lundi 7 janvier 2008

NIGHT OF THE DEMON


Oui ma Kate, je le conçois.

Je t'ai quelque peu délaissée ces derniers temps. Mais il faut reconnaître que j'ai fort à faire, surtout pour atteindre les sommets de bon goût que les médias déchaînés diffusent en boucle et en version télévisuelle, radiophonique, journalistique, internautique, ou sur vulgaire papier.

Le séducteur numéro un est de PARTOUT ! Avec sa classe innée de nouveau riche, regarde comme il a magnifiquement alpagué la belle Italienne peu de temps après un divorce pourtant présenté comme si douloureux. Tu vas me rétorquer que je sombre moi aussi dans la vulgate en relatant des faits qui frisent l'overdose médiatique obsessionnelle. Mais rien n'y fait. J'ouvre mon ordinateur le matin, et qui suis-je obligé de mirer dès l'aube sur msn, l'esprit nébuleux encore dans les nuages de Morphée ? Eux ! A la télévision, eux !

J'allume la radio, eux! Je vais chercher une quelconque feuille de choux chez le marchand de journaux, eux ! Je vais faire mes courses, eux, partout, toujours et encore, en couverture de magasines TV douteux à la caisse, devant une employée à la mine déconfite par son dur labeur et une clientèle atomisée par une conjoncture pécuniaire pour le moins précaire ...

Kate, je me sens humilié tellement ce type s'apparente à un véritable serial lover. Il est trop fort le Magyare. Dis moi Kate ! J'ai perdu toute confiance en mes capacités de séduction à ton endroit, donc je m'efface. Et comme je sais qu'il aime les artistes, et franchement entre nous, tant qu'à se taper une "vraie" chanteuse, si j'étais lui, je m'orienterais subrepticement vers ta petite personne car l'autre pétasse à coté de toi, elle joue vraiment dans la catégorie "apprentie". Toi, tu es la plus grande dans le registre, donc fatalement un jour le "dragueur aux Ray Ban en cinémascope et aux diverses Rollex clinquantes" te tombera forcément sur le chou ...

C'est pourquoi Kate, je m'incline. La concurrence est vraiment trop rude ... Pourtant, si tu te trouvais avec moi dans ma modeste couche ma petite Kate, je t'aimerais moi aussi à l'italienne, t'enveloppant le corps tel le destrier hongrois à la conquête de ton sublime mont de Vénus, et te comblerais amoureusement par une attaque en règle de tes attributs mammaires ou autres trésors qui t'appartiennent secrétement, par une chevauchée fantastique voire délurée dont je détiens l'ultime secret... sans compter tout le reste.

Ah ma Kate ...



"NIGHT OF THE DEMON" de Kate BUSH, sur des images de "CURSE OF THE DEVIL" de Jacques TOURNEUR en 1958.

Aucun commentaire: