vendredi 30 novembre 2007

WHILE YOU WERE SLEEPING



La scène transatlantique est en plein revival folkeux, c'est évident.

Observez bien ce type ! Il vous rappellera fatalement quelqu'un. John Lennon ? Et bien non! Coulé !

Ce qui va suivre, n'est pas mal non plus. Son patronyme ? Elvis Perkins. Ca n'est pas le fils caché du "pelvis" non plus. Non, il s'agit du fils d'Anthony Perkins, le Norman Bates du "Psychose" de 1960, le vrai, le sublime, celui de l'oncle Alfred. Perkins était marié à Berry Berenson, soeur de Marisa ("Barry Lyndon" de Kubrick).

Première tuile. Son père meurt du sida en 1992. Anthony ne s'était pas vraiment remis de son rôle dans "Psychose", reconnaissons le bien volontiers. Elvis Perkins va continuer à accumuler les plans foireux. Sa mère Berry, se trouve dans l'un des avions qui percutera ... le World Trade Center le 11 septembre 2001 ! Poissard l'Elvis !

A la place d'Elvis le folkeux, j'irais consulter dans l'instant un sorcier vaudou ou un exorciste catholique intégriste, et ce, sans être pourtant moi même du genre superstitieux.

Il a réalisé néanmoins un album qui s'avère une véritable splendeur "Wednesday Ashes", "Poussières du Mercredi", un titre aisément prévisible de la part du grand dadais.

Et bien, c'est un disque tout en finesse, qui nous épargne les trémolos lénifiants dont nous accable la scène française maintenant depuis un bon paquet d'années. Pourtant, le titre est entièrement dédiée à sa mère, pulvérisée ce fameux 11 septembre à NYC...

Gloire à toi Elvis ! Tu es un petit gars prometteur. Même si tu partages au moins un point commun avec ton déconneur de père, un faciès inspirant une irrésistible et incontrôlable hilarité, et une jovialité terriblement communicative !




"WHILE YOU WERE SLEEPING" d'Elvis PERKINS en 2006.

jeudi 29 novembre 2007

La Phrase du Jour 191



«Que voulez-vous, je suis un homme de loi. C'est pourquoi je ne peux me libérer du mal.»

Franz KAFKA.

Illustration, photo extraite du film "THE WALL" d'Alan PARKER avec Bob GELDOF, en 1982.

mercredi 28 novembre 2007

MYTHIQUE !



"Ne hais jamais tes ennemis. Ca perturbe ton jugement".

Extrait de "Le Parrain" de Francis Ford COPPOLA, en 1971.

Illustration: Robert De NIRO dans "LE PARRAIN II" de Francis Ford COPPOLA en 1974.

dimanche 25 novembre 2007

PSYCHE ROCK



Mai 1968.

Le bonheur ! Oh pas vraiment pour les raisons que vous subodorez, j'étais beaucoup trop minot pour y comprendre quoi que ce soit. Mais les souvenirs sont bien là, et extraordinairement présents !

Pour une raison largement évidente : pendant un mois et demi, plus d'école ! Et puis aussi, plus de télé. Et sur la radio, de la musique non stop et sans coupures publicitaires. Ça ressemblait vraiment au paradis. Les gens faisaient la queue pour acheter de l'essence, les usines ne tournaient plus, la France d'en haut faisait fuir les capitaux en masse, via la Suisse notamment. Exemple de civisme capitaliste !

Le peu d'infos que les journalistes TV réquisitionnés nous diffusaient, c'était des images d'insurrection un peu partout dans les grandes villes de France. Ça me rappelle aussi que le seul mort qu'il y ait eu (un miracle!) pendant ce joli mois de mai fleuri, c'était à Lyon.

Et vous le savez tous, il est courant d'associer une bande son aux événements excitants de notre vie. Concernant mai 1968, immédiatement je pense à "Psyché Rock" de Michel Colombier.
Michel Colombier était un très grand musicien. Dans ses différentes compositions, l'artiste associait très heureusement les genres les plus divers, jazz, rock, avant-garde, bruitages divers et ça le faisait. Bref, en 1968, Michel Colombier devint furieusement tendance.

"Psyché Rock" avait été fabuleusement associé au ballet de Maurice Béjart, "Messe pour le Temps Présent", produit au Festival d'Avignon en 1967, et qui avait très favorablement impressionné son auditoire et les esprits rebelles de l'époque, secouant quelque peu le cocotier de Jean Vilar.

Ensuite, Michel Colombier a principalement travaillé pour le cinéma (Melville, notamment), et pour d'autres tacherons beaucoup plus insipides. Sans jamais abandonner ses domaines de prédilection, avant-garde et jazz. Bref, un grand bonhomme insuffisamment cité dans notre vieille contrée si conservatrice sur le plan musical.

"Psyché Rock" est devenu ensuite une déclinaison sonore largement usitée par ces vendeurs de merguez si opportunistes (les publicitaires).

Allez, un coup de 1968 !



"PSYCHE ROCK" de Michel COLOMBIER en 1967.

DOUBLE GAGNANT

Rolling Stones - Love Is Strong/Start Me Up (1994)

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HOULA LE MECHANT SET !!!


Les Rolling Stones dans une émission de TV américaine en 1994, pour la sortie de "Voodoo Loundge", et ça n 'est pas pensable ! C'est le genre de happening tout à fait inimaginable sur une chaîne de télé française.

Le Jag se pointe au milieu du public, triturant fébrilement son harmonica, habilement vêtu de son costume de diablotin lubrique. Et ça démarre avec un "Love is Strong" dopé à la testostérone.

Et puis, la Mick fait tomber ses oripeaux de satanic beggar, et les manants galactiques rempilent avec un "Start me up" anthologique d'efficacité et de rythmique vénéneuse. Et bien non la Miquette, c'est toi qui m' a fait "starting up", une fois encore!

Tout ça devant un public en extase qui ne semble pas vraiment croire à ce qu' il assiste. Comme nous tous d'ailleurs, à la vision d'un Mick Jagger terrifiant scéniquement durant toute la tournée "Bigger Bang" de 2006/2007 ! Et toujours en live, on a envie de dire "comme d'habitude".


Allah est grand, et Mick Jagger est son prophète!




"LOVE IS STRONG" couplé à "START ME UP" des ROLLING STONES en 1994.

La Phrase du Jour 190



"Nous devons travaillez plus pour penser moins, voilà la clé de voute vulgaire du sarkozisme, et la domination méprisable du culte de l'argent roi".

Philippe SOLLERS.

mercredi 21 novembre 2007

BECAUSE



Le genre de titre qui rend malade tant il est parfait.

Extrait de "Abbey Road" en 1969, dernier enregistrement des Beatles. la fin d'un rêve pour les fans, mais la fin de l'enfer pour les principaux concernés.

Pour ceux qui ne connaîtraient les Beatles qu'au travers de leurs titres éblouissants, je suggéerais la lecture rapide et assidue de "Anthology", la vie des Fab Four, écrite par eux mêmes et par articles croisés.

Ce qui s'en dégage ? Une vénération approfondie, mais surtout un sentiment étrange de compassion à l'égard de quatre pauvres gosses de Liverpool qui ont failli devenir complètement fous à cause d'une réussite trop précoce, d'un management impitoyable, d'un succès universel les condamnant à l'isolement total ("Help" de John Lennon déjà en 1965)... Sans oublier des expériences et des excès, des plus légendaires... Et puis, devenir des icônes, voire des gourous (Lennon toujours), des maîtres à penser, ça n'est pas si simple que ça, surtout quand on n'a qu'une petite vingtaine d'années.

L'âge moyen des Beatles quand ils se sont séparés ? 27 ans, et déjà une carrière mythique derrière eux ! Il fallait quand même les laisser souffler un peu. De toute manière, ils n'ont apporté que du bonheur à l'humanité.

Ecoutez bien les paroles du titre, elles sont édifiantes.



"BECAUSE" des BEATLES en 1969.

SUBVERSIF



"Un jeune qui ne s'indigne plus, c'est déja un vieux".

André GIDE.

"Un plus vieux qui ne s'indigne plus, c'est déja un mort".

The Intruder.


Illustration: Daniel COHN-BENDIT en 1968.

mardi 20 novembre 2007

APHORISME LENNONIEN



En 1965, la Grande Bretagne traverse une passe terriblement difficile sur un plan purement économique et social.

Mais un miracle imprévu survient, le rock anglais. Non content de véhiculer un message culturel universel, la tendance musicale fait entrer des milliards de livres sterling en devises, dans une économie britannique bien mal en point à cette époque pourtant jouissive du swinging London des early sixties.

Les champions toutes catégories restent évidemment les Beatles, qui pulvérisent tous les records de vente sur la planète entière, établissant des performances jusqu'ici inégalées dans le registre. De par leur art, et surtout leur "contribution" économique, les Fab Four sont alors anoblis par la reine d'Angleterre, Elizabeth II, au grand dam d'un John Lennon tout à fait allergique à la chose aristocratique. D'ailleurs, quelques années plus tard, pendant sa période d'activiste pacifiste, John Lennon renverra son "titre" honorifique à la reine d'Angleterre. Droit dans ses bottes, le Walrus !

Un concert mémorable est alors organisé au Royal Albert Hall. En bas, dans les fosses, se trémoussent les gueux et les manants. Aux balcons, toutes les têtes couronnées du royaume d'Angleterre ou autres dominions de la couronne, tortillent au diapason de leurs altiers fessiers.

L'ambiance reste pourtant à la fête, et l'hystérie de la beatlemania omniprésente. Les tubes s'enchainent les uns après les autres. Lennon saisit alors le micro, hilare et s'écrie, sarcastique et toujours aussi lucide :

"- Vous, en bas, frappez très fort dans les mains ! Et vous en haut, secouez très fort vos bijoux !".


ROCK' N ROLL !

LUCIDITY KILLED THE CAT !



"Accuser un type de meurtre au Vietnam, c'est aussi absurde que de dresser un PV pour excès de vitesse à un pilote aux 24 heures du Mans".

Texte issu du film "Apocalypse Now" de Francis Ford COPPOLA en 1979.

Illustartion : affiche originale du film.

lundi 19 novembre 2007

IN THE NAVY

The Rolling Stones: It's Only Rock and Roll (But I Like It)

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Certes, je perçois un soupçon de terreur filtrer au travers du regard opaque des bloggers addicts à The Intruder, les yeux vrillés due à une exposition chronique et incontrôlée sur la lueur blanchâtre de PC à la luminosité épuisante pour la rétine.

Et je sens l'angoisse poindre pernicieusement en vous. The Intruder aurait-il perdu la raison ? Va-t-il nous asséner l'immonde muzak de cette fin des seventies périlleuse, qui vit la naissance de cette glauquerie à paillettes judicieusement estampillée "Disco" ? "In the Navy", n'est-il pas le titre flamboyant de cet avatar apocalyptique de vulgarité issue néanmoins d'un mouvement gay présumé fin et raffiné, surnommé judicieusement "Village People" ?

Que nenni mes frères ! Il n'en est point question! Foin de vilenies de ce type sur The Intruder ! A bas l'hérésie musicale ! A mort les Folies Bergères rythmées sur des samples moroderiens !

Tant qu'à voir se trémousser des gueux survoltés sur des rythmes binaires, lancinants et intrépides, autant que ce soit la mère Jagger qui s'y colle. Car le Mick possède cette classe innée, celle qui permet à une obscénité de façade largement affichée, de se sublimer et d'apparaître comme un monument de grâce et d'activisme rock'n rollesque.

Car le Jag peut tout se permettre. Se maquiller grossièrement telle une mère maquerelle, tortiller du fion tel la tarlouze ultime, mais néanmoins conserver une classe de gentilhomme désinvolte, de dandy wildien à son apogée romanesque, ou de noble damoiseau paradant tel un paon en rut devant sa future conquête. Rien n'y fait, il n'est JAMAIS grossier. C'est ce qui le différenciera toujours de ses contemporains bien niaiseux. Observez ! Même déguisé en gars de la marine, il échappe au ridicule, le type de performance impitoyable sur qui que ce soit d'autre.

Et vous savez pourquoi ? Car it's only rock'n roll and WE like it !



"IT 'S ONLY ROCK' N ROLL" des ROLLING STONES en 1974.

ANAR CHIC !



«Le noir est l'uniforme de la démocratie.»

Charles BAUDELAIRE.


Illustration: affiche promotionnelle du film de Andy et Larry WACHOWSKI, "MATRIX" en 1999.

dimanche 18 novembre 2007

RUBBERBAND GIRL

Kate Bush - Rubberband Girl

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Ah ma Kate !

Ton existence détruit ma vie de troubadour envouté par ta plastique, ta gestuelle, ta voix et ton visage angélique, à tout petit feu, la transformant en coquille de bigorneau vidée de sa substance organique. Lorsque je te découvris la première fois en cette funeste année 1978, interprétant "Wuthering Highs" avec tes mouvements graciles, ma vie fut définitivement gâchée. Je crus perdre la raison et m'enfermais dans une mélancolie inéluctable.

Par ta faute, j'ai failli entrer dans les ordres, qui n'ont d'ailleurs pas accepté ma modeste candidature pour des raisons évasives et qui m'échappent encore, prétextant que je n'avais point répondu aux tests de manière positive, estimant que je n'étais point apte aux fonctions exigées par une vie recluse et monacale. A ma grande surprise, au demeurant.

Alors ma vie affective devint un désert existentiel. Par ta faute, je n'ai point rencontré l'âme soeur, ni jamais goûté aux joies prétendument ludiques de la chose. Je te le jure, je t'en fais le serment. Je n'ai aucune idée de ce qu'est l'autre sexe, les us et coutumes de tes contemporaines me sont étrangers, tant je suis déterminé à te vouer un culte définitif. Car tu représentes pour moi l'absolu féminin dans son essence, l'idéal magnifique d'un damoiseau un rien naïf mais néanmoins romantique.

Alors, je t'en conjure, manifeste toi à mon endroit. Je passe ma vie de cloporte à t'expédier en vain des posts passionnés et flamboyants, et tu me méprises telle une Rachida Dati à l'égard de ses justiciables et des magistrats dont elle détient la tutelle ministérielle.

Vais je terminer ma vie sans avoir connu le frisson ultime en ta compagnie, sans avoir réalisé le moindre de mes fantasmes pourtant pléthoriques ? Vais je continuer à errer tel un somnambule dans ce désert émotionnel et affectif abscon, de part ton comportement de mécréante méprisante à l'endroit de mes sentiments les plus purs.

Je t'en supplie Kate, tu fais de moi un nuisible, un dépressif, un désespéré, un aigri, un misanthrope de par ton refus opiniâtre à m'expédier le moindre missive réconfortante ou romanesque, qui me ferait tenir le coup encore quelques dizaines d'années dans une vie vouée à ton culte sacrilège.

Si tu persévères Kate, je me verrais dans l'obligation de sombrer dans la déchéance servile, et fréquenter des manantes envers qui mes prouesses risquent de s'avérer pour le moins inconsistantes. Car par ta faute, je te le répète, mon expérience à l'égard des donzelles reste des plus sommaire, tant tu as castré ma libido à l'égard de tes congénères.

Je t'en prie Kate, il s'agit là d'un "emotional rescue", d'un SOS romanesque de pauvre gueux au bord du gouffre, prisonnier de ses chimères et illusions perdues. Mais, je le sais, j'en suis dorénavant convaincu. Une fois de plus tu vas ignorer avec superbe mes requêtes de damoiseau transi par ton mépris souverain.

Mais ça ne fait rien Kate, je t'aime quand même malgré tout...

C'est pourquoi je me morfond tel un pauvre hère abandonné de tous, célébrant ton culte par des manipulations intimes que je te consacre quotidiennement avec une assiduité stakhanoviste, en toute exclusivité et en ton honneur, je t'en fais le serment. Point d'autre damoiselle n'a jamais eu la moindre importance pour moi, ni n'a fait commerce avec ma modeste personne. J'espère que tu me crois encore ? Douterais-tu encore de ma fidélité irréductible ?

Mais c'est étrange. J'ai l'impression que tu n'es point convaincue par mes dires, que tu doutes de mes sincères péroraisons à ton endroit, et que quelques bloggers ( ou bloggeuses) qui m'ont approché de plus ou moins près, en font étrangement de même.

Mon argumentaire manquerait-il de conviction ou pire, apparaitrait-il comme une imposture sournoise et dialectique ?

Et pourtant, Kate...




"RUBBERBAND GIRL par Kate BUSH en 1993.

APOCALYPSE STORIES



Quelques anecdotes piquantes concernant l'histoire et la saga d'"Apocalypse Now" de Francis Ford Coppola, le film aux mille histoires, toutes plus délirantes les unes que les autres.

Le scénario fut co-écrit avec John Millius, scénariste et réalisateur taxé à juste titre de "fasciste" (il mit en scène plus tard "Conan le Barbare" et surtout "L'Aube Rouge", virulent pamphlet anti-communiste absolument grotesque). Millius voulait célébrer le culte du surhomme au travers du personnage de Kurtz, ce que Francis Ford lui ne souhaitait guère, bien au contraire. Les idées fascisantes de Millius furent rapidement éludées par Coppola.

Le role du personnage de Willard fut proposé à Steve Mac Queen qui déclina bizarrement l'invitation. A cette époque, Mac Queen traversait une crise mystico paranoiaque qui l'avait rendu misanthrope. Il s'était éloigné des studios tournant néanmoins un navet ultime, "An Ennemy of the People", l'acteur se ridiculisant lui meme dans cette fable philosophique grotesque dont à peu près personne ne se souvient. Et c'est bien heureux !

Dans la version originale, le narrateur du film est Michael Herr, l'un des plus grands journalistes américains ayant couvert tout le conflit du sud-est asiatique.

Coppola débuta le tournage en mars 1976 aux Philippines. C'est Harvey Keitel qui interprétait le capitaine Willard. Au bout d'une semaine, Coppola excédé par les aternoiements et le caractère insupportable de Keitel vira ce dernier, au bord de la crise de nerfs, voire du meurtre.

Keitel est remplacé par Martin Sheen, auditionné auparavant, qui "colle" parfaitement à l'idée que se fait Coppola du personnage de Willard. Après quelques jours de tournage, Sheen est victime d'un infarctus en pleine jungle. A son chevet, Coppola lui indique qu'il se voit dans l'obligation de remplacer l'acteur. Ce dernier implore Coppola d'attendre son rétablissement, car selon lui, il tient là "le role de sa vie". Coppola accepte. Et Sheen avait raison: c'est bien le role de sa carrière, celui qui l'a fait entrer dans la légende !

Pendant ce temps, un cyclone sans précédent détruit tous les décors confectionnés par Dean Tavoularis. Coppola en profite pour tourner les scènes surréalistes des GI's et des prostituées mélancoliques. Mais tout reste néanmoins à reconstruire et celà coute très cher.

L'armée américaine ayant refusé de collaborer à la réalisation du film (considéré comme "portant atteinte à l'image de l'US Army"), Coppola a dealé la participation de l'armée philippine avec le dictateur Marcos. Le jour, on peint les hélicos au couleurs yankees, le soir on les repeint aux couleurs philippines !

Une révolte de guérilléros éclate contre le président Marcos et les hélicos disparaissent pour quelques jours, afin de réprimer les rebelles. Coppola est obligé d'improviser des scènes inédites, en attendant le retour des hélicos.

Le tournage continue avec un ravitaillement plus ou moins heureux. Par contre, la drogue circule à fond, tout ce beau monde est accro à la dope, en particulier Dennis Hopper. Un nombre incalculable de plans sont tournés. Le chef monteur s'entiche d'une des play mates du film. Complètement défoncé, il prend en "otage" tout ce qui a été tourné, menaçant de détruire toute la pellicule des scènes mises en boite, en l'échange d'une relation sexuelle avec l'actrice. Les négociations seront périlleuses, mais Coppola récupérera les précieuses bobines.

Le budget est explosé. Il n'y a plus un sou. La production veut stopper net le tournage. Coppola hypothèque alors jusqu'à sa dernière chemise afin de poursuivre la saga. Le film de guerre basique à l'origine, devient trip métaphysique et saga initiatique, aux accents nietzschéens. Coppola commence à admettre "qu'il ne dirige plus le film, mais que c'est son film qui le dirige".

Marlon Brando arrive enfin à Manille. Coppola est alors horrifié. L'acteur à qui il avait demandé de faire un régime drastique afin d'etre présentable en chef de guerre, est obèse comme une orque. L'on décide alors de filmer l'acteur au dessus du buste et avec une doublure lorqu'il est photographié de pieds ! Les séquences avec Brando seront réalisées en clair obscur par Vittorio Storaro, déja chef opérateur sur le tournage du "Parrain", dans le but de dissimuler le surpoids de l'acteur génial.

Brando est un emmerdeur chronique, conforme à sa réputation. Chaque fois qu'il doit interpréter une scène, il en demande la signification psychanalytique à Coppola. Ce qui se traduit par des heures de négociations à coté d'une bouteille et d'une quantité significative de drogue, les deux compères alors isolés dans la villa de Coppola ! Souvent Coppola improvise des séquences à la demande de Brando (la séquence du "New York Times", culte !).

L'acteur mythique et mystique est fasciné par la jungle. Par moments, il est saisi de crises de délirium, et part en hurlant se déshabillant, tout en courant dans la jungle! La plupart du temps, il "oublie" d'apprendre son texte. Les techniciens mettent en place des panneaux hors-champ, afin que Brando puissent les lire pendant les prises de vue. D'ou les yeux exhorbités de l'acteur devant les caméras à l'occasion de scènes inoubliables.

Coppola est lui aussi au bord de la folie. Sa femme Eléonor n'en peut plus, et demande le divorce. Francis Ford a eu lui ausssi une liaison avec l'une des "bunnies" de la scène dantesque de "la soirée Play Boy". Sa femme menace alors de quitter le plateau avec ses enfants qui ont participé au tournage. Le gosse qui lit le poème dans "la séquence française", est Gio Coppola, qui mourra de façon tragique en 1985. Dans cette longue scène très étrange, Gio récite un texte de Baudelaire, et Christian Marquand assène ce texte lourdement prémonitoire au vu des événements survenus en 1985 : "Ce poème est cruel, mais la vie est cruelle".

Aurore Clément et Christian Marquand interprètent les colons français. Ils n'auront pas la chance d'apparaitre à l'écran dans la première version du film présentée en 1979. Christian Marquand était alors à l'époque, l'amant de Marlon Brando.

Lorque le film est enfin achevé, 500 kilomètres de pellicule ont été imprimés. Impossible de réaliser le montage de manière classique. Coppola décide de copier les rushes sur des bandes vidéo. Il projette les images sur quatre murs distincts et réalise les surimpressions sur un moniteur vidéo. Il classe les séquences sur ordinateur. Puis, il assemble les images par ce procédé informatique inédit, et invente sans le savoir le système de montage utilisé de nos jours de manière tout à fait courante.

A moitié monté, sans la bande son qu'il n'a pas eu le temps de parfaire, le film est présenté à Cannes en 1979. Coppola fait une conférence de presse hallucinante, dans un état névrotique purement terrifiant. Malgré l'hostilité de Françoise Sagan, présidente du Jury, le film obtient la Palme d'Or, ex-aequo avec "Le Tambour".

Automne 1979. "Apocalypse Now" sort en salles, et c'est un triomphe mondial. Coppola est sauvé de la faillite et de la ruine ... pour trois ans.

En 1981, il réalise "One from the Heart", et dans des circonstances de tournage assez similaires, il investit toutes ses économies, mais cette fois, le film est un échec commercial retentissant. Il est cette fois totalement ruiné. Il sera obligé de réaliser des films de commande pour payer ses dettes astronomiques, tout en réussissant l'exploit d'en faire des films d'auteur. Il retrouvera enfin son autonomie financière grace au succès planétaire de son "Bram Stoker's Dracula" en 1992, modèle du genre et référence du gothique.

En 2001, il présente "Apocalypse Now Redux", version boostée et définitive du film qui passe d'une durée de 2h30 à 3h20, une version assez proche de ce qu'il souhaitait dès l'origine au montage. La chronologie est complètement alternée, de nombreuses scènes inédites y figurent, la séquence française est enfin visible, et la fin du film est amplement modifiée. Selon Coppola, le final d'"Apocalypse Now Redux" est beaucoup plus optimiste que dans la première version de 1979. Willard tuant Kurtz, c'est l'Homme qui s'émancipe de Dieu, trouvant ainsi lui meme sa propre voie, déterminant son libre arbitre, s'orientant de fait vers la sagesse supreme. Nietzsche, quand tu nous tiens !

Et effectivement, dans la version "Redux" de 2001, l'aviation américaine ne détruit plus le royaume de Kurtz ...


Moralité : VIVA COPPOLA !

samedi 17 novembre 2007

SURREALISTIC



«L'immortalité serait-elle héréditaire ?».

Fernando ARRABAL.

MORE THAN THIS STUDIO




"More than This" version studio, ou le Gab et son gang surpris en plein flag d'enregistrement classieux.

L'on peut ouïr la perfection d'ensemble de la formation et l'incroyable aisance dans l'interprétation mélodique, et vocale, sur un tempo pourtant particulièrement tarabiscoté.

Et puis ça donne une furieuse envie d'aller foutre les pieds aux Real World Studios à Bath, considérés unanimement comme parmi les meilleurs studios d'enregistrement du monde.


"MORE THAN THIS" de Peter GABRIEL en 2002, enregistré aux Real World Studios.

LEGENDE DU SIECLE



"La fin d'un film, c'est 60% de la perception que l'on retiendra d'un film".

Francis Ford COPPOLA.

Illustration: Francis Ford Coppola, dans un état psychotique et au bord de la folie définitive, présentant "Apocalypse Now" à Cannes en 1979.

VALLEY OF THE MIND'S EYE

Thomas Dolby - Valley of the Mind's Eye

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Un peu de douceur, dans un monde de brutes !

Thomas Dolby, musicien et artiste atipyque, nous propulse dans son uivers aéré et délibérément planant, dans une vidéo absolument magnifique, et parfaitement raccord avec son imaginaire débridé.


L'on se souvient de son happening scénique et stupéfiant dans le show "The Wall", réalisé à Berlin par Roger Waters en 1990, pour célébrer l'effondrement du vrai "Mur" allemand, de sinistre mémoire.

Du beau travail, patron !



"VALLEY OF THE MIND'S EYE" de Thomas DOLBY.

MIDNIGHT MOVIE



"Aujourd'hui, les financiers ne veulent que des films qui rapportent de l'argent. Moi, je n'ai fait que des films qui ont PERDU de l'argent ... et c'est très bien comme cela ".

Alejandro JODOROWSKI.

Jodorowski né au Chili, est le co-fondateur du mouvement surréaliste "Panique", avec Roland Topor et Fernando Arrabal. Auteur de bandes dessinées, scénario, cinéaste, peintre, il s'est distingué notamment avec "El Topo", western mystico hallucinogène qui devint "midnight movie" dès sa sortie en 1969. Le "midnight movie" est un film qui, comme son nom l'indique se déguste à des heures indues, comme on célébrerait un culte (d'où le terme film culte). Or, ce film ahurissant, devint objet de vénération de la scène underground new yorkaise, encensé par Andy Wharol, John Lennon et Yoko Ono, ou Lou Reed ... et obtint un succès paradoxal et décalé. Onirique, sacrilège et mystique, Jodorowski suggérait à ses spectacteurs de visionner son film sous l'emprise massive de marijuana.

Pour son film suivant, "La Montagne Sacrée", qui devint aussi film culte, il leur recommandait alors, une absorption opportune de LSD, de manière à décrypter les images et la scénario particulièrement énigmatique de l'opus surréaliste au discours véritablement "abracadabrantesque".

Il réalisa aussi "Fando et Lis". Extrait de dialogue ("approximatif" selon mes souvenirs) entre un grand-père sage et son petit fils intrépide:

Petit fils: "-Si tu avais du choisir un métier ?
Grand père: -Pianiste, afin de jouer pendant des heures .
PF : -Et si je te coupe un bras ?
GP: -Et bien je deviendrais peintre.
PF: -Et si je te coupe l'autre bras ?
GP: -Et bien je deviendrais poète.
PF: -Et si je te coupe la gorge ?
GP : -Alors de ma peau, tu feras tambour et je serais instrument de musique.
PF : -Et si je brûle le tambour ?
GP : -Alors je serais fumée et deviendrais nuage.
PF : -Et si je détruis le nuage ?
GP : -Alors, je deviendrais eau de pluie, tombant sur le sol et ferais pousser l'herbe verdoyante .
Et le petit-fils de conclure :- Tu as gagné !"



Signé Jodo !

vendredi 16 novembre 2007

CULTURE LIBERALE




Aujourd'hui, en France.

Vous avez remarqué le temps comme il s'est dégradé ces dernières semaines, et très vite ? Et pas qu'au niveau de la météo.

Ça branle de partout. Cheminots, transports en commun, étudiants, magistrats, policiers, gardiens de prison ... Les casseroles de la grande casse politique, sociale et économique entamée depuis mai 2007 commencent à faire du bruit. Tout ça, c'était largement prévisible, et annoncé depuis longtemps.

Pendant ce temps, d'autres infos plus larvées sont arrivées à nos oreilles, toutes aussi atterrantes. Notamment en ce qui concerne la politique de la toute nouvelle ministre de la culture, Christine Albanel, qui hier, s'exprimait laborieusement sur France Inter.

Je la cite: "le budget de la culture doit impliquer une culture du résultat dans la création artistique". C'est un bref résumé ou un condensé rapide de ses propos.

Mouais. Créer avec "une obligation de résultat" . Ça laisse sceptique voire pour le moins dubitatif. Essayons d'imaginer Picasso qui aurait créé en attendant que ces tableaux valent des milliards. Que Francis Ford Coppola réalise "Apocalypse Now", convaincu qu'il remporterait le jackpot définitif et financier. Les incursions avant gardistes du Floyd dans les années 70, dans l'attente d'un "Dark Side of the Moon" très lucratif. Brassens, composant "Le Gorille" dans le but unique d'exploser le top ten ! Mozart ou Beethoven, les yeux rivés sur les chiffres de vente à venir ! Bob Dylan composant avec la seule idée d'un numéro 1 dans les charts.

Madame Albanel par ses propos hallucinants, assassine purement et simplement la démarche artistique, propulsant en tête de gondoles l'idée exclusive de rentabilité immédiate et le profit commercial, ce qui je le concède n'est pas incompatible avec la grandeur culturelle.

Mais à la différence près, que la démarche créatrice dans le domaine artistique, ne doit en aucun cas cibler dès l'origine le seul bénéfice financier et comptable, sinon l'on risque d' assister à une débâcle définitive dans une création déjà fortement atone ces derniers temps, dans quelque domaine évoqué que ce soit. La fin ne justifie pas toujours les moyens.

Quelle étonnante conception de la culture. Si l'artiste s'oriente délibérément dans une démarche a priori marchande, que deviendront les artistes les plus audacieux, les plus méritants, ceux qui par leurs recherches inédites et originales tentent de secouer le cocotier de la médiocrité ambiante ? Doivent-ils collaborer avec une société consumériste, avide de produits bâcles et standardisés, aux succès lamentables, prévisibles et formatés ? Certainement pas. Doit-on financer spécifiquement des spectacles au succès garanti, que soit au niveau de la chanson, du théâtre, du cinéma ou tout autre vecteur de création ? Encore moins. On comprend alors beaucoup mieux la présence des "divers soutiens culturels" de notre président en exercice, durant toute sa campagne électorale. Certainement, les plus navrants dans chacun de leur domaine respectif.

Il semble que la France soit entrée dans une spirale ahurissante de mélange des genres, au profil idéologique encore plus caricatural que les pires de nos anticipations.

France, république caricaturale et bananière, avec des artistes au diapason ? Et bien, bravo ! On s'attendait à des "surprises", mais certainement pas à cette tentative inédite de nivellement par le bas. Ce qui en dit très long sur "une certaine idée de la France" qui prédomine au plus haut niveau de l'état, concernant "les arts et la culture".

"Douce France, cher pays de mon enfance ... " ou les marchands du temple dorénavant, souhaitent aussi "lbéraliser" la culture et la création.


Mais dans quelle "étrange aventure" ce pays s'est-il embarqué ?

KEITH MEMORIES



Les éditions Hachette viennent de signer un contrat de 7.2 millions de dollars avec Keith Richards (guitariste des Stones pour les habitants de Pluton), afin que se dernier publie ses mémoires de rocker. Car c'est un dur, le Keith.

Et ça risque d'être gratiné. Celui qui possède le sens de la formule qui tue, et qui n'a jamais entendu parler de ce que l'on appelle pudiquement langue de bois, n'est pas qu'une pointure guitaristique. Ses aphorismes sont légendaires.

Lorsque Mick Taylor quitta les Stones en 1975, il eut cette phrase qui résume tout à fait l'esprit incoyablement lucide et implacable du personnage:

"-Habituellement, quand on quitte les Rolling Stones, c'est les pieds devant", faisant référence à Brian Jones, mort noyé dans sa piscine en 1969.

Alors attention ! Une édition des mémoires stoniennes par Richards, ça ne pourra que faire mal, car l'homme de tous les excès ne se contentera certainement pas de phrases toutes faites ou de néologismes néo branchés, pour relater cette saga absolument unique dans l'histoire de la musique. Celle des Rolling Stones, pas moins !

Rappelons toutefois que Keith n'a pas encore écrit la moindre ligne. Le Mick doit se faire un de ces soucis quand à l'évocation des mémoires vues par le clochard céleste !

A suivre...

PS. D'ailleurs, j'imagine déja ce que balancera Mick Jagger, si quelqu'un juge utile de le questionner sur le sujet:

"- Ah bon ? Keith écrit ses mémoires ? Je ne savais pas que Keith savait écrire !".

ROCK' N ROLL !

La Phrase du Jour 189



"Les plus dangereux des hommes sont les hommes ordinaires".

Primo LEVI.

jeudi 15 novembre 2007

RABBIT PROOF FENCE



"Rabbit Proof Fence " de Philip Noyce est un film sorti en salles très discrètement début 2002.

Il évoque l'histoire déchirante d'enfants d'origine aborigène, séparés autoritairement de leurs parents pour être "placés" dans la civilisation "blanche". Le film nous narre la saga de ces enfants qui partiront en cavale à travers l'Australie pour retrouver leur milieu d'origine et leur propre famille.

La bande musicale a été réalisée par Peter Gabriel, et contient quelques mix qui feront la texture principale de son album "Up" qui devait paraître quelques mois plus tard, en septembre 2002.


Une bande son absolument superbe, qui illustre parfaitement le propos émouvant de Noyce.


Thèmes extraits de "RABBIT PROOF FENCE" de Peter GABRIEL en 2002.

La Phrase du Jour 188



«Le vrai écrivain n’est pas celui qui raconte des histoires, mais celui qui se raconte dans l’histoire. La sienne et celle, plus vaste, du monde dans lequel il vit.»

Philip ROTH.

mercredi 14 novembre 2007

L' HOMME SANS AGE



LE NOUVEAU FILM DE FRANCIS FORD COPPOLA !

A ce qu'il s'en dit, un nouveau chef d'oeuvre du maestro, financé de ses propres deniers, en intégralité. Un affranchi ! Un film au scénario purement effrayant et machiavélique. La réalisation et la mise en scène s'avèrent, parait-il, sidérantes. L'objet filmique a été réalisé en Roumanie. Tim Roth ("Reservoir Dogs","Pulp Fiction") y fait une prestation remarquable et se révèle enfin comme acteur de premier plan.

Gérard LEFORT, critique à Libération, et pointure dans sa catégorie (une des plumes les plus acides mais aussi les plus respectées), n'en dit que du bien. "Un film qui fout véritablement les jetons" ... "d'une intelligence diabolique" ... "la réalisation atteint des sommets de virtuosité et la photographie est d'une beauté à couper le souffle ...". Bref, ça donne vraiment envie.

Et faut-il encore s'en étonner ?


"L'HOMME SANS AGE", titre original "YOUTH WITHOUT YOUTH" de Francis Ford COPPOLA, réalisé en 2007. Avec Tim ROTH, Alexandra Maria LARA et Bruno GANZ.

MYST SEQUENCE

Myst Dream

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En voila une drôle de rareté !

Cet extrait musical est issu d'un des plus grands cartons planétaires dans le domaine du jeu vidéo, "Myst".

Ce jeu initiatique qui a tout de même rencontré un succès mondial (12 millions d'aficionados de la chose), fit que ses concepteurs eurent alors l'étrange idée de contacter Peter Gabriel en 2003, dans le but de l'inciter à en créer la musique d'ambiance.

Peter Gabriel avait envisagé ce type de support ludique en 1975, et avait collaboré avec succès avec Paul Allen, co-fondateur de Microsoft dans les années 90, concevant les premiers CD roms d'artiste rock avec "Eve" et "Xplora".

Peter Gabriel fut immédiatement conquis par l'univers ésotérique de "Myst", évoquant le fait que les paysages fantasmagoriques ainsi que l'ambiance générale du concept, et que la quête "Mystique" semblait parfaitement appropriée à sa musique.

Alors, à l'heure ou l'industrie musicale entre dans une crise sans précédent, le Gab a d'ores et déjà trouvé la parade, assuré qu'il est de vendre et diffuser sa musique, au travers de millions de petits CD roms, et ce, partout dans le monde.

Ça s'appelle tout simplement avoir plusieurs longueurs d'avance sur ses contemporains. Mais bon, avec lui, on est largement habitué à ce genre de challenge visionnaire...




Extrait musical de "MYST", "MYST DREAM" par Peter GABRIEL en 2004.

mardi 13 novembre 2007

VISIONS OF PARADISE



Tiens revoilà la Miquette, avec son "Visions of Paradise", extrait de sa petite perle solo parue en 2002, "Goddess on the Doorway", album magique de finesse et de vitalité rock.

La Jag se la joue ado attitude à 59 ans bien tassés. Et le pire, c'est que ça ne choque personne. Mieux, on en redemande. Normal !

Comme disait Cocteau, on est (naît) jeune à la naissance, ce qui implique aussi que fatalement certains, sont déjà vieux à la naissance. Il n'y a rien de plus vrai. Regardez autour de vous, les us et coutumes de certains de vos contemporains, collègues de boulot, voisins, ou autres consuméristes effrénés ... Il y a de quoi avoir peur. Surtout dans leurs discours. Le principal symptôme de la vieillesse, c'est la trouille.

Or, c'est le discours de la peur qui prédomine. Partout. Dans le discours et les actes. Regardez la presse qu'on a. Les artistes dans l'air du temps. Observez nos hommes politiques, ceux qui nous gouvernent ou pas. Et bien, nous avons aujourd'hui ce que la majorité a parait-il souhaité. Un gouvernement, des médias et des artistes qui nous reflètent dans notre majorité représentée.


Alors moralité, j'emmerde la majorité !


"VISIONS OF PARADISE" de Mick JAGGER en 2002.

La Phrase du Jour 187



Lu l'autre jour dans le journal "Ouest France", dans le cadre d'une interview de l'intéressé :

"Quelques fois, j'aimerais être con ...".

Johnny HALLYDAY.


Ooooppptttiiccc dddeeuummillleeuu !!!

lundi 12 novembre 2007

IMAGINE ON THE WALK SIDE

imagine v walk on the wild side - bush

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Un sample jouissif, bien triffouillé par un petit génie très observateur et qui me plaît plus que bien.

Une raffalée d'images poisseuses de ces "grands" qui nous gouvernent, et de certains qui ne nous gouvernent plus.

C'est très drôle, et celui qu'on semble presque regretter dans l'affaire ... c'est bien Chirac !


"IMAGINE" de John LENNON et "WALK ON THE WILD SIDE" de Lou REED, samplés sur la voix de Georges W. BUSH, ou comment donner de la confiture aux cochons !

CYNIC MAN



"Je composerai jusqu'à la décomposition".

Serge GAINSBOURG.

Serge n'a pas tenu ses promesses. Il s'est décomposé vivant, en continuant malheureusement à composer dans les années 80.

samedi 10 novembre 2007

APOCALYPSE NOW ???



Propos d'une lucidité implacable, recueillis auprès du sénateur américain Joe Biden:


"Si nous attaquons l'Iran pour l'empêcher d'obtenir quelques kilos d'uranium hautement enrichi, nous risquons de faciliter la chute de l'instable gouvernement Musharraf (Pakistan) et l'utilisation contre Israel et l'Inde des bombes toutes prêtes de l'arsenal nucléaire pakistanais."


Le président Bush qui a reçu son homologue français cette semaine, n'a eu qu'un seul sujet en bouche, l'Iran, souhaitant enrôler son "ami" français dans sa "nouvelle grande expédition messianique". Peu de temps auparavant, Bush avait reçu le premier ministre israélien, Ehould Olmert, qui lui a annoncé que l'état d'Israel se tenait d'ores et déjà prêt pour une attaque contre l'Iran, au nom "de tous les martyrs de la Shoah".


Et bien les enfants, on n'a plus fini de rire ! Simplement qu'est ce qui se passera alors, juste à la frontière iranienne ? Comment vont réagir les états musulmans du Caucase ? La péninsule arabique dans son ensemble ? Les états du Maghreb ? Les populations de la rue arabe ? Les populations arabes de la rue occidentale ? Le monde islamique dans son ensemble ?


Il semblerait que l'époque dans laquelle nous sommes entrés depuis mars 2003, lorsque les USA ont envahi l'Irak, soit le déclenchement d'un processus inéluctable, aggravé par une crise financière mondiale, largement alimentée par une pénurie du pétrole à venir, dans une société qui a tout axé sur la production de la dite matière fossile en voie d'extinction définitive. Certainement, la convergence d'antagonismes comme on ne les a plus connus depuis ... les années 30, et les bouleversements radicaux qui en ont découlé, pour en arriver à une deuxième guerre mondiale mortiphère pour l'humanité entière.


Alors, troisième guerre mondiale en perspective ?


Selon les plus grands experts en matière d'économie, de géopolitique, de finances internationales, ou autres qualifications spécifiques, ça ne fait pratiquement aucun doute. Et même, si l'on échappe provisoirement à une "crise" en Iran, il s'en profile beaucoup d'autres à l'horizon, et pour une simple et bonne raison : personne n'a prévu de substitut à l'or noir, et cette époque est bientôt révolue. Il faudra approvisionner une demande de plus en plus goulue avec ce qu'il reste en réserves pétrolières (qu'on avait démesurément amplifiées)... pendant encore 20 ans. Celui qui possédera l'essentiel de la production mondiale maintiendra son niveau de vie par le contrôle énergétique planétaire. Une planète qui n'hésitera plus à prendre les armes même localement, pour s'assurer son propre approvisionnement.



Mad Max à l'échelle internationale et planétaire, en somme!


Illustration : affiche du film "DOCTEUR FOLAMOUR" de Stanley KUBRICK, en 1963. Le second titre du film était "COMMENT J'AI APPRIS A NE PLUS M'EN FAIRE ET AIMER LA BOMBE".

PATHS OF GLORY



"Le patriotisme est l'ultime refuge de la canaille".

Extrait de dialogue issu du film "Les Sentiers de la Gloire " de Stanley KUBRICK, réalisé en 1957, et interdit en France par une subtilité de la censure de l'époque (on ne lui délivra pas de visa d'exploitation). La France en 1957, était encore en guerre, mais cette fois en Algérie (à l'époque, on appelait cette guerre "les événements d'Algérie"").

Le film qui pourtant avait confirmé le talent hors norme de Stanley Kubrick dans le monde entier, fut projeté en France en 1975 et fit toujours grincer les dents (57 ans après la fin de la guerre 14-18 !). Il narrait pourtant des faits réels, l'histoire de ces soldats français fusillés pour l'exemple durant la première guerre mondiale, car jugés peu ou prou courageux par leur propre commandement, face aux balles ennemies. Ce qui avait été jugé inacceptable par l'état français, c'était cette fameuse séquence du film, ou le général félon ordonne à ses canons de tirer sur ses propres troupes, afin que celles-ci ne reculent plus devant la mitraille de l'adversaire. Pourtant, certaines traces écrites d'ordres similaires ont été découvertes dans les archives de l'époque, attestant de la véracité de la scène évoquée dans le film de Kubrick.

Bref, quand les cinéastes américains ou Hollywood pourtant si critiqués ou vilipendés, sont capables de réaliser des films sur le bourbier du Vietnam en 1978, soit moins trois ans après la fin du conflit ("Voyage au Bout de l'Enfer", "Apocalypse Now"...), qu'ils persévèrent en réalisant des pamphlets sur un conflit en cours (la guerre en Irak), nous commençons tout juste en France, à entrevoir des films sur la guerre d'Algérie enfin non censurés ("L'Ennemi Intime")... soit près de 45 ans après la fin des hostilités. Effectivement, d'autres films ont bien été réalisés auparavant, mais sans promotion, ni tête d'affiche, et "sortis" en toute discrétion ("RAS", "La Question").

De la même manière, "Lacombe Lucien" de Louis Malle, qui décrivait la "collaboration" pétainiste, et projeté en salles en 1974, occasionna un scandale retentissant et inouï. La France devrait très vite ouvrir le placard bien rempli de sa propre histoire au lieu de tenter malencontreusement de dénier, voire enjoliver ses actes coloniaux (rôle "positif", discours africain grotesque de racisme dissimulé). Il est très périlleux de conserver à l'étroit un passé peu ragoûtant et de n'en présenter que les bons aspects. Il s'agit tout simplement là, de psychologie élémentaire!


C'est peut être ce genre de comportement dangereusement autiste, qui plombe une société toute entière, ou qui en fait peut être tout simplement, "une exception française" pas franchement exemplaire ... devant des faits historiques pourtant avérés, indiscutables, et incontestables.

vendredi 9 novembre 2007

IN YOUR EYES (FOR SO)

In Your Eyes

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LA MEILLEURE VERSION D'"IN YOUR EYES" !


Filmé par un Michael Chapman enthousiaste et inspiré, produit par un Martin Scorsese reconnaissant, cet enregistrement live du "In Your Eyes", toujours extrait du mythique "So", vaut son pesant de cacahuètes.

Pourquoi ? En dehors des qualités intrinsèques de la ballade survoltée, du show grandiose et du film qui en a été tiré, cette performance live d'un Gabriel plus Sénégalais que Youssou N' Dour dans l'affaire, explose d'enthousiasme et d'énergie communicative. D'ailleurs, la foule répond à l'appel avec une jouissance non dissimulée. Et les paroles, restent magnifiques de puissance émotionnelle.

Il faut les avoir vu bouger sur scène les deux Nijinski pour ne plus oublier, et la voix de Youssou l'Africain messianique, taquine tout simplement le sublime !

Vous en doutez encore bande d'irréductibles dubitatifs ?

Alors observez bien la chorégraphie des deux énergumènes et la prestation rythmique insensée de tous les intervenants. Il faut vraiment avoir assisté à ce concert en live pour ne point douter qu'il ne s'agit pas là d'un remix son. Et bien pourtant non! La qualité musicale et mélodique s'avérait identique, voire supérieure à l'enregistrement studio. Ce qui est suffisament rare pour etre signalé.


DEDICATED TO THE SWEETY SO !



"IN YOUR EYES" de Peter GABRIEL, accompagné de Youssou N'DOUR, enregistré live à Athènes en 1987.

28 JANVIER 2008



AVIS A LA POPULATION !

Mon éditrice favorite me fait savoir que le 28 janvier de l'an de grâce 2008, sera mis en vente un opuscule cédé à vil prix à une clientèle pourtant avertie, donc qui en vaudra le double.


"Peter Gabriel, l'Explorateur Multimédia", écrit par le triste sire que je suis, sera donc édité par les Editions Baudelaire à Lyon, et vendu pour la somme véritablement dérisoire, je vous le concède, de 14.50 euros, en format 15 x 21 cm.

Cette fabuleuse saga musicalo-politico-philosophico-médiatico pamphlétaire, s'étale de 1967 à nos jours, avec en background, toute l'actualité musicale des quarante dernières glorieuses, et est consacrée comme vous l'avez bien compris, à un artiste que je n'affectionne guère, surnommé Peter Gabriel.

Ceux qui se sentent intéressés par cette acquisition qui ne fera point tache dans leur bibliothèque rose, sont invités à se manifester de la plus belle manière, par les moyens suivants.

Contacts:

http://franckiegoes.blogspot.com

intruder058@orange.fr

fbuioni@hotmail.fr

frantic2@free.fr


Et par tout autre moyen à votre guise: téléphones fixes ou cellulaires, concerts de klaxons, signaux de fumée, fumigènes, télégraphe, radars, ondes magnétiques, téléportation,lévitation transcendantale...


Merci encore pour votre soutien.


Je vous aime.


The Intruder.


Mais au fait, pourquoi le 28 janvier 2008 ?

jeudi 8 novembre 2007

La Phrase du Jour 186



«Coincé comme on est entre deux éternités d'oisiveté, on n'a aucune excuse à rester à ne rien faire.»

Anthony BURGESS, auteur entre autre, du roman très visionnaire "ORANGE MÉCANIQUE" en 1963.


Illustration: affiche promotionnelle du film "ORANGE MÉCANIQUE" de Stanley KUBRICK, en 1971.

ORIGINAL LYRICS




"SYMPATHY FOR THE DEVIL".


Please allow me to introduce myself
I'm a man of wealth and taste.
I've been around for a long, long years
Stole many a man's soul and faith.

And I was 'round when Jesus Christ
Had his moment of doubt and pain,
Made damn sure that Pilate,
Washed his hands and sealed his fate.

Pleased to meet you,
Hope you guess my name !
But, what's puzzling you
Is the nature of my game.

I stuck around St. Petersburg,
When I saw it was a time for a change.
Killed the tzar and his ministers
Anastasia screamed in vain.

I rode a tank
Held a general's rank,
When the blitzkrieg raged
And the bodies stank.

Pleased to meet you
Hope you guess my name, oh yeah !
Ah, what's puzzling you,
Is the nature of my game, oh yeah !
(woo woo, woo woo)

I watched with glee
While your kings and queens,
Fought for ten decades
For the gods they made.
(woo woo, woo woo)

I shouted out,
"Who killed the Kennedys?"
When after all,
It was you and me
(who who, who who)

Let me please introduce myself
I'm a man of wealth and taste;
And I laid traps for troubadours
Who get killed before they reached Bombay !
(woo woo, who who)

Pleased to meet you,
Hope you guessed my name, oh yeah
(who who)
But what's puzzling you
Is the nature of my game, oh yeah, get down, baby !
(who who, who who)

Pleased to meet you,
Hope you guessed my name, oh yeah
But what's confusing you
Is just the nature of my game .
(woo woo, who who)

Just as every cop is a criminal,
And all the sinners saints.
As heads is tails
Just call me Lucifer,
'Cause I'm in need of some restraint.
(who who, who who)

So if you meet me,
Have some courtesy ,
Have some sympathy, and some taste.
(woo woo)
Use all your well-learned politesse
Or I'll lay your soul to waste, um yeah !
(woo woo, woo woo)

Pleased to meet you,
Hope you guessed my name, um yeah !
(who who)
But what's puzzling you
Is the nature of my game, um mean it, get down !
(woo woo, woo woo)

Woo, who !
Oh yeah, get on down !
Oh yeah,
Oh yeah!
(woo woo)

Tell me baby, what's my name !
Tell me honey, can ya guess my name !
Tell me baby, what's my name !
I tell you one time, you're to blame !

Oh, who !
woo, woo
Woo, who
Woo, woo
Woo, who, who
Woo, who, who !
Oh, yeah !

What's my name !
Tell me, baby, what's my name !
Tell me, sweetie, what's my name !


Paroles et musique : Mick JAGGER et Keith RICHARDS, extrait de l'album "BEGGAR'S BANQUET" en 1968.



"SYMPATHY FOR THE DEVIL", par les ROLLING STONES à Rio de Janeiro, en 2006.

mercredi 7 novembre 2007

HONKY TONK WOMAN LIVE 1981

Rolling Stones Live 1981 Honky Tonk Woman

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Version impeccable du "Honky Tonk Woman" de la tournée "Still Life" en 1981.

Le Mick arborant une fois de plus unes série d'oripeaux inattendus et inclassables, nous assène avec ses petits frères en ordre de marche serrée, une version qui tue et qui enflamma le stade de Phoenix, avec l'arrivée inopinée d'une cohorte de women aux attributs les mieux dotés et véritablement définitifs, dont une certaine Jerry Hall qui entreprit, on me l'a susurré à l'oreille et ceci en toute discrétion, une tumultueuse liaison avec le gentil et bon père de famille, Michael Philip Jagger de Datford. Jerry supportait parait-il très mal, les supposées infidélités du plus monacal des artistes anglais, qu'elle avait pris néanmoins pour époux et géniteur officiel.

Il faut reconnaître toutefois, qu'une quantité non négligeable de bâtards issu de la semence de sa satanic majesty, quémande quelques deniers ou autres royalties à la star milliardaire, de par son assiduité presque surhumaine à procréer de façon systématique dès qu'il croise une éventuelle victime consentante et pas vraiment hostile à la chose stonienne.

Vous voulez reconnaître les signes distinctifs d'un gosse du Jag ? Simple, pas besoin de tests ADN, une rapide observation du visage du bambin concerné se suffit à elle même.


Sacré Mick, comment ne pas vénérer un mec comme toi. Tu es un tel condensé de ce que certains semblent exécrer habituellement de façon délirante, en qualité de coureur de jupons invétéré et compulsif, que nous les mâles, on ne peut rester qu'admiratif devant tant de réussite dans ta conquête du sexe ! Et puis, si tous les sexagénaires mâles possédaient ta grâce et ton dynamisme surhumains, l'on comprendrait un peu mieux ces femmes prétendument "honorables" s'acoquinant avec ces "vieillards" plus ou moins séniles mais au portefeuille largement garni, par unique souci de confort matériel, de statut social ou autres vilenies supposément "désintéressées". Le must de la vulgate, de la médiocrité et de l'hypocrisie. A ce jeu là, préfèrons de loin les "pros" de la rue, celles qui au moins, affichent clairement la couleur, les "Honky Tonk Women".

Rien que pour ça, il a bien raison de profiter de ces "asservies" fatalement délaissées au final, le Mick ! Car, lui au moins, il est lucide, il sait ou il fout les pieds, et on n'est pas vraiment tous égaux dans le domaine de la clairvoyance.



"HONKY TONK WOMAN" des ROLLING STONES en 1981.

LES LIAISONS DANGEREUSES




«On a toujours assez vécu, quand on a le temps d’acquérir l’amour des femmes et l’estime des hommes.»



Pierre CHODERLOS DE LACLOS.

Extrait de "Les Liaisons dangereuses".



Illustration: Glenn CLOSE et John MALKOVITCH dans "LES LIAISONS DANGEREUSES" de Stephen FREARS, en 1988.

MASSIVE REMIX

Mtv Birthday Party - Massive Remix

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Un truc, juste pour le fun... une compilation dans laquelle figurent pas mal de titres ou d'artistes que l'on peut trouver avec joie et enthousiasme sur The Intruder.


Et pour féter aussi, le 150 000 ème visiteur du site !


Ouais, je me la pète grave.


Au fait, je kiss "the woman in red" au passage !


"ABSOLUTE REMIX".

mardi 6 novembre 2007

EXCELLENT BIRDS

Laurie Anderson - Excellent Birds

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Laurie anderson, star de l'underground new yorkais nous interprète avec brio, une version très réussie d' "Excellent Birds" qu'elle composa en duo avec Peter Gabriel au tout début des années 80, et qui parut sur l'album "So" en 1986, en version CD (pas sur le disque vinyle !).

Franchement, Laurie fait beaucoup mieux qu'assurer laborieusement. Cette version de "This is the Picture", autre patronyme de l'opus mélodique concerné, s'avère toujours aussi minimaliste, mais tout aussi percutante que dans la version originale, et peut être plus.

Une réussite totale de la part d'une des grandes divas de l'avant-garde américaine, qui nous fait oublier l'absence du co-géniteur du titre lovely and smarty.



"EXCELLENT BIRDS" de Laurie ANDERSON et Peter GABRIEL, interprété par Laurie ANDERSON.

lundi 5 novembre 2007

LE MISOGYNE DU JOUR



"Pour moi, les femmes sont comme les éléphants : des êtres superbes mais je n'en voudrais pas chez moi".

William Claude FIELDS, acteur iconoclaste et éthylique notoire, mort d'une cirrhose en 1946, à 66 ans.

Photo extraite du film "My Little Chickadee" en 1940, avec Mae West. Fields s'était spécialisé dans les rôles de mari goujat, incapable de s'acclimater à la vie maritale, et à la cellule familiale. Fields obtint un immense succès de par sa faculté surréaliste à exploser les us et coutumes de bien pensance américaine, ce qui s'avérait une catharsis salutaire dans la société étouffante et rigoriste de l'American Way of Life, contournant ainsi les foudres de la sinistre censure du code Hays de par sa popularité incontestable.

Ajoutons pour parfaire la légende, que Fields adaptait à la ville la "philosophie" personnelle véhiculée dans ses films, réprouvant le mariage, les enfants et les animaux, notamment les petits chiens, qu'il haissait plus que tout au monde.

L'on raconte que dans un film ou il tournait avec un gosse de deux ans, il avait mélangé au biberon du bambin une forte dose de whisky, avec le résultat qu'on peut imaginer.

W. C. Fields ! Un vrai punk !

dimanche 4 novembre 2007

IN THE EVENING

Page/Plant - In The Evening 1995

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En 1979, Led Zeppelin nous balançait son dernier album officiel, avec en morceau titre "In the Evening" à l'inspiration hard rockeuse du meilleur goût. Bien que je le répète souvent à qui veut bien l'entendre, Led Zep est-il vraiment un groupe de hard rock, même si les gueux en ont inventé le tempo ? Trop sophistiqués les mecs, et trop de ruptures de rythmes atypiques. Rien à voir avec Metallica ou Motorhead ou autres Gun's and Roses et les plus comiques encore, Scorpions. Trop classieux les types du baron Von Zeppelin !

Et en 1995 se produit le miracle. Page et Plant se pacsent de nouveau, et nous assènent un album infernal, "No Quarter", aux rythmiques délurées et arabisantes des standards mythiques du Zep.

Et sur scène, Jimmy et Robert s'amusent comme des fous avec leurs nouveaux copains arabes, déléguant à leurs sessions rythmiques égyptiennes, envoûtantes et hypnotiques, l'opportunité de recaler les boulons et de réinventer le "Dirigeable" à la sauce orientale.



Et ça donne ÇA !!!



"IN THE EVENING" de Jimmy PAGE et Robert PLANT, en 1995.

SANTA MONICA





Certes, Monica est la plus belle apparition des quinze dernières années, dans le monde du cinéma. Il s'agissait de son rôle de maîtresse diabolique du comte maudit, dans le "Dracula" de Francis Ford Coppola en 1992.

Oui, Monica est tellement magnétique qu'elle semble happer tous les objectifs ou autres appareils audiovisuels lors des nombreux happenings dont elle est l'invitée charismatique, eclipsant toute autre présence féminine sur son passage.

Certes, Monica possède un corps de rêve, une voix sublime, un délicieux accent italien à damner un saint, et un visage qui fait ressembler celui d'Aphrodite à celui d'un clone de Margaret Thatcher.

Oui encore, n'ayons pas peur de nous répéter, Monica possède d'indéniables et incontestables autres qualités objectives "évidentes".


Mais nom de Dieu, que quelqu'un dise à Monica, de stopper net toute forme d'activité cinématographique dans l'instant, parce que dans le registre, on peut sans hésiter affirmer que Monica est aussi aujourd'hui, LA PIRE ACTRICE DU MONDE !

CHRONIQUE D' UN JOUR EN FRANCE



AUTOBIOGRAPHIQUE.

Fin de la semaine dernière, départ inopiné vers un pays frontalier rigolard et déconneur ou l'excentricité est de mise: la Suisse.

Autoroute blanche. Le cirque classique. J'arrive au péage d'une ville savoyarde que je ne citerais pas. Un cortège de gendarmes filtre le point de paiement. Réflexe classique, j'enlève mes lunettes noires afin de ne rien dissimuler de suspect. Ça fait partie du rite chez eux, ce genre de détail. Le fonctionnaire m'observe de près. Faciès clair, yeux clairs, voiture de petite cylindrée en bon état et correcte, aspect vestimentaire classique, je n'ai pas le look d'un suspect potentiel. On me laisse passer et je vais me garer sur le parking histoire de souffler un peu et boire un coup.

Sur l'autre voie de péage arrive un autre véhicule de livraison, conduit par un conducteur visiblement "intéressant", car Arabe. Je sens poindre un sentiment de suspicion préventive au niveau de la maréchaussée. Ce dernier pilote laborieusement sa camionnette commerciale. Il ne se gare pas assez près de la borne pour introduire son ticket autoroutier, et se voit donc dans l'obligation de défaire sa ceinture pour oblitérer son billet. Aussitôt, coup de sifflet des forces de l'ordre, "GIGN attitude" collective du coté des gendarmes. Un dangereux suspect vient de commettre un délit majeur !

Évidemment, vérification d'identité approfondie avec appel téléphonique, fouille du véhicule, tutoiement de rigueur, et on lui reproche enfin de ne pas conduire attaché sur son siège, donc on commence à lui dresser un PV. Le pauvre hère se défend comme il peut et tente de se justifier, tout ça pour des prunes. Il est alors embarqué pour rébellion et outrage à agents !


C'était "Chronique d'un jour en France".

samedi 3 novembre 2007

STREET FIGHTING MAN

Rolling Stones-Street Fighting Man

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ATTENTION ! CAUTION ! ACHTUNG ! ATTENZIONE !

Cette version du "Street Fighting Man" des "qui vous savez", est simplement la plus atomique jamais enregistrée, évidemment pendant leur dernière tournée. Donc, quelques précautions s'avèrent indispensables afin d'en améliorer le confort de sa vision et de son écoute, et elles sont drastiques.

Eloignez d'abord tout objet fragile proche de votre PC, vérifiez si vos voisins sont encore présents dans votre immeuble, presser le bouton "on" de votre ampli. Balancez graves et aigus à fond la caisse, saturez le matos, mettez le volume de votre sono sur la position "MAXIMUM". Aménagez vous spontanément une piste de danse conséquente afin mimer au mieux le Jagger, et vous déhancher tel le dandy de Datford.

Si tout se passe bien, et je l'espère pour vous, il ne devrait vous rester à la fin du set, que quelques ruines fumantes de votre mansarde dévastée en guise de logis, comparables à des scories incandescentes, suite au déluge de feu d'une cohorte de bombardiers Stukas allemands en 1940, pendant le Blitz ... lorsque vous aurez enfin achevé l'écoute surannée de cette petite musique de nuit orgasmique.


"Everywhere, i hear the sound ...".




"STREET FIGHTING MAN" des ROLLING STONES en 2006.

UNIVERSAL QUESTION



"Pourquoi faudrait-il aimer rarement pour aimer beaucoup ?".

Albert CAMUS.

Photo: Jean Loup SIEFF.

vendredi 2 novembre 2007

ROCK CULTURE




"Je suis venu à Brecht et à Huysmans par les Doors, à Carl Jung par Lennon, à Nietzsche par Jim Morrison, à Shelley et Byron par Mick Jagger. Quand j'ai su que "Stairway to Heaven", le chef-d' oeuvre de Led Zeppelin, faisait référence au "Marchand de Venise", de Shakespeare, je me suis plongé dans le théâtre élisabéthain".

Yves BIGOT.

Extrait de son livre "Plus Célèbres que le Christ", évocations et portraits de 50 des plus grandes rock stars de la planète.


Il semble visiblement que Bigot et moi même ayons emprunté un parcours sensiblement identique.

ROCK' N ROLL SUICIDE

David Bowie as Ziggy Stardust Rock 'n Roll Suicide

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La pire époque dans la vie de Bowie et sa meilleure épopée pour ses fans. David était à l'apogée de sa popularité ... en 1972.

Pas un môme dans les rues de Londres qui n'arborait pas le look flashy de Ziggy Stardust, clone schizophrène de la star de la décadence.

Bowie s'était inspiré du Velvet Underground de Lou Reed, John Cale et Nico, créant son personnage androgyne sans imaginer une seconde l'impact de sa création sur le public anglais. On vivait la bowiemania, et le challenge devenait carrément périlleux. Dédoublement de personnalité dantesque et son cortège de funestes avatars: sexe, alcool, drogue... la permissivité n'était plus un délit et le glam rock exprimait avec arrogance la nouvelle tendance.

Mais il ne fallait pas sombrer dans la folie définitive, ou se suicider comme Ziggy Stardust dans l'album homonyme. Bowie flingua alors son alter ego, préservant ainsi sa propre existence, sa santé mentale, et s'enferma dans une carrière qui ne retrouva jamais une flamboyance similaire.

On appelle ça l'instinct de survie.




"ROCK' N ROLL SUICIDE" de David BOWIE en 1972.

FALLING

Peter Gabriel- Falling

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Le genre de petit bijou qui fera grand plaisir aux fans du Peter. Car le titre n'existe sur aucun album officiel du master Gabriel.

Qui plus est, un grand nombre de fans ignorent purement et simplement son existence.

Enregistré au début des années 2000, la chanson est pour le moins étrangement gaie et primesautière de la part du maître de l'angoisse musicale.

Allez, le cadeau de la Toussaint, un truc à réveiller les morts !



"FALLING" de Peter GABRIEL en 2003.

BEAUTY AND THE BEAST



"Kiss that Frog" a été inspiré à Peter Gabriel par "La Psychanalyse des Contes de Fées" de Bruno Bettelheim, bible d'inspiration freudienne à la notoriété incontestable et faisant référence dans le domaine évoqué.

Gabriel estimait que cette chanson constituait une véritable invitation à la sexualité, car quiconque selon lui, pourrait être séduit par autrui, au delà d'une apparence a priori peu ragoûtante.

Laissons à Peter la responsabilité de cette audacieuse analyse. Cette version de "Kiss that Frog" reste néanmoins très supérieure à la version originale figurant sur son album "Us". Et le vidéo clip qui en est tiré, constitue une singulière réussite, tout en restant aussi inquiétant que dans sa première mouture.


"KISS THAT FROG" de Peter GABRIEL en 1992.

ONE EYED JACK



Oyez, oyez, croquantes et croquants!

L'on me fait savoir de par une missive élyséenne que Jack, auto proclamé ambassadeur et ministre de la culture à vie, celui qui aime tous les artistes, ou plutôt qui fait semblant de tous les connaître par une posture que certains qualifient volontiers d'opportuniste, pratiquent à peu près toutes les chansons de gestes ou autres fellations courtisanes, afin d'obtenir enfin ce qu'il aime le plus au monde: briller au sommet de l'état, au sein des ores et dorures d'un ministère quelconque.

Il me souvient d'un temps ancien, ou tout le monde aimait Jack la Menace. Ce ne fut jamais mon cas.

Jack est à l'origine de la "Fête de la Musique". C'est bien. Jack a imposé le prix unique du livre, c'est encore mieux. Jack est à l'origine de la techno parade et de la Gay Pride. Là, on s'en fout un peu plus, mais chacun y retrouvera toutefois ses petits. Pour le reste, Jack porte trop aisément de casaques différentes pour passer pour quelqu'un de véritablement sincère et honnête sur un plan purement intellectuel ou humain. Et puis, je n'aime pas le populisme languien, lorsqu'il célèbre jusqu'à la déraison son "amour du peuple", des guinguettes ou autres manifestations de gueux qui parait-il ont toute sa faveur. Ça ne colle pas au personnage trop lifté. Vous imaginez Jack, le soir du 14 juillet dansant sous les lampions avec Suzette, esquissant quelques pas de java délurée, entourés d'une myriade de beaufs allumés au Pastis 51. La vision me semble quelque peu surréaliste.

Non, Jack ne fait pas vraiment pas partie de cette race là. Il est comme son ex collègue Kouchner, certainement pas un traître socialo comme il est coutume de le dire. Car Jack et Bernard sont aussi "socialistes" que Besancenot est monarchiste. Ce sont des hommes d'apparat et de mondanités, qui ont approché de trop près les coulisses et la notoriété du pouvoir. Ils y ont pris goût et le manque d'adrénaline due à l'absence de puissance supposée se fait trop pressant. Souvenez-vous, les montées courtisanes de la Roche de Solutré, lorsque François Mitterrand se servait de cette "tradition pentecotiste" de circonstance pour comptabiliser les félons opportunistes qui potentiellement pouvaient le trahir à tous moments. La plupart des "fidèles" de ce happening initiatique son passés dans l'autre camp. Bien vu, Tonton !

Revenons à Jack l'étrangleur. Il me souvient d'une anecdote fort savoureuse. Dans les années 80, Jack était encore député maire à Blois. Depuis, pour des raisons qui échappent toujours à mes connaissances en matière de machiavélisme politique, ce dernier a été parachuté dans le nord de la France. Dans sa toute nouvelle circonscription, il avait applaudi à tout rompre la toute nouvelle décision du ministre de l'intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, à savoir la fermeture définitive du centre de Sangatte, ce qui, vous le savez tous, a amplifié démesurément le problème. Donc, Blois, fin des années 80. Jack doit venir inaugurer une levée de chrysanthèmes quelconque. Les télés, journaux ou quotidiens locaux sont tous présents, afin d'immortaliser la cérémonie, Jack n'ayant surtout pas omis de s'inonder la face de ce fond de teint un rien trop prononcé qui le fait souvent passer pour une cinquantenaire ménopausée qui cherche toujours à taquiner le poireau avec les jeunots. Les journalistes et une foule de notables du coin sont alors tous présents. Soudain, une information inopinée se met à circuler à la vitesse de la lumière dans les milieux "autorisés", et tout le staf médiatique déserte la manifestation officielle, laissant Jack l'éventreur seul au milieu de sa troupe de courtisans locaux. L'on venait d'apprendre que Mick jagger, était sur le point d'arriver au Château de la Fourchette (près de Blois) ou demeuraient le leader des Stones et sa compagne, la plantureuse Jerry Hall. Jumpin'Jack Flash entra dans une colère homérique dont tous les protagonistes de l'époque se souviennent encore, un vrai caprice de star has beeen. Jack avait une fois encore oublié, que la populace et les journalistes préfèrent les artistes habités et "historiques" à un politicard de pacotille.

Plus récemment, lorsqu'il remplaça Claude Alègre, au poste de ministre de l'éducation nationale, les hauts fonctionnaires se plaignaient tous, de son degré de mépris à l'égard de ses subordonnés, alors que Claude son dégraisseur de mammouths précédent, possédait un réel sens du dialogue immédiat à la moindre requête de l'un de ses collègues du ministère, malgré son air bougon et son franc parler, chez lui "authentique".

Alors honnêtement, qui peut prendre au sérieux un type qui passe son temps à décliner les pires lieux communs pour vendre sa politique (politique?), qui véhicule sur son faciès les plus viles insanités (ce sourire ravageusement fourbe), cette ire permanente sur son visage d'éternel contrarié par la frustration d'être un éternel second couteau de la république (il voulait se présenter à la présidentielle!), ce déluge de lieux communs éculés lorsqu'il évoque la musique dite "branchée" dans les années 90, pour bien faire croire aux zélés de la branchouille qu'il est éternellement dans le groove modal. Un exemple :

" -Mr Lang qu'aimez vous comme genre musical actuel ?" question posée par un journaliste quelconque et asservi.

-"J'aime le rap et la techno... et particulièrement Daft Punk, ou IAM. On y trouve l'énergie d'une époque, une réelle sensibilité... ". Veuillez nous excuser pour cette interruption momentanée,nous allons reprendre le programme en cours.

Évidemment, il cite les seuls groupes ou artistes lambda, presque caricaturaux que tout le monde connaît dans le registre,ça pour faire "populaire". Et on l'aurait mal vu citer Radiohead, Metallica, Brigitte Fontaine ou encore Art of Noise. Et bien, c'est ça Jack Lang, un type toujours dans l'air du temps et prévisible, mais aussi léger que se sale air que nous respirons aujourd'hui en matière en politique de très bas étage. Un mec qui veut "plaire", n'importe comment et à tous prix.

Alors, j'ai à mon tour une requête à adresser au Président de la République: continuez à actionner votre pompe à merde. Aspirez tous ses has beens politicards qui ne font que de la figuration opportuniste et décridibilisent les partis aux revendications précises. Personne n'a besoin de figures de Musée Grévin au PS ou ailleurs. Tous ce qui veut trop briller n'est pas de l'or, bien au contraire. Et puis tous ces politiciens à la langue de bois, on n'en veut plus. D'ailleurs Dray est sur le coup aussi. Allez, grand nettoyage! On n'en veut plus non plus de son discours néo stalinien haineux et non constructif, de son air perpétuel de teigneux revanchard, au discours dogmatique parfumé des années 50.

Alors vite ! Si Lang postule donc pour un ministère, vite, donnez lui n'importe lequel. Qu'on lui en fasse cadeau, ça me donnera alors toute latitude supplémentaire pour lui taper encore plus sur la gueule !



Ah au fait! Au poker américain, la carte qui porte un double visage, est surnommé "One Eyed Jack". C'est le titre du seul film réalisé par Marlon Brando en 1958, qui raconte l'histoire d'un brigand devenu notable, donc l'histoire d'un homme à double face.