mercredi 19 décembre 2007

ROLLING STONES ENDING



Franchement, à part Mister Big Lips, qui d'autre est capable d'une telle prouesse ?

Après 2H30 de show, Mick the Dick se permet un départ arrêté en sprint de 200 mètres au milieu d'un public atomisé, se défonçant les hanches tel un malade, hurlant un "Brown Sugar" survolté, tout en saluant toujours avec grâce et solennité, une foule littéralement anéantie par les performances du groupe et de la Jag. Le spectacle ne s'arrête jamais, Jagger ne semble en rien épuisé. Et tout en continuant à chanter et à se trémousser sans la moindre trace d'essoufflement apparent, c'est lui qui met fin aux hostilités devant un auditoire épuisé par cette overdose émotionnelle.

La pyrotechnie finit d'achever les éventuels récalcitrants. Car chez les Stones, la technologie ne prend jamais le pouvoir sur les musiciens. Le vrai show, c'est toujours eux. La logistique (ahurissante) est toujours au service des Satanic Majesties. Ce sont eux, les maîtres du jeu. Le reste ne fait qu'accroître la dimension festive de ce qui est plus qu'un concert, une décharge inoubliable d'adrénaline qui vous vaccine à vie ! Dieu aie pitié de ceux qui n'ont jamais éprouvé l'émotion incomparable d'un set stonien. Ça n'est en rien explicable tant le choc est violent.

Et observez la diversité du public ! DE 7 à 77 ans comme chez un autre héros universel, mais dans un tout autre registre, moins sulfureux. Simple ! Quand la Mick quittera la scène, l'unique survivant de l'AUTHENTIQUE et MYHTIQUE légende originelle du rock mettra un terme définitif à une certaine époque, celle des pionniers incorruptibles.

Car la genèse est implacable. Au tout début, il y eut Elvis, ensuite John Lennon ... et le dernier des Mohicans, reste bien Mick Jagger. Et là, personne ne l'égalera jamais, tant au niveau de l' inspiration, de la longévité et du sens du spectacle.

Le Rock est grand, et Mick Jagger est son prophète !




"BROWN SUGAR" et le final apocalyptique du concert à Austin en 2006. C'est exactement ce qu'il nous a été donné de voir à Lyon, en juin 2007.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Ouaouh, quel final !

Guylaine a dit…

Frissons garantis !