est atteint des prémices de la maladie d'Alzheimer.

Il m'est devoir soit de vous rassurer, soit de vous décevoir. Il n'en est rien ! Que nenni ! C'est la grande bourre ! Tout va bien !

Simplement, s'il m'apparaît nécessaire de remettre en ligne une nouvelle mouture de "Stawberry Fields Forever" des Scarabées, c'est que tout simplement cette adaptation est largement supérieure à la précédente intégrée dans ce curieux site, qui déclenche enthousiasme jouissif ou dépression inéluctable, comme vous l'avez si bien indiqué dans un récent sondage. En effet, il s'agit là de la version originale, telle que la souhaitait leurs géniaux concepteurs, largement amplifiée et sublimée par cette intro lennonienne de légende.

"Nettoyée" grâce à la technologie du début du vingt et unième siècle, et réarrangée par ce magicien du son qu'est George Martin, la "Love Version" décuple la puissance émotionnelle de ce "champs de fraises pour toujours", accentuant les gimmicks tout à fait subtils de la voix de John Lennon.

George Martin fut l'arrangeur clé du "son" Beatles, mettant en valeur avec subtilité et grâce toutes les nuances mélodiques et bruitesques du groupe phare des sixties. L'une des recettes du succès planétaire des Beatles, repose en grande partie sur le savoir faire génial de Martin.

Il est rare qu'une compilation vaille le coup d'être acquise surtout lorsqu'on possède déjà l'intégralité de la discographie des Fab Four. Mais le travail accompli par George Martin, donne un éclairage stupéfiant sur son approche sonore et ses trouvailles invraisemblables dans le champ concerné.


"Leaving is easy with eyes closed...".


"STRAWBERRY FIELDS FOREVER" des BEATLES en 1967 (LOVE VERSION 2006).

dimanche 14 octobre 2007

LA FRANCE A PEUR !



Oyez, oyez, Françoises et François !

L'on me fait savoir que le pays aux 400 fromages est soudain saisi d'un redoutable effroi.

Certes, je vous le concède les nouvelles ne nous sont guère favorables. La grande crise, la malepeste, que dis-je, les sept plaies de l'Egypte vont s'abattre sur notre belle contrée. Les oiseaux de mauvais augure nous annoncent à foison, les vilenies les plus insupportables, les maux les plus sournoix, des malheurs à la portée biblique.

Bientot, nos fières armées entameront une nouvelle croisade contre les Sarrasins de la terre d'Iran. Nos valides soldats iront guerroyer contre les infâmes fils du Prophète. Ces gueux que rien n'arrête nous ferons alors le chantage à l'or noir, et feront exploser le coût de nos transports automobiles sans la moindre compassion à l'égard de nos congés payés, financés avec la plus grande générosité et mansuétude par nos fiers employeurs au dessus de tous délits d'initiés. L'explosion à la palestinienne risque de devenir monnaie courante dans nos bastions fortifiés, défendus pourtant avec zèle par notre intrépide maréchaussée. Alors, notre chevalier de l'Elysée décidera dans l'intérêt commun, d'instaurer des lois spécifiques et drastiques, par la mise en fiche systématique des malfaisants potentiels que nous sommes tous, en développant à foison les techniques de surveillance ou de contrôle des populations.

Le prix de nos denrées, le coût de nos ripailles deviendra alors astronomique du fait de la crise à venir, et parce que les anciens pauvres des pays émergents, commencent à se rassasier plus que de raison, faisant exploser les prix des produits de première nécessité. Pendant que les émoluments issus de notre dur labeur vont fondre comme Groenland sous réchauffement climatique de part la réapparition d'anciennes taxes et nouveaux impôts, du style taille et gabelle.


Mais les hordes d'immigrés seront alors stoppées net par le brave chevalier Hortefeux, qui par son activisme preux et désintéressé, se livrera avec assiduité et un zèle pourtant convenu, à la chasse aux clandestins. Les progrès de la science feront que les tests ADN départageront impitoyablement les récalcitrants au retour aux sources, et les candidats à la défenestration.

Mais tout ceci n'est que vaine querelle. Il y a bien pire. Notre "Résident de la République" vit bien des tourments. Sa moitié, la belle Cécilia, ne souhaite visiblement plus partager la couche avec son noble damoiseau issu de la bonne vieille terre magyare.
Comment se consolera notre héraut qui a vendu à sa populace envoûtée par son charisme supposé, avec moult conviction et force efficacité le concept enthousiasmant de "rupture tranquille" ?

Partagera-t-il alors sa couche avec la belle Rachida, elle aussi issue d'horizons lointains et parfumée de l'exotisme suranné de la bonne vieille contrée maghrébine, souvent vilipendée pourtant par l'électorat quelques fois confus de notre "chef", à la petite taille mais à la "dimension" internationale incontestable ?

Se consolera-t-il avec Valérie la Pécresse, le sex symbol du nouveau gouvernement, belle damoiselle à la pupille langoureuse et aux attributs mammaires dotés visiblement de toutes les options ?

Que nenni. L'homme est inconsolable. La dépression le guette. Pas pour tous les malheurs qui frappent son fier territoire national, car il y a bien pire.

La France, une fois de plus vient de prendre une raclée contre les perfides Anglois. Alors récapitulons: la Guerre de cent Ans qui occasionna un méchoui à la Pucelle, Trafalgar, Waterloo, La Révolution Industrielle, le plus grand empire colonial, un gouvernement provisoire à Londres en 1940 (comble de l'infamie), une industrie musicale qui nous fait passer pour des attardés dans le registre, une capitale toujours en pleine explosion culturelle, des jeux olympiques qui nous passent sous le nez de par leurs us et coutumes qualifiés de barbares par le maire de Paris, une langue devenue universelle, et maintenant, ils nous empêchent (une nouvelle fois) de se l'arracher cette putain de coupe du monde de rugby.

Ces gens là nous haïssent souverainement! Il faut guerroyer de manière impitoyable contre la perfide Albion, et laisser de coté les Sarrasins du Proche Orient s'amuser tranquillement avec leurs arrières petits cousins de la terre d'Israel.

Quoique! Il vaut peut etre mieux éviter ce type de conflit. Les Grands Bretons seraient encore capables de nous en mettre une danse de plus.


Remercions toutefois les rugbymen anglois. Ils ont stoppé net la chabalisation rampante des esprits !


GOD SAVE THE QUEEN !

JEALOUS GUY REDUX




Reprendre un titre du "Walrus" ? L'exercice semblait périlleux voire suicidaire.

Lorsque l'on apprend de surcroit que c'est Roxy Music qui se charge de l'entreprise, là l'effroi nous étreint.

Pas à cause des qualités intrinsèques du groupe, qui avait pourtant largement fait ses preuves. Non ! Ce que l'on graignait, c'est le coté narcissique de leur leader, le sémillant Bryan Ferry, genre barman italien à l'oeil bleu velouté et à la brunitude assumée, mais un rien envahissante et qui se la pète grave.


C'est pourtant ce qui se passa. Ferry est bien OMNIPRESENT. Mais miracle, ça tient la route et mieux que ça, le groupe ne dénature en rien l'opus grandiose du grand John. Il faut dire qu'ils on mis le paquet les gueux. Le son de guitare de Phil Manzanera est toujours aussi céleste, et le coup de sax d'Andy Mac Cay nous propulse au septième ciel. Quand un grand groupe reprend un immense standard, ça peut faire mal. En l'occurence, dans le cas présent, ça le fait.

Bryan Ferry, "accompagné" de Roxy Music rendait l'hommage ultime au working class hero abattu six mois auparavant, avec classe et maestria.


"JEALOUS GUY" de John LENNON, interprété par ROXY MUSIC en 1981.

La Phrase du Jour 184



«L'humour est une affirmation de la dignité, une déclaration de la supériorité de l'homme face à ce qui lui arrive.»

Romain Gary.

YOU CAN'T ALWAYS GET WHAT YOU WANT COLLECTOR




Première présentation originale de "You Can't Always Get What you Want" des Rolling Stones en 1969.

Mick Taylor venait de remplacer sur le coude le pauvre Brian Jones resté à l'état de légume. Le titre était extrait du mythique "Let it Bleed" en 1969.


Attention vidéo aussi rare qu'extraordinaire. Les Stones à l'apogée de leur carrière, et des looks ahurissants.


Du très grand Stones !


"YOU CAN'T ALWAYS GET WHAT YOU WANT" des ROLLING STONES en 1969.

samedi 13 octobre 2007

REVOLUTION




Avez vous déjà lu les paroles de "Revolution" ?

Le titre parait en 1968. Alors, pour beaucoup le grand John prend le train en marche et adopte l'"insurrection attitude" généralisée par ces temps libertaires ou les masses n'étaient pas encore endormies, loin de là.

Et bien que nenni ignares que vous êtes ! John, tout au contraire se gausse de ces apprentis révolutionnaires qui ne risquaient pas leurs peaux face à des CRS zélés, certes, mais pas aussi sanguinaires toutefois, qu'une junte militaire sud-américaine surarmée.

En effet, John se fout ouvertement des petits bourgeois qui s'amusaient pendant les grandes récréations de 1968, à jouer les guérilleros de supérette, alors que dans les pays du tiers-monde, on se battait pour avoir à bouffer dans son assiette tous les jours, ou tout simplement, se faire soigner gratuitement. En bref, améliorer un quotidien purement cauchemardesque. Qui plus est John, affirmait avec dérision et force conviction, sa méfiance naturelle et légitime devant les cultes de la personnalité divers. Dans "Revolution", il déglingue les aficionados du "Chairman Mao", expliquant que personne n'a droit à un culte quel qu'il soit, préfigurant sa chanson "God" en 1970.

Les paroles:

"I don't believe in God,
I don't believe in Jesus,
I don't believe in the Bible,
I don't believe in Torah,
I don't believe in Buddah,
I don't believe in Hitler,
I don't believe in the Kennedys,
I don't believe in Elvis,
I don't believe in Zimmermann (cf. Bob Dylan),
I don't believe in the Beatles,
I just believe in me,
Yoko and me...".

Bref, John nous donnait la leçon expliquant qu'il ne fallait suivre aucun leader, qu'il ne fallait compter que sur une sagesse profonde pour changer le monde, en évitant si possible, de détruire ou de tuer autrui. Il expliquait aussi qu'il fallait être soi même (ce qui aujourd'hui relève d'un comportement homéopathique !). Il avait cette phrase magnifique, qui n'a jamais eu autant de véracité et d'actualité:

"Avant de faire la révolution pour les autres, fais d'abord la révolution dans ta tête".

Il me semble que cette phrase ne s'applique pas seulement aux apprentis révolutionnaires mais tout autant à ces gens qui se targuent d'indépendance d'esprit supposée et factice, mais se retrouvent de fait complètement englué et embourbé dans une pensée somme toute bien conventionnelle et prisonnier d'un quotidien existentiel purement étouffant, explicitant à qui veut bien l'entendre qu'il n'en est rien.

Sacrément lucide, le père Lennon.

John, tu sais quoi ? Tu ne serais sûrement pas content, mais tu es un de mes maîtres à penser ! Parmi d'autres, d'ailleurs.


"REVOLUTION" des BEATLES en 1968.


Anecdote. Quand "Revolution" est sorti en 1968, vous savez quel titre se trouvait sur l'autre face du 45 tours ? "Hey Jude". Pas mal, le niveau, non ?

RADIOHEAD/ERASERHEAD







TEXTE A VENIR !!!

SCENERY



Un des plus beaux thèmes, créé par l'Ange Gabriel.

Ce titre est issu du générique introductif de "The Last Tempatation of Christ", le film maudit de Martin Scorsese, sorti avec fracas en salles, fin 1988.

Inspiré d'un thème séculaire arménien, "The Feeling Begins" servit souvent d'ouverture aux concerts gabrielliens, et accessoirement à son mythique album "Passion" en 1989.

De la pure bombe mélodique ou l'on s'aperçoit même que l'on peut se passer de la voix du maître, tant la mélodie taquine le sublime.

Un chef d'oeuvre de plus, en somme.


"THE FEELING BEGINS" de Peter GABRIEL en 1989.

YOU KNOW I ' M NO GOOD




Amy, tu as beau tout faire pour te rendre hostile à mon endroit, tu n'y feras rien.

Tu peux jouer les teignes, picoler comme un trou, te défoncer à ce que tu veux veux, je ne te crois pas quand tu pérores comme tu le fais avec délice "You Know, I'm no Good". Ça n'est pas vrai !

Tu es bonne, très bonne même !!!


"YOU KNOW, I'M NO GOOD" de Amy WINEHOUSE en 2007.

L S D



Dans les années 40, en Suisse durant la seconde guerre mondiale.

Le professeur Albert Hofmann vaque à ses nombreuses occupations scientifiques. Mais, il est incroyablement distrait. Dans son laboratoire poussiéreux et bordélique, il a laissé traîner bon nombre de flacons qu'il a oublié d'estampiller. En tout bon scientifique précautionneux, il ingurgite une goutte d'une de ses innombrables mixtures laissées de coté pendant plusieurs mois d'affilée. Hofmann est alors pris de sueur, de vertiges et une explosion d'images colorées et saturées, issues de son cerveau fébrile, le transportent visiblement dans un univers parallèle. C'est le premier trip officiel au lsd, dit acide lysergique. Après avoir recouvré ses esprits, mais dans un état calamiteux, Hofmann se souvient avoir mélangé des substances d'ergot de seigle, qui mélangées à la farine, avaient eu des conséquences dramatiques dans les temps anciens. Ce mélange séculaire possédait la particularité d'agiter les consommateurs involontaires, les rendant à moitié fou, occasionnant de surcroît, des avortements sauvages chez les femmes engrossées par leurs manants. Hofmann avait synthétisé le savant mélange, le transformant en acide. Les Allemands alors en guerre, eurent vent de l'invention, et s'en emparèrent à des fins militaires. Ils se chargèrent évidemment, de les tester sur des prisonniers russes et sur les "cobayes" des camps de concentration, par le biais de leurs médecins de sinistre mémoire.

En 1945, l'Allemagne du troisième reich s'effondre. Les Américains arrêtent les hauts dignitaires nazis qui comparaîtront à Nuremberg. Mais ils demandent aux savants pourtant tout aussi criminels, de collaborer avec les USA, afin de perpétuer leurs expériences aux débouchés prometteurs. Ainsi, Von Braun, inventeur des V1 et V2 (premières fusées ou missiles, c'est comme on voudra), pourtant inféodé à Hitler, rejoindra la NASA, en toute impunité. C'est une fusée conçue par Von Braun qui emmènera les Américains sur la lune en 1969.

A la fin des années 40, une nouvelle menace plane sur le monde avec la guerre froide. Les Américains, tout comme les Russes deviennent des maniaques du renseignement. Toutes les méthodes sont bonnes pour s'informer, mais possèdent leurs limites. Le détecteur de mensonges, on peut le contourner. Le penthotal (ou sérum de vérité) n'est pas vraiment fiable. Reste la torture physique. Mais sous la torture, on raconte tout et n'importe quoi, et donc on peut compliquer sérieusement le travail des enquêteurs par des aveux improvisés, et ainsi créer de fausses pistes d'investigation. On teste alors le lsd sur un agent de la toute nouvelle CIA (anciennemnt OSS). Ses supérieurs avaient transmis au cobaye pas du tout au fait de l'expérience, une information qu'il avait ordre de ne jamais révéler. On lui administra la potion d'Hofmann, et l'agent euphorique se mit à table et balança tout. Les membres de l'Agence exultent, sont fous de joie, le remède miracle existe enfin.

La CIA va alors tester en masse le produit sur des patients "involontaires", des prisonniers de droits communs, noirs de préférence, sans en aviser qui que ce soit. Secret défense. Les résultats semblent probants. En 1953, lors d'un congrès de scientifiques de l'Agence dans le Maryland, tous les participants sont shootés à l'acide. Tous entrent dans un état euphorique, sauf un, Frank Holson. Lui, habituellement si jovial et bon vivant, entre dans une phase dépressive intense, aiguë. On l'emmène promptement dans un hôpital pour le remettre sur pieds. Une fois rétabli, il est transporté dans un hôtel, accompagné d'un agent. Rien n'y fera. Frank Holson toujours choqué, à 43 ans et promis à un univers professionnel réjouissant, se jette du dixième étage, se tuant évidemment sur le coup.

Officiellement, les scientifiques commencent à penser que les effets du lsd révèlent de manière amplifiée, l'état mental patent de son consommateur. Il n'empêche, les expériences continuent, sous la férule d'un docteur Folamour malheureusement bien réel, le docteur Gottlieb.

Ses "patients" étaient soumis à un traitement inhumain. Cure de sommeil de plusieurs mois (!!!). Puis application d'électrochocs au réveil, et ensuite absorption de lsd. Ses "patients" qui échapperont à la folie définitive déposeront plainte et Gottlieb sera définitivement viré. Les militaires s'emparent du projet et souhaitent neutraliser une armée ennemie potentielle au lsd. Mais l'acide ne peut être ingurgité que par voie orale ou par injection pour être "actif" donc efficace. Ils pensent alors verser du lsd dans les réserves d'eau des pays hostiles pour "allumer" les populations et les désorganiser socialement et au niveau logistique. Impossible! Le chlore usité pour rendre l'eau potable, neutralise les effets pervers de l'acide. Les divers projets semblent donc tous tomber à l'eau.

Alors, on va tenter de tester l'acide sur Castro, entre autre. Parmi les centaines de tentatives d'assassinat de Fidel, l'une est particulièrement comique. Des sbires de la mafia, envoyés par la CIA, approchèrent Castro et tentèrent de lui faire inhaler du lsd (par le biais de cigares cubains), peu avant un grand discours retransmis sur les télévisions mondiales, afin de le faire passer pour un malade mental devant la planète entière, et le décridibiliser devant sa propre opinion. Ces diverses tentatives échouèrent elles aussi. La CIA et l'armée laissèrent donc tomber l'utilisation de l'acide, et ce sont les populations civiles qui s'emparèrent de l'invention du docteur Hofmann dans un but beaucoup plus ludique. Timothy Leary, pape de la Beat Generation, se chargea d'en faire une promotion massive.

Et le dernier rebondissement se produisit en 1994. Eric Holson, demanda l'autopsie de son père Frank, scientifique tombé du dixième étage en 1953. Il s'avéra que Frank Holson ne s'était en aucun cas suicidé. Voulant tout raconter à la presse sur les expériences top secret des programmes de la CIA durant les années 50, on l'avait tout simplement jeté du dixième étage de sa chambre d'hôtel. Ce que révéla d'ailleurs certainement l'autopsie. Les médecins légistes constatèrent un hématome suspect sur la tempe d'Holson. Un grand classique des "services"! L'agent en faction, et des collègues, l'avait bien propulsé dans le vide, cette nuit là.


Albert Hofmann est toujours vivant. Il a écrit de nombreux ouvrages à propos de son bébé lysergique issu de son petit laboratoire suisse des années 40, expliquant à tous ses lecteurs, les effets pernicieux de sa substance née somme toute par accident, comme assez souvent...


Au fait, j'oubliais, le docteur Hofmann a célébré il y a peu son centenaire. Conservé à l'acide l'Albert ?

vendredi 12 octobre 2007

L' ORIGINAL ET LA COPIE



"Hitler est un affreux dégénéré sexuel et un fou dangereux".

Ces paroles a été prononcées par Bénito Mussolini en 1934. L'"inventeur" du fascisme haïssait Hitler, et pour un nombre incalculable de raison.

Les deux personnages étaient purement et simplement antinomiques. Si Mussolini possédait une réelle culture politique et un fondement abouti dans sa pensée, il savait pertinemment que les "théories" du nazisme ne reposaient que sur l'anathème, l'antisémitisme, la haine de l'autre et les plus bas instincts. Bref, les délires d'un dément.

Mussolini avait une culture socialisante tout au début de sa carrière politique, voire marxiste. C'est la première guerre mondiale, ou il s'engagera dans les forces armées, qui sera à l'origine de son adhésion à une idéologie ultra nationaliste. A la fin de la guerre, l'Italie qui faisait pourtant partie du camp allié, donc hostile à l'Allemagne, n'en tire aucun bénéfice. Pire, le pays est ruiné et la population exsangue. L'état italien en ressort grandement affaibli. Mussolini crée alors le parti "fasciste" (du terme "fascio", "faisceau" en italien, un symbole proche du sigle du FN français)) et veut faire recouvrer à l'état transalpin les fastes et la puissance de la Rome antique. Là, l'ancien socialiste pourchasse alors toute opposition (en particulier communiste) après sa "marche sur Rome" en 1922, à la suite de laquelle, il avait pris le pouvoir.

Basé sur un état autoritaire, le fascisme italien va inspirer bon nombre d'apprentis dictateurs: Salazar au Portugal, bien sur Adolf Hitler en Allemagne, et plus tard, Franco en Espagne. Alors pourquoi tant de haine ?

Mussolini détestait les notions raciales d'Hitler et les délires néo darwiniens de l'exilé autrichien. Selon lui, au contraire, les Juifs italiens avaient toujours eu un comportement exemplaire durant la première guerre mondiale, les bénéfices économiques apportés par leur communauté s'avérant de surcroît indiscutable à ses yeux, et l'antisémitisme était pratiquement inexistant en Italie. Et puis pour faire "people", dans la vie amoureuse tumultueuse du Duce (contrairement à celle d'Adolf), un certain nombre de ses maîtresses étaient juives. Mussolini disait d'ailleurs souvent: "Quelle imbécillité, il n'y pas de race pure ". Et Mussolini connaissait la teneur de "Mein Kampf", et il savait que les "Latins" étaient considérés comme "inférieurs" aux "Arhyens", selon les "thèses" nazies!

C'est en 1938 que les deux hommes font alliance et Mussolini est obligé d'adopter les lois raciales dans le cadre des accords des puissances de l'Axe. Lois qui ne seront pas ou prou appliquées en Italie, du fait du refus de la population, et du manque manifeste d'enthousiasme du leader fasciste. Lorsque certaines régions annexées sont occupées par les forces italiennes en 1940, notamment en France (les régions de Nice et de Grenoble par exemple), la communauté juive respire un peu, les autorités italiennes refusant les mesures discriminatoires et l'application des lois antisémites.

Pourtant, Hitler s'est bien inspiré idéologiquement de Mussolini, adoptant un régime autrement plus autoritaire mais délibérément criminogène, ce qui écoeurait profondément le dictateur italien. Une différence était cependant notable. Hitler était devenu "le Führer", le chef absolu. Par contre, ce fut le conseil fasciste, par le biais de son propre gouvernement (le comte Ciano, son gendre) qui renversa Mussolini en 1943. Il fut jeté en prison. Hitler envoya un commando pour le faire libérer et y parvint. Mussolini retourna en Italie et créa la république éphémère de Salo, au nord de l'Italie, le sud étant occupé par les Allemands qui eux, commencèrent à déporter en masse les Juifs jusque là préservés par l'état italien. En 1945, les résistants communistes arrêtent une nouvelle fois Mussolini et sa maîtresse Clara Petracci. Ils seront tous deux exécutes et pendus par les pieds à Milan, mis en pâture et exhibés, devant une population ivre de colère. Il est vrai que l'alliance avec Hitler avait conduit le pays dans un gouffre économique et humanitaire sans égal.

Là, Hitler ne copia pas son modèle. Il se chargea au cyanure, lui aussi en compagnie de sa maîtresse, et se suicida ainsi dans son bunker, évitant d'être livré vivant aux troupes soviétiques qui avaient juré de capturer Hitler, et l'exhiber dans une cage à Moscou, livré à la colère du peuple russe qui en avait vraiment bavé. Le chiffre: 30 millions de morts russes !


Ah, au fait, savez-vous pourquoi Mussolini traitait Hitler de dégénéré sexuel ?

Et bien, il est avéré maintenant, que le névrosé autrichien entretenait une relation incestueuse avec sa nièce. Qui d'ailleurs se suicida, ne supportant plus les visites trop fréquentes de son oncle pervers...

DONT' TEAR ME UP



Regardez comme elle assure la Michèle Jagger !

Set TV, en direct, avec orchestre en live, sans play back. Beaucoup devraient immédiatement en tirer les conséquences qui s'imposent et interrompre dans l'instant toute activité musicale.

Oh, je n'évoque point ces éternels gratteux post pubères qui tentent malencontreusement de grattouiller les deux seuls accords qu'ils connaissent sur une gratte pourrie achetée en solde sue E. Bay, mais de certains "artistes" à la personnalité et au charisme aussi ternes qu'un premier ministre français actuellement en exercice.

Je ne citerais point de patronymes, il y en aurait beaucoup trop et certains se sentiraient vexés qu'on omettent de les signaler dans la présente missive.

Mais bon, regardez un peu le charisme, la gestuelle, écoutez la voix, le son, le sens mélodique, l'émotion, bref le feeling véhiculé dans cette modeste cantate en solo...

Mais par pitié, les clones dévertébrés mentalement, cessez dans la minute de nous gaver de muzak insipide et édulcorée pour jeunes adhérents de l'UMP en mal de montée d'adrénaline aseptisée, ou autres attachés commerciaux en perspective de performances carriéristes suicidaires et addicts au rock émasculé de sa substance d'origine.

Ça nous rendra la vie plus supportable à nous tous, parce que si vous continuez, l'overdose de glucose retransmise quotidiennement par vos soins sur notre funeste bande FM, risque à terme d'avoir des effets inéluctable sur le fonctionnement de nos neurones. Déjà que certains en possèdent fort peu, et par leur inconstance ou par réflexes aseptisés, nous ont "tous" laborieusement embarqué dans ce concept périlleux et hallucinant, surnommé "rupture tranquille", qui s'apparente de plus en plus rapidement à une bouffonnerie à la direction hasardeuse et proprement inquiétante.

Alors, si l'on veut se réconcilier avec la "vraie" musique, l'écoute du titre et la vision de la plus grande star du rock s'avère INDISPENSABLE... afin de se réconcilier avec le "vrai" bonheur. Celui qui en "a" encore !



"DONT' TEAR ME UP" de Mick JAGGER en 1993.