samedi 20 octobre 2007

LA FOIRE DE L' EST




Oyez, oyez gentes damoiselles et gents damoiseaux !

Le bourgmestre de notre fière citadelle me communique la missive suivante. L'on me fait savoir que le gentil troubadour au facétieux visage, à la rythmique primesautière et à la prose allègre, fera une incursion sur nos scènes locales.

GCM (pour les initiés) ou Grand Corps Malade pour les incultes dont je suis, vient se produire à la Bourse du Travail, en cette soirée festive du 20 octobre de l'an de grâce 2007.

Faites sonner le tocsin comme l'année de l'arrivée de la malepeste dans nos vieilles murailles lyonnaises, et résonnez musettes car les manantes et les manants de la cité qui ont pour passion la poésie surannée à la rime appauvrie, eux, feront la fête, pendant que les autres, dont je suis, crieront derechef à l'hérésie artistique. Une soirée de réjouissances comme le lyonnois n'en a point connu semble vouloir se produire, tant Fabien Marsaud véritable patronyme d'OGM, pardon OCM, non, GCM ... Au fait, j'en vois déjà qui lèvent le doigt et qui me quémandent s'il s'agit bien là du fils du mime récemment décédé ? Non, vulgate crasse et poisseuse ! Le patronyme est certes approchant, mais Marceau le mime fraichement enseveli avait une potentiel expressif largement démultiplié eu égard au légume à la face asthénique qui nous servira ses soupes potagères ou autres cantates dévertébrées ce soir à la Bourse du Labeur.

Imaginons déjà. Le fasciés de circonstance, la "gravitude" assumée et Grand Corps Palpable nous déclinera avec un réalisme rare et une prose ampoulée, la cruelle mais poétique et véritable magie de la vie dans les cités. En effet, celui qui possède un sens de la formule innée (faire rimer "choucroute hallal" avec "Quartier des Halles"), nous narrera avec brio les us et coutumes des citoyens périphériques tant vilipendés toutefois par la ire populaire et bien commune de notre "résident de la république", fort marri de n'être plus marié avec Cécilia la félonne.

En cette soirée de toutes les festivités, les Lyonnais addict à la cause désespérée de notre desperado à la mine déconfite et chronique, s'apitoireont, une fois de plus, sur la rime pauvre de notre héraut à la triste figure, et s'émerveilleront devant une poésie à la portée métaphysique et à la beauté, selon eux, taquinant l'universalité, tel un Dante des temps modernes ou autre Baudelaire du temps jadis.

Selon un journaliste éclairé lui aussi par la grace, scribouillard dans un grand quotidien régional, Grand Corps Malléable prendrait, parait-il, sa véritable dimension sur scène. L'on se perd en sournoises conjectures. Apparaitra-t-il sous les sunlights en survêtement Nike, accompagné de sa seule béquille ? Ou les cheveux jusqu'aux reins avec des cuissardes jusqu'au genoux ? Ou en string panthère et maquillé telle une catin de la rue Mercière ? Le suspense reste entier.

La seule question que l'on peut véritablement se poser, est comment Grand Corps Capable peut-il "prendre sa véritable dimension sur scène" ? Sa prose qui frise le trou noir cosmique, sa musique qui brille par une inexistence métaphysique insondable, et un "jeu de scène" qui s'apparente globalement à une séance éblouissante d'étirements koalesques après une sieste virile, laissent pantois et dubitatif l'amoureux de musique et de belles paroles ou beaux textes, dont je suis.

Mais une majorité de gueux, parait-il, apprécie cette tambouille textuelle insipide et inaudible. Bref, encore une fois, du facile, du simpliste, de l' "accessible", habillé des "artifices" de la sobriété. Mais, il existe une frontière rapidement franchie entre la sobriété et le néant. Il semble pourtant que Grand Porc Valable ait dès l'origine réalisé le grand pas.

Par curiosité, il me siérait assez d' aller mirer à quoi ressemble le public de Grand Mort Papal. Certains imaginent certainement des stéréotypes de la chose. Et bien non ! La clientèle du ménestrel longiligne aux tenues de scène délirantes et aux happenings survoltés, est très commune. Le boucher du coin, la ménagère dépressive du quatrième, l'institutrice collet monté névrosée, le gérant de société flingué par les charges sociales, l'ex-mari alcoolique et dépressif, le chômeur longue durée dépité, la gérante de salon de coiffure compatissante... du très courant, en somme, tous pourtant solidement issus d'univers sociaux ou culturels très différenciés.

Mais ils partagent néanmoins tous, en la matière, un point commun incontestable ... Ils ont des goûts de chiottes !


PS. L'autre soir, en compagnie d'une collègue de travail avec laquelle nous échangions quelques points de vue musicaux. Elle me quémandait quel serait alors mon plus grand désir scénique.

Je lui confiais alors:

"Un set titanesque entre Grand Corps Malade et Carla Bruni, après je pourrais mourir heureux !".


A slam ira, slam ira, slam ira ...

4 commentaires:

Joshua a dit…

Dear Friend

It's nice for me to have found this blog of yours. I read and saw what I could, my time is short.
I sure hope and wish that you take courage enough to pay me a visit in my PALAVROSSAVRVS REX!, and plus get some surprise with my work there. My blog is so cool! Don't think for a minute that my invitation is spam and I'm a spammer.
I often come across with so good but lonely blogs in my friendly random search,
my search for a public that may like or love what I POETRY write and also CHRONICLE,
among other types of Artistic Texts: we all search HAPINESS and JOY, don't we?
Well I'm realy happy to have found YOU.

I've learned and seen a lot after much more than 10.000 blogs I've visted in the late three months.
And I will, like Titanic's Kate, keep on and on and on and, like the song, feel that I 'Still haven't found what I'm looking for'.

When you come and visit me feel free to comment as you wish and, TOGETHER, let's make blogguing universal,
realy universal, as well all the essential causes that bring us all together by visiting, helping and loving one another this GENTLE way.

Let me tell you that some I visit feel invaded and ofended that I present myself this way in their blogs
and rudely insult me back or post a mockery post on me.
Some think I'm playing the smart guy who wants to profit in some way from (and with) others curiosity and benevolence.
Some simply ignore me.
Some aknowledge that It's most important we all take notion that there's milions of us bloguing arownd the world
and thus vital any kind of awareness of eachother such as I believe
this my self-introduction card and insert apeal brings in.

May you be one of those open and friendly spirits.

Don't feel obliged to come and visit me.
An invitation is not an intimation.

I think that in the end it's to UNITE MANKIND that we became bloggers!
When in my blogg don't see language as an obstacle but as a challenge
(though you can use the translater BabelFish at the bottom of my page!)
and think for a minute if I and the rest of the world are not expecting something like a broad cumplicity that you're a part of.
Remenber that pictures talk also and I have de most delicious ones.

I Hope this message of mine had helped you in some way.

See you soon, MY FRIEND.
May the LORD bless our HEARTS and fill them with PEACE AND MOTIVATION
to endure our Lives the best way we can.

A FRIEND

joshua

cécile a dit…

Oh là ! C'est une déclaration plus haut ? ;o)
GCM, OGM c'est trop drôle, plains-moi mon voisin fou écoute GCM, souvent, souvent, souvent, fenêtre ouverte et lui assis sur une chaise à ne rien que de regarder ses pieds… avec son chien… Ça me donne envie de les flinguer, de flinguer son chien, de me flinguer… No more, tout est dit ! Bravo ça m'a bien fait marrer ton txt en tout cas…

THE INTRUDER a dit…

Tant mieux Cécile... mais t'inquiètes, on va encore me taxer d'horrible sire !

christine a dit…

j'aime ses cheveux, j'aime ses seins, j'aime Cécile....
Ya comme du rasoir dans l'air...The entuder vous êtes obséquieux, obscène et obsolète mais ne manquez cependant pas d'objectivité. Ah ! les objectivités (seule la liaison est dangereuse et elle l'est!!!).
Christine